Un anglo dans le peau d’un franco à MTL

Via le fil RSS de Science Presse, je suis tombé sur un article surprenant paru dans le magazine Courrier International, édition du 2 juillet 2009. Il s’agit de la traduction d’un article de Don MacPherson, (« It’s easy to understand why francophones think there’s too much English », paru dans le journal The Gazette), qui « s’est fait passer pour un francophone le temps d’un reportage à Montréal. Et il a découvert avec surprise qu’il n’était pas facile d’y parler la langue de Gilles Vigneault. » Son titre : “Sorry, I don’t speak French”
Force est d’admettre que le fait que ce soit un anglophone qui expose ces faits et ces impressions y donne pas mal de poids. Une tonne de brique! Un francophone qui soulève ce même genre d’anecdote est souvent regardé de travers. Comment est-ce possible que ce soit devenu suspect à ce point de simplement pointer la réalité?

Pour avoir habité à Montréal pendant presque 20 ans, tout ce qui est relaté dans l’article ne m’est pas étranger. J’ai raconté ici quelques anecdotes (si quelqu’un a du temps à perdre pour les retrouver, go for it!), mais je n’aurais jamais osé comme lui signaler que « Même lorsqu’on le sert en parlant français – la majorité du temps, y compris dans le centre-ville –, il entend le personnel et les autres clients discuter en anglais autour de lui et ne se sent pas à sa place. » Ça, c’est le plan numéro un pour se retrouver dans le clan des stigmatisés…

Autre chose, parlant de la situation montréalaise, et ça fait longtemps que ça me brûle, alors allons-y allons-Ô! Je ne suis pas le seul à le voir, mais le Plateau Mont-Royal est en train de devenir une franchise du ghetto McGill. Vous ne trouvez pas? (Enfin pour ceux qui comme moi côtoient ce coin assez régulièrement — et régulièrement dans le sens de plusieurs fois par semaine, par mois; pas deux fois en deux ans…) Ce quartier qui est un symbole fort de la québécitude francophone. Ainsi va la vie, mais je ne peux pas m’empêcher d’être mélancolique en pensant à ça.

En faisant mes recherches pour ce billet, je suis tombé sur le fait que ce journaliste est francophile. C’est très important, et pour deux raisons. La première est du domaine pratique : il faut minimalement aimer une langue pour y consacrer du temps et l’apprendre; encore plus pour le français, puisque même son statut de langue officielle n’a pas réussi à empêcher cette situation que même un anglophone est capable de constater (il a beau être francophile, son premier choix est coulé dans le béton!).

L’autre raison c’est que la « philie » a son contraire, la phobie. Le dernier terme est peut-être trop fort, mais il fait ressortir les rivalités qui empêchent les rapprochements linguistiques. Et ces rivalités trouvent leurs sources dans le débat lié à la souveraineté du Québec, qui pour les uns signifie entre autres de calmer la crainte de perdre, qui pour les autres signifie essentiellement la crainte d’une perte — alors que je crois au contraire qu’ils gagneraient beaucoup à s’inscrire pleinement dans la démarche d’affirmation du fait français : la gratitude donnant de meilleurs fruits que la confrontation. Et je ne parlerai pas des « satisfaits », même s’ils sont, et le problème, et la solution…

Pour terminer en beauté, je termine avec un passage qui ne se retrouve que dans la version originale anglaise :

(Yes, I know English-speaking people are also treated rudely sometimes in Quebec, and don’t always get the service in their language that they should. But today’s column is about the perceptions of francophones.)

Nature morte

Nature Morte (500px)

Je continue de m’amuser avec Photoshop et l’effet Tilt Shift. J’ai eu l’idée d’essayer avec une image contraire à celles habituellement utilisées, donc j’ai pris une photo d’un coin de mon bureau. L’effet n’était pas très concluant, mais je trouvais que ça donnait un effet théâtral, ce flou. J’ai alors décidé de jouer avec la couleur pour accentuer cet effet, en faisant ressortir les couleurs, le rouge, le vert, le bleu, le jaune, le violet, l’orange, qui se trouvaient un peu partout dans la photo. La luminosité aussi.

Ça m’a fait penser aux couleurs diverses que l’on retrouve dans les tableaux de panier de fruits, les natures mortes, d’où le titre. Nature morte aussi pour d’autres raisons…

Improbabilité

Improbable

Je me suis amusé à travailler cette image avec « un effet photographique qui donne un aspect de maquette ou de miniature aux images » (Tilt Shift). J’ai trouvé un tutoriel pour cette technique via un billet de Vincent Abry.

Màj :

Et voilà un autre essai, beaucoup plus concluant à mon avis. Avec bien sûr une image trouvée sur le web qui se prête mieux à l’exercice.

Paysage en Tilt Shift

L’éducation comme arme contre le capitalisme sauvage

(Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.)

Sur le blogue de David Gendron, je suis tombé sur le terme « PARECON », via un commentaire de François Tremblay. J’ai cherché un peu et j’ai trouvé un texte sur Zombie qui en explique les grandes lignes. En gros, c’est un système économique basé sur des principes anarchistes (pas libertariens); « y sont bannis le marché (capitalisme), la planification centrale (social-démocratie, communisme centralisé, etc.), toute hiérarchie du travail (patron vs employé) et le profit. » C’est « un système décentralisé, démocratique, participatif et égalitaire. » Et c’est en fait une réponse aux critiques de la pensée anarchiste (du côté libertaire), question de donner du concret, de la chair autour de l’os.

À la suite de ce billet, il y a quelques commentaires. Un de ceux-là m’a beaucoup parlé :

Je trouve louable l’initiative PARECON, née d’une recherche d’équité dans un esprit anarchiste. Je n’y adhère pas pour 2 raisons : 1) cette construction idéologique va à l’encontre de la tendance naturelle humaine à systématiquement se laisser guider par ses instincts, lesquels nous poussent vers la facilité et l’individualisme. 2) L’individualisme débridé que nous connaissons aujourd’hui détruira peut-être le monde qui l’a vu naître, mais il ne sera jamais remplacé par un système intellectualisé trop complexe. Le résultat de la destruction du système actuel résulterait plutôt d’une copie neuve et identique de lui-même, condamné à se répéter tant qu’il n’aura pas appris à se transformer de l’intérieur. Le capitalisme n’est pas une création de l’intellect, mais bien une “herbe sauvage” qui ne veut que croître sans cesse, tel l’ogre affamé dont l’estomac à été remplacé par une pompe au mouvement perpétuel. Le capitalisme ne demande pas l’éradication, mais seulement d’être bridé et contre-balancé (sic) par une force d’opposition. La solution ? Instaurons un système d’éducation publique qui donnera la chance à chacun de développer son plein potentiel sans limite (sic) aucune, qui développera l’indépendance d’esprit et la critique constructive, et qui permettra à tous de devenir ce qu’ils veulent vraiment, à l’intérieur d’un cocon protecteur, à l’abris (sic) des interventions extérieures de la société jusqu’à, disons, 25 ans. N’essayons pas d’imposer nos vues sur la jeunesse, laissons-là (sic) plutôt contrôler sont destin seule. Faites ça, et je vous garantis un monde meilleur en 2 générations. Ceux qui d’entre-nous (sic) valorisons l’appât du gain et l’amas de capitaux comme seuls moteurs de la vie quotidienne sont déjà trop atteints pour changer d’eux-mêmes. Et comme la nature s’opposera, et triomphera TOUJOURS des solutions forcées et compliquées, PARECON restera une autre belle idéologie condamnée à mort le jour même de sa naissance, et qui si elle se développe, le fera tel le cancer sur l’organisme qu’est la société, comme le communisme pur et dur avant elle.

Tout revient à ça, encore et toujours : l’éducation. Et qui dit éducation, dit évolution. Si on regarde en gros l’histoire, on remarque une lente évolution des systèmes qui régissent la société. La démocratie qui semble aujourd’hui prendre toujours de plus en plus d’ampleur était considérée par beaucoup de philosophes d’antan comme étant un des pires systèmes. Notre époque est propice à la démocratie, même si cet idéal est loin d’être atteint. Et pour ce qui est de l’anarchie, c’est du futurisme, ce vers quoi nous devons tendre.

Pour faire une comparaison simple avec la vie d’un humain, je crois que l’humanité est dans son adolescence. Elle est excitée par les gadgets, a encore besoin de se faire dire quoi faire par ses parents, et surtout, il lui manque encore un peu d’éducation pour s’affranchir. Donc, qui se demande encore quel devrait être le programme numéro un des anarchistes de toutes les tendances? Malheureusement, ce n’est pas demain la veille que l’État lâchera prise sur l’éducation.

Il faudra faire avec.

[Une] monoparentalité

Mère et fille (500px)

Le “Mad” à “Off”

Bernard Madoff.jpgBernard Madoff, le plus grand criminel financier de tous les temps a reçu une peine extraordinaire de 150 ans de prison et ça ne doit pas faire grand peine à personne… Petit rappel des faits : il a floué des investisseurs, petits et grands, dans une fraude pyramidale qui totaliserait des pertes entre 50 et 65 milliards. Signe des temps?

(Pour continuer votre lecture, ça se passe du côté de Pascal Henrard, que je remplace.)

Pause dominicale

Le renard est dans sa sombre tanière
Léchant ses trop nombreuses plaies
Une larme au coin de chaque oeil

(Photo : Mélanie)

Je n’en parlerai pas…

La liberté de fumer

cigarette2.jpgQui dira que la nouvelle comme quoi « Le Québec compte moins de fumeurs » est une mauvaise nouvelle? Le Québec, qui « a longtemps traîné [de] la patte » par rapport à l’ensemble du Canada, est en train de reprendre le temps perdu dans le dossier du tabagisme selon Statistiques Canada. Généralement, je prête attention aux gens qui arguent que le gouvernement s’immisce trop dans nos vies, mais dans ce cas, je suis pro coercition étatique. Et le fait d’avoir arrêté de fumer voilà plus de deux ans est secondaire, pas exactement comme la fumée…

(Pour continuer votre lecture, ça se passe du côté de Pascal Henrard, que je remplace.)

Réponse à Patrick Lagacé

(Ce qui suit est une réponse à ce billet de Patrick Lagacé me concernant : « Mais je suis pas journaliste ! »)

Patrick,

il faut que je l’admette d’abord, je suis impatient, impulsif parfois, j’aime battre le fer quand il est chaud et ma vie blogale, j’aime bien la vivre au grand jour — manière de parler… C’est pourquoi ce message se retrouvera sur mon blogue en plus du tien, s’il n’est pas bloqué par la modération. Justement, parlant modération, si mon commentaire l’avait passé, je ne serais pas en train de t’écrire en ce moment, tu aurais répondu sur ton blogue en commentaire, ou non, ça serait beaucoup plus « propre ». Pourtant, absolument rien de ce qui était écrit dedans justifiait la censure, mon commentaire respectait la nétiquette. Qui ne se serait pas dit alors que c’est son propos qui était embarrassant?

J’avoue aussi que j’ai joué sur la fine ligne qu’il ne faut pas dépasser, et je continue de croire que je ne l’ai pas dépassée. Ce qui était une question frondeuse et drôle — « Tu ne ferais pas une petite expérience blogosphérique Pat? » — est devenu un « gros doute ». C’est là où se trouve un peu du fondement que j’avais, et je ne peux que m’excuser d’avoir appuyé sur « publier » pour toutes les raisons que je donne au début. Pour dire vrai, mon hypothèse, c’est que le gars t’as demandé de l’aider à se faire connaître pour son « expérience » et que tu as dit : oui, entre « collègues », on peut bien s’aider!

Mais il ne faut pas oublier que le but de tout ça c’était de faire ressortir que Pascal-Pierre Fradette est une fiction, malgré le fait qu’il essayait de nous faire croire le contraire, pas de te pointer. Le seul lien que tu as avec lui, dans les faits, c’est que tu l’as inscrit dans ta blogoliste alors qu’il débutait, et le fait que tu le relatais quelquefois. Dans l’optique où j’« enquêtais » sur lui, ça me questionnait. Et ça tombe que je te lis souvent, je sais tout ça. Et maintenant, en plus, je sais que tu te « fiche bien de savoir qui il est » après avoir écrit qu’il était un « collègue qui [...] couvre de honte la profession »… Oublie-pas que je me prends pour Sherlock Holmes!

Et je ne suis pas d’accord avec ton exemple concernant le type sur Twitter. C’est vraiment trop différent pour tricoter un lien. Est-ce que j’ai embarrassé ton entourage comme lui avec ma question? Je ne crois pas. Ça ne fait que faire s’agiter « la petite blogosphère québécoise », on s’amuse comme on peut! Et, comme l’écrivent quelques personnes sur ton blogue, les gens sont assez intelligents pour faire la part des choses, et encore plus entre une hypothèse et quelque chose qui se propose comme vrai. Tu as reçu beaucoup de questions au sujet de PP Fradette? Surtout, penses-tu vraiment que mon questionnement te fait préjudice?

J’ai lu que je me suis « fait blaster solidement ». De mon côté, ça ressemble plus à : je me suis fait « blaster » surtout par deux personnes, deux rigoristes chacun à leur façon. Un premier qui de toute façon pratique la chasse à courre depuis assez longtemps, ce n’est qu’une occasion de plus… Et un deuxième qui s’est donné la mission de te défendre parce qu’il croit que je te « mords » « régulièrement ». Sans blague Patrick, il a beau t’avoir donné du jus pour ton billet, il est dans les patates, je n’écris même pas « régulièrement » à ton sujet, encore moins contre toi! J’ai soulevé quelques petites questions sur toi dans ma chronique Blogosphère chez Branchez-vous! il y a environ un an, hooooooouuuu…

Et je remarque que tu utilises le terme « allégation ». Je ne crois pas que ce soit synonyme avec « hypothèse », — reprends-moi si ce n’est pas vrai! —, ce qui est vraiment un terme bien choisi pour ma situation, s’il faut le répéter. Et je vais répéter encore aussi que mon but n’était pas de te faire du mal, mais bien de discuter de ça avec toi sur ton blogue. J’ai quand même eu ce que je voulais au bout du compte : dans ce cas, personne ne se fera passer un sapin (il y en avait quand même des agréables!) comme avec Ton Papa me fourre, Élodie Gagnon-Martin, etc. Rendu-là, savoir qui c’est exactement est secondaire, et on ne sera pas surpris si un jour un reportage s’annonce comme étant un voyage au coeur de la blogosphère…

J’aimerais terminer avec ton ajout concernant le garçon cancéreux. C’est un faux blogue? Inventé par Fradette pour pouvoir « basher » sans remords sur une cible qu’absolument tout le monde va prendre en pitié? C’est drôle quand même, c’était l’élément le plus discutable de la jeune carrière blogosphérique du « journaliste-pigiste ». Si un jour il se dévoile, tout le monde va pouvoir l’applaudir, finalement.

Retour à la normale

Je viens d’enlever l’opportunité de répondre directement aux commentaires. C’est trop mélangeant à mon goût. Ce n’est pas clair quand tu veux répondre à quelqu’un qui a déjà reçu une réponse, tu apparais en deuxième, ce qui donne l’impression que tu réponds à la réponse et non au commentaire de base. Et puis ce n’est pas tout le monde qui l’utilise, d’autant plus mélangeant…

Dorénavant, il faut indiquer à qui on s’adresse et surtout citer les bouts de commentaires auxquels on se réfère. Merci.

Ce n’est pas la nature qu’il faut sauver, c’est nous!

les-maladies-de-bebe-2817575kjdgz_1350.jpgAprès tout ce bleu, étourdissant pour certains, sombre pour d’autres, en attendant le rouge noyé sous la pizza et la bière des déménagements, il serait bon de retourner à la réalité. Une de celles-là, c’est que les contaminants qui nous entourent diminuent « l’écart de poids à la naissance entre les garçons et les filles. »

(Pour lire la suite, ça se passe du côté de Pascal Henrard, que je remplace.)

Les artistes de L’autre St-Jean s’expriment

J’ai trouvé ça sur le blogue de David Corleone. Son billet, « René Lévesque a tout gâché », et les commentaires sont à lire, enfin, je vous y invite.

J’ai eu un malaise à regarder les artistes francophones s’exprimer en bégayant, comme si une brique allait leur tomber sur la tête, et les artistes anglos prouver qu’ils n’ont pas une connaissance assez bonne du français pour exprimer leurs points dans cette langue.

Certains me diront que je suis intolérant, mais je m’en fous. Le français comme langue usuelle commune est ce qui me tient le plus à coeur. Il n’y a rien là-dedans de nationaliste, ni d’extrémiste, ni rien. Ce n’est qu’une question de respect. La base, quoi.

Et ce n’est pas en disant que ce n’est pas grave que ça va s’améliorer.

Ça pue l’expérimentation journalistique! (avec Màj)

Ce billet, je l’écris presque à reculons, il faut que je l’avoue. J’ai peur de passer pour un éternel instigateur de guéguerre, mais je n’ai pas le choix, la marmite est prête à exploser.

Je mène une petite enquête depuis quelque temps au sujet d’un blogueur, celui qui me fait penser à un maringouin. Un blogueur qui me donnait l’impression de tout faire pour faire parler de lui, alors je m’étais juré de ne pas lui faire de pub directe. Juste le confronter directement chez lui et en commentaires ici pour arriver à aujourd’hui où j’ai tenté de laisser ce commentaire chez Patrick Lagacé, à la suite d’un billet où ce blogueur était en vedette :

Je n’en reviens pas Pat que tu prennes au sérieux ce supposé « journaliste »… À moins que tu le connaisses personnellement, et ça soulèverait d’autres questions, puisque je m’en suis déjà posé beaucoup à son sujet.

Premier constat : googler Pascal-Pierre Bradette et c’est presque le néant. Très bizarre pour un journaliste.

Deuxième constat : il est venu commenter chez moi, je l’ai constaté et il me l’a confirmé, il utilise un module anonymiseur pour qu’on ne puisse avoir accès à sa véritable adresse IP. Autant se dévoiler et en même temps autant se cacher. Biz biz biz…

Constat général : un nom surréaliste, une photo qui va beaucoup trop bien avec son ton fendant, un désir qui frise l’absurde de se placer à contre-pied de la majorité, et le fait qu’il se soit retrouvé dans ta blogoliste au tout début de la création de son blogue, ce qui ne semble pas être dans tes habitudes…

Tu ne ferais pas une petite expérience blogosphérique Pat?

Je l’ai envoyé à deux reprises, mais sans succès. J’ai constaté plus tard que d’autres commentaires passaient, ce n’était pas un problème d’absence de modérateurs alors. Les deux premières fois, j’avais ajouté l’adresse de mon blogue comme signature, alors je l’ai envoyé une fois sans, pour voir. Pas plus, et j’ai constaté la présence de nouveaux commentaires…  Ça faisait très longtemps qu’on ne m’avait pas censuré chez lui. Pourquoi? C’est rendu une question absurde à mon avis.

Ce qu’il y a de sûr, c’est que ce présent billet où je soulève un foutu gros doute sur la connivence ou la participation de Patrick Lagacé au blogue Pataklow! fera beaucoup moins de vague que si mon commentaire était apparu. Le trafic n’est pas comparable. Alors, passez le mot :

c’est un gros canular!

*

Je viens de remarquer en ajoutant la photo que son adresse contient « journaliste_04_moyen.jpg » à la fin. Je vois tellement le topo. Il avait une série de photos de différents visages pour représenter son personnage de journaliste-pigiste, et il a finalement choisi la quatrième.

Màj :

Je n’accuse pas formellement Patrick Lagacé d’être derrière Pataklow! comme certains semblent le penser. Ce ne sont que des questions!

Màj :

En parcourant mon agrégateur, je suis retombé sur un billet récent de PP Bradette où il rentre dedans Patrice Lagacé, comme il l’appelle… Et ce n’est même pas une coquille, il répète la faute.

Même pas besoin d’expliquer, c’est d’un humour… surtout qu’il termine son billet par : « Les plus allumés d’entre nous ne sont pas dupes. »

Le spectacle iranien tire à sa fin

(Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.)

De prime abord, il faut que je vous avoue que je n’ai pas du tout été happé par ce qui se passe en Iran et je n’arrive pas encore à m’expliquer pourquoi, exactement. Enfin, pas avant la fin de semaine dernière. C’est que j’ai parlé avec un ami qui m’a fait part de sa vision des choses, vision qui ne cadre pas du tout avec ce qu’on entend par les temps qui courent. Surtout pas en phase avec la pratique qui consiste à afficher sa photo en vert sur Twitter pour appuyer les partisans de Mir-Hossein Mousavi. Et la lecture d’un billet de mon confrère Pierre JC Allard, « Twitter et démocratie », a fini de me convaincre d’aller voir de ce côté.

Premièrement, la CIA. Ils ont fait le coup une fois en 1953 de fomenter un soulèvement populaire afin de renverser un gouvernement démocratiquement élu. C’est assez logique de se poser la question aujourd’hui si ce n’est pas seulement une répétition de l’histoire, avec les moyens technologiques actuels, mais ça ne viendra pas de nos médias « mainstream ». Alors, on va du côté alternatif, mais pointer ça c’est réellement suspect… Parce qu’on ne peut pas réellement rien faire d’autre que soulever la question, étant donné que les seuls échos proviennent de ce qu’on peut appeler le « journalisme citoyen », même si l’expression est galvaudée, via Twitter, YouTube, Facebook, etc.

Parlant Facebook, justement, saviez-vous que « la CIA est un des principaux investisseurs »? « En effet, la vénérable institution n’a pas hésité à y placer 40 millions $ à travers ses sociétés de capital de risque. » Qui me répondra sans rire que le but de ça est seulement pécuniaire? Parlant contrôle, concernant le web plus général, saviez-vous que l’« Iran possède un système à ce point sophistiqué de pistage des paquets Internets qui circulent sur son réseau, et non seulement l’état détient-il un monopole sur tout ce qui se nomme communication, mais il peut aussi prendre le contrôle de ce qu’il veut bien »? En sachant cela, il est tout à fait plausible de douter fortement de ce qui réussit à passer jusqu’à nous, d’un côté comme de l’autre. Entre un agent de la CIA et un simple citoyen iranien, qui a plus de chance de réussite?

Tout le monde sait que l’Iran est depuis longtemps une épine dans le pied des États-Unis. Et la seule manière d’arriver à mater Mahmoud Ahmadinejad, ça serait par la voie arrière, puisque par devant c’est bloqué diplomatiquement. Sommes-nous certain que ce spectacle de Twitter-réalité ne soit pas seulement un spectacle, du moins en partie, pour préparer une quelconque légitimité guerrière?

Je ne dis surtout pas que j’ai raison, mais ces questions se posent. Et là tout « semble revenir à la normale dans les rues de Téhéran, et aucune manifestation n’est prévue » après que le porte-parole du Conseil des gardiens de la Constitution ait annoncé sur une chaîne officielle : « Heureusement, lors de la récente élection présidentielle, nous n’avons constaté aucune fraude ni infraction majeure. Par conséquent, il n’y a pas de possibilité d’une annulation du scrutin. »

Quelqu’un est surpris?

À la prochaine fois

300px-René_Lévesque_RIP.jpgNe vous découragez pas trop, on n’entendra plus parler de nation ni du français dès le 25 juin. Enfin presque… Après, comme des petites explosions de saveur, ça reviendra tranquillement hanter notre quiétude jusqu’à culminer en plein coeur du prochain été. Et encore, rien ne sera réglé. Depuis 1980, on répète à René Lévesque : « À la prochaine fois ». À défaut d’être « Maîtres chez nous », est-ce que les Québécois seraient maîtres ès procrastination?

(Pour lire la suite, ça se passe du côté de chez Pascal Henrard, que je remplace jusqu’au prochain mardi.)

La naissance de l’émotion

Moue Renart bébé

Sûrement comme la majorité des parents, Douce et moi chantons pour bébé Charlie. Des ritournelles simplettes trop joyeuses pour être réalistes. Il faut ce qu’il faut! Des comptines traditionnelles et des chansonnettes tirées des quelques jouets à batterie du côté de Douce, et pour ma part je baragouine de la comptine aussi, et improvise quelques airs rythmés. Charlie aime bien la nouveauté, son rire et ses cris en sont la preuve. Il y a pratiquement toujours de la musique autour d’elle. Le matin c’est de la pop de toutes sortes, la nuit, elle dort en écoutant de la musique classique.

Hier après-midi, Douce m’avait laissé avec Charlie dans la voiture pour aller faire remplir notre bouteille de savon à couche. La petite, qui a eu 6 mois voilà trois jours, s’est mise à chigner un peu derrière, alors j’ai décidé d’aller lui tenir compagnie. Le dernier album de Radiohead jouait, In Rainbows, la chanson House Of Cards, si je me souviens bien All I Need. J’ai fredonné l’air nostalgique du refrain en regardant ma fille dans les yeux, la voix chargée d’émotion. Elle fit aussitôt la moue comme je ne l’ai jamais vu faire, la lèvre du bas bien ressorti, le regard se chargeant de larmes. Le visage le plus triste que j’ai vu. Je n’ai pas pu faire autrement qu’elle, derrière mes verres fumés. Alors que je continuais la mélodie, elle se mit à pleurer.

J’ai aussitôt tout fait pour lui changer les idées, ce qui a très bien fonctionné. Et je lui tenais la main, et je lui parlais, essuyant mes larmes, me disant que je vivais quelque chose de singulier, dans ma jeune vie de père. Pas longtemps après, quand le même mouvement de la chanson est revenu, je n’ai pas pu m’empêcher de chanter encore, par automatisme; et après la première note, je me suis demandé si sa réaction n’était pas due qu’au hasard, continuant du même souffle pour en avoir ainsi le coeur net… Aussitôt, ses yeux s’emplirent de larmes, sa lèvre du bas s’avança et elle pleura encore. Moi aussi. Même manège pour lui changer les idées.

Douce revint quelques secondes plus tard, et je lui ai raconté tout ça. Elle n’en revenait pas. Comme moi, ça lui remuait l’intérieur, mais elle me demanda de chanter encore, ce que je fis. C’était la même chanson qui jouait. La moue revint automatiquement, même si sa mère était là, étonnamment. Elle ne se rendit pas jusqu’aux pleurs, la démonstration avait été assez éloquente : Douce me coupa le clapet et fit bifurquer l’attention de Charlie.

Tel père, telle fille. En plus de la ressemblance physique, les photos de moi bébé à l’appui, la ressemblance émotionnelle. Ma mère, qui a une voix superbe, s’il faut le préciser, me faisait exactement le même coup. La photo qui orne ce billet en est la preuve.

Il n’y a que le temps, le moment, qui fait en sorte de lier cette anecdote avec la Fête des Pères, mais je vais le prendre quand même ce beau cadeau. J’ai décidé de l’écrire pour être certain de ne jamais l’oublier. En le partageant avec vous, je me dis que c’est un cadeau encore plus grand.

*

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je travaille comme DJ depuis environ 20 ans et j’ai commencé à chanter dans mon premier groupe la même année que j’ai commencé à être DJ. Avec l’avant-dernier groupe auquel j’ai collaboré, nous avons même sorti un album, ce qui nous a conduits à un spectacle au Spectrum dans le cadre des Francofolies de Montréal. Alors non, ce n’est pas parce que je chante comme une crécelle, une casserole, etc., qu’elle a réagi de la sorte! ;)

Rectificatif au sujet de Christian Feuillette

J’ai publié ici, durant les élections fédérales, un billet et une page au sujet de Christian Feuillette, qui se présentait dans Jeanne-Le-Ber. J’ai reçu hier un courriel de cette personne qui me demandait de retirer ce que j’ai publié en lien avec lui, ce que je viens de faire, de bonne foi. Il me demande aussi de faire un rectificatif. Ce que je vais faire, le plus simplement possible, alors je vais citer la partie importante de ce courriel qui va dans ce sens :

1. Je n’ai jamais écrit ces lignes, insultantes pour plusieurs personnalités de la mouvance souverainiste, pour qui j’ai au contraire le plus grand respect.
2. Je n’ai jamais participé à ces groupes de discussion Google, où figurent ces propos.
3. Une plainte pour diffamation et harcèlement a été faite à la police en 2004. Une enquête a eu cours, sans malheureusement parvenir à identifier le coupable.

À la suite de la dernière campagne électorale, où ces commentaires ont refait surface, la plainte à la police a été réactivée, et une nouvelle enquête est en cours.

Je ferme les commentaires à la suite du billet, puisque tout ceci est seulement à titre informatif.

Avant de commenter ici

Tout d’abord, lire la Charte Néthique.

Bienvenue chez moi. Ce blogue est un espace privé, alors je modère toujours le premier commentaire de quiconque. J’essaye de vérifier assez souvent mon tableau de bord pour ce faire, mais parfois ça peut prendre un certain temps. Je vérifie toujours les adresses IP pour m’assurer que ce n’est pas un participant déjà admis qui veut anonymiser son commentaire. Je trouve cette pratique très discutable, mais je la juge quand même à la pièce.

Ce qui va suivre représente bien comment je vois les rapports ici (et c’est une citation d’un commentaire que j’ai adressé à quelqu’un juste avant de le bannir de mon blogue) :

J’ai ouvert un blogue pour entre autres discuter le plus calmement possible avec des gens intéressants. Je n’ai rien contre la critique envers mes idées, mais j’en ai contre les débordements de vocabulaire inutiles, les insultes gratuites, les genres de niaiseries comme « ti-counes » et « trouduc ». Si quelqu’un a besoin d’ajouter ce genre d’expressions à son propos pour l’appuyer, c’est que ça ne vaut pas cher la livre… Et surtout, c’est désagréable.

Et quand je trouve quelqu’un de désagréable, je ne veux plus le lire sur mon blogue, c’est simple! Je n’invite pas dans ma maison les gens que je trouve désagréables, où est le problème? Si tout le monde respectait le plus possible la nétiquette, tout irait bien!

Et j’aimerais ajouter, au lieu de l’insulte au premier degré pour marquer votre désaccord, utilisez donc des métaphores, de l’ironie — même du sarcasme, quand c’est bien amené! Vous ferez preuve d’esprit, ça fera ressortir votre intelligence : une pierre deux coups!

Concernant les discussions entre les participants, je suis un peu plus patient, surtout quand les deux se servent la même médecine… Mais comme on le sait, un mot de trop, et ça dérape! Et avoir à effacer des parties de commentaires, ça ne me plaît pas du tout, puisque je préfère nettement prendre ce temps pour discuter, écrire un billet, etc. À partir de ce moment-là, même si l’insulte ne me visait pas directement, elle m’indispose quand même.

Sur ce, bonne rédaction de commentaire!

Ajout :

Une autre chose que je trouve désagréable, c’est les gens qui viennent m’écrire qu’ils ne trouvent pas le sujet intéressant. Comme j’ai écrit à quelqu’un :

Si le sujet ne t’intéresse pas, va jouer ailleurs, la blogosphère est un grand Toys “R” Us, gratuit en plus!

Aussi, la qualité du français. Si je ne suis pas capable de comprendre facilement la teneur d’un commentaire parce qu’il y a trop de fautes et que les phrases sont mal construites, il y a de fortes chances que je ne laisse pas passer le premier commentaire, ni les suivants. Désolé.

(Image : natachaqs)

Ah! oui, insupportable?

Le billet d’hier de Steve Proulx est ce genre de billet où je ne peux pas m’empêcher de tomber minimalement dans l’auto-analyse. Et l’analyse tout court. Son titre est : Les insupportables. Il commence en parlant d’un gars qui passe son temps à dire combien lui coûtent ses vêtements, tout en disant en même temps qu’il s’en fout! Bon, jusqu’ici tout va bien. (La seule chose que je dis sur mes vêtements parfois, c’est quand quelqu’un aime un morceau et que je lui rétorque que je l’ai eu à gros rabais. Vous êtes maintenant au courant, je suis « cheap »! Hé hé!)

Bonne introduction pour rallier les lecteurs à son propos, et il bifurque vers son véritable sujet, soit le « bouquin de Sven Ortoli (journaliste) et Michel Eltchaninoff (philosophe) intitulé justement Les Insupportables (Seuil) », où les auteurs « décortiquent les agaçants tics de 40 caractères impossibles de la vie courante. » Steve Proulx choisit des exemples : l’inquisiteur écolo, « L’ami de l’humanité », le conspirationniste et le « drogué de la notoriété électronique ».

La question que je me pose est : quand est-ce que ça devient insupportable? Puisqu’il plante ses exemples à la limite entre l’absurde et la vraisemblance! Parce que si ce sont seulement les individus qui tournent autour de ses définitions qui sont insupportables, je n’ai pas à m’inquiéter, je ne ferai pas suer personne sans le vouloir (et surtout sans le savoir). Mais s’il faut être l’absolu contraire de ça pour être supportable, le chapeau me fait.

Je me considère assez écolo et j’ai déjà pondu des billets et des commentaires qui pourraient me faire paraître inquisiteur pour certains. Je me considère humaniste et j’applaudis les gens qui vont à l’étranger pour aider. Sans croire tout aveuglément, je prête oreille aux amants de la conspiration parce que je pense que la Vérité ne doit pas seulement être « officielle ». Et je mentirais en écrivant que ma « petite » notoriété sur le web ne me rend pas heureux, un peu comme Steve Proulx qui doit être bien content de la sienne, — qui n’est surtout pas « petite » —, d’autant plus qu’il en vit! (J’aimerais en profiter pour le féliciter ici pour son prix au Gala de l’AJIQ, à défaut d’avoir pu lui en faire part là-bas, même si j’y étais.)

Je me demande si tout ce propos, celui du livre plus que celui du chroniqueur, ne s’inscrit pas encore dans la vague manichéenne qui sévit encore trop de nos jours à mon goût. C’est peut-être juste une fausse impression, cependant, je ne lirai pas le livre juste pour le savoir.

Et je ne crois pas qu’on écrive un livre pour le simple plaisir de faire ressortir les agaçants, à part quand c’est dans un but humoristique, ce qui n’est visiblement pas le cas ici.

Commentaire inutile à m’envoyer : t’es insupportable!

C’est pas moi qui le dit!

Je regarde mes statistiques et je tombe là-dessus :

Cliché 2009-06-18 00-01-17

(Pour ceux qui n’ont pas de blogue, 101, c’est presque le nombre de visualisations du billet « L’autre St-Jean », hier.)

La souf[f]rance des pauvres

Je pense que c’est une très belle chose que les pauvres acceptent leur sort et le partagent avec la passion du Christ. Je pense que le monde est énormément aidé par la souffrance des pauvres.

Mère Teresa (1910-1997)

Je suis tombé là-dessus sur le blogue de Normand Baillargeon. Les bras m’en tombent… Ça m’enlève toutes mes illusions au sujet de Mère Teresa. Moi qui pensait qu’elle était une sainte…

(Photo : Pierre-Yves Sanchis)

L’autre St-Jean

On enlève de la programmation d’un spectacle de la St-Jean deux groupes anglophones et ça crée un scandale. Les uns disent qu’il faut faire preuve d’ouverture, les autres disent que la St-Jean, ça se passe en français, la Société St-Jean-Baptiste pas loin derrière.

J’ai pas mal lu tous les commentaires à la suite du billet « L’Autre Saint-Jean : Bye Bye les anglophones… », paru sur Bang Bang. Le débat se passe surtout entre ceux qui voient de l’anglophobie dans la position adverse et ceux qui voient de la menace culturelle dans le fait de présenter des groupes de langue anglaise.

Je crois que le problème tient dans la prémisse. Qu’est-ce que la St-Jean devrait représenter? La fête du territoire québécois? La fête de la nation québécoise? Le fait français? Sa culture? Tant que nous ne le saurons pas clairement, il y aura ambiguïté, tout le monde voudra tirer la couverture de son bord.

Pour ma part, et c’est bien personnel — malgré le fait que je préférerais une fête de la St-Jean méritée pour avoir eu le courage de se doter d’un pays —, je crois que cette fête devrait souligner le fait français, qui est tangiblement le condensé de notre singularité en Amérique. Et le pire, si Québec était le nom d’un pays et non d’une simple province, j’aurais un tout autre avis. Là, je pencherais plus du côté territorial de la chose.

Mais en même temps, le spectacle en question s’appelle « L’autre St-Jean », ce n’est quand même pas le spectacle principal. Ça met pas mal d’eau dans mon vin. Et du vin dilué, c’est bon pour les uns, pas pour les autres…

(Photo : Melete)

Màj:

Les deux groupes anglophones seront du spectacle, finalement.

En regardant la liste des invités à ce spectacle (Malajube, Vincent Vallières, Les Dales Hawerchuk, Marie-Pierre Arthur, Lake of Stew et Bloodshot Bill), je remarque que seuls les deux groupes anglos me sont totalement inconnus (et avec mon travail, j’en connais en masse des groupes, pas le choix).

Ça me semble assez bizarre… Est-ce que quelqu’un sait s’ils sont connus du côté anglo?

Pourtant, il ne manque pas de groupes anglophones connus au Québec!

Pour en finir avec Le Voyou du Bayou

(Désolé pour ceux qui sont tannés d’entendre parler des histoires de blogosphère, revenez plus tard : comme toujours, ça va bien finir par passer…)

Patate essaye de relativiser la vacherie du Voyou du Bayou à l’égard de Noisette Sociale en la comparant aux blagues méchantes envers les personnalités publiques, et il termine en pointant l’humour méchant de Rock et Belles Oreilles, entre autres. Je ne trouve pas que ce sont de bonnes comparaisons. Je lui ai écrit :

Si t’avais mis des vacheries que les adolescents se disent dans les cours d’école, ça se tiendrait. Mais ça n’aurait pas vraiment servi ton propos.

Ensuite, j’ai poursuivi en expliquant plus amplement la différence entre Noisette Sociale et les personnalités publiques, différence qui tient beaucoup dans le 2.0, l’interaction :

Admettons que quand la majorité des Québécois te connaît au moins de nom, les divers dividendes sont quand même souvent là pour amortir le coup, et la distance, et l’égo gonflé de gloire rendent les méchancetés pas mal moins acides… Qu’est-ce qu’elle gagnait Noisette à bloguer? Une vie sociale enrichie, un exutoire, une audience et du respect. Pas trop les moyens de s’en foutre quand la gratification tient du rapport aux autres, et pas filtré par la scène, la télé, la radio, etc.

Quand je dis 2.0, c’est pas pour rien. Il y a une proximité qui rend tout ça plus réel, plus tangible. On se parle en pensant qu’on est loin, comme si on avait besoin de mégaphones, mais on se chuchote dans le creux de l’oreille. Je pense aussi à l’expression : les murs ont des oreilles… Cependant, il y a justement le choix de prêter oreille ou non, la curiosité qui entre en ligne de compte. Alors, quand on appuie sur « publier », il faut s’attendre à faire face à la musique parce qu’hypothétiquement le message se rend.

Et là je n’ai pas le choix d’inscrire la vacherie en propre, ici, avec hyperlien à l’appui, pour faire ça dans les règles de l’art :

Mettons que Noisette Sociale m’aimait et que je l’aimais aussi (peut-être dans une autre vie?) et qu’un jour j’écrivais que je ne comprends pas comment cette fille peut recevoir de l’attention et de l’intérêt de tant de gens après avoir écrit sur son blog qu’elle était obèse, bipolaire, bisexuelle, gothique, qu’elle avait les dents croches comme le criss, qu’elle était, jusqu’à récemment, dopée à tous les jours, etc. J’aurais jamais pensé qu’un être humain pouvait incarner toutes ces caractéristiques. Encore moins que quelqu’un pourrait avoir le goût d’énumérer ses tares à ce point là.

Cela servant d’introduction à la suite de mon commentaire :

Si on décortique le commentaire coupable de la crise, c’est évident qu’il y a eu soit une recherche, soit un intérêt (marqué? maladif?) pour la vie de Noisette. Pour faire mouche à ce point en une phrase aussi assassine, qui en plus fait une énumération chirurgicale des points moins reluisants de sa vie (ses « tares », comme il l’écrit), il faut connaître son dossier… Même moi qui l’ait rencontré à plusieurs reprises et qui la lisait toujours, je n’aurais pas pu faire mieux. Quand on dit que c’est l’intention qui compte… écrit ici ça donne un tout autre sens!

Comment savoir, mais j’ai l’impression que le Voyou est un personnage ou lui-même seulement quand ça lui sert. Par contre, ce que je suis certain, c’est qu’il ne fait pas partie d’un groupe humoristique.

Comment faire passer des pommes pour des oranges…

Le pire dans tout ça, c’est que je n’essaye nullement de démoniser le Voyou. Il s’explique assez bien dans son billet intitulé « Autopsie d’un scandale » que j’ai lu voilà un moment et je le crois sincère. Par contre, je ne crois pas qu’il soit si dupe de l’influence qu’il a, donc de l’impact qu’il a lorsqu’il appuie sur « publier », personnage ou pas. C’est parce que je le sais intelligent que je ne peux pas gober ce déni de responsabilité.

Celui-là, je l’ai en grippe depuis longtemps parce que les seuls échos que j’en avais concernaient sa haine envers mes écrits. Je ne l’ai jamais lu pour cette raison. (Je suis comme ça, contrairement à Noisette qui prenait un malin plaisir à le suivre malgré son antipathie à son endroit. J’ai pris mes distances, pas elle, et je lui ai fait remarquer. Ça me sert bien puisque je n’ai pas accès à toutes les niaiseries sur mon compte : quand je vois qu’on pointe vers chez moi et que c’est un ennemi, je ne vais tout simplement pas lire. Idem pour le cas où on rapporte. C’est utile pour l’équilibre mental. Je sais déjà que je ne fais pas l’unanimité. Pas de problème.) Et voilà quelque temps, j’ai pris la peine d’aller lire une dizaine de ses derniers billets.

J’ai été assez surpris de voir que je n’étais pas si souvent que ça en désaccord avec lui (mais bon, peut-être qu’il était seulement dans une bonne passe…). J’ai trouvé ça intéressant, assez bien écrit, même que je me suis dit que c’était dommage que nos rapports, à la base, ne se soient pas bâtis au moins au neutre. Comme avec Patate, j’aurais bien pu y trouver quelque chose de digne d’intérêt malgré tout. C’est la vie.

Désolé pour la longueur du billet, mais je tenais à partager ça.

*

Parlant du Voyou, y’a un nouveau, La Chèvre qui bitch, qui s’est donné comme projet de faire comme celui qui notait les blogues, dans le temps. Devinez qui est sa première victime?

Blanc

Noir.

C’est la fin pour Noisette Sociale et Lutopium

Je m’en doutais bien, voilà c’est fait, Noisette Sociale nous quitte. Je la comprends tellement. Mis à part la question de l’identité numérique, quand un pan de ta vie, sur le web, ne t’apporte que des problèmes, c’est très tentant de tirer la plogue. Pour ma part, désolé, je ne vous donnerai pas ce plaisir…

Pour ceux qui ne sont pas au courant de l’histoire, en gros : à la suite d’un billet la concernant sur un blogue ennemi, un âne-onyme a dévoilé sa véritable identité. Après quelques âpres discussions, le commentaire a été enlevé. Mais, trop tard, le mal était déjà fait. Et je ne peux pas m’empêcher de jongler avec l’idée que le blogueur en question aurait pu lui-même écrire ce commentaire en se faisant passer pour un anonyme, d’autant plus qu’il avoue lui-même savoir son identité depuis longtemps. Mais comment savoir? Je ne penche pas du tout vers cette hypothèse, mais avouez que ça serait assez machiavélique comme plan.

C’est très dommage. Et même si je me perds pas son amitié — nous nous côtoyons dans la réalitosphère depuis notre première rencontre au Yulblog —, ça fera un grand trou dans ma blogosphère, tellement elle avait le tour de susciter la discussion autour d’elle et de rallier autant de gens dans son espace. Le plus dommage, c’est que ça n’est pas venu de son propre chef, on l’a contraint, par méchanceté. C’était parfaitement calculé. Et c’est d’une tristesse. On a beau discutailler sur ce qu’implique les médias sociaux, là on l’a en pleine face! Il y a des conséquences à nos gestes, on peut blesser des gens plus profondément qu’on le croit.

En espérant que ça nous serve de leçon.

*

Aussi, il y a le copain Lutopium qui nous quitte, mais lui, de son plein gré. Je lui souhaite tout le mieux dans son nouveau chemin.

Questions d’éthique (pour en finir avec les…)

éthique floue

Je voulais continuer sur l’éthique, mais ça commence vraiment à déraper solide un peu partout… Je viens d’effacer le premier paragraphe d’un billet au sujet de la confidentialité identitaire sur les blogues. C’est comme si le fait de même seulement relater l’éthique est mal. On n’est plus à une contradiction près, rendu là.

Je fais le tour des blogues et ce que j’observe, c’est que l’éthique est élastique, comme beaucoup de choses. Un talent pour la justification, et le tour est joué! Et je ne suis même pas en reste, c’est ça le pire. Je dois bien avoir l’éthique molle quelquefois. Mais je pourrais me défendre en expliquant que je ne suis pas le renard dans la fable, que c’est bien malgré moi. Enfin…

J’écrivais d’emblée que je ne voulais plus parler d’éthique, mais quand même, j’aimerais clarifier un point. L’éthique, c’est une addition. Elle ne peut naître qu’à partir de deux points de vue et plus. Une personne qui croit pouvoir se constituer une éthique (même la plus logique possible de son point de vue) sans inclure au moins un raisonnement sur ce que les autres pensent est dans la bonne voie pour devenir dictateur, du moins dans le paraître, à défaut d’avoir des dominés en bonne et due forme.

L’éthique est, par extension, synonyme de bon sens : capacité de bien juger, d’agir raisonnablement. Et ce qui est discutable, c’est justement ça : agir raisonnablement

*

Pour terminer sur une note plus personnelle, avec tout ce qui se passe en ce moment, je ressens comme un effet de contraste. Les gens que je n’aime pas ou peu (la plupart parce qu’ils ne m’aiment pas ou peu…) m’apparaissent maintenant plus sympathiques. Il y a au moins ça de positif.

L’importance de la religion dans la réduction des naissances

Lu à l’instant sur RTBF, via un gazou de lepeuple.org :

L’organisation australienne, qui avance que « 41% des naissances dans le monde sont non désirées» , demande que celles-ci soient réduites: « s’assurer que chaque enfant qui naît est un enfant attendu est le moyen le plus rapide et le plus efficace de réduire l’impact humain sur l’environnement, y compris sur les émissions de GES» .

On reconnaît que « des objections culturelles et religieuses sont parfois soulevées ». C’est le moins qu’on puisse dire…

En serons-nous un jour à antagoniser la survie de l’humanité et, ce qui est quand même accessoire, il faut se le dire, la culture et la religion?

Questions d’éthique (Première partie)

Mes dernières pérégrinations sur le web, les blogues, Facebook et Twitter m’ont fait voir que l’éthique — la néthique, et par extension, la nétiquette, termes qui semblent aussi synonymes — est un thème qui ressort beaucoup depuis quelque temps. Comme une poussée d’acné.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je juge bon de citer l’article sur la nétiquette de Wikipédia, question de jeter des bases solides à la série de billets que je veux vous proposer :

S’il ne fallait retenir qu’une règle : Ce que vous ne feriez pas lors d’une conversation réelle face à votre correspondant, ne prenez pas l’Internet comme bouclier pour le faire.

Pourquoi ne le ferait-on pas en face? Parce qu’en face, les claques ne se perdent pas…

J’ai quelques exemples à faire ressortir tout au long de cette série, mais le premier en sera un bien personnel, qui m’est arrivé hier. Il y a un froid entre moi et un blogueur (lire : animosité, de son côté), et j’ai tout fait pour m’en éloigner depuis les derniers soubresauts de cette histoire, voilà plus d’un an. Je ne le lis plus, je l’ai banni du mien, mais bon, la blogosphère étant ce qu’elle est, assez petite — encore plus que le monde! — ça m’arrive de tomber sur ses écrits en commentaires ailleurs, puisque nous avons beaucoup de fréquentations en commun.

En sirotant mon café, je tombe sur un billet d’un blogue où on me cite, et le blogueur en question en profite pour exposer tout le mal qu’il pense de moi, même si cette autre personne est déjà parfaitement au courant de notre différend. La même chose, sur un autre blogue. Et ce n’était vraiment pas la première fois. C’est sporadique. Et je ne réplique jamais rien parce que ça fait longtemps que je n’ai plus d’acné…

Le premier blogueur a effacé le commentaire désobligeant et a écrit un billet pour expliquer son désir de neutralité dans les « guéguerres » entre blogueurs, et avec raison. La deuxième a effacé la partie me concernant, dirigeant l’explication en privé, par courriel, avec le principal intéressé.

Ce gars-là a tout à fait le droit de m’abhorrer, mais pas de contaminer les autres espaces avec sa haine pour m’atteindre par un chemin indirect. Et en plus, en regard de la règle que j’expose plus haut, si le gars agissait de la sorte dans la réalitosphère, il aurait sûrement le visage beaucoup plus boursoufflé (et coloré par endroits) que ce qu’on peut voir sur la photo qu’il arbore dans sa bannière (oui, je suis allé une fois, par curiosité…).

Pour vous dire, je commence vraiment à en avoir assez de ces enfantillages. Mais comment les faire cesser? Je me verrais mal faire une plainte à la police pour harcèlement et tentative de ternir ma réputation web…

Je me demande si ça serait possible un boycottage organisé : des blogueurs solidaires à ma cause qui enlèverait son blogue de leurs blogolistes et de leurs agrégateurs pendant un certain temps, par exemple, question de lui faire perdre de la visibilité et ainsi lui faire comprendre que son comportement est inacceptable, et à tous les autres qui font de même, par la même occasion. S’il n’y a pas de lois et de sanctions applicables, organisons notre propre justice! Ça serait comme une épée de Damoclès qui pendrait au-dessus de tous.

C’est une idée que je lance comme ça, en espérant qu’elle rebondisse au bon endroit. Pour ce qui est du moment, c’est là, pas le choix. Mais il y a un côté de moi qui la trouve ridicule cette idée, comme si un problème ridicule trouvait sa solution et qu’elle devait être absolument aussi ridicule…

(Photo : NY_Doll)

Le mouvement de Marois

(Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.)

Dans le confort du statu quo, quelle graine de changement peut bien germer? C’est ce que je me demande à la suite de la sortie de Jacques Parizeau, qui dit :

C’est bien embêtant. Il y a des crises qui apparaissent de temps à autre, mais ce n’est pas toujours au bon moment pour nous. En fait, il faudrait susciter la crise.

(Source : Le Devoir)

Bien qu’on veuille retourner la question dans tous les sens, à la base, le mouvement souverainiste trouve sa raison d’être dans l’insatisfaction. Les fédéralistes auront beau le pointer comme étant une tare, c’est la dynamique : on veut ou on ne veut pas bouger.

Aussi, ce plan Marois a au moins la qualité de placer l’électorat, déjà, devant un choix un peu plus clair pour le futur, contrairement aux dernières élections — et je ne pointe pas seulement 2007 — où le PQ semblait seulement l’alternative au PLQ, avec en façade les couleurs du mouvement souverainiste, sans la fougue qui devrait venir avec. À mon humble avis…

Après l’écriture de ce dernier paragraphe, je suis tombé via Patrick Lagacé sur le dernier commentaire de Joseph Facal à ce sujet. Morceaux choisis :

la stratégie de madame Marois est que le Québec s’affirme au maximum dans le cadre politique actuel. [...] Au moins, les souverainistes sortent de leur longue négation du réel et recommencent à bouger. [...] Évidemment, les fédéralistes québécois, eux, ont leur solution toute trouvée: faire croire qu’il n’y a pas de vrai problème, et laisser le Québec devenir rapidement une grosse Acadie.

Peut-être que le mouvement souverainiste ne fera que ralentir le mouvement, mais au moins il y aura eu un peu d’action. Et encore plus, le Québec sera comme l’hospice où parquer majoritairement ce qu’il reste de l’esprit francophone en Amérique, jusqu’à ce que tout ça meurt d’avoir trop mal vieillit.

(Image trouvée via La Terre va trembler – Le plan Marois selon The Gazette)

La tête dans le c…

J’ai toujours voulu prendre les choses du bon côté, malgré tout, mais là je sens que je dérape vers le cynisme. Pourtant, je suis personnellement très heureux. Hier, j’ai passé beaucoup de temps avec mon petit bébé fille et je me suis réjoui de constater notre connexion dans le jeu. Hors du langage verbal, nous nous comprenons bien plus que je peux comprendre mes contemporains qui me semblent parfois bien trop « premier degré », ou le contraire, se perdant trop dans les dédales de la conjecture.

J’en viens même aussi à douter de mon propre esprit d’analyse, de le trouver trop impulsif, de me perdre aussi profondément que ceux qui me font sortir de mes gonds, de niveler vers le bas. Tellement, que je n’ai même pas peur de baisser ma garde, de m’étourdir en éventant mon trouble. C’est bien là toute mon humanité, au choix : sympathisez ou profitez-en pour cogner sur le clou fiché sur mon sternum. Mais je suis tellement dans un état virtuel second que je ne sentirai rien.

Après l’avoir écrit, ça va déjà mieux.

(Photo : Sylvain Landry)

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  • Un foutu beau débordement de singularité
    Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite l’esprit pendant que j’expirais. Désolé, mais […]
  • Tout sur moi : douche froide…
    J’ai bien aimé la saison de l’émission Tout sur moi, l’année passée, et l’autre avant aussi. J’ai moins aimé l’exagération facebookienne quand Radio-Canada voulait fermer la shop… même si ç’a mené au retour des trois personnages, finalement. Grosse déception de mon côté. J’ai même été surpris de lire Epi […]
  • Une chance que JF était là…
    PHOTO DE LA CICATRICE DE JF MERCIER PAR LÀ : ICI! J’étais bien content d’avoir enregistré le Bye-Bye. J’aurais vraiment été de mauvaise humeur de me taper la première partie musicale sans pouvoir appuyer sur la touche disponible pour faire une ellipse dans le temps, non sans avoir aperçu à la va-vite ce que Douce m’avait [...] […]
  • Révérences et nouveaux départs
    Ça s’est tramé en catimini depuis quelque temps et voilà, c’est officiel : Patrick Dion quitte Blogosphère pour se consacrer à Vlog et à WebTVHebdo (un peu aussi à son chez lui virtuel) et me laisse les clés. (Pat, ton travail était excellent et je vais bien sûr m’en influencer pour la suite.) Et même [...]

RSS Culture

  • Robert Lepage à TLMEP, Québec, radio-poubelles, etc.
    C’était bien intéressant d’entendre Robert Lepage, un artisse de Québec, expliquer le pouvoir des animateurs des radio-poubelles dans cette ville. Si vous ne l’avez pas entendu, il expliquait que ce phénomène ne pourrait pas avoir prise à Montréal puisqu’il y a des gens avec de la notoriété pour se lever et les affronter. Si je compre […]
  • Bernard Lachance : de zéro à héros
    La blogueuse Elaine revient sur le cas de Bernard Lachance, « ce chanteur artistiquement discutable qui a été catapulté en accéléré au premier rang du monde du showbusiness. » Elle soulève le fait que son plus grand talent est sa persévérance dans « une société qui manque de modèles non imposés par les médias (Céline, Marie-Hélène Thibert, Loft [...] […]
  • Rigolo ricochet de Zhom à Valium!
    Oh! les amis, je viens de me taper une séance de rire à ne plus savoir comment m’arrêter… Ça faisait longtemps que je n’avais pas éventé autant mon cerveau! La cause : un billet de Zhom, la bébitte derrière Le jour des vidanges. Où j’ai écrit presque sans m’en rendre compte : J’en pleut au point de ne [...]
  • Pierre Foglia en rajoute une couche…
    Ouin, il se prend pas pour de la marde le Foglia : Je pourrais aussi écrire toutes le (sic) chansons du prochain CD de Daniel Boucher, mais je n’ai pas vraiment le temps: je vais mourir bientôt Le pire, c’est que je hais Daniel Boucher (son personnage : pour m’être pogné avec lui à l’époque de son [...]
  • Reste dans ton trou Falardeau!
    Je suis bien content d’avoir vu à l’instant l’entrevue de Pierre Falardeau à TLMEP. Et la présence de l’ancien pirate informatique Mafiaboy, Michael Calce, sur le plateau, ainsi que Patrick Norman, est venue dresser un beau petit plat dont je vais me servir à l’instant. Premièrement, après avoir lu la chronique de Falardeau à l […]

RSS Humanisme

  • Ce n’est pas la nature qu’il faut sauver, c’est nous!
    Après tout ce bleu, étourdissant pour certains, sombre pour d’autres, en attendant le rouge noyé sous la pizza et la bière des déménagements, il serait bon de retourner à la réalité. Une de celles-là, c’est que les contaminants qui nous entourent diminuent « l’écart de poids à la naissance entre les garçons et les filles. [...] […]
  • Né pour un grand pain (les osties, c’est pas assez…)
    Vous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter et profitez de la vie. En faisant un [.. […]
  • De l’indignation en vrac
    Voilà, en vrac, quelques sujets à pointer, à pétage de coche, à graver au fer rouge pour faire monter la sauce. Choisissez la sauce à quoi, de quoi. L’allumeur, c’est Le Crachoir : Deux juges américains ont admis avoir touché plus de 2,6 millions de dollars de la part de prisons privées en envoyant pendant des années [...]
  • BurKhadr
    Petite discussion  intéressante entre Belz et moi à la suite d’un billet de Patrick Lagacé au sujet d’Omar Khadr. Je vais m’en servir comme introduction pour ce billet. Belz : Peut-être aussi que si sa soeur ne se mettait pas un drap sur le corps avec seulement un trou pour les yeux, on serait plus sympathique à [...]
  • Nouveau sport : le lancer des médailles de l’Ordre du Canada
    À cause d’un monsieur Morgentaler, les denteliers de la religiosité chrétienne se font aller depuis quelque temps, peut-être est-ce une manière de faire compétition aux explosifs adeptes d’Allah? mais à coups de médailles de l’ordre retournées… Ça ne tue pas, mais ça tape tellement sur les nerfs! Donc, la barbe du dernier nommé à l’Ordre [...] […]

RSS Littérature

  • Un foutu beau débordement de singularité
    Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite l’esprit pendant que j’expirais. Désolé, mais […]
  • Le luxe du temps
    Bon, voilà, j’ai publié aujourd’hui mon dernier billet sur Blogosphère. Cette collaboration me grugeait du temps comme c’est pas possible! Je pouvais passer trois heures par jour à scruter mon agrégateur pour suivre ce qui se passait dans la blogosphère; et trois heures, c’est conservateur comme chiffre… Et on rajoute à ça le t […]
  • Encore de la couleur (et un peu de sombre)
    Encore un autre traficotage coloré! Celui-là, je l’ai réalisée avec en tête la main du peintre, son oeil qui cherche le détail, son sens de l’aplat, de la texture, de la transparence, de la forme, sa recherche de la vibration. Mon fantasme de devenir un grand artiste reconnu n’était pas bien loin, même s’il s’était tari [...] […]
  • Un ici et des ailleurs
    J'ai décidé d'ajouter à droite les hyperliens vers là-bas, si vous désirez me suivre à la trace... J'ajoute aussi une section avec le fil RSS de l'apparition des chapitres de mon roman (le premier chapitre devrait y figurer sous peu). Tous les commentaires, critiques, idées, corrections seront les bienvenus, mis à part les tentatives de d […]
  • Un nouveau départ
    Voilà, c’est fait. Je redémarre tranquillement mon projet de roman. Pour commencer, je viens de constituer une nouvelle niche. J’ai changé le titre aussi : Auréole instantanée pour Le roman de Renard. Après un commentaire très constructif de Sophie-Anne, voilà assez longtemps, qui me proposait de changer mes temps de verbe pour le présent au lie […]

RSS Musique

  • C’est Ma Toune!
    J’en ai parlé dans ma chronique Blogosphère du jour, mais je tiens quand même à le rapporter ici, parce que c’est très intéressant comme projet. Donc, voilà, Il Blogue a démarré un projet de musique en collaboration, Ma Toune, question de bâtir une chanson avec l’aide des internautes. Personnellement, j’aimerais bien m’investir […]
  • Quelqu’un n’a pas encore vu cette photo-là!
    Le blogueur Éric de Scotch et sloche pose une foutue bonne question par rapport à cette photo-là : Info ou vidange? Pour ceux qui ne la reconnaissent pas, c’est Rihanna qui venait tout juste de se faire battre par son amoureux Chris Brown. Pour ceux qui ne la connaissent pas, c’est une chanteuse pop, originaire [...]
  • Malajube suce?
    J’ai rarement lu quelque chose de plus chien… «Malajube, c’est tout juste le niveau au-dessus des Trois Accords, mais avec la prétention en plus. De la poésie d’illettrés.» – Sylvain Cormier à l’émission Fréquence libre. Trouvé sur P45. Posted in musique Tagged: critique, Fréquence libre, illettré, Malajube, musique, P45, poésie, sévère, Sylvain […]
  • Loin du silence…
    Après tant d’émotion, retour au travail ce matin (j’ai pas chômé non plus en fin de semaine avec mon emploi de DJ…) avec une autre semaine de remplacement chez BRANCHEZ-VOUS! Le sujet du jour : l’aide de 4 milliards du gouvernement Harper pour l’industrie automobile, où je plogue les billets de Patrick Dion et de [...]
  • Les sons du passé
    J’ai eu une idée comme ça. Ça serait bien si on pouvait renvoyer ses cassettes audio aux compagnies de disque, puisque la technologie est désuète, et avoir en échange un format digital, soit sur CD, soit un fichier mp3. Logiquement, si j’ai payé pour les droits d’une oeuvre musicale, je devrais pouvoir en profiter ad [...]

RSS Philosophie

  • L’éducation comme arme contre le capitalisme sauvage
    (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Sur le blogue de David Gendron, je suis tombé sur le terme « PARECON », via un commentaire de François Tremblay. J’ai cherché un peu et j’ai trouvé un texte sur Zombie qui [...]
  • Questions d’éthique (pour en finir avec les…)
    Je voulais continuer sur l’éthique, mais ça commence vraiment à déraper solide un peu partout… Je viens d’effacer le premier paragraphe d’un billet au sujet de la confidentialité identitaire sur les blogues. C’est comme si le fait de même seulement relater l’éthique est mal. On n’est plus à une contradiction près, […]
  • Patch contre l’électrosmog
    C’est un sujet dont on ne parle pas vraiment dans les médias, la pollution électromagnétique. Pourtant, une entreprise française vient de lancer au Canada, sous le nom de D’Faz, « un patch protecteur à coller au dos de son téléphone portable. » Ce bidule « neutralise en déphasant les ondes à haute fréquence qui nous agressent ». Le deuxième para […]
  • 243 entorses à la liberté
    Ce billet vient de paraître parallèlement sur le blogue « Les 7 du Québec ». Les commentaires seront ici fermés, alors si vous désirez en laisser un ou bien les lire, suivre l’hyperlien précédent. Trouvé via l’Agence Science Presse, publié sur le site de l’Université Montréal, l’article nommé « Docteur, j’ai 243 produits chimiques dans mon […]
  • Un pacte manqué
    C’est marcher sur des oeufs que de se positionner par rapport à la survivante du pacte de suicide saguenéen Cathie Gauthier-Lachance. J’ai laissé quelques autres le faire chez BRANCHEZ-VOUS!, ce matin. Hier soir, ça m’a fait tout drôle d’entendre au Téléjournal des citoyennes s’avouer solidaires de cette femme. Cette femme qui, […]

RSS Billets souverains

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