Voilà, ce dont je vous parlais le 26 octobre dernier, l’horloge humaine, c’est en ligne, le résultat est la vidéo plus haut. Le jeu, c’est de découvrir quelle seconde je personnifie. Et bien sûr, l’idée principale, c’est de la diffuser dans votre ou vos espaces pour rejoindre le plus de gens possibles.
Le temps passe, et le problème des pollutions est encore alarmant.
On a beau discuter de la syndicalisation et y voir de mauvais côtés, il reste que c’est un droit et une possibilité qu’ont les travailleurs. (Et pour pouvoir empêcher totalement cette possibilité, il faudrait pouvoir empêcher aussi totalement les abus qui créent ce désir de syndicalisation…) Je soupçonne l’idéologie plus que la rationalité dans le processus de décision de cette fermeture. Je comprends la déception du patronat devant cette perspective, mais ça me surprendrait beaucoup que dans n’importe quel cas la syndicalisation signifie pour autant la fin des profits. Réduction vraisemblablement, mais on parle quand même déjà dans ce cas-là d’emplois sous-payés, s’il faut le préciser, et que ce sont surtout des jeunes qui les occupent.
Cela me fait penser à ma seule expérience syndicale. Je travaillais dans le seul débit d’alcool montréalais qui a réussi à se syndiquer à la fin des années 90. Et ce n’était pas un caprice de faire cette démarche-là, croyez-moi : les relations employés-employeurs étaient les pires que j’ai vécu depuis que je suis sur le marché du travail. Mais le patron a réussi de main de maître à se débarrasser, et du syndicat, et de tous les employés qui étaient là pendant ce temps, pas seulement ceux qui étaient impliqués. À ce qu’on a su, il a engagé comme gérant un spécialiste du cassage de syndicat. Ce gars-là s’est acoquiné avec quelques employés antisyndicalistes, il leur a fait miroiter quelques avantages, et ils ont réussi à attirer une majorité d’employés de leur bord, et paf! Après ça, ce fut les mises à pied pour la plupart du temps des raisons stupides et tirées par les cheveux. Pour moi, le stratagème avait été très ingénieux : j’ai été transféré dans une nouvelle section, elle a été fermée après quelques mois, sans qu’on m’offre autre chose. Après coup, j’ai su que la section avait été rénovée et rouverte trois mois plus tard. Une pierre deux coups. (Personnellement, j’ai pris ma revanche en m’inspirant fortement de ce patron pour composer le personnage du patron cinglé dans mon roman…)
Dans n’importe lequel de ces cas, c’est certain que c’est toujours la loi de la jungle qui prime, on ne peut pas contraindre aucun patron à ne pas se débattre comme un poisson dans l’eau devant ce qu’ils considèrent, à juste titre, comme une perte de contrôle. Mais bon, il reste des initiatives citoyennes comme le boycottage pour envoyer un message, même s’il ne semble pas encore à force égale. En espérant quand même qu’il soit pris au sérieux, si réellement l’argent parle…
Richard Desjardins s’exprime sur le sujet général des mines et plus particulièrement sur le projet de la compagnie Osisko dans la ville de Malartic à l’émission Les Francs Tireurs (il est possible de visionner l’émission ici). Il s’est exprimé aussi précédemment sur le même sujet dans une lettre ouverte parue au journal Le Devoir, et un article est paru sur Rue Frontenac, entre autres.
Parmi tout son réquisitoire, il a fait ressortir que les compagnies minières faisaient des profits faramineux (dans le cas d’Osisko, ça sera des milliards) alors que souvent elles ne payaient pas une cenne d’impôts et qu’en plus les communautés qui les accueillaient restaient visiblement dans la pauvreté (la région de l’Abitibi-Témiscamingue n’est pas réputée pour être très riche, et je l’ai constaté moi-même, pour y être allé souvent, alors qu’il ne manque surtout pas de mines…).
Alors, je ne peux pas m’empêcher de penser à mes amis de la droite éconocentriste qui clament haut et fort que le risque de trop imposer les compagnies les fera fuir ailleurs. Je peux bien croire que c’est vrai pour beaucoup de compagnies (ce à quoi j’ai quand même tendance à m’objecter), mais dans le cas de celles qui grappillent dans nos ressources naturelles, ça serait bien difficile pour elles d’extraire en n’étant pas sur place… (Voilà où devrait au moins s’arrêter le désir de voir une société sans État!)
Donc, qui a le gros bout du bâton à votre avis dans ce cas-là? Ça devrait être ceux qui habitent le territoire, les Abitibiens, nous tous, et qui sont représentés par des élus, non? Pourquoi ça semble être le contraire alors? Comment ne pas croire que le ministère des Ressources naturelles gère le Québec comme un bar ouvert, et en échange de seulement quelques bonbons, soit quelques emplois bien payés?
Et on se demande pourquoi le Québec n’est pas plus riche!
Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. [...] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles, plus nos contentements sont brefs… L’instabilité s’est transformée en constance, en loi élémentaire… et l’obéissance à cette loi a transformé la nouveauté en absolu moral… [...] N’importe quelle nouveauté est une expérience précieuse depuis que la vie fait autre chose que survivre…
Au sujet des dernières élections municipales, ce qui me scie le plus en deux, c’est que l’aura de corruptibilité qui s’est tissée autour de Gérald Tremblay n’a pas été un moteur assez fort pour faire se lever la quasi-totalité des électeurs de Montréal, encore moins pour gruger plus radicalement dans ses appuis du côté de ceux qui se sont levés debout.
Et quand je constate que dans mon coin la controversée mairesse de Boisbriandne s’est pas fait battre à plate couture, je me dis que nous sommes très loin du cynisme tant relaté ou, au contraire, dans un point de non-retour : les gens semblent s’être fait greffer des bouchons antipolitiques. Ou encore pire, visiblement, une grande partie des gens qui ont coché sur des bulletins de vote étaient atteints d’Alzheimer (au propre et au figuré).
Toutes ces histoires ont été relatées aux heures de grande écoute à la télé, pas seulement sur d’obscurs blogues comme le mien. Et le monde entier se rit de nous avec des comparaisons comme celle de Palerme. Qu’est-ce que ça va prendre pour que le monde se réveille?
Est-ce que le problème de la démocratie va seulement se régler quand la technologie réussira à nous faire voter directement par la pensée?
Sur le conseil de mon ami Eric Bondo, je viens de visionner le documentaire « Silence on vaccine », « qui donne la parole à des victimes de la vaccination, ainsi qu’à des chercheurs et des spécialistes des domaines médical et juridique au Québec, en France et aux États-Unis. »
Même si j’ai avoué dernièrement vouloir pour toute ma famille le vaccin contre la grippe A(H1N1), inutile de vous dire que de voir des parents raconter la descente aux enfers de leurs enfants (et bien sûr la leur) à la suite de vaccinations (pour diverses maladies) m’a beaucoup interpellé, moi qui suis le père d’une enfant en excellente santé. Ça, c’est pour le coeur, ensuite vient la tête : les avis des spécialistes ont bien sûr terminé de m’abasourdir.
On y parle beaucoup de l’autisme (et d’autres maladies dégénératives), du mercure (et de l’aluminium) contenu dans les vaccins qui en serait la cause et du lobby pharmaceutique qui se cacherait la tête dans le sable malgré une augmentation réelle des cas graves depuis les campagnes de vaccination massives.
Après mon visionnement, je tombe sur un article d’Agence Science-Presse où on peut lire ceci :
Les vaccins causent l’autisme?
Commençons par cette peur, qui provient d’un agent de conservation appelé le thimérosal, lequel contient du mercure. Et le mercure, comme chacun sait, peut causer des problèmes neurologiques.
Il y a deux problèmes avec cette peur : la première, c’est que la quantité de thimérosal était si infime (50 millièmes de milligramme par dose) qu’elle ne pouvait infliger aucun dommage. La deuxième, c’est que bien des pays ont, dans les années 1990, interdit la présence de thimérosal dans leurs vaccins. Ce qui a fourni une opportunité en or aux chasseurs de statistiques : y aurait-il plus d’enfants autistes parmi les vaccinés « avec thimérosal »? Réponse : Non.
Pour vous dire, les bras me sont tombés deux fois… Et une troisième fois quand j’ai lu le billet d’Eric où il a simplement copié-collé un courriel annonçant le documentaire en question, pour pallier une décision de non-publicité de la part du producteur, l’Office Nationale du Film du Canada :
L’ONF a permis la sortie du documentaire sous condition qu’aucune personne, aucun commerce, ne puisse acquérir le film pour la revente. De plus aucune publicité ne sera faite pour faire connaître la sortie DVD. Conséquemment la population ne sera pas informée de la sortie du documentaire.
Ça m’a semblé presque trop gros pour être vrai, alors j’ai fait un peu d’investigation web. J’ai fait une recherche avec carrément l’extrait plus haut et ça m’a donné quand même beaucoup de résultats, sur des blogues, des sites et des forums (118). Et surtout, j’ai fait une recherche sur le blogue (très fourni) de la réalisatrice Lina B. Moreco. Je me disais qu’elle était la plus proche de l’ONF et qu’elle devait bien en parler si c’était vrai. Le mot-clé « ONF » n’a rien donné, alors, en dernier recours, j’ai parcouru sa page dédiée au film.
Notez ce qui y est indiqué. Ce qui est le plus bizarre, c’est qu’au début de la page dédiée il est annoncé que le film est disponible pour l’achat à la boutique de l’ONF. Donc, logiquement, ce billet devrait contenir quelque chose comme une plus-value. Et devinez qu’est-ce qu’on y indique de plus que la sortie du DVD : la même condition de l’ONF cité plus haut! Avec un petit plus :
c’est très inhabituel, pour un film venant de cet organisme public.
C’est très facile de lire entre les lignes que la réalisatrice est parfaitement au courant de toute cette histoire, mais qu’elle se mettrait dans l’eau chaude en l’indiquant trop directement. Même trop facile.
Aussi, je voulais être certain que rien de cette histoire n’était sorti dans les grands médias, alors j’ai refait une autre recherche en épurant mes mots-clés : « ONF sortie documentaire sous condition film revente aucune publicité DVD ». Et là je tombe, évidemment, sur un billet de Patrick Lagacé où il en parle en ces termes :
Il n’y a pas eu plus, ou moins, de publicité faite par l’ONF pour ce documentaire. Et si l’ONF veut «cacher» ce docu, pourquoi l’avoir financé? Pourquoi l’ONF offre-t-il, sur son site, des extraits du film? Un lien vers la boutique virtuelle où on peut acheter le DVD de Silence, on vaccine?
Pour une société d’État qui veut cacher la «vérité», on a déjà vu mieux…
J’avais déjà remarqué tout ça aussi, mais je trouve quand même étrange la quasi-approbation de la réalisatrice.
Oui, vraiment. À le voir au gala de l’ADISQ, il donnait vraiment l’impression d’être un mort-vivant (symboliquement, c’est vraiment ça, puisqu’il s’est donné la mort pour retrouver son jumeau Leclerc, question de redémarrer : mais le moteur s’est visiblement étouffé…). Et assis sur son steak dans la salle avec son gros chapeau ridicule il devait en faire suer une coup’ dans son dos.
Sans rire, dans son cas, le ridicule ne tue pas, mais il l’a fait suer au sens propre : il faut vraiment se croire au-dessus de tout pour penser qu’une épaisse peau de mouton est sans conséquence… Et sa performance, wow! je me suis rarement senti aussi agressé. Pour crier ainsi et détruire une chanson pas si mal à la base, Leloup devait bien halluciner la lune à travers le plafond du théâtre St-Denis.
Je n’ai vraiment rien contre les gens excentriques, mais faudrait bien lui shooter à celui-là un peu de sens de la mesure. Il y a coloré et vomitif. J’espère vraiment qu’il en fait trop par réflexe de défense, de survie, ce qui permet l’espoir qu’il en arrivera un jour à quelque chose comme le zen, au moins une attitude un peu plus posée. Parce que non, ça ne le diluerait pas.
Parce que là tout ce qu’il fait depuis quelque temps, c’est d’embrumer l’excellent souvenir que j’en avais, malgré et avec ses démesures.
J’ai adoré ses prestations à l’émission et même qu’il était dans mes favoris depuis la première saison. Son humour est vif, viril et surtout, intelligent. Ça fait drôle à dire quand le gars est capable de passer un numéro complet sur le sujet du ketchup! C’est qu’il a su lui développer une finesse insoupçonnée!
La vidéo plus haut fait partie de son nouveau projet nommé « Vrakota », où, sous les traits de Steeve Gariépy, coupe Longueuil à l’appui, il vante les mérites de produits absurdes comme de la colle à steak, un homard télécommandé et un collier à chien mp3. Un tordu mélange entre les pubs de Canadian Tire et, bien sûr, de Lakota.
Tout simplement tordant! Son canal YouTube est par là : VRAKOTA
La panique qu’on vit en ce moment avec la vaccination est due, et à cause du gouvernement, et à cause des citoyens qui sont contre (pour toutes sortes de raisons). Le signal du gouvernement était exagéré au départ, ce qui a provoqué la contrepartie citoyenne critique, ce qui a provoqué les instances de la santé publique à cogner doublement sur le clou pour contrebalancer, ce qui a beaucoup trop convaincu les citoyens (enfin ceux qui veulent le vaccin) : un sentiment d’urgence s’est installé.
Restons calmes, puisque, comme le souligne Mac de La Terre va trembler, « le nombre de décès reliés à la grippe H1N1 : 5 850, juste un peu plus que les décès reliés à la … lèpre. »
Depuis la parution de mon billet nommé « Elvis “Masbourian” Gratton », j’accumule des billets que j’ai lu portant sur le sujet de la situation du français.
Coyote Inquiet (portant très bien son pseudonyme) qui remarque en se promenant dans le quartier Plateau-Mont-Royal que 80% des gens dans la rue se parlent anglais. Phénomène que je remarque aussi parce que j’y travaille. Au-delà de l’irritation (et d’une certaine incompréhension) que je partage avec lui, j’ai trouvé quelque chose comme une réponse dans la section Opinion de Cyberpresse.
C’est un texte de Patrick Poisson, un « professeur de français langue seconde auprès des immigrants et étudiant à la maîtrise en éthique appliquée à l’Université de Sherbrooke » titré : « Les francophones laissent Montréal s’angliciser ». Il pointe les « lois linguistiques déclarées inconstitutionnelles, la culture américaine en super concentré, la mollesse du Canada à défendre sa minorité linguistique, la migration des francophones vers les banlieues, etc. »
Parlons-en du pouvoir, et encore plus du législatif, de la Cour Suprême du Canada : les Santa Claus qui ont fait arriver Chrismas un peu trop en avance cette année. On voit bien combien est vraie la formule : si tu ne t’occupes pas de politique, c’est la politique qui va s’occuper de toi… Mais là, c’est encore pire, puisque même une forte majorité de québécois en désaccord avec eux n’aurait pas pu influer sur cette mise à mort de la loi 104. Il y a bien du laisser-faire et de la peur qui nous ont menés jusqu’à aujourd’hui, encore des sujets de Sa Majesté, même si elle est bien le contraire de l’omniprésence dans nos vies.
Je n’arrive pas à comprendre cette traditionnelle guérilla en règle contre la loi 101, et encore plus aujourd’hui, puisque l’anglais est tout simplement un greffon à toutes les langues : qui n’a pas remarqué que le réflexe de traduction semble de moins en moins nécessaire quand il s’agit de la « langue des affaires ». Je pense à un détail dans ma lecture du moment, un roman fort intéressant de Jean-Simon DesRochers : La canicule des pauvres, aux éditions Les Herbes rouges.
L’auteur, qui se réclame du réelisme, dépeint quelques personnages anglophones et se sert donc de l’anglais dans les dialogues et dans la transcription de leurs pensées. Où j’en suis rendu dans ma lecture, il fait la même chose avec des personnages qui s’expriment en espagnol, mais dans ce dernier cas, on a droit à une traduction en fin de page.
Si j’étais un parfait unilingue francophone, une partie de l’oeuvre m’aurait été inaccessible. C’est un fait, pas une critique, enfin, pas personnelle, puisque je n’ai pas été brimé dans ma compréhension. Et je ne crois pas que ce choix éditorial est politique. S’il l’est, ça me surprendrait beaucoup. C’est un choix pratique. Pourquoi considérer une oeuvre francophone dans un contexte de lecture seulement francophone quand c’est (pratiquement) inutile d’aller au bout de la logique?
Alors, pour revenir à nos zélateurs anglophones, je le répète : pourquoi agir comme si l’anglais était en voie de disparition alors que cette langue est maintenant le greffon de toutes les autres? Les francophones n’ont pas besoin de s’ouvrir à l’anglais, car le forceps est bien ouvert et surtout, greffé. Qu’on soit d’accord ou pas n’est même pas secondaire tellement c’est hiérarchiquement bas. C’est comme ça.
Pour le reste, il y a notre espace linguistique à renforcer comme du béton armé. Ce qui donne pour certains, comme Caroline Moreno, le goût de suggérer des choses comme « Revenir aux graffitis (101) », « Bloquer un pont et réclamer le départ d’Ottawa du Québec » et « Prendre d’assaut l’Assemblée nationale du Québec et déclarer l’indépendance du Québec ».
Ce ne sont que des suggestions, mais une chose est sûre, c’est que le je-m’en-foutisme des uns encourage certainement l’extrémisme des autres.
Je veux et je vais aller me faire vacciner (ainsi que toute ma petite famille). Parmi toutes les raisons qui ont fait que j’ai penché de ce côté, il y a ce cher Vincent Sremed, blogueur, poète et surtout médecin, qui a bien réussi à calmer ce qui me restait de catastrophisme… Il a encore rajouté tantôt un commentaire en or à la suite de mon dernier billet sur cette question. C’est bien beau des politiciens de différents partis qui vont se faire vacciner ensemble devant le kodak, j’apprécie beaucoup plus le message qui m’est offert si chaleureusement ici.
Si vous êtes encore indécis, je vous conseille la lecture d’un billet à ce sujet de Mazzaroth (un ancien scientifique). Et le tableau qui orne ce billet est un emprunt à son plaidoyer en faveur de la vaccination. Si ça ne vous convainc pas, je ne sais pas qu’est-ce qui pourra y arriver.
Je ne peux pas faire plus.
Sinon de vanter l’utilisation régulière de gel hydroalcoolique sur les mains!
Pendant que j’y pense : la traditionnelle poignée de main, il faudrait bien la remplacer par autre chose de moins risqué, non? Et la bise aux dames, qu’est-ce qu’on en fait?
C’est que je suis tombé tantôt sur un billet de Benoit Descary qui pointe un nouveau service de recherche d’images similaires nommé GazoPa. Étant donné que je me suis déjà fait piquer une image, je me suis amusé à essayer les images contenues dans ma page « Art/Graphisme/Dessins », pour voir, puisqu’il est permis de simplement entrer une adresse d’image, et le tour est joué! Autre truc vraiment intéressant et qui pourra me servir, il y a possibilité de dessiner quelque chose directement sur la page en guise de recherche.
Pour avoir la tête dans le cul, je l’ai quand même un peu. Je suis encore légèrement enrhumé (la petite a ramenée ça de la garderie), pas grippé de l’ah! (contrairement au blogueur qui tient Le Gros BS).
J’avais trouvé cette photo naguère sur le blogue de Mazzaroth et je l’avais gardé pour une occasion. J’aurais pu en trouver une meilleure, mais j’ai d’autres photos qui me prennent des onglets et je veux m’en débarrasser pour le bonheur de vos yeux et de votre cerveau. (Parlant de ça, si vous ne connaissez pas encore Pluche, c’est du régal oculaire à la tonne!)
Continuons :
Ça, c’est une photo d’un graffiti de Filippo Minelli. Ça fait partie d’un projet nommé « Contraddictions ». Assez probant merci! On est loin de la virtuosité plate de certains graffiteurs…
Je l’ai gardée pour aucune autre raison que l’effet visuel, et plus tôt en zappant je suis tombé sur une pub d’émission au Canal V où on voyait quelqu’un faire ça. « Distraction » ça s’appelle. Autant cette photo m’interpellait, autant cette émission pas du tout.
De retour plus tard avec (sûrement) plus de substance.
Quand la circulation dans mes neurones sera revenue (un peu plus) à la normale.
Au menu, quelques notices qui pourront sûrement vous intéresser.
Premièrement, question de réagir virtuellement à la corruption en cours depuis trop longtemps, il est possible de s’inscrire au groupe Facebook « http://www.nonalacorruption.com/ » et aussi de signer la pétition en ligne.
Commentaire que j’y ai laissé : Pour que le gouvernement soit le lobby des citoyens, pas le caniche des affairistes (illégaux ou non)!
Deuxièmement, Dominic Arpin m’a gentiment invité demain au Yulbiz et j’aimerais vous inviter à mon tour. C’est qu’il organise un projet de vidéo s’inspirant de « tck tck tck » : L’horloge humaine (en prévision de la conférence de Copenhague). Et il fait appel aux blogueurs comme moi et comme vous pour l’aider à mener à bien son tic tac.
Si de montrer votre face pendant une seconde ne vous fait pas peur (et les autres secondes l’entourant risquent d’être assez agréables), ça se passe demain mardi de 17h30 à 20h00 au Laïka, à Montréal : 4040 Blvd St-Laurent.
Et pour terminer, j’aimerais vous faire part d’un communiqué de Raymond Viger, rédacteur en chef du journal Reflet de Société :
Concert bénéfice pour le Café-Graffiti
Le 28 novembre prochain, le Café-Graffiti organise un gros concert bénéfice pour soutenir son intervention auprès des jeunes.
L’Orchestre symphonique pop de Montréal sur scène avec 7 breakdancers, l’Église St-Jean Baptiste décorée de toiles graffiti et un écran géant de 26 pieds pour une projection multimédia. Mise en scène signée Pierre Gagnon. Du jamais vu!
Soutenez notre intervention auprès des jeunes en faisant circuler cette invitation dans vos réseaux.
Un nombre énorme de gens est tombé ici grâce à des mots-clés tournant autour de Pierre Foglia et de Denise Bombardier. Je ne le savais pas, mais c’est parce que la Bombardier a fait un caca sur la tête du Foglia. Une déjection quand même intéressante, ça vaut le coup d’oeil.
On se croirait presque devant une guéguerre de blogueurs…
J’écoutais La Joute hier. Pendant le débat sur le sujet, « Imposer le français au collégial? », Patrick Masbourian a fait un Elvis Gratton de lui-même. L’extrait n’est pas disponible, alors je vais le paraphraser :
Quand tu « Think Big », tu parles anglais!
Oui, il était sérieux, et oui, c’était supposé être un argument-choc pour gagner des points durant le débat! En tout cas, ce qui est certain, c’est qu’il a pitoyablement perdu la partie, arrivant bon dernier… (Pour ceux qui ne connaissent pas l’émission, c’est le public qui vote.) Mais bon, c’est une émission de Télé-Québec, alors ça vaut ce que ça vaut. (Ajout : j’aime Télé-Québec et tout ce que je veux dire par là, c’est que le résultat est sûrement beaucoup lié à l’auditoire de ce poste.)
Personnellement, ce qui m’énerve avec ça, c’est que ce qui devrait être un choix, une curiosité, quelque chose d’utilitaire (apprendre l’anglais est une chose, être anglophile en est une autre) devient une idéologie qui classe dans la catégorie des perdants ceux qui, par choix, par goût, et/ou par (manque de) nécessité, s’intéressent peu ou prou à la « langue des affaires » (expression fourre-tout qui signifie aussi « langue du travail », pour ne nommer que celle-là).
Parce que je sais bien que c’est un atout parler anglais. Mais il n’a pas l’honnêteté de constater que c’est plus le cas pour certains que pour d’autres. Pour ma part, je ne le parle ni assez ni bien, mais quand on me donne l’impression comme lui que l’anglais est une nouvelle religion, mon athéisme refait surface…
Et surtout, je trouve que c’est retourner la question à l’envers. Il est question de la pérennité de la langue française en Amérique et d’intégrer les néo-québécois à langue (officiellement) commune, ce qui est tout à fait légitime, pas de taper sur les doigts des francophones!
Parce que justement on se fait assez taper sur les doigts légalement avec cette invalidation de la loi 104!
Sur son blogue, Chantal Hébert souligne que le Québec est l’« enfant pauvre du plan d’action économique conservateur » :
seulement 7% des fonds de stimulation économique prévus dans le plan d’acton (sic) du gouvernement ont été attribués au Québec
Aussi :
57% des projets d’envergure (un million de dollars et plus) sont allés à des circonscriptions conservatrices alors que le parti ne détient que 46% des sièges aux Communes.
Je sais qu’il y a aussi un programme de stimulation économique au Québec, mais je n’ai pas l’impression qu’il explique à lui tout seul la performance de notre belle province.
Donc, est-ce que cela donnerait raison aux gens qui sont contre l’intervention de l’État dans l’économie en temps de récession (toujours, en fait…)?
Je ne sais pas si ça vous arrive parfois de jeter un oeil dans ma colonne de droite. Je passe beaucoup de temps à fouiner sur le web pour dénicher des trucs intéressants. Pour ce qui est plus sérieux, c’est dans ma section « Billets choisis de mon agrégateur », et dans ma section « Babillages (Twitter) » c’est plus varié.
Tout ça pour dire qu’il m’arrive aussi de pointer plus particulièrement sur mon blogue certaines choses, comme les billets que je vous proposerai à l’instant. Le premier provient du blogue « La Terre va trembler » de celui ou celle qui se (pseudo) nomme Mac, ayant pour titre : « Soulèvement ». Il « soulève » le fait que la corruption semble être un problème politique global, au-delà des exemples récents au niveau municipal. Et bien d’autres constats bien justes, et bien d’autres idées inspirantes, dont celle « d’annuler les élections municipales prévues le 1er novembre. » Et son titre n’est pas une image…
Et j’ai surtout l’impression que ce genre d’écoeurantïte aiguë s’attrapera comme le populaire virus, enfin, selon l’hypothétique des prédictions. À moins que nous soyons vraiment trop pris dans notre « bonheur illusoire de consommateurs abusés », comme l’écrit bien le Mouton Marron dans le deuxième billet que je vous propose, nommé : « L’état de nos rues. » Il a été publié à moins de 20 minutes d’intervalle du premier, et on sent une certaine fratrie thématique. Il aurait même pu aussi titrer son billet « Soulèvement », comme en fait foi sa finale :
Les bouttes d’asphalte décollés du pavé voleraient. En veux-tu du nid-de-poule en vlà.
Le web social comme détonateur d’indignation, j’achète!
Je pense au fait que pour certains le vaccin contre la grippe A (H1N1) serait une conspiration pour éliminer une grande partie de la population planétaire. Et si c’était le contraire, justement : on installe dans la population la peur du vaccin pour que le virus tue le plus de monde possible…
Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si vous vous souvenez, le billet, c’était au sujet des subventions aux arts, à l’époque où Stephen Harper coupait dans le gras du bide des méchants zartissses. Vous vous douterez que sa chronique ne vante pas les mérites des subventions étatiques…
Donc, voilà, là où le bât blesse, c’est qu’en guise de point de départ pour prouver que les artistes n’ont pas besoin d’argent public il choisit l’exemple du très populaire lipdub de l’UQAM qui utilise, comme trame musicale de fond, la chanson « I Gotta Feeling » des Black Eyed Peas.
Premièrement, il n’y a rien d’artistique (ou si peu) dans le lipdub, et la toune de BEP, j’aime mieux ne pas trop en parler — de toute façon, elle est secondaire en tant que telle. Le plus important, c’est qu’elle a été choisie parce qu’elle est consensuelle, et dans une optique de pub virale, c’est plus payant que de choisir une toune obscure de quelqu’un ou d’un groupe qui est plus artistique qu’entertainer, justement. (Personnellement, je trouve que cette chanson est une comptine pour adulte…)
Si le lipdub est l’avenir de l’art, il y a beaucoup de gens, dont moi, qui ont complètement perdu leur temps pour parfaire leurs techniques et leurs démarches artistiques au cégep et à l’université. Je ne veux pas dénigrer les petites filles, mais la seule différence qu’il y a entre un spectacle de danse de petites filles à l’école primaire et le lipdub, c’est qu’il y a plus de moyens et d’organisation pour ce dernier. Même que je dirais que les petites filles sont souvent plus originales, ce qui pour moi est encore quelque chose d’important en art.
On reprend un concept maintes fois repris sur le web, on prend une des chansons les plus populaires de l’heure, tout ça me semble être à l’antithèse de l’originalité. C’est certain, le but de tout ça était de faire de la publicité, pas de faire un chef d’oeuvre qui sera encensé par le milieu artistique.
Alors, ce que je peux dire, c’est que David Descôteaux induit en erreur les lecteurs du journal Métro en utilisant cet exemple. Mais bon, il se reprend plus loin en pointant quelques artistes qui réussissent à tirer leur épingle du jeu sans subventions. Par contre, personnellement, je ne connais que Denis Villeneuve dans le lot (et en plus, il pointe son court métrage « Next Floor», qui n’est pas le plus connu, à ce que je sache — « Un 32 août sur Terre », « Maelström » et « Polytechnique » ont tous bénéficié de subventions).
Je ne dis pas non plus, point de salut sans subventions, mais je suis loin d’être convaincu que les subventions sont complètement inutiles, encore plus quand il s’agit de long métrage. Par exemple, pour un musicien, il est beaucoup plus facile de faire sans, idem pour les courts métrages.
Et puis un artiste qui doit travailler des heures et des heures pour payer son ordinaire ne passe pas ce temps à travailler sur son art. Il y a même des prestations d’aide sociale qui ont bien contribué à notre paysage culturel, il ne faut surtout pas l’oublier.
Il n’y a que l’idéologie pour rejeter tout ça du revers de la main sans broncher.
Samedi soir, au milieu d’une foule compacte et fourmillante, alors que je n’avais qu’à penser au meilleur moyen musical de perpétuer ce festif état des lieux, j’ai ressenti profondément l’angoisse de la mort, de sa finalité. Je ne sais pas pourquoi. Ça m’a attaqué, subitement.
Et, devant cet objet vide et oppressant, ce vacuum, ce rien compact, ce noir opaque, malgré ma volonté de fuir la superstition j’ai espéré comme un baume la possibilité de le meubler par un si. S’il y avait ci, s’il y avait ça… C’est trop facile. J’en suis quitte pour m’éloigner encore plus d’une hypothétique illumination.
J’en parlais hier avec mon vieux pote, et il m’a pointé le fait que je suis père maintenant.
Ç’a du sens.
Ajout :
J’ai l’impression que mon billet est un peu l’écho de ça, même si je viens de le lire…
Je n’en ai pas encore parlé ici (de la vaccination pour la grippe A — H1N1) parce que je ne savais pas trop quoi en penser…
Mais là, je suis tombé via un billet de Yogen sur un article assez coup de poing merci! Un microbiologiste soulève le grand danger de précipiter la vaccination alors que les études cliniques ne sont pas terminées. Bon, je savais déjà ça, mais en plus il explique que le vaccin contient du mercure comme agent de conservation.
Pierre Cayouette soulève bien justement dans un billet qu’« un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde ». Il le termine en spécifiant que ce problème « est aussi intimement lié au problème de l’eau ».
Le dernier billet du copain Enkidu pointe le fait que notre « clown de l’espace a refusé de s’associer à l’organisme Eau Secours, qui prône la préservation du caractère public de l’Eau ». Mon nez rouge en tombe de sa chaise…
À lire, et profitez-en pour suivre le lien qui se rend jusqu’à l’article d’André Bouthillier d’Eau-Secours! paru le 17 juin 2009, pas très longtemps après la fameuse émission de TLMEP où Hervé Kempf et Micheline Lanctôt étaient parmi les invités.
Cependant, mis à part le fait que je trouve important que tous aient accès à ce qui compose environ 70% de notre être, je la trouve interrogative LA question de l’hachedeuzeau. Si le bleu de la Terre trouvait un moyen de s’enfuir massivement dans l’espace comme celui qui s’en enrobe à toutes les sauces, je dis pas. On aura beau la boire, elle va ressortir souillée, mais elle va ressortir quand même du corps. On aura beau avoir l’air stupide et laver d’eau trop propre son asphalte, elle ne va pas disparaître pour autant, seulement l’argent de nos taxes…
Le volume d’eau sur Terre est seulement inégalement disponible. Il existe des manières de dessaler l’eau de mer, même si elles sont encore trop coûteuses pour être rentable. Mais si on enlève l’idée de rentabilité là-dedans et qu’on pense juste aux gens qui ont soif, pourquoi les dons de charité n’iraient pas justement à la recherche et au développement de solutions dans ce sens-là? Même qu’au bout du compte, ça serait profitable, dans tous les sens.
Donc, gardez l’adresse de cette vidéo dans vos favoris ou dans un onglet, attendez un moment, soit de rage, de découragement, de peine, etc., et visionnez!
Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre commentateur, qui signait « Georges Fedorov », était en fait Maurice G. Dantec, romancier (surtout de la science-fiction) et essayiste (dans la mouvance conservatrice — il « défend ouvertement le rétablissement de la peine de mort au Canada »). Mais à la base, pourquoi avoir endossé cette burqa anonymisante au lieu de commenter courageusement et ouvertement?
Autre bavasserie de l’utile humain : l’écrivain a pondu, suite à son séjour en mes terres (hé hé!), une galette (objet de forme ronde et plate) où il vise mon blogue et/ou moi et/ou les gens qui nous regroupons ici pour discuter. Et la répétition des « et/ou » n’est pas une tentative stylistique, tout ça me fait encore barboter en pleine confusion…
Lisez plutôt :
Le premier mensonge que la société québécoise post-modernisée est en train d’élaborer, c’est qu’elle n’est absolument pour rien dans cette « mort volontaire » (c’est en effet le mot juste), et surtout qu’il s’agit là de la « mort d’un être humain », entendez : comme tous les autres.
Un « être humain » comme vouzémoâ, avec ces pulsions maladives, ces problèmes personnels et professionnels, relationnels et intimes, bref, ce mensonge a pour but d’ôter toute singularité à ce qui fore le mystère du suicide d’un écrivain. Car c’est en tant qu’écrivain (sic) que Nelly Arcan a été « suicidée » ; comme le dit fort justement, et dans une perfection lapidaire, une certaine CalamitySandrine sur un blog québécois (1) où j’ai vainement tenter de discuter, « on l’a tuée de sa propre main ». Mais comment cette société, qui a produit les conditions suffisantes et nécessaires à l’émergence puis à la disparition d’un tel écrivain (sic), aurait-elle le cran de se regarder bien en face, dans le miroir de ses constantes trahisons ?
Le blog en question est à ce titre tout à fait représentatif de cette tendance, j’oserais dire cette force d’attraction collective vers la pop-psychanalyse, l’humanisme new-age, l’égomanie consensuelle et le syncrétisme post-moderniste, on est ici pour verser quelques larmes, en précisant parfois que l’on n’a rien lu d’elle (quel intérêt, en effet, s’agissant d’un écrivain) et s’offusquer dès lors que l’on ose remettre en question le « modèle québécois », qui est précisément le seul et unique responsable de cette mise à mort dont il s’agit de supprimer toute la singularité en la mixant aussi vite que possible dans le « moule démocratique ». Cet appendicule de la sphère internet aura forgé sans le savoir la nécessité d’écrire ce texte, tout autant qu’il aura servi de test « en temps réel » des formes diverses et variées qu’a prises le néo-conformisme démocratique. Pour un blog se dénommant sans rire “carnet résistant”, c’était disons… cohérent avec l’époque.
Et, en fin de texte :
1- Il se reconnaîtra assez vite sans que j’ai besoin de le citer.
Et là, je viens de relire ses commentaires à la suite de mon billet et je crois comprendre que l’homme n’est pas loin d’être un analphabète du web 2.0 (une preuve de plus, il publie ses billets sur un site statique) :
Je pouvais bien ne pas comprendre : pour lui, il semble que mon blogue est une entité fermée, un système, pas un espace de diffusion de mes productions et surtout, d’interaction libre. En vérité, ce n’est pas un monolithe idéologique : des gens avec des avis très divergents viennent croiser le fer ici, mais il a réussi à tous nous mettre dans le même panier. Il n’a pas compris que la blogosphère, dont je fais partie, mais pas lui (et c’est bien son droit), est un ensemble de paniers percés (dans le sens que tout est mis en place pour que l’information circule), et surtout, sans agendas.
Et j’en arrive à cette conclusion parce que je n’ai pas théorisé au sujet de ce suicide dans mon billet, non plus en commentaire. Je me suis repris un peu dans mon deuxième billet, mais je ne crois pas qu’il l’ait lu, puisque j’ai bien mis l’emphase sur le fait que je crois (comme lui — enfin, en partie) que ce suicide est singulier (surtout au niveau de ses répercussions dans la société). Alors, comment peut-il pointer le « cas » de mon blogue si le principal intéressé (moi) n’a, pratiquement, que lancé le sujet? Parce que Renart L’éveillé n’a été seulement qu’une petite crotte dans son calcul. En conséquence de quoi, je me sens nullement insulté, juste intrigué, comme devant un grand puzzle dont je n’aurais pu voir le résultat final dans sa totalité afin de me guider (et le pire, c’est que ces casse-têtes existent, j’en ai déjà donné un à Douce).
Aussi, comment dois-je comprendre sa notice de fin de texte où il m’annonce que je vais me reconnaître « assez vite »? Pensait-il avec une assurance disproportionnée que je suis un de ses lecteurs assidus? Désolé, mais ce n’est pas le cas. Si ce n’avait été du porte-panier qui est venu m’annoncer la grande nouvelle, il aurait écrit quelque peu dans le vide… (Tout cela m’a quand même fait penser d’ajouter « carnet résistant » à mes alertes Google, je l’en remercie). Et, pendant que j’y pense, justement, qu’est-ce qu’il a bien pu vouloir dire par « se dénommant sans rire “carnet résistant”, c’était disons… cohérent avec l’époque. »? (Si je puis l’expliquer rapidement, en choisissant « carnet résistant » je voulais jouer avec la dichotomie entre l’image — humoristique — de la solidité matérielle et la résistance abstraite, plus explicitement au simple fait de ne pas céder au silence confortable — donc, objectivement, M. Dantec aurait pu nommer son propre site de cette manière et cela aurait été très logique, puisque, même s’il ne se réclame pas de la même pensée que la mienne, nous avons en commun quelque chose comme un désir de sortir la tête de l’eau pour voir où le courant va — ce que j’ai l’impression de partager avec la majorité de la communauté virtuelle, enfin, celle que je côtoie le plus…)
Encore plus, j’aimerais comprendre d’où il tient que mon blogue est représentatif de la « pop-psychanalyse », de « l’humanisme new-age », de « l’égomanie consensuelle », du « syncrétisme post-moderniste » et du « néo-conformisme démocratique ». Serait-ce moi qu’il vise, ou l’ensemble de l’oeuvre, incluant les contributions des autres blogueurs et simples commentateurs? J’opte toujours pour le deuxième choix, et ça me semble complètement surréaliste, comme je le soulève dans mon titre. Le dinosaure arrive avec ses gros sabots, cependant myope comme une taupe.
Et comme la vie est souvent faite de beaux hasards, je suis tombé plus tôt via Twitter sur un très bon billet de Thierry Crouzet où il arrive à la conclusion que les critiques assassines du web que fait le philosophe Alain Finkielkraut sont finalement basée sur sa non-maîtrise de l’outil :
Finkielkraut finit par avouer qu’il ne sait pas surfer, qu’il ne sait pas se servir de l’outil… et que tout son discours ne fait que révéler sa peur et son ignorance. Il aurait pas pu commencer comme ça notre philosophe. « J’ai la trouille, j’y comprends rien, j’ai l’impression que le monde que j’aime fout le camp. » Au lieu justement de nous parler de lui, de ses tripes, de ce qui à la limite n’est pas information, il tente de construire un discours vide car il n’a pas l’expérience de ce dont il parle. Il évoque l’ascèse, l’étude. Mais sait-il vraiment ce qu’est l’ascèse, sait-il ce qu’est une véritable expérience philosophique ?
Je ne dis pas que Maurice G. Dantec est ce genre de dinosaure là, ce serait trop simpliste. Et même insultant pour lui, étant donné le gouffre idéologique qui les sépare. Finkielkraut manque de référents pour appuyer sa critique, Dantec devrait s’exercer à référer et à référencer…
Un marteau ne peut pas fracasser un crâne de lui-même, il lui faut une intention et surtout un corps mouvant pour l’arracher à la gravité.
Ajout :
Citation de Noam Chomsky (gracieuseté de Lutopium) :
Les intellectuels ont un problème: ils doivent justifier leur existence… La plupart des choses qui sont comprises, à part peut-être certains secteurs de la physique, peuvent être exprimées à l’aide de mots très simples et dans des phrases très courtes. Mais si vous faites cela, vous ne devenez pas célèbre, les gens ne révèrent pas vos écrits. Il y a là un défi pour les intellectuels. Il s’agira de prendre ce qui est plutôt simple et de le faire passer pour très compliqué et très profond. Les groupes d’intellectuels interagissent comme cela. Ils se parlent entre eux et le monde est supposé les admirer, les traiter avec respect, etc. Mais traduisez en langage simple ce qu’ils disent et vous trouverez bien souvent ou bien rien du tout, ou bien des truismes, ou bien des absurdités
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Publié octobre 28, 2009 opinions , santé 42 CommentairesTags: A(H1N1), baiser, bec, bise, blogueur, calmer, Catastrophe, catastrophisme, Commentaire, convaincre, dames, en faveur, Famille, Femmes, gel hydroalcoolique, grippe, H1N1, indécis, joues, kodak, Lecture, mains, Mazzaroth, médecin, Message, plaidoyer, poète, poignée de main, Politicien, Raison, régulier, risque, scientifique, tableau, traditionnelle, utilisation, vaccin, vaccination, vacciner, vanter, Vincent Sremed
Si vous êtes encore indécis, je vous conseille la lecture d’un billet à ce sujet de Mazzaroth (un ancien scientifique). Et le tableau qui orne ce billet est un emprunt à son plaidoyer en faveur de la vaccination. Si ça ne vous convainc pas, je ne sais pas qu’est-ce qui pourra y arriver.
Je ne peux pas faire plus.
Sinon de vanter l’utilisation régulière de gel hydroalcoolique sur les mains!
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