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Le pire des Patriotes

En cette journée des Patriotes, je suis tout questionnement… envers mon moi de manifestant beaucoup plus festif que maniaque… J’ai le moi patraque, mais pas autant que d’autres… car je m’accroche encore à l’écoute des petites voix en dehors des murs de carton. Il y a de la vérité en dehors de sa propre couche corporelle, voilà une pensée à répéter aujourd’hui, et encore plus demain, et ainsi de suite!

Il n’y a rien à faire, « patriote » sonne quand même plus blessant pour le dialogue que « fleur ». Et je ne suis même pas à bout de métaphores, c’est la qualité qui prévaut sur la quantité. La stupidité d’un Louis ou d’un autre y verra de la mollesse : grand bien leur fasse, et surtout lui fasse, ce patriote absolutiste, ce mauvais exemple : je le laisse s’empêtrer dans sa mélasse de grande noirceur, avec l’aide de son hoquet idéologique! Non, « idéologique » c’est trop, car il n’a pas les idéaux logiques, seulement l’idiome idiot. Je daignerai peut-être l’aider quand il en aura si proche du nez que sa respiration causera de minuscules vagues…

Justement, quand le terme « patriote » a toutes les lettres d’une maladie mentale, je m’éloigne de la souche infectieuse, comme les autres copainscopains qui ont fait de même, à différents niveaux et à leur manière… En cette journée de fierté, je suis donc fier de ne pas endosser le patriotisme à la sauce uhecéenne du repli sur soi, de l’échafaudage puéril d’ennemis, de l’exclusivité de pensée, de la terreur née du détail, du courage qui ne se résume qu’à la rage, de la haine offerte en partage à tous les vents.

Je ne suis pas ça. La négative est plus évidente, c’est certain. Si je suis patriote, mon arme est le pont, pas la barrière qu’il s’est forgé du fer de ses lubies. Si je ne le suis pas, c’est qu’il me font, me fait trop peur, ou plutôt trop pitié, avec son petit air fantomatique.

Et il n’a surtout pas compris qu’un contrat se discute au jour le jour, en ayant le front vers l’avant, l’avenir, car le passé est toujours extrémiste en raison de son caractère statique. C’est un siège confortable, mais trop engloutissant. Le pire, c’est que je me suis bien démené pour le lui dire, en toute amitié

*

Avant de terminer, j’aimerais tomber dans l’anecdotique. Il y a un détail que j’ai gardé pour moi jusqu’à aujourd’hui et je vais m’en servir pour terminer en beauté cette histoire de séparation. Cela concerne l’élément qui m’a fait comprendre qu’UHEC ne pouvait plus être ma niche politique, puisque cela était la preuve que son élément central, Louis, a pour moteur un égocentrisme crasse malgré une façade qui s’acharne à démontrer l’inverse.

Bon, voilà, peu de temps avant qu’il publie son billet contre le blogue Angry French Guy, un ami — avec lequel je faisais du covoiturage, et qui est un très grand ami de ce blogueur — me dit :

— Eh! Tu t’es fait déclasser par AFG sur TLMEB y parait!

Je réponds :

– Ah! ouin… je n’ai pas remarqué, il me semble que mon rang n’a pas bougé depuis un bout…

En arrivant chez moi, j’ai vérifié et j’avais raison, ma position dans la section « Opinion » n’avait pas bougée, mais en même temps il était aussi vrai qu’AFG avait déclassé UHEC dans la section « Politique », et j’étais encore un collaborateur de ce blogue donc…

Alors, quand j’ai lu ledit billet après-coup, je me suis dit qu’il était évident que Louis avait écrit ce texte plus par frustration de s’être fait dépasser sur TLMEB que pour toutes les autres raisons évoquées… Et je savais pertinemment comment pour lui tout ce qui tournait autour des statistiques était important, même que de juste écrire « important » n’est pas assez fort! Je me souviens qu’il avait pondu un billet contre antagoniste.net à la suite d’un dépassement du genre…

Autre preuve, après m’être assez fait insulté par ses soins, j’ai rétorqué en action en inscrivant mon blogue dans la section « Politique » sur TLMEB pour rabaisser sa position — et ainsi lui rabaisser le caquet —, puis, une vingtaine de minutes plus tard, je recevais de sa part un courriel m’expliquant, pour des raisons vagues, que nous étions, à ses yeux, maintenant ennemis…

Y’a-t-il encore quelqu’un qui le prend au sérieux maintenant?

(Vous remarquerez que je n’ai pas ajouté d’hyperlien le pointant directement, mais je sais qu’il va quand même se manifester ici ou ailleurs, j’ai presque le goût de démarrer un « pool »…)

Ajout :

Wow! c’est du rapide! Même pas trois heures plus tard, Louis s’est commis sur son blogue par rapport à ce billet. Je le sais parce que j’ai reçu un trackback, que j’ai immédiatement effacé… Et je n’inclus pas ici l’hyperlien vers son billet pour la simple et bonne raison que je ne le sais pas, je n’ai aucun goût ni intérêt à lire les élucubrations de ce petit despote de pacotille sans autre saveur que celle âcre de l’extrémisme. Surtout, ça ne me tente pas de fouiller dans les poubelles…

Un autre ajout :

Il y a une fin heureuse à cette histoire, cliquez ici.

(Photo : allthekingsmentoysoldiers.com)

L’accord tacite #10

(Pour plus d’information quant au sujet de cette publication, consultez L’accord tacite #1.)

10) J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. j’accepte d’ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu’elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux,

Pour vous avouer franchement, je ne me souviens pas par coeur des 33 points de cette liste et la lecture de ce point m’a vraiment fait sursauter! Sans blague!

C’est une chance que je ne fusse pas avancé dans ce projet au point de faire celui-là pendant que j’étais encore enrubanné du gauchisme uhecéen… Je me serais trouvé dans une drôle de situation, même si j’ai toujours partiellement trouvé que les catégories gauche-droite sont insuffisantes à expliquer le monde idéologique à elles seules et qu’en même temps mon « coeur » est visiblement à gauche, dans le sens de progressisme. Et je dis partiellement, car les définitions de la droite et de la gauche, bien que discutables, servent au moins à préciser ou à généraliser quand on en a besoin. C’est utile et stérile en même temps. À utiliser avec précaution.

Pour revenir au « coeur », j’essaye tant bien que mal de ne pas seulement le suivre, par logique. Sans « tête », le « coeur » se démène comme une poule pas de tête, et de trouver des solutions à des questions comme « l’oeuf ou la poule? » est impensable!

Mais ce que je comprends avec ce point, c’est une accusation envers le système de balancier qui fait osciller la société dans un sens, puis dans un autre, sans toutefois apporter de changements vraiment profonds. On a l’impression que ça avance, que ça bouge, mais c’est du surplace. Donc, la politique est emprisonnée dans une architecture quasi binaire, où les solutions sont des agencements avec plus ou moins de gauche et de droite. Comme des recettes de cuisine. Comme des expériences avec éprouvettes par essai-erreur…

Quand on regarde du dehors des idéologies, en vrai pragmatique, elles apparaissent comme des Legos à démonter et à possiblement remonter, avec l’apport d’autres morceaux, mais seulement dans le royaume des concepts, puisque la politique d’aujourd’hui ne peut que jongler qu’avec les bras mécaniques de la partisanerie qui n’est qu’un jeu de mauvais et de bons coups à court terme. Exit les positions subtiles, exit les hypothétiques (puisqu’il devrait bien y en avoir) nouveaux alchimistes qui pourraient réussir à faire tourner la société sur un dix cennes… Les consommateurs chialent, mais le chic du Parlement les impressionnent, les vieux de la vieille dans tous les sens de l’expression ont toujours la cote parce qu’il ne faut rien démolir, toute nouveauté est dichotomique à la confiance et surtout comique… En fait, pas si comique que ça, même les humoristes ne trouvent plus beaucoup de jus dans le bal des élus!

Alors, il reste toujours la gauche éculée, acculée et accusatrice, bien qu’accrochée solidement au plancher, contre la droite froide, stoïque et revancharde, mais tellement efficace, pour attiser encore trop peu de passion. Rien de trop gros pour les analyses sèches, mais goûteuses des naufragés sur l’île de l’équilibre, état vers lequel je peine à tendre, à temps partiel.

Cela devient lassant de se battre contre les vents et marées de la politique d’apparence, qui n’est en fait qu’une belle pièce de théâtre diplomatique. Je vous laisse donc sur une analyse crue et lumineuse de Patrick Lagacé, où il dresse un beau portrait de la politicaillerie québécoise actuelle. En espérant que son message passera, pour le mien c’est moins évident…

(Photo : givikat)

Changer

Je viens de changer ma catégorie de blogue sur TLMEB, enfin pour quelques jours… c’est juste un petit test. J’étais dans la catégorie « Opinion » et je me suis mis dans la catégorie « Politique ». Ça ne change pas grand-chose, puisque je reste au troisième rang, en dessous d’un rang de mon ennemi idéologique principal, Antagoniste.net, et au-dessus de deux rangs de mon ami ennemi Louis (ajout : eh! oui, il a déclaré officiellement la guerre!).

Je trouve que la catégorie « Opinion » me va mieux, même si je parle généralement beaucoup de politique, dans le sens où tous les sujets sociaux sont reliés, de près ou de loin, à la politique. C’est incommensurablement dommage de voir qu’il y en a qui en sont vraiment allergiques, même de loin. Pour beaucoup de ceux-là, il reste le hockey

La colère a des limites…

D’habitude, le lundi, j’écris toujours un bon gros billet touffu parce que je me suis reposé le dimanche et que je suis en forme, en ce deuxième jour de congé. Mais là, j’ai passé ma journée à me battre, mais métaphoriquement quand même…

La cause : mon ami Louis, blogueur principal et créateur d’Un Homme en colère, est tombé sur la tomate d’un autre blogue, Angry French Guy, parce qu’il opère un blogue souverainiste, mais en anglais. Il croit que ce blogueur est un traître à la nation, comme tous les autres qui usent de l’anglais, même le blogue Sovereignty en Anglais (dont je vous parlé précédemment, troisième paragraphe du texte).

Je suis foncièrement en désaccord avec sa position que je considère extrémiste. Je me considère assez modéré donc je me dresse contre toutes les positions extrémistes, même si c’est mon ami, qu’il le soit en vrai ou seulement virtuellement, comme c’est le cas avec Louis.

Ce n’est pas en insultant tous les gens qui ne sont pas tout à fait en phase avec nos propres manières de penser qu’on va faire avancer les débats de société.

Et puis j’ajoute Angry French Guy à ma blogoliste par solidarité, même si personnellement je ne lis pas, puisque je ne lis l’anglais que quand j’y suis obligé. J’exerce mon droit de vivre en français, même sur le web.

Détour

Si le sujet de la politique québécoise vous intéresse, je viens de publier sur le blogue UHEC un nouveau texte au sujet du dernier sondage CROP/La Presse.

J’aime bien publier mes textes d’UHEC ici le lendemain, mais là je ne le ferai pas, car il faut parfois battre le fer pendant qu’il est chaud!

Heil Marois!

Il y a quelque chose qui me fait bien rire avec toute l’histoire du projet de loi de Pauline Marois, c’est la prétention au racisme des adversaires alors que, de prime abord, cela concerne seulement des formalités et un but à atteindre : une plus grande francisation au Québec. J’ai écrit tantôt en commentaire sur Branchez-vous!, dans la section à Steve Proulx, en lien avec le portrait positif que fait La Presse de la francisation au Québec par un jeu de statistiques :

L’article paru dans cyberpresse dénote d’une amélioration, mais est en même temps une distorsion de la réalité. Les ghettos allophones et anglophones sont bien constitués, il faudrait un taux de francisation quasi total pour contrebalancer. Donc, l’amélioration ne veut surtout pas dire que le but est atteint. C’est facile d’aligner des chiffres, surtout pour l’organe officiel des fédéralistes…

Aussi, sachant que je ne suis moi-même pas raciste, et que j’appuie en partie cette idée, il y a un récent sondage qui donne l’indication que la population serait assez divisée là-dessus :

Appuyez-vous le projet de citoyenneté québécoise de la cheffe du Parti québécois Pauline Marois?

Ensemble de la population
Oui 44%
Non 46%
Indécis 10%

Francophones
Oui 52%
Non 38%

Êtes-vous en faveur du délai de 3 ans qui serait imposé aux nouveaux arrivants pour apprendre le français?
Oui 62%
Non 33%

(Via Le blogue de la république)

Sans rire, qui pourrait dire sérieusement que la moitié de la population est raciste? Ça ne va pas un peu trop loin?

Ajout (15h20) :

Je viens de me rendre compte que Patrick Lagacé, bien que contre le projet de Marois, est d’accord pour dire que ça va trop loin ces accusations de racisme et ces liens avec Hitler. Je viens d’apprendre aussi qu’il a ajouté Un homme en colère à sa blogoliste, et je l’en remercie! C’est un choix qui semble un peu politique mais c’est quand même tout à son honneur, étant donné que Louis l’a écorché un peu dernièrement…

La mort rôde dans la blogosphère…

Vous vous souvenez sûrement de Dany Quirion, Le bum intello… Mais juste avant, puisqu’il y a un lien et que je voulais vous en parler depuis quelque temps, je vais glisser un mot ou deux sur le nouveau et très intéressant projet d’Antipollution, Bon blogue Bad blogue, qui s’est donné la mission de ratisser largement la blogosphère pour dégoter des billets d’intérêts politiques, toute tendance confondue, et c’est à nous de choisir le libellé et d’expliquer notre choix. J’aime bien ça, car cela me permet de lire des billets que je n’aurais pas lu, parce que j’ai plus tendance à lire des blogues amis…

Alors oui, j’y arrive, au vif du sujet : le dernier billet dudit blogue concerne la fermeture de celui de Le bum intello qui, en guise d’épitaphe bloguale, nous gratifie, Jimmy St-Gelais, Louis et moi, les collaborateurs derrière le blogue Un homme en colère, de sa dernière pensée :

Salutations à Louis de www.uhec.net , de Jimmy St-Gelais de www.pourquedemainsoit.com qui m’ont fait réfléchir et à Renart Léveillé qui m’a rappelé brutalement que des gens de mauvaise foi, y’en aura toujours.

Ciao !

Le Bum intello

Je me demande, est-ce qu’il va resurgir des limbes de la blogosphère pour venir me hanter?

Hououououououououououou!!!

(La photo provient d’ici.)

Un discours du throne creux


À la lecture du discours du trône, je remarque dès le départ les priorités, dont le choix de l’ordre, avec l’environnement en dernier, qui est assez révélateur :

« Au cours de cette nouvelle session, notre gouvernement se concentrera sur cinq priorités claires : renforcer la souveraineté du Canada et sa place dans le monde, renforcer la fédération, exercer un leadership économique efficace, continuer de lutter contre le crime et améliorer notre environnement. »

Et en plus, le choix du terme « améliorer» – « improving », dans la version anglaise — est assez flou. L’environnement n’est pas un produit de consommation à améliorer, elle va bien ou mal, on la protège ou non. Le pire, c’est que dans la section réservée à cette fin, « La protection de l’environnement » apparaît dans l’avant-dernier paragraphe, alors on voit encore de manière déguisée une position timide, étant donné ce choix dans l’élaboration chirurgicale d’un texte du genre, il ne faut pas se leurrer. Tout est bien calculé, tout autant que cette jambette politique de Stephen Harper sur Stéphane Dion.

Pour avoir lu quelques analyses de quelques blogueurs politiques, il apparaît que Stéphane Dion est pris au piège de la pire manière et qu’il doit se dresser fièrement au nom de son parti et de son image. Pour sa part, Lattachepol croit que « Ne pas défaire ce gouvernement n’arrangera pas les choses pour eux, surtout pas au Québec. On ne va pas en politique pour s’écraser, pour sauver sa job quelques mois. » Et il ajoute : « Les électeurs respectent les élus qui ont du courage. » Et termine par : « Le PLC pourra ainsi sauver le peu de respect qu’il lui reste dans la population. » Je suis hautement d’accord.

Louis, pour sa part, expose la fine stratégie conservatrice et écorche le demi-chef libéral au passage : « On peut détester les positions politiques de droite vieillottes et dépassées de Harper et de ses amis conservateurs (ou adéquistes, au Québec), mais force est d’admettre qu’il joue très bien le jeu politique. Comme quoi un manipulateur sachant manipuler aura souvent l’avantage sur un idéologue un peu naïf comme Dion. » Et, comme ajoute Christian Rioux en commentaire et sur son propre blogue, il est clair que le PLC fera le même tour de passe-passe que le PQ en s’affichant fortement contre tout en étant absent, en partie, au moment du vote.

De son côté, Capitaine Virgil penche du côté de la critique des institutions démocratiques qui sont prises dans un carcan franchement soporifique… De plus, il doute fort que cela nous serve bien, et avec raison : « Beaucoup de gens dépendent de la politique, mais pas ceux qui devraient, c’est-à-dire les citoyens. » Dans un monde où la rapidité et l’efficacité sont de mise, le parlementarisme actuel apparaît comme étant pantouflard et moyenâgeux… Par contre, cela sied bien au Parti Conservateur. Et comme je l’ai ajouté en commentaire à ce texte : « Quand dans une société c’est le gouvernement qui traine de la patte, c’est pas bon signe… »

En espérant que la malléabilité et la facilité du web et le bouillonnant et dynamique laboratoire blogosphérique influenceront un jour nos dirigeants.

La photo provient d’ici.

La disproportion de Gérard Bouchard

Le texte qui suit a été publié originalement sur le blogue Un homme en colère et à été en vedette pendant un moment sur le site Cent Papiers :

Il y a quelque chose qui m’agace fortement avec l’attitude de Gérard Bouchard lors de la consultation à St-Jérôme, alors qu’il a demandé aux citoyens : « N’y a-t-il pas disproportion entre l’inquiétude que vous manifestez et la cause de l’inquiétude? »

Pour faire un parallèle facile, n’importe qui serait stupide d’attendre qu’un problème de santé grossisse avant de le faire soigner, surtout s’il est visible et potentiellement dangereux, si petit soit-il quand cette personne s’en rend compte. Comme en fait foi l’actualité de la région des Laurentides, depuis quelque temps, il y a effectivement quelques problèmes de cohabitation et ces citoyens en ont parlé ouvertement, cette commission sert à ça, pour le meilleur et pour le pire. Pourtant, je comprends le coprésident de tenter de calmer le jeu quand il fait face à de la xénophobie ou même du racisme dans certaines régions où il n’y a pratiquement pas d’immigrants, mais il est clair que dans ce cas-ci ce sont des problèmes sérieux qui doivent être pris alors sérieusement en considérations par cette commission. Il y a une limite à prendre les citoyens lambda pour de simples alarmistes sans fondements. J’ai bien hâte de voir comment ça va se passer à Montréal…

Aussi, l’exemple du cas de cet homme qui s’est plaint de devoir payer 10% plus cher pour sa nourriture au supermarché parce qu’elle est casher est bien la preuve que des minorités peuvent faire évoluer les commerces avoisinants leur communauté à leur avantage et que d’autres individus peuvent aussi monter aux barricades pour cela, quand on leur en offre la chance, surtout si on touche à leurs portefeuilles. Je ne dis pas que c’est si grave en soi, 10%, mais c’est la réalité, certains citoyens sont outrés, et l’argument de la disproportion entre l’inquiétude et la cause de cette inquiétude ne tient pas la route à mon avis. Quand quelqu’un dit qu’il a mal, il est mal aisé de lui dire qu’il n’a pas mal! Il faut seulement l’écouter, poser des questions pour comprendre d’où vient ce mal et s’il y a moyen de le soulager. La commission semble vouloir soulager, mais sans trop vouloir ouvrir ses oreilles et son coeur.

Alors, en regard de son réflexe élitiste, il se dessine de plus en plus que le jugement de Gérard Bouchard est déjà majoritairement construit et que les propos des citoyens ne viendront que donner du style à ses recommandations au gouvernement. C’est dommage, et j’espère me tromper, mais ça serait beaucoup d’énergie (et d’argent) gaspillée pour peu au final. Devant l’expectative du pire scénario, je crois que beaucoup de gens diront qu’il s’agit d’une sorte de traîtrise, et je leur donnerai raison. Mais je vais essayer de rester positif et espérer que nos intellectuels feront le mieux possible pour régler cette crise provoquée, en prenant au sérieux la population, car je crois que la majorité est capable de gros bon sens.

POST-SCRIPTUM : Pour ce qui est de la question de la liberté des commerces à offrir les produits qu’ils veulent bien offrir, je suis conscient que cela ne concerne pas directement cette commission, dans sa définition la plus stricte. Pourtant, je me suis laissé prendre au jeu par l’article de La Presse et j’ai décidé de le laisser dans mon texte, car il est évident que cette commission est un fourre-tout, alors à nous de décider si c’est une bonne chose ou non. Mon point de vue là-dessus est assez clair.

Il y a comme une odeur de… tabou

Le texte qui suit est une continuité et une élaboration explicative des idées lancées dans mon texte Questions libres sur le civisme des migrants, paru ici et sur UHEC. Je l’ai écrit dans le but très évident de faire comprendre mon point de vue à mes critiques, en particulier à mon grand ami Eric Bondo. Il m’a invité à un dialogue sur toutes les questions touchant à l’immigration et ce texte est en fait la première partie, de mon côté. J’espère qu’il y répondra et j’ai très hâte de lire sa réponse.

Racisme : Idéologie fondée sur la croyance qu’il existe certaines races supérieures qu’il faut préserver de tout croisement et qui sont destinées à dominer les autres.Xénophobie : Hostilité envers les étrangers, envers ce qui est étranger.

Depuis le début de l’aventure (où plutôt le chemin de croix) des accommodements (dé)raisonnables qui pointe en majorité des questions sur l’immigration, j’ai beaucoup réfléchi là-dessus, comme me la fait remarquer Omo-erectus en commentaire (#16) à la suite de mon texte, où je décrivais certaines situations fâcheuses vécues par ma compagne lors de ses déplacements en métro, en lien avec le manque de civisme de certains immigrants de fraîche date. C’est dans l’air du temps, qui pourrait me dire le contraire? Et avec ce texte que je vous propose ici, l’accusation s’améliorera d’un autre chef…

Alors oui, je suis coupable. Mais coupable de quoi au juste? De faire ressortir des questionnements et un malaise global que l’on a balayé et caché sous le tapis depuis belle lurette! Il serait donc temps de l’éventer parce que ça commence à puer, et très fort. (La métaphore de la puanteur est revenue souvent en commentaires après cet autre texte, je me permets alors d’en beurrer encore plus épais!)

Mais avant de commencer, mon texte commence avec deux définitions, passons-les en revue.

Premièrement, le racisme. Je serais bien surpris de savoir le pourcentage de la population québécoise qui est raciste alors que ce terme désigne un sentiment de supériorité qui se réfère en particulier à la différence physique, et à une sorte de « protectionnisme » génétique. Et c’est une absurdité si nous considérons que nous venons tous de la même souche humaine, africaine : il n’y a alors maintenant que des différences évolutives, culturelles et sociales pour nous différencier, rien de trop difficile à concilier objectivement, si on s’en donne la peine, puisque l’humain est un animal champion de l’adaptation.

Deuxièmement, la xénophobie. Je pense que je peux me permettre de la comparer avec les préjugés, que nous ressentons tous à un moment où à un autre de notre vie par rapport à certains aspects que l’on retrouve chez les autres. Il faut vivre avec, mais en tentant toujours de les remettre en examen à chaque fois qu’ils se présentent. Pour sa part, la xénophobie est juste plus frappante parce qu’elle se base généralement sur un regroupement plus large de signes physiques, culturels et souvent linguistiques, qui se retrouve bien mis en évidence dans une ressemblance que partage un groupe d’individu au regard d’un autre, ce qui revient à la dissemblance : le comble de la xénophobie serait donc l’agoraphobie…

En regard de ces définitions, j’en viens à me demander ce qu’on me reproche alors que ce sont évidemment les problématiques (le civisme et les comportements haineux) par rapport à un contexte (le débat sur les accommodements) qui ont fait ressortir le « sujet », et non le contraire. Je m’explique. Le chemin qu’empruntent le xénophobe et le raciste repose sur un système établi qui scrute les différences à l’externe et réagit ensuite en raffermissant son jugement par l’ajout de « preuves », en se complaisant dans l’immobilisme : qui vient alors élargir un peu plus sa carapace, au lieu de la faire se craqueler. Pour ma part, je m’ouvre à l’externe de la manière la plus objective possible et je constate simplement des problèmes que je ne peux que nommer par leurs noms, malheureusement. Pour cela, devant la somme des accusations, il y a vraisemblablement une grosse marge entre l’individu que je semble être pour certains et celui que je suis réellement, si on se base seulement sur le choix du « sujet » pour me juger, et non sur le pourquoi de l’analyse de ce « sujet ». Il est alors presque normal que le débat dérape en accusations de toutes sortes…

C’est bien triste qu’on en vienne obligatoirement à la suspicion et à l’accusation quand quiconque discute d’un sujet qui concerne de près ou de loin les minorités. C’est que le critique, par exemple moi, et le « sujet » de la critique ne sommes pas liés directement, dans un sens causal, au contexte où se retrouve l’autre (par exemple, que je suis un occidental « riche » et que l’autre personne vient d’un pays du tiers-monde — même si je sais qu’il y a des riches qui viennent de pays du tiers-monde : ce n’est justement qu’un exemple pour mettre l’accent sur des disparités qui, au premier regard, peuvent miner les discours de chacun). Ce qui me pousse à en discuter, c’est le désir d’une analyse d’égal à égal qui serait débarrassé des complexes ancestraux de la dynamique « dominant-dominée », axée sur le côté pratique de nos rapports humains.

Je le répète, il y a une différence entre les problèmes de civisme et de xénophobie venant des immigrants (et là il faut faire une distinction dans les moments où les gens sont arrivés ici), les minorités « visibles » (même s’ils sont nés ici et/ou éduquées seulement ou non ici) et ces mêmes problèmes du côté de la majorité blanche puisqu’ils ne pointent pas les mêmes cibles et ne trouvent pas leurs sources aux mêmes endroits.

Comme je l’écrivais à Martin Beaudin-Lecours (et je faisais référence à des exemples manifestes de non-civisme de certains blancs qu’il m’a exposés dans un commentaire pour contrebalancer mes exemples qui pointaient seulement des immigrants — et je suis tout à fait d’accord avec ses exemples, pour en avoir vu des semblables aussi) :

Les problèmes que tu relates dans ton commentaire sont un aspect du civisme et du social, qui est différent de celui des immigrants, même s’ils sont connexes. Si j’écrivais un texte dont le thème serait le manque de civisme général (avec les quelques exemples que tu as donnés), tu applaudirais bien fort! Pourquoi alors mon texte pue si je ne fais que parler de l’autre problème? Et si j’écris un texte sur le racisme des Québécois, ça ira, mais si je vise le racisme de certaines personnes qui font partie des communautés culturelles, là c’est pas bien.

À la base, si je n’ai pas de pouvoir sur les comportements fautifs des uns et des autres, je suis en droit de me poser des questions sur le pourquoi de ces comportements. Quand je vise l’immigrant de fraîche date qui n’a pas reçu, à mon avis, les bons outils des instances gouvernementales pour s’intégrer — et le manque de civisme n’en est qu’un exemple parmi tant d’autres —, est-ce qu’il faudrait absolument que je parle aussi du manque flagrant d’éducation citoyenne des blancs — dont le manque de civisme en est aussi un des résultats — pour me faire comprendre sans préjugé et sans émotivité sur le premier sujet (l’immigrant de fraîche date)? À la vue des critiques acerbes, il semble que oui, alors je vais essayer de continuer dans ce sens pour les désamorcer.

Alors, parlons des comportements haineux qu’a vécu ma copine et que je relatais dans mon texte. Je pourrais essayer de trouver des comportements semblables dans mon entourage, mais je ne fréquente pas de gens visiblement xénophobes, et surtout pas au point de démontrer ouvertement de la haine en public envers des gens différents d’eux. (Je fréquente beaucoup de gens de différentes ethnies alors, ça va de soi!) Et si par exemple j’ai affaire à quelqu’un qui raconte une blague « raciste », ça me met mal à l’aise et je ne me gêne pas pour le lui faire savoir. Alors, ce que j’essayais d’expliquer en dévoilant ces comportements haineux de la part d’immigrants, c’est que ces comportements sont inadmissibles puisqu’ils viennent détruire le travail de tolérance accompli depuis longtemps et qui semble porter fruit, quand même, malgré les critiques que je peux en faire. Quand j’ai écrit par rapport à ma copine qu’« elle m’a dit qu’elle craignait d’être maintenant raciste parce qu’elle réagissait très fortement à tout ça et que ça la mettait en rage », je pensais justement à ce travail précieux sur l’éducation à la tolérance et au fait que je m’entends parfaitement avec plein de gens de différentes origines. Si ma copine en vient à se poser des questions sur sa propre xénophobie alors qu’elle est une personne très tolérante à la base, je me demande bien comment réagissent les gens qui sont moins tolérants qu’elle : voilà le grand danger. Et c’est ce danger-là que je voudrais que l’on écarte le plus possible, pas les immigrants, bon sang!

Alors si maintenant, en général, on laisse de moins en moins passer l’intolérance des blancs, il faudrait être conséquent pour les autres aussi. Sinon, ça revient à dire par exemple que je devrais accepter qu’un individu de race noire me manque de respect gratuitement parce qu’il y a sûrement un de mes ancêtres qui a mis en esclavage un ou des noirs, possiblement un ou plusieurs de ses ancêtres. Si je suis personnellement et hypothétiquement coupable de tous les tords de l’humanité blanche colonialiste, je n’ai même pas besoin d’un bâillon, votre lecture biaisée et les critiques qui en découlent en font office…

Comme je l’ai écrit dans le même commentaire à Martin :

J’essaye de profiter du contexte de la commission pour crever l’abcès. Mon but est positif. Nous sommes tous victimes, autant les immigrants que les natifs, de politiques d’immigrations basées seulement sur l’urgence économique, qui ressemble plus à une improvisation sous le thème de la panique. De bons gestionnaires auraient prévu la crise sur les AR et agi en conséquence…

J’ai écrit mon autre texte et celui-ci avec la peur au ventre. Si nous laissons aller les choses, le découragement devant les difficultés de cohabitation viendra faire augmenter la xénophobie, et peut-être même le racisme, des deux côtés. C’est l’accumulation des points de litiges en société et des liens les plus visibles et les plus faciles à créer que nous avons tendance à garder en mémoire, malheureusement, et il ne faut jamais l’oublier. Il faut aussi tenir compte du fait que l’humain n’est pas parfait et que c’est toujours par l’éducation que passera une plus grande harmonie entre nous tous.

Peut-être que mon texte était maladroit, mais son but premier était de mettre en relation les dangers de la xénophobie, d’un côté comme de l’autre, pour justifier l’idée de proposer des actions politiques concertées au niveau d’une éducation citoyenne plus complète, et qui par ricochet inclurait une meilleure préparation à la culture, aux valeurs communes et aux moeurs québécoises pour les nouveaux arrivants, pour nous mettre un peu plus sur la même longueur d’onde. Je suis vraiment tombé des nues en voyant les réactions de certains, et cela prouve que j’ai été naïf d’exposer mon raisonnement crûment en pensant que mon ton modéré expliquerait par lui-même le fait que je suis très tolérant, donc pas xénophobe, et surtout pas raciste. Mais il a quand même fallu que je réitère cette position ici pour espérer masquer l’odeur, en espérant réellement que ça fonctionne… Alors que je l’écris, je n’en ai aucune certitude, voilà mon drame.

Pour conclure, je ne veux pas être trop pessimiste, mais si nous n’affrontons pas de front toutes les problématiques que soulèvent l’immigration, et pas seulement celles concernant les accommodements, les chances de nous retrouver avec des problèmes semblables à la France et ses banlieues (même si ça serait de vraiment très loin, puisque le contexte est très différent) grossiront exponentiellement, j’en ai bien peur. Il faut regarder autour de nous et nous en influencer pour arriver à ne pas faire les mêmes erreurs.

Le monde est déjà séparé en frontières géographiques, en différences culturelles, en murs qui tendent à se rétrécir par l’ouverture sur le monde qu’apportent les communications et le transport, il faudrait bien alors que la proximité géographique que nous offre un Québec de plus en plus pluraliste participe encore plus à cette ouverture et à cet échange, qui ne devrait qu’être positif, dans le meilleur des mondes.

Un ruban qui dit non

Comme vous pouvez le voir, je suis contre la guerre à laquelle je participe malgré moi, parce que je suis légalement un Canadien, parce qu’il y a un peu de ma sueur qui a contribué à payer ces dépenses militaires.

J’affiche ce ruban parce que je n’ai pas honte de ma honte d’être mené par Stephen Harper, parce qu’une minorité de citoyens qui ont des valeurs contraires aux miennes ont voté pour lui; et j’espère qu’il payera cher pour cette trop grande latitude qu’il s’est permis de prendre sur notre dos, sur mon dos. Et je n’aurai jamais le dos assez large pour accepter la barbarie érigée en système économique.

Pour cela, le peu de fierté canadienne qu’il me restait est tombé comme tomberont prochainement les feuilles des érables, comme tomberont certains hommes qui n’ont fait que suivre des ordres en délaissant leur liberté au nom de la liberté.

Ma définition de la liberté est toute autre.

En arborant ce slogan simple et sans équivoque, je veux m’assurer de communiquer que je crois en un humanisme qui tend vers la totale non-violence, vers la collaboration qui, au contraire de l’agression, irrigue et nourri au lieu d’allumer des feux.

Parce que ce non est positif.

Un gros merci et bravo à Inkognitho pour le beau ruban! À partir d’une demande de Louis.

…encore la loi 101…

Au lendemain de la fête de la loi 101, cet événement a soulevé des questions, entre autres chez Louis, et je me dois de vous diriger vers un ajout que je viens de faire tantôt à mon texte Loi 101 : la marche est une activité qui se pratique debout.Pour ceux que ce sujet intéresse, je ne voudrais pas que vous le manquiez!

La lettre ouverte à Pierre Légaré

Je viens de lire une lettre ouverte de mon ami Eric Bondo sur son blogue L’Équilibriste. Elle s’adresse à Pierre Légaré en rapport à son texte paru sur cyberpresse où il discute de la manifestation contre le Partenariat nord-américain pour la Sécurité et la Prospérité qui se tiendra à Montebello. J’ai commenté le billet que Patrick Lagacé a fait paraître aujourd’hui en lien à ce texte, ça va comme suit :

Pour ce qui est de la présence des manifestants à Montebello, je crois que c’est utile dans un sens représentatif, bien qu’il semble diminuer toujours. Heureusement, la révolution des mentalités et la responsabilité citoyenne se passera sur et par le web.

Je souhaites en devenir un des vecteurs.

Donc, je n’irai pas à Montebello, car je crois plus en ce que je fais ici. Rien à redire de plus. Par contre, la lettre ouverte d’Eric parle de la responsabilité des gens publics par rapport aux manifestations et met en perspective la minorité violente des manifestants, ce que Pierre Légaré utilise comme argument pour justifier son refus d’y participer. Courez le lire.

Je suis vraiment fier d’avoir un ami comme lui.

Et je ne peux passer sous silence l’excellent texte de Louis sur le même sujet.

Le comble de la méchanceté

J’aimerais faire aujourd’hui un parallèle entre deux histoires, une anecdote qui me concerne et une autre qui est arrivée à la blogueuse P’tit Rien. Son histoire est assez incroyable, la mienne est pathétique.

Alors qu’elle était sur un blogue, elle a écrit un commentaire où elle traitait gratuitement Éric Nolin, participant à l’émission Caféine à TQS, de connard parce qu’elle hait la chanson qu’il a écrite dans les années 90. Cet homme en a eu écho et il lui a écrit pour avoir des explications. Ils se sont expliqués, elle s’est excusée et ils se sont même rencontrés en vrai. C’est une belle histoire qu’elle raconte mieux que moi, allez la lire!

Pour la mienne, je le redis, c’est pathétique. Depuis que je participe à UHEC, j’ai souvent des prises de bec avec un gars du nom de Danny Quirion et dont le pseudonyme est Le Bum Intello. Cet un homme assez méchant à la base, mais là c’est le comble! À la suite du texte de Patrick Lagacé, où ce dernier me cite, il en a profité pour m’insulter avec son argument préféré : le fait que j’ai un pseudonyme et que je ne veux pas dévoiler mon vrai nom, ce qui pour lui ne me rend vraiment pas crédible… J’inscris ici son commentaire le plus méchant à ce jour, pour que vous puissiez en juger (je me demande bien s’il va pouvoir aller plus loin que ça; insulter ma mère, tant qu’à faire, parce qu’elle m’a enfanté! Hé hé!) :

dannyquirion

@Renart « the Basement Artist » Leveillé
Jaloux? De cracher comme toi sur La Presse d’un côté et de t’en servir de l’autre pour augmenter ton lectorat? Non, j’ai des principes. Essaie ça pour voir!
Un nom de plume pour écrire un roman qui ne sortira jamais, pour s’autoproclamer musicien connu que par sa famille ! Ok, je commence à comprendre les raisons de ton anonymat finalement: que ce soit par ton vrai nom ou ton nom d’artiste, tu demeureras un inconnu marginal. Ouan!
Finalement, Renart te va bien ! Let’s go, c’est quoi ton prénom?
Je réaffirme mon point une dernière fois car encore une fois, tu interprètes tout croche: quand on est capable d’assumer ses opinions, on donne son vrai nom. Sinon, peut-être que le pseudonyme Autruche Lépeurée n’a pas encore été choisi par personne! Allez, tous la tête dans le sable!

Je me pose vraiment la question à savoir pourquoi il veut savoir mon prénom. Ça semble une obsession pour lui. Et c’est inquiétant parce que moi, quand je n’aime pas quelqu’un à ce point, j’essaye de m’éloigner, d’en savoir le moins possible (je suis allé sur son blogue une fois ou deux, admettons que je ne m’y suis pas abonné…). Et lui, comme vous avez pu le lire, il en sait déjà beaucoup sur moi, et si je ne donnais pas mon vrai nom par principe, là je veux encore moins le donner…

Je préfère l’histoire de P’tit rien! Et vous?

Le sexe dans les années soixante

Voilà une histoire écrite par

Il entra dans la chambre à coucher vêtu de son pyjama. Elle, déjà dans le lit l’attendait, cachant ses bigoudis derrière un ravissant et féminin casque de plastique fleurit. Il entra dans le lit et se coucha sur elle. Il releva sa jaquette de flanellette de façon à pouvoir lui enlever ses sous-vêtements beige. De ses doigts habiles, il repoussa les longs poils pubiens de sa femme afin de ne pas blesser son gland lors de son entrée en elle. Quelques petits coups suffirent avant qu’il ne se retourne sur le dos. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

De gavage en gavage

Ce texte est paru le 11 juillet sur Un homme en colère, je l’ajoute ici pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu.


Avec toute cette histoire de cruauté aux Élevages Périgord, ce qui pour moi ressort, après avoir visionné l’extrait sur YouTube, c’est la facilité avec laquelle nous pouvons faire abstraction du fait que nous sommes en majorité carnivore et que l’élevage et l’abattage ne sont pas des processus très joyeux à la base.

Donc, je crois qu’il faut faire la distinction entre le crétinisme de certains employés de cette compagnie et le gavage en tant que tel, procédé traditionnel qui est assez discutable, même s’il n’y avait pas les autres images de pure cruauté pour l’accompagner. Tant mieux si par la même occasion nous nous questionnons sur cette pratique remontant à l’Égypte ancienne, et interdite dans plusieurs pays. Mais comment séparer le vrai du faux quand, selon Wikipédia, deux instances européennes se contredisent en stipulant soit qu’« aucun animal n’est alimenté ou abreuvé de telle sorte qu’il en résulte des souffrances ou des dommages inutiles », soit que « le gavage, comme il est pratiqué aujourd’hui, est préjudiciable au bien-être des oiseaux »?

Aussi, il ne faut pas oublier, dans le cas de la brutalité, qu’il est très possible que ce genre d’écart de comportement ait lieu, avec plus ou moins de gravité, dans tous les élevages et les centres d’abattage. Car, malheureusement, je ne crois pas que l’éthique de ces compagnies va jusqu’à des mises à pied pour ses employés cruels sinon la peur de perdre son travail freinerait ces débordements. Alors, il est vraisemblable de penser que ce genre d’entreprise est plus propice à ces comportements brutaux étant donné que ces animaux sont considérés premièrement comme des produits et non comme des êtres vivants, à l’instar de nos animaux de compagnie.

En contrepartie, j’ajoute ces deux commentaires de Moskoo, un utilisateur de YouTube, qui représente bien l’avis des personnes qui ne se laisseront pas impressionner par le message du Réseau d’action globale, ceux-là qui ont amorcé cette campagne :

Moi, ça m’empêchera pas d’aller savourer la cuisine de Martin Picard ou le foie gras de mon charcutier. Vous êtes naïfs si vous pensez que l’abattage est un truc doux et sans violence… Mangez donc des produits hyper-transformés à base de soja pour le restant de vos jours si vous avez le coeur trop sensible.

4 minutes sur 100 heures de tournage, c’est pas grand chose. Surtout qu’ils semblent mettre à jour de mauvais employés plutôt que des pratiques courantes. C’est sûr que lorsqu’on est des militants végétariens, on ne doit pas être de gros amateurs de foie gras.

Et appeller au boycot d’un produit qui se détail à près de 200$ le Kg, ça interpelle pas grand monde.

Cela m’amène à la considération monétaire qui va avec ce produit de luxe. Premièrement, il est clair que cette personne est assez en moyen pour consommer à répétition et apprécier ce produit. Aussi, que son plaisir est plus important que son possible dégoût par rapport à cette pratique puisque son commentaire tente sciemment de rabaisser le gavage au même niveau que la production de viande. Pourtant, il y a une forte différence entre une vie d’oiseau assez normale, selon les conditions plus ou moins bonnes des différents élevages, et de se faire rentrer un tuyau dans le gosier jusqu’à être atteint de stéatose hépatique, maladie du foie gras. Conséquemment, il serait assez facile de dire qu’une personne amateur de ces produits sachant très bien en quoi consiste le gavage et qui s’en fout peut très bien en même temps se foutre du sort de la majorité des humains : mais je ne l’affirmerai pas tout de go, je lance seulement l’idée comme ça…

Pour terminer, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec ces fillettes dans certains pays d’Afrique qui se font gaver de force pour être grosses, afin de plaire à la majorité des hommes qui ont un penchant pour l’obésité féminine, et qui donc vont se marier le plus rapidement possible, partir vivre en concubinage afin de ne pas être un « poids » pour la famille, pauvre de surcroît… Par chance, c’est une pratique qui tend à s’amenuiser entre autres en Mauritanie puisque le gouvernement a demandé aux femmes de se lever et de participer à l’économie du pays. Encore, il existe aussi l’« auto-gavage » qui se pratique chez les femmes et les adolescentes avec des médicaments pour faire grossir les animaux, mais il est démontré que par contre l’influence européenne de la mode aide de plus en plus ces Africaines à désirer plutôt la minceur.

Dans ces deux cas, ces ignominies sont bien culturelles et c’est heureusement une bonne chose qu’apporte la mondialisation de mettre en évidence pour le plus grand nombre des influences et des connaissances qui permettent de tendre vers un monde moins cruel et un peu plus mené par le « bon sens ». On se le souhaite encore plus pour l’avenir.

Marci!

La vie de blogueur est pleine de surprises. Patrick Lagacé m’a fait l’honneur de me mettre en lien sur son blogue et, depuis ces quelques heures, le nombre de clics augmente à une vitesse folle et mon rang dans les sites de référencement a bondi de plus belle. Je me demandais à quel niveau se situait le trafic de son blogue, j’en ai maintenant une bonne idée!

Un gros merci à Pat pour cette pub gratuite, j’espère que grâce à ça mon blogue intéressera quelques personnes de plus, que je découvrirai par le fait même d’autres blogueurs, et que je recevrai ainsi quelques commentaires constructifs de plus.

Pour poursuivre sur cette lancée, je pense que je peux faire un petit récapitulatif. Depuis que j’ai démarré mon blogue, voilà presque 5 mois, en réaction à quelques frustrations de voir mes commentaires censurés sur le blogue de Pat et d’être noyé dans l’amoncellement des commentaires, j’ai tellement appris sur moi-même et sur le monde que je ne pense pas pouvoir me regarder et le regarder autrement qu’en nous décortiquant, en réfléchissant sur notre avenir et en partageant mes analyses avec vous.

J’ai surtout appris à affronter ma peur de la critique, à ne pas prendre trop les débats personnellement, chose que je peux avouer, presque à contrecoeur, avoir appris en premier grâce à Richard Martineau, dans une émission des Francs-tireurs où il exposait son stoïcisme devant la critique, un peu avant que je commence à bloguer. J’étais, comme beaucoup, du genre à ne pas dire mon opinion pour ne pas froisser les gens…

Mes premiers vrais débats musclés chez UHEC et puis mes collaborations ont terminé de me construire une carapace essentielle, car je peux vous avouer que j’ai failli tout lâcher étant donné mon caractère très sensible (tempérament artistique oblige…). Vraiment, j’ai eu peur, ça m’étourdissait, j’étais confronté à quelque chose de nouveau, je n’arrivais pas à savoir si j’allais me défaire, ou quoi. J’ai franchi un mur, comme celui qui apparaît au coureur de marathon, et j’ai souri à nouveau.

Donc, je crois que c’est le début d’une autre étape puisque c’est beaucoup grâce à Pat si j’ai commencé à bloguer, et aujourd’hui il me donne un petit coup de pouce. Donc, je vais continuer de faire mon gros possible. Mon gros gros possible.

L’acharnement des sondages

Pour ceux que la politique intéresse, je viens de publier sur « Un homme en colère » une analyse du dernier sondage CROP pour La Presse concernant le climat politique au Québec. Bien à vous de venir la lire et la commenter!

St-Jean pas très bonne…

Ce n’est pas une fête de la St-Jean Baptiste pour me réjouir… J’ai été coupé au bar à 2 h parce qu’il n’y avait plus grand monde (je ne travaille pas aux 2 Pierrot…). Pas subtil pour deux cennes, Cyberpresse fait paraitre une analyse d’un sondage très mal foutu avec un titre coup-de-poing, juste avant les festivités : L’option souverainiste serait en régression.

Pendant que je suis en train de peaufiner un texte à paraitre cette nuit sur Un homme en colère, dont le sujet est le boycott des fêtes de la St-Jean Baptiste, parce que justement je trouve que cette fête est une mascarade, qu’elle ne fait qu’endormir notre fierté pour le reste de l’année, je regarde un reportage au Téléjournal sur la St-Jean et une femme clame haut et fort qu’elle voudrait en plus que cette fête soit dépolitisée… Et pis quoi encore?

Ajout (17h) :

Et là le rat de service veut plus de clarté pour s’assurer que le « cadeau » de Harper (la nation) ne restera que symbolique, au mieux sociologique…

Ajout (17h01) :

Ah… j’allais oublier… Bonne St-Jean!?

L’accord tacite #1

Un commentateur (Christian) a laissé sur UHEC voilà quelque temps une liste de points d’un contrat implicite que nous acceptons, d’une manière ou d’une autre, en vivant notre vie sur cette Terre. C’est un procédé assez ironique qui a au moins le mérite de nous montrer les problèmes de ce monde directement, comme un mur qui nous casserait le nez. C’est aussi une bonne manière de nous montrer que l’indignation est en attente d’action.

Donc, je vais les exposer un à un, et je vais les commenter, en espérant que cela provoquera quelques bonnes discussions. Je mettrai les références vers le texte original seulement au dernier point (il y en a 33 — c’est un site spirituel…), question de garder un certain momentum (donc, ceux qui ont déjà lu cette liste se garderont de la communiquer en entier explicitement, s.v.p., merci!).

Voilà la première :

1) J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants,

La compétition. C’est un sujet assez vaste et surtout représentatif de notre société, oui. Je crois que la compétition est essentielle à sa dynamique : le besoin humain de se dépasser soi-même et les autres a contribué à l’évolution technologique, il faut en convenir. Mais le niveau de conscience que l’on serait en droit de demander à cette entité, cette collectivité, cette addition d’individualité devrait tenir compte de ses individus moins performants au niveau concurrentiel.

Vous trouverez cette manière de décrire la situation assez rigide et technique, c’est voulu. Et c’est là le noeud du problème : on pointe les perdants alors que la crise vient du fait que les gagnants forment un surgroupe technocratique, pratiquement détaché du reste, et qui ne pense qu’à détrousser encore plus les perdants alors qu’il devrait tenter de les hisser jusqu’à eux. Pourtant, c’est une solidarité inscrite dans les gênes de nos gouvernements depuis longtemps, mais qui malheureusement s’effrite, au nom des lois du marché. À mon avis, c’est le plus grand des mensonges.

(Pour L’accord tacite #2, c’est ici.)

« La haine à l’externe » à UHEC

Je vais publier un texte à minuit ce soir sur UHEC, une suite à mon texte « La haine à l’interne » qui se nommera « La haine à l’externe ». Il concerne le site canadadivided.com, site qui prône le rejet du bilinguisme, et du Québec en dehors du Canada. Je voudrais remercier ici Philippe Schnobb qui, en relatant mon texte dans « Sur le web » , a grandement participé à la visibilité de ce texte, ce qui a donné beaucoup de lectures et un bon débat, qui se poursuit encore.

La haine

Vu tantôt au Téléjournal : l’histoire de Ryan Smale.

J’en suis assez surpris. Qu’est-ce que vous en pensez? Je reviens là-dessus plus tard… Faut bien manger ses émotions.

Ajout (23h22) : si ça vous tente, je continue ma réflexion sur le sujet à UHEC, mon organe d’obstination préféré!

Optchon Caanda : la pointe de l’iceberg

Quel beau cirque que l’arène politique aujourd’hui! D’un côté, certains veulent laisser croire qu’Option Canada et le Conseil de l’unité canadienne sont blancs comme neige, nonobstant ce petit accroc de 539 000 $. Charest qualifiait le tout de « pétard mouillé » tandis qu’aujourd’hui il « déplore du bout des lèvres » . De l’autre côté, le mien, j’y vois la simple pointe de l’iceberg de la tricherie propagandiste fédéraliste dans laquelle les Québécois se complaisent, tant bien que mal, depuis ce temps. Il y a eu cet article de Vincent Marissal qui dressait un portrait assez virulent sur nos rapports canadiens. Et je crois que j’ai bien illustré son propos sur UHEC avec ces phrases simples : « Main dans la main par devant, couteau dans le dos par derrière… J’ai besoin de dire qui tient le couteau? » Et la relecture sur Wikipédia de l’histoire du scandale des commandites a terminé de sceller le cercueil de ma fierté canadienne.

Est-ce qu’il y a un fédéraliste dans la salle?

La STM à rabais

Je me sens vraiment ambivalent par rapport à cette grève de la STM. D’un côté, je crois au droit des travailleurs, au syndicalisme et de l’autre, je vois l’illogisme de certaines revendications, le bien-fondé de d’autres, et surtout la problématique que soulève cette grève, même au-delà de la grogne des usagés, dont je suis un des laissés pour comptes. Étant dans la tranche des gens qui sont vraiment pénalisés, je pourrais monter aux barricades, mais je ne le ferai pas, car ce n’est pas ma petite personne qui est importante (je ne veux pas faire la morale à personne, mais c’est comme ça que je le vois).

Le sujet a été beaucoup discuté sur UHEC et un des commentateurs, Frank a amené une bonne idée, qui va comme suit : si les employés de la STM veulent faire suer leurs employeurs, pourquoi alors ils font suer les usagers? Il propose alors que les employés de la STM offrent le service de transport en commun gratuitement à la population. Et, moi, étant donné que je vois une possibilité de problèmes pour eux de faire ça, possibilité d’accusations de vol des deniers publics, et j’ajoute aussi une congestion des transports en commun par une augmentation accrue des usagés (gratuité oblige!), j’ai proposé de donner plutôt un rabais substantiel aux usagés : ce qui ne changerais rien aux gens qui ont déjà la CAM et ferait plaisir aux autres. Donc, une pierre deux coups!

Ajout (24 mai) :

Je viens de tomber sur ce blogue où est très bien expliqué la situation des travailleurs de la STM. Et je joint ici une copie d’un tableau trouvé sur ce blogue, qui illustre bien la différence de salaire avec les autres travailleurs dans le même domaine :


Et, en passant, j’ai envoyé un courriel à la CSN pour qu’ils prennent en considération cette idée de gratuité (ou de rabais). En espérant qu’ils la mettront en pratique. Ils n’ont vraiment pas les moyens de se mettre la population à dos (qui trouve, à tord ou à raison, qu’elle a le dos déjà assez large…).

Les Immigrants Rejettent les Séparatistes Québécois


Ceci est un texte déjà publié chez Louis voilà quelques jours :

Pour continuer dans la lignée de la votation des groupes ethniques et de leur position en bloc (voir le texte Le vote juif de Louis), j’aimerais revenir sur un texte que j’ai lu sur le blogue de Richard Hétu sur Cyberpresse, paru le 12 mai qui relate un autre article paru sur le site internet du New York Times. Pour citer les paroles traduites d’Aymar Missakila, un Congolais d’origine (agent des plaintes du CRARR : centre de recherche-action sur les relations raciales — notez le poste qu’il a, c’est assez important, je crois…): «Je comprends la lutte pour un plus grand rôle du Québec, mais je ne crois pas que la souveraineté soit la solution. Plusieurs immigrants pensent qu’un Québec souverain ne serait pas bon pour l’économie, la santé et les questions touchant à l’immigration.»

Donc, il reste à savoir si, comme l’article du journal états-unien le préconise, d’où son titre : « Immigrants Reject Quebec’s Separatists », que le vote des immigrants constitue vraiment un bloc ou non. Le point de vue du journaliste Christopher Mason va dans ce sens, tandis que le propos de Aymar Missakila est plus dosé : « Plusieurs immigrants pensent »… Et, comme vous avez pu le lire (après vous être abonné à l’édition électronique du NY Times), l’article met en lien la situation politique québécoise dans une optique où les « non-souverainistes » détiennent le pouvoir, et de la déconfiture du PQ comme preuve que le mouvement souverainiste serait un mal de moins en moins nécessaire… Heureusement, nous savons tous que les États-Uniens sont les alliés naturels des fédéralistes et Canadians de tout acabit dans la lutte contre les discours qui pourraient aller à l’encontre de leur hégémonie internationaliste, comme si un Québec souverain allait se replier sur lui-même jusqu’à imploser. Laissez-moi rire!

Qu’il y ait une crainte de la part des néo-québécois par rapport à une possible souveraineté du Québec, soit! Il y en a aussi de toute façon du côté des « pure-laines » francophones, et elle est bien palpable, et surtout influençable selon les conjonctures, on l’a bien vu. Mais que le fait, pour les immigrants de fraîche date, d’être nouveau ici ne soit pas l’argument clé, la peur de l’inconnu, celui qui soutient tous les autres. Il faut convenir que cela manque un peu de profondeur et de discernement, comme dans toute réaction à chaud. Car je pense que l’avis des néo-Québécois, de deuxième génération et plus, rejoint en proportion celle de la totalité des Québécois de souche française sur cette question, donc assez partagée. Pourquoi est-ce que c’est différent pour eux? Poser la question c’est y répondre. Pour ce qui est des anglophones, la question ne se pose même pas…

Ainsi donc, les immigrants devront bien faire leur devoir et un effort de s’intégrer à la société d’accueil et de se faire ensuite une opinion qui puisse prendre en considération l’histoire et le contexte dans lequel vit le peuple qui les a accueillis. Et ce premier effort serait d’apprendre, pour ceux qui ne la maîtrisent pas, la langue commune : c’est à dire le français. Et que la problématique du choix linguistique des immigrants soit un des enjeux de la souveraineté est tout à fait dans le ton!

Si, après que le premier ministre du Canada nous a fait l’honneur de nous affubler du titre de nation, les immigrants ne peuvent nous reconnaître comme tel et comprendre le point de vue des souverainistes (je ne dis pas d’être d’accord, mais au moins d’être empathique à notre vision des choses), cette position monolithique est irrecevable à mon sens, voire même insultante, et c’est presque ce discours que je m’imagine entendre : vous êtes canadiens, vous devriez être content, car il y a le bilinguisme pour vous protéger, votre nationalisme est inconséquent, car nous sommes sur la même planète, etc.

Par contre, je crois avec optimisme que tous les néo-québécois, et même les anglophones, feront preuve d’un peu plus d’ouverture d’esprit sur cette question quand nous frapperons le mur constitutionnel, incessamment.

Avant de terminer, est-ce que j’ai besoin de spécifier que je ne suis pas raciste du tout? Donc, l’utilisation des termes « groupes ethniques », « immigrant », « néo-Québécois », ou même « pure-laines » et « Québécois de souche française » ne doit pas être lu péjorativement.

Les douze travaux des Québécois

Je publie ici un texte originalement paru sur UHEC, pour ceux qui ne l’auraient pas lu :

Selon une étude de l’institut de recherche sur le Québec menée par le chercheur Patrick Taillon, de nouveaux obstacles rendraient beaucoup plus difficile, voire impossible, tout changement à la Constitution du Canada, 25 ans après le rapatriement unilatéral de 1982.

Même en ajoutant l’initiative (électoraliste?) de Mario Dumont, la prudence stratégique de Jean Charest qui juge que « le fruit n’est pas encore suffisamment mûr », « l’ouverture d’esprit » de Stephen Harper et une hypothétique indulgence du Canada Anglais, « c’est d’abord pour des raisons juridiques et structurelles que toute réforme allant dans le sens des intérêts du Québec est, à l’avance, condamnée à l’échec ».

Donc, même avec toute cette bonne volonté, le bateau constitutionnel restera pris dans la glace législative selon les incontournables processus ajoutés qui se solderaient obligatoirement par des référendums pancanadiens, que l’on peut déjà annoncer perdants. C’est que l’auteur, avec raison, affirme que le mode référendaire favorise le statu quo, étant donné la binarité du choix proposé aux électeurs : des études étrangères le confirment. Même sans études, il est facile d’arriver à la conclusion que les avis des gens sont majoritairement divergents, sur n’importe quel sujet. Et, comme il le spécifie : « le peuple n’étant pas toujours prêt à faire les mêmes compromis que les élites politiques ».

Et il ne faut pas oublier les Premières Nations, qui ne pourraient être mises en reste dans toutes prises de décision, et c’est bien normal. Ce qui, en ajoutant le poids des lobbys divers qui pourraient diriger l’opinion publique (dont des groupes qui réclament l’abandon de la dualité canadienne – le concept des deux nations fondatrices – au profit du multiculturalisme – comme on le sait le plus bel héritage de Pierre Elliot Trudeau, mis à part son fils…), me rappelle drôlement l’étape de la « maison qui rend fou » dans Les douze travaux d’Astérix.

Est-ce qu’il est possible de penser que les Québécois, à l’instar des héros du film d’animation, pourraient obtenir le formulaire A-38, donc ce qu’ils désirent, de la manière détournée que l’on connaît?

La seule manière d’avancer, à mon humble avis, serait de quitter le bateau le plus rapidement possible.

Ajout (16 mai) :

Si le sujet vous intéresse, je vous suggère un autre texte, très complet et qui amène quelques éléments historiques : « Constitution, l’impasse absolue ».

Je suis un homme en colère

Depuis hier, je suis un homme en colère. Louis, un excellent blogueur, m’a invité chaleureusement à participer à son blogue « Un homme en colère », lieu intéressant où se discutent les sujets d’actualité au jour le jour. Les trois collaborateurs adoptent un point de vue humaniste et progressiste, mais tout le monde est la bienvenue pour commenter, la politesse est de mise quand même. Alors je copie-colle pour vous mon premier texte, humoristique et même un peu baveux, je le confesse :

La Drouate

Voici voilà, une petite chronique légère pour égayer l’ordinaire, question de marquer au fer rouge cette première collaboration de ma part!

Depuis mon entrée récente dans le merveilleux monde de la blogosphère, j’ai remarqué l’arrogance, qui est devenue pour moi instantanément traditionnelle, et les excès langagiers de la droite vis-à-vis sa petite soeur pauvre : la drôlement nommée gogauche. Alors, pour faire contrepoids, et surtout pour le plaisir, je me suis creusé la tête pour trouver une manière de déformer le terme « droite », un peu de la même manière. Dernièrement, peut-être que quelques-uns ont pu le lire ici, j’ai trouvé celui-ci : dadedidodudroite. Il est bien drôle par sa référence enfantine, mais peut-être trop ardu à écrire…

Hier, j’ai eu un flash, et après avoir reçu l’invitation de Louis à participer à ce blogue, cherchant un premier sujet, je me suis dit que je pourrais inaugurer ici ma nouvelle déformation langagière par le fait même, et faire une pierre deux coups. Comme vous avez pu le deviner, elle se retrouve déjà dans mon titre : La Drouate. Je pense que je n’ai pas trop besoin de vous expliquer qu’il s’agit de la rimette « La droite dans la ouate » en association symbiotique, hé hé!

Et, je trouve que l’image fonctionne très bien au niveau de ce que je pense de cette idéologie, surtout lorsqu’elle se campe à l’extrême (comme je le dis toujours, je me considère assez au centre, quand même un peu à gauche, je l’avoue, pour ajouter une minime contribution avec mon poids), et surtout au niveau du comportement argumentaire de certains de ses sbires : ils me donnent l’impression de vivre sur de la ouate en n’écoutant pas et en n’entendant pas ce qu’on a à dire parce qu’ils ont de la ouate dans les oreilles. Et il répond très bien au côté condescendant du terme « gogauche », qui n’attendait, à mon avis, que son vis-à-vis.

Allez! utilisez-le à toutes les sauces quand c’est nécessaire, mais jamais gratuitement… Déjà que la drouate utilise gogauche tout bonnement, même dans les grands médias, supposément sérieux et objectif. C’est un cadeau, je vous le donne! Propagez-le à bon escient.

Extrémisme en Virginie

Face à cette tragédie, je ne peux m’empêcher de faire plus de liens qu’il n’en faut, car il n’y a rien de gratuit ici bas, tout est relatif, comme le disait si justement le génie. Je pense que l’extrémisme de cet acte est une réponse à un mal de vivre profond que provoque chez certaines personnes plus fragiles la vie dans notre système occidental extrémiste. Mais, à la différence des extrémistes du Moyen-Orient qui se font exploser en compagnie de leurs ennemis, ici, ça explose à l’interne.

En écoutant d’une oreille le Téléjournal, je me dis que c’est encore une escalade de la violence, qu’il y aura d’autres événements encore plus meurtriers si nos sociétés ne font pas d’examen de conscience. Certains diront que le capitalisme sauvage n’a rien à voir avec ça, mais je ne pense pas que ce soit fortuit que ces événements se produisent surtout en Amérique du Nord, berceau du néolibéralisme.

Encore une preuve pour moi qu’on ne s’en va pas à la bonne place. Cette tragédie est un symptôme fort, pas un fait divers. Et je repense à la chanson que j’ai écrite au lendemain de la tragédie de Dawson, qui commence comme suit :

T’aurais dû écrire des chansons
Pour diluer le mal, les mots sont immortels
Au lieu de vendre ton âme au plus offrant
Au lieu d’crier ta peine en rafales

Et je repense à mon refrain, écrit dans un état de grande tristesse :

Tu as écrit ton dernier mot d’amour
Malheureusement, t’avais rejoint l’envers du décor

Ajout:

Après avoir su pour la rumeur du premier meurtre qui serait lié à une histoire d’amour, je regarde mon refrain d’un autre oeil…

Autre ajout:

Concernant la question de savoir si ce serait une peine d’amour qui aurait poussé le tireur à faire son crime, et ce qui donc expliquerait tout, en tout cas pour certains, j’ai écrit cela sur le blogue « Un homme en colère« , en commentaire au texte « L’échec d’un société » :

Si on va plus loin que l’histoire d’amour, on peut se poser la question suivante : pourquoi est-ce que le gars a choisi de régler son problème de cette manière-là? Poser la question c’est presque y répondre!

Et ce problème aurait pu être n’importe quoi, je pense que ça plus ou moins d’importance de cibler l’anecdotique histoire d’amour, étant donné que plus souvent qu’autrement la détresse humaine vient justement des rapports malsains avec les autres : nous sommes encore des animaux sociaux malgré la forte individualité actuelle. Je pense que c’est ça le noeud du problème, il y a une distorsion entre ces deux extrêmes qui se répercutent par des gestes symboliques extrêmes, comme s’il leur fallait crier leur peine le plus fort possible. Y’a-t-il un cri plus fort que celui de la mort?

Je tenais à ajouter ce commentaire ici pour la simple et bonne raison que le débat devrait se porter sur les causes profondes et non juste les faits, ce qui serait trop réducteur.

Pour moi, ça restera toujours un problème de société, pas seulement l’histoire d’une tuerie qui a battu le record du nombre de victimes, juste un peu plus sensationnelle que la précédente, moins que la prochaine.

C’est ça le problème d’avoir comme voisin un pays puissant qui se considère un peu encore comme au Far West, nous ne sommes pas immunisés contre ce genre de problème, au contraire.

Encore un autre ajout :

Cho Seung-Hui, le tueur, aurait écrit dans une lettre expliquant son geste, qu’il s’insurgeait « contre «les gosses de riches» et «la débauche» ». J’ai hâte de pouvoir lire la lettre au complet parce que pour l’instant, le peu que j’en sais me parle beaucoup. Beaucoup.

Je suis bien content de savoir «Comment les riches détruisent la planète»

Je viens de voir au Téléjournal de Radio-Canada l’entrevue de Hervé Kempf qui parlait de son livre: Comment les riches détruisent la planète. Le sous-titre de l’article du Devoir « Les riches aux bancs des accusés » paru le 6 janvier 2007 et que je viens de découvrir, condense bien son sujet : « Le capitalisme serait à l’origine des crises sociales et écologiques ».

Sans vraiment me surprendre, cela vient simplement confirmer ce que je pensais déjà, ce que plein de gens comme Louis et Jimmy St-Gelais, les hommes derrière l’excellent blogue « Un homme en colère« , mettent de l’avant malgré l’adversité néo-libérale, qui compte malheureusement beaucoup d’adeptes dans la blogosphère.

Que ce journaliste expose tout haut dans les médias traditionnels ce que nous défendons ardemment ici bas nous donnera encore plus de munitions, mais ne changera pas instantanément les mentalités. J’entends déjà les contre-arguments de nos détracteurs qui trouveront bien le moyen de contredire sa thèse, son enquête, qui pour moi est bien plus près de la vérité que d’un raisonnement dialectique. Reste à voir quelles absurdités ils vont pouvoir encore nous sortir…

Parce que de nier le lien évident entre la montée du néo-libéralisme (donc du capitalisme sauvage) et l’agonie écologique de notre planète est irresponsable, voire moralement agressif — ce qui sied bien à leurs discours sans pitié pour la dignité humaine et la sauvegarde de l’environnement (loin de moi l’idée de transformer gratuitement en monstres mes adversaires, mais, d’un point de vue analytique qui prend en ligne de compte la causalité de ce qu’ils prônent, il m’est difficile de ne pas le faire au moins un peu… c’est quand même de la survie de l’humanité, de la faune et de la flore qu’il est question ici!).

Oui mais là, si Hervé Kempf passe au Téléjournal aujourd’hui (il est passé aussi à la Fosse aux Lionnes), est-ce que maintenant les arguments des gens plus à gauche et pro-environnement vont avoir plus de portée? Est-ce que les gens à droite vont dorénavant mettre un peu d’eau dans leur vin? Est-ce que les p’tits vieux vont commencer à recycler et arrêter de nettoyer leur asphalte avec un jet d’eau? Est-ce que tout le monde va enfin commencer à collaborer pour ralentir son salissage de la Terre? Je l’espère.

(Désolé pour les personnes âgées conscientisées, et j’espère qu’il y en a plus que je pense!)

Ajout:

Je viens de faire une recherche sur le site cyberpresse pour voir s’ils ont parlé de ce livre et, finalement, un seul journaliste, Mario Roy, le 3 février 2007, en discutait en ces termes:

« Le débat a souvent tendance à échapper à la raison, sombrant alors dans la vénération de Gaïa, la déesse-terre-mère, ce qui a mené quelques illuminés de la deep ecology à considérer l’espèce humaine comme une nuisance qu’il faudrait idéalement éliminer. Ou alors, et c’est beaucoup plus courant, on recycle ( ! ) la bonne vieille haine du capitalisme.

Nulle part ne verra-t-on ce dogme mieux exposé que dans un ouvrage attendu la semaine prochaine dans les librairies québécoises, Comment les riches détruisent la planète. Le journaliste militant Hervé Kempf y soutient que seul le capitalisme explique la pollution (comme on l’a vu dans les villes industrielles de l’ex-empire soviétique). Et qu’il faut donc réduire «sévèrement» les revenus, non seulement des «riches», mais aussi des 500 millions d’humains composant la «classe moyenne mondiale», fantasme bourgeois de paupérisation forcée du bourgeois qui a historiquement fait les beaux jours de la gauche extrême. »

Beaucoup s’interrogent sur le côté fédéraliste de La Presse, et avec raison je crois. Maintenant, en regard à une très bonne couverture à Radio-Canada (eux, ils en ont parlé, au moins…), on devrait s’interroger de plus en plus sur l’objectivité de ce journal qui semble privilégier les discours de droite (le point de vue des économistes et des entreprises a une place de choix) et dénigrer ceux de la gauche (comme dans cet article). J’ai toujours pensé que les antisouverainistes étaient beaucoup de droite, je pense qu’on en a bien un peu la preuve ici.

Encore Mailloux!

Après avoir vu en différé sur le blogue « Un homme en colère » l’entrevue accordée par Mailloux à LCN ce matin, j’ai réagi sur ce même blogue:

« Non mais quel clown! Après avoir vu le reportage, je suis encore plus conforté dans mon opinion que cet homme est un danger public! Alors qu’il parlait des femmes médecins qui lui sont tombé dans les bras en pleurs, je me suis dit: il oublie qu’il n’y a pas d’homme (pour généraliser, comme lui, à cause de l’éducation, entre autre) qui ferait la même chose même si intérieurement certains d’entre eux se sentiraient pareil comme ces femmes (je le sais, je suis moi-même un homme très capable d’accumuler au lieu de laisser sortir mes émotions: est-ce que c’est mieux? Pas sûr… C’est drôle, mais j’ai beaucoup plus peur des hommes qui, chargés comme des bombes de stress, font des crises autrement plus assassines parfois plus tard. Tiens, je peux généraliser moi aussi!).

Donc, il est clair que Mailloux arrange les choses, organise ses observations afin de nourrir encore plus les préjugés et la peur d’une planète féminisée. Est-ce que c’est de la faute aux femmes si les hommes abandonnent la médecine comme champ d’étude? La situation est comme elle est, il faut faire avec, non? Et c’est ridicule d’avoir peur: les femmes et les hommes passent les mêmes tests avant d’obtenir leurs diplômes? Bon, après ça c’est du cas pas cas à mon avis. »

Je rajouterais même mon autre texte publié auparavant dans ce blogue qui discute de l’impertinence de Télé-Québec ne pas vouloir diffuser l’entrevue accordée aux Francs-tireurs et de penser que Mailloux dénonçait a priori l’esclavage dans sa célèbre apparition à TLMP en revenant sur l’étude prouvant l’infériorité des noirs, que le blogueur Louis semble prendre au sérieux:

« Je suis d’accord: la liberté d’expression n’est pas négociable. Mais je ne comprends pas comment, après avoir vu son entrevue à TLMP, vous pouvez penser qu’il dénonçait l’esclavage, que c’était là où il voulait en venir a priori? Là, je trouve que c’est un glissement vers une glorification de sa soi-disant intelligence que de privilégier cette lecture, que les gens en général n’ont pas faite.

Il reste que le but évident de son intervention (quand tout le monde sait très bien qu’il a cette tendance-là) était de rabaisser un groupe et non de s’auto flageller en public d’être un descendant des hommes blancs qui ont réduit les noirs à l’esclavage, et c’est cela qui n’est pas acceptable à mon avis. De généraliser comme ça sur une race, même si ça se base sur une science, sert à quoi? Prouver premièrement que la race blanche est supérieure à la race noire, deuxièmement que l’homme est supérieur à la femme, troisièmement que le Doc Mailloux est supérieur à l’humanité?

Cet homme cultive une analyse individualiste qui préconise une approche négative tandis que moi je préfère de beaucoup une approche positive qui met en lumière les talents de chacun et occulte les couleurs de peau comme déterminisme inébranlable: élever le propos au lieu de tout rabaisser. Que vous creusiez un peu plus loin est digne de mention, mais de là à l’excuser, pas certain. Ne le sous-estimons surtout pas: il est trop habile, comme une araignée, il sait trop bien qu’il réussit à en prendre quelques-uns dans sa toile à chaque fois qu’il parle. »


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