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« Ça fait drôle d’entendre parler de souveraineté en 2009! »*

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Jean-François Lisée et Chantal Hébert discutaient de la question linguistique pour ce qui est de l’enseignement collégial au Québec. M. Lisée réagissait à la position du PQ (qui veut faire gonfler la loi 101 jusqu’aux cégeps) en proposant une fusion des deux réseaux (anglophones et francophones) où « tous les cégépiens [recevraient] les trois-quarts de leurs formation (sic) en français et le quart, en anglais. »

Comme argument, il s’appuie entre autres sur des sondages : 76% des francophones y seraient favorables; du côté des non-francophones : 61%, ce qui est énorme. Et du point de vue constitutionnel, il pense que « rien n’interdit cette réforme. »

Pourtant, Chantal Hébert écrivait à sa suite :

Pour mémoire, l’article 23 de la Charte des droits et libertés, qui garantit aux anglo-québécois le droit de faire éduquer leurs enfants en anglais au Québec, permet également aux communautés francophones du reste du Canada de profiter des mêmes avantages.  Ce droit à l’éducation inclut le droit de gestion des établissements scolaires, obtenu de haute lutte par les minorités francophones devant les tribunaux.

Et, en terminant de clouer le cercueil :

instaurer un régime linguistique à prédominance francophone dans l’ensemble du réseau collégial québécois et prétendre malgré tout satisfaire à l’article 23 […] a autant de chances de tenir la route dans le cadre constitutionnel actuel que le fantasme de bon nombre d’intellectuels canadiens de voir Ottawa se doter d’un ministère pour prendre l’éducation “nationale” en main.

Pour le dire crûment, nous sommes couillonnés…

Qu’on soit d’accord ou non avec l’idée de Jean-François Lisée, la seule manière de la voir un jour discutée sérieusement — comme une option valide — réside dans le démembrement du statu quo constitutionnel qui nous caractérise. Je sais bien que tout ce qui touche à la question de la souveraineté ne semble pas exciter beaucoup de gens, mais au-delà de l’effet de mode — que c’est soi-disant démodé —, il reste que pragmatiquement la créativité en prend pour son rhume (il faudrait bien maintenant changer l’expression pour « sa grippe », hé hé!)…

S’il y a même des fédéralistes qui salivent devant cette idée, ils auront bien assez vite la bouche pâteuse comme un lendemain de brosse. Gracieuseté du Canada.

*Le titre de ce billet est une citation tirée d’un billet de La Clique du Plateau, un commentaire en lien avec l’apparition de Jacques Parizeau à TLMEP.

(Photo : [kren])

La question de l’eau

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Pierre Cayouette soulève bien justement dans un billet qu’« un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde ». Il le termine en spécifiant que ce problème « est aussi intimement lié au problème de l’eau ».

Le dernier billet du copain Enkidu pointe le fait que notre « clown de l’espace a refusé de s’associer à l’organisme Eau Secours, qui prône la préservation du caractère public de l’Eau ». Mon nez rouge en tombe de sa chaise…

À lire, et profitez-en pour suivre le lien qui se rend jusqu’à l’article d’André Bouthillier d’Eau-Secours! paru le 17 juin 2009, pas très longtemps après la fameuse émission de TLMEPHervé Kempf et Micheline Lanctôt étaient parmi les invités.

Cependant, mis à part le fait que je trouve important que tous aient accès à ce qui compose environ 70% de notre être, je la trouve interrogative LA question de l’hachedeuzeau. Si le bleu de la Terre trouvait un moyen de s’enfuir massivement dans l’espace comme celui qui s’en enrobe à toutes les sauces, je dis pas. On aura beau la boire, elle va ressortir souillée, mais elle va ressortir quand même du corps. On aura beau avoir l’air stupide et laver d’eau trop propre son asphalte, elle ne va pas disparaître pour autant, seulement l’argent de nos taxes…

Le volume d’eau sur Terre est seulement inégalement disponible. Il existe des manières de dessaler l’eau de mer, même si elles sont encore trop coûteuses pour être rentable. Mais si on enlève l’idée de rentabilité là-dedans et qu’on pense juste aux gens qui ont soif, pourquoi les dons de charité n’iraient pas justement à la recherche et au développement de solutions dans ce sens-là? Même qu’au bout du compte, ça serait profitable, dans tous les sens.

Et la pluie elle, personne n’a pensé à la pluie?

(Photo : heldes)

TLMEP : Jacques Demers, un bon bougre…

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Je me suis tapé en différé TLMEP. Ça m’a un peu réconcilié avec Jacques Demers, car, visiblement, il ne prend pas tout ça à la légère. Je ne dis pas non plus que la formule Jacques Demers égale sénateur cesse pour autant d’être fautive, mais tout n’est pas aussi catégorique que peut l’être la mathématique.

Le problème, c’est qu’il déborde tellement de coeur que c’est écrit en grosses lettres qu’il va y avoir du gaspillage puisque le reste ne pourra pas suivre. C’en est triste. En espérant quand même que ce sera enrichissant… pour lui!

Comme vous voyez, quand même, c’est le côté humain qui m’a intéressé, c’est l’optimisme qui a chaussé mes yeux et réchauffé mes oreilles. Preuve que son travail de relation publique a fonctionné. Comme on disait autrefois : donner le bon Dieu sans confession. Enfin presque.

Mais, sur Twitter, tantôt, je suis tombé sur cette question que j’aurais dû formuler :

@webpresse est-ce que Guy A Lepage aurait dû mentionner à Jacques Demers que les lois ne s’appliquent pas différemment d’une personne à l’autre?

Et en fouinant dans mon agrégateur, je suis tombé sur un billet du TViste, « Jacques Demers: notre honte nationale au sénat. », qui me force à annuler ma petite lune de miel… Un extrait :

Êtes-vous pour ou contre la peine de mort ?

À cette question, la maladresse et le manque de connaissances de Jacques Demers sont à faire rire ou à faire pleurer, c’est vous qui choisissez. Le Québec et le Canada ont choisi d’abolir la peine de mort. C’est une question réglée et même si il n’est pas interdit de ramener le débat, c’est complètement ridicule comme sénateur de dire : Ah oui moi ce qui me touche, ce sont les abuseurs d’enfants et dans ces cas-là je ramènerais la peine de mort. Vive le moyen-âge, moi ce qui me touche ce sont les meurtriers en série, est-ce que je peux les tuer ? Ah moi je préfère les fraudeurs financiers, je peux les tuer ? Non moi je trouve que ce sont les gens accusés de sorcellerie qu’on devrait tuer. La peine de mort à la carte, votez pour votre préféré. 1$ par appel.

Mais bon, il semble tellement être un bon bougre, comment lui en vouloir? S’il a réussi à m’amadouer, gageons qu’il a réussi avec beaucoup de gens. Et gageons que Stephen Harper a bien fait le tour de la question avant de le choisir.

(Photo : Le Soleil, Patrice Laroche)

Robert Lepage à TLMEP, Québec, radio-poubelles, etc.

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C’était bien intéressant d’entendre Robert Lepage, un artisse de Québec, expliquer le pouvoir des animateurs des radio-poubelles dans cette ville. Si vous ne l’avez pas entendu, il expliquait que ce phénomène ne pourrait pas avoir prise à Montréal puisqu’il y a des gens avec de la notoriété pour se lever et les affronter.

Si je comprends bien, plus la culture (dans son sens général) de cette ville fleurira, moins ces dictateurs auront d’emprise sur l’opinion publique puisque poindra à leur tour des personnalités pour gruger dans l’espace qu’ils occupent.

C’est un point de vue inédit et qui m’a beaucoup frappé parce que j’ai beau lire parfois des trucs sur ce qui se passe là-bas, j’ai toujours l’impression que cette ville m’échappe, que mon opinion se retrouve seulement sur le bout de ma langue sans jamais vouloir s’en déloger. Et là, il me semble avoir une clé, enfin, un semblant de quelque chose comme une clé.

Et il n’y a aucunement de condescendance. Je ne me sers pas de Robert Lepage pour faire du Québec-bashing. Même si c’est tentant. J’irai plutôt à la genèse.

Je ne suis pas allé souvent à Québec, mais je me souviens d’une fois, pendant le carnaval, 1989 ou 1990. C’est bien la fois où j’ai sûrement été le plus proche de ressentir ce que doit ressentir un noir qui se retrouve dans un milieu blanc raciste.

Faut dire que dans mes jeunes années j’arborais la longue coiffure rasta : les dreadlocks. Mais bon, j’étais bien le seul dans mon patelin térésien à avoir ces lianes sur la tête, pourtant je ne me sentais pas comme un paria : la simple routine du choc des générations qui avait, a et aura toujours lieu. J’avais un look très différent, tout à fait normal que je fasse ciller parfois un peu quelques paires d’yeux!

Toutefois, à Québec je ne me suis vraiment pas senti très bien. Les regards insistants tentaient d’entraîner la mort de mon image. Ce que plusieurs considéraient comme une coquetterie quand j’allais faire un tour à Montréal devenait dans cette ville un gros panneau marqué : INFRÉQUENTABLE! Alors, à voir de loin ce qui se passe avec les Jeff Fillion de ce monde, il est facile pour moi de tomber dans la causalité…

C’est assurément ça qui a, depuis, nourri mon préjugé défavorable. J’étais bien « l’ostie de pouilleux » tant décrié, comme il y a « les crisses de neilles », « wops », « plottes », « fif », etc. Je m’en confesse, aux côtés d’images d’édifices gouvernementaux superbes se côtoient dans ma tête des immondices d’humanités, ne laissant pas beaucoup de place pour du bon sens. Et pourtant, je suis réaliste, je sais que tout n’est pas noir ni blanc.

Alors j’en viens vraiment à souhaiter un boom culturel à Québec, question de mélanger les cartes, foi de barbu et d’ancien résident du Plateau!

Question de sous

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Y’a pas à dire, j’étais assez content hier quand j’écoutais TLMEP et que — pendant l’entrevue d’Hervé Kempf? – Micheline Lanctôt allait pas mal dans le même sens que mon billet récent, « Laliberté de donner », au sujet de la générosité de Guy Laliberté.

Et avec Hervé Kempf qui disait que Bill Gates et sa fondation ne devraient pas influer sur les politiques agricoles africaines (en faisant la promotion des OGM), je me dis que le plus gros problème avec la richesse, c’est le gonflement éthique qui vient avec. Qui dit argent, dit moyen, c’est clair. Et énumérer le nombre de problèmes sur la planète est pratiquement impossible. Alors, il me semble qu’il est plus facile pour la classe moyenne et la classe pauvre de s’en laver les mains…

Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouvais que Guy A. Lepage avait l’air d’être un éléphant dans un magasin de verre, lui qui goûte presque à chaque émission à des blagues sur sa très grande richesse.

(Photo: Pfala)

Laliberté de donner

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guy-laliberte-argent

À Tout Le Monde En Parle, dimanche dernier, on a su que Guy Laliberté donnait 100 millions sur 25 ans pour sa fondation One Drop. Super! C’est tout à son honneur, mais je me suis quand même demandé ce que ça représentait, si on comparait ça avec une « fortune », disons, plus modeste.

Premièrement, Guy. Une fortune d’environ 1 milliard 700 millions. Donc, pour lui, 100 millions, ça représente environ 5,9% de sa fortune. Et si on répartit ça sur 25 ans, ça donne environ 0,2%, soit 4 millions par année.

Si on fait une comparaison avec une fortune de 100 000 $, ça donne un don de 5900 $ qui, réparti sur 25 ans, donne un total de 236$ par année…

J’en parle parce que sur l’écran de télé, ça donnait l’impression d’être de l’héroïsme de sa part. Et c’est l’ordre de grandeur qui donne cette impression, mais il n’en est rien, comme vous pouvez le constater. Pour le dire crûment, Guy Laliberté s’est seulement ramassé du capital de sympathie sur le plateau de TLMEP à peu de frais (selon un barème de milliardaire) à mon avis. Et tout cela, sans vouloir dénigrer le travail qu’il fait avec One Drop, ni dénigrer la cause de l’eau. (Et ça ne serait pas bien bien gentil de ma part de ne pas ajouter qu’il donne 1% de sa fortune aux oeuvres du Cirque du Soleil : donc, à notre niveau de 100 000$, un total de 1236 $ par année.)

Ce qui me revient en tête le plus avec tout ça, c’est qu’on essaye du côté de la droite de nous faire croire que la charité et la philanthropie débarrassées des griffes fiscales étatiques sont la solution ultime pour sauver le monde. À ce compte, plus il y aura d’hyper-riches, moins il y aura de fonds injectés pour régler les divers problèmes puisque d’infimes pourcentages de fortunes immenses réussissent à émouvoir le public. Cela dit tout à fait gratuitement, sans avoir fait au préalable de recherche sur leur générosité (y’a un journaliste dans la salle pour faire cette recherche?). Mais mon petit doigt me dit que ça doit ressembler pas mal à ce que le créateur du Cirque du Soleil donne, exception faite de Bill Gates et sa fondation (quoique, en lisant sa fiche sur Wikipédia, j’ai vu qu’on fait ressortir une forte critique de la direction financière de sa fondation…).

Allez Guy, t’es capable de donner au moins un quart de ta fortune en 25 ans, il te restera encore plus d’un milliard!

Pas si fou…

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Je me réjouis toujours de voir des membres de la blogosphère à TLMEP. Hier, c’était au tour de Caroline Allard, Mère indigne (que je félicite ici pour sa belle présence qui a ensoleillé cette émission un peu drabe à mon goût…). Alors, on se surprend à espérer un blogueur politique invité à cette émission, question de promouvoir cet outil démocratique qui peut servir la communauté autant que les individus.

C’est un souhait que mon confrère Alexis St-Gelais fait dans son dernier billet, nommé « Idée folle ». En gros, il lance l’idée de trouver un ou une blogueuse pouvant représenter la blogosphère politique québécoise afin que cette personne se fasse inviter chez Guy A. Pas si fou…

Par contre, le premier commentaire de ce billet, de Mario Asselin, qui ne fait en gros que dénoter les blogueurs qui font « dans la diffamation et l’attaque personnelle », a de quoi déprimer n’importe quel idéaliste comme moi…

Et je lui réponds :

Mario,

je vais réagir à ton commentaire comme si je faisais partie des gens peu dignes d’intérêt, parce que oui, entre autres, j’ai déjà été dur envers des blogueurs, parce que leurs idées ne me plaisaient pas… (Aussi, je me suis déjà servi de mon blogue pour régler des comptes…) Mais où se situe la ligne de démarcation entre les deux?

À la base, nous ne devons pas avoir le même regard envers la politique (dans la blogosphère) ni, donc, la même définition de la politique. Pour preuve :

« Parlez-en aux partis politiques… Demandez aux cabinets, aux warroom ou aux gens de com, s’ils peuvent nommer (en dehors de quelques journalistes qui bloguent) trois ou quatre politico-blogueurs incontournables dont il faudrait influencer l’opinion pour faire avancer une idée. »

Oui, c’est vrai que selon un point de vue utilitariste il n’y a pas vraiment de blogue assez puissant, mis à part quelques blogueurs corpo. Je me demande donc si c’est le format informel, qui permet parfois des accrocs à tout le sérieux que demande le politique (!), qui rend la blogosphère indigne d’intérêt pour le grand public selon toi.

Et puis, d’un autre côté, se proclamer « blogueur-politique » est plus le résultat d’une tendance, d’une démarche personnelle que d’un style à adopter, d’une manière de faire, comme quand on pense à ce qu’est un journaliste, par exemple. Alors, peut-être à tort, je vois dans ta vision une manière de purger le côté humain, donc parfois impulsif, de la pratique du blogue. Il y a des blogueurs qui bloguent politique à la manière d’un blogueur perso, des blogueurs perso qui bloguent parfois politique, etc., et c’est ce que je trouve intéressant, personnellement. Même s’il y en a trop qui épicent leurs billets de « gaugauche » par-ci et de « *votre insulte préférée contre la droite* » par-là… C’est la preuve qu’il n’y a rien de parfait, et je vais même jusqu’à croire que cela intéresserait les auditeurs de TLMEP.

C’est le phénomène global qui retient mon attention, toi, c’est des cas d’exception qui, à mon avis, ne confirment pas la règle… c’est ça qui me peine de ton commentaire. Donc, si on pouvait trouver un ou une représentante de la blogosphère politique québécoise, ce serait seulement et simplement pour annoncer haut et fort que le sujet de la politique est important et qu’il y a possibilité de reprendre sur le web le dialogue qu’on a délaissé dans les chaumières, point à la ligne.

Sur ce, je retourne à mes niaiseries! 😉

Purge

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Mon Firefox est au ralenti, il faut que je le purge des trop nombreux onglets. D’autant plus qu’en installant Foxtab, ça ne doit pas aider.

Alors, je vais faire un billet multisujet pour me débarrasser de tous ces démons et tous ces anges…

J’ai bien ris quand j’ai lu que Bryan Breguet, fameux blogueur de droite, écrivait que Nathalie Elgrably N’EST PAS une économiste. L’explication n’est pas drôle du tout. J’aime mieux vous en avertir.

Trouvé sur Le Blogue du Prof Solitaire 2.0, une citation de George H.W. Bush, que je traduirais par ceci :

Non, je ne crois pas que les athées devraient être considérés comme des citoyens, non plus qu’ils devraient être considérés comme étant des patriotes.

Pour la phrase qui suit, je ne suis pas capable de la traduire correctement : « This is one nation under God »

Mon ami L’Équilibriste revient sur son entrevue à Christiane Charette. Quelques explications étaient de mise.

Parlant amitié, j’ai retrouvé l’excellent et sympathique Didier Lucien sur Facebook. Si vous ne connaissez pas encore son personnage Didier Ze Mime, je vous le conseille.

Comme je le fais rarement, j’ai laissé un commentaire sur le blogue de Patrick Lagacé à la suite de son billet au sujet d’une histoire assez mongole concernant McDo, un gars qui claque sa blonde, un employé qui joue au héros et qui se fait répliquer par une volée de plombs, etc. :


Admettons qu’être un citoyen états-unien, je garderais le profil bas en tout temps, avec la grande chance qu’on me réplique en sortant un gun…

Autre commentaire laissé sur La clique du plateau, à la suite d’un billet sur TLMEP, en réplique au commentaire sur « Anne-Sophie Dutoit: Demandez-moi donc si elle me tape sur les nerfs, voir!! » :


Le comble, pour la Dutoit, c’est quand elle a répondu “Super bon!” à la question de savoir comment elle trouvait son roman écrit en 5 jours…

Elle va se retrouver chez le psy pour overdose de confiance en soi…

Trouvez l’erreur :

Une des missions de connaitrelasuite.com sera d’occuper le même espace média que les groupes gogauchistes pour que le message du vrai monde, des Anonymes soit enfin entendu (sic).

Trouvez encore l’erreur : David Corleone soulève qu’environ 1000 personnes d’un petit village nommé Sayabec (environ 3/4 de la population) se sont mobilisées pour sauver une staracadémicienne.

Ça doit être ça le vrai monde…

(Photo de estherase trouvée après avoir tapé « purge » dans le moteur de recherche de Flickr.)

LiberTé comme dans Tartineau

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lego-de-richard-martineau

Inssssssupportable!

J’ai été rouge comme une tomate pendant une bonne partie de TLMEP…

Le problème avec Martineau, ce n’est pas tant qu’il continue à écrire pour le JdeM, mais bien qu’il se justifie de la sorte. Nous ne sommes pas dupes : ce qu’il considère comme sa très grande liberté est de la poudre aux yeux pour tenter de voiler ses valeurs. S’il disait plus franchement : je me contrecrisse de la solidarité, d’avoir l’air égocentriste, j’ai peur que PKP me considère de l’autre bord de la clôture; je respecterais au moins un peu le personnage!

Et puis sa crisette de diva quand Raynald Leblanc lui a dit qu’il ne le lisait pas! Un peu de retenu Richard, t’as l’air d’une grosse boule d’émotion, d’un geyser d’orgueil, on pourrait croire que tu as seulement un égo en guise de pensée, que ton plan de carrière se résume à de l’opportunisme!

Ah! c’est vrai, on le croit déjà…

VLB au parlement

vlb-pipe-mario-dumont

J’aimerais revenir un peu sur le passage de VLB à TLMEP. Je pourrais presque écrire que le polémiste avait mis ses gants blancs pour l’occasion. Aussi, qu’il devait se sentir comme quelqu’un marchant sur des oeufs. En tout cas, il avait toute ma sympathie puisqu’on l’attendait avec une brique et un fanal (même s’ils se sont avérés être en styromousse…).

Par contre, je ne crois encore pas une seconde qu’il n’a pas fait le calcul en gravant « reine-nègre » dans son pamphlet. Être à sa place, je me serais aussi gardé de le dévoiler… Pourquoi révéler avoir un as de caché dans sa manche?

Autre sujet, j’espère qu’il va planter Mario Dumont dans Rivière-du-Loup, même s’il n’a rien d’un politicien, ni le style vestimentaire, ni le glabre obligatoire (comme le voudrait le lutteur), et surtout ni l’habilité à s’écraser devant les impératifs de la partisanerie. VLB est vraiment l’antithèse du politicien et s’il gagne, je me demande même ce qu’il aurait à faire confiné sur un siège parmi ses dissemblables…

Et je l’en félicite d’autant plus, puisque, contrairement à d’autres, il n’a rien à y gagner personnellement (mis à part un remplissage d’égo grâce aux effluves de la victoire). Je ne crois pas qu’une députation fait vendre des livres, et puis à la question de se faire connaître, il n’en a plus vraiment besoin : le sigle VLB fait bien partie de notre imaginaire collectif.

Contrairement à ce que je pensais, le polémiste n’a pas polémiqué. Paul et Mickey.  Ah! je divague. Dix vagues. Je suis encore un peu enrhumé. Désolé.

Michelle et Pauline

Bonne émission de TLMEP ce soir, surtout grâce à la présence de Michelle Blanc. J’en parle plus amplement sur Blogosphère, mais j’aimerais répondre ici à un questionnement de Vincent, atélévisuel, qui se demande si elle a parlé des blogues (ou si plutôt l’entrevue était au sujet des blogues?). Pas vraiment, beaucoup sur sa condition de transsexuelle (et la condition en général, et comment ça se passe pour ces gens ici au Québec), un peu sur la présence médiocre des partis politiques québécois sur le web (par ricochet, l’absence de dialogue, donc de blogue). Mais le fait qu’elle est blogueuse est hyper important, à la base. Ça nous met un peu sur la carte, quand même!

Aussi, j’ai été très surpris par la présence de Pauline Marois. Je crois qu’elle a gagné des points… sur tous les points! Elle essayait de faire transparaître une image d’elle plus accessible et ça n’avait pas l’air joué, si ce l’était! Ses arguments contre Charest ont frappé fort, quand elle a mis en perspective historiquement les politiques des libéraux et des péquistes, par exemple, au niveau de la santé. Je ne dis pas, comme Patate, que je vais nécessairement voter pour sa formation, mais je vais sourire un peu plus quand je vais la voir aux nouvelles…

Enfin!

En passant, membres de la blogosphère, Michelle Blanc sera à Tout Le Monde En Parle dimanche prochain. À ne pas manquer!

Ajout:

J’en parle plus amplement dans ma chronique Blogosphère.

Pot particulièrement pourri électoral

Ce billet vient de paraître parallèlement sur le blogue « Les 7 du Québec ». Les commentaires seront ici fermés, alors si vous désirez en laisser un ou bien les lire, suivre l’hyperlien précédent.

pot-pourri-des-chefs

Petite chronique électorale que je vais démarrer en citant un billet de Burp :

Jean Dussault, journaliste politique, était invité hier midi à […] Radio-Canada pour discuter des élections provinciales. Dussault a alors affirmé que, des 41 députés adéquistes élus lors des dernières élections, 28 n’avaient pas fait campagne. Ça veut dire qu’ils n’ont pas ouvert de bureau, n’ont pas installé de ligne téléphonique, n’ont pas dépensé un sou, ne sont jamais sorti de leur maison.

Voilà bien la preuve flagrante que la vieille façon de faire est complètement inutile. Les élections se font médiatiquement. Même si je hais les pancartes électorales, je pense qu’elles influencent plus que le tripotage d’épiderme, que le becquetage de poupons. Au moins, elles rappellent d’aller voter… Et les rassemblements ne servent que de décor pour nourrir le factuel si cher au journalisme. Wow! des gens se sont déplacés pour aller écouter des politiciens!

La politique devrait être le royaume des idées, mais tout est axé sur le paraître. C’est le concours à savoir comment diriger la perception de la population. À la télé, Mario Dumont a misé sur la variété où il avait plus de chance de la contrôler cette perception. Mais son problème, c’est qu’il n’a pensé qu’à court terme…

À ce sujet, j’aimerais citer un excellent commentaire de Noisette Sociale laissé sur le blogue Le Satellite Voyageur :

Les téléspectateurs du dimanche soir ont deux choix devant eux. TLMEP ou Dieu Merci. TLMEP n’est pas une émission intellectuelle à proprement parler mais elle l’est certainement beaucoup plus que Dieu Merci. Les gens qui regardent TLMEP se soucient nécessairement un tant soit peu de l’actualité politique.

Je crois sincèrement que plus le public est intello, moins il est réceptif à l’ADQ.

Par contre, le public qui préfère Dieu Merci à TLMEP est probablement beaucoup plus réceptif au discours populiste de l’ADQ. Une bonne partie de ce public doit être du genre à trouver ça important qu’on voit nos politiciens dans des contextes moins sérieux. Mario Dumont est probablement au courant que ça. Il sait qu’avec sa performance, il va sûrement aller chercher des votes de sympathie. C’est son électorat-cible.

Rien à rajouter.

Autre sujet, le blogueur de Scotch et Sloche se pose la question à savoir comment démêler la promesse de Charest d’abolir la taxe de vente sur les produits culturels Québécois. Parce qu’il y a réellement des cas dilemmatiques, comme « Arcade Fire ou Celiiiiine, Québécois signés sur un label » états-unien, pour ne nommer que ceux-là.

Les élections, du côté des citoyens, serait-ce beaucoup l’art de séparer le bon grain de l’ivraie?

Mario, à Dieu!

Je viens de visionner le clip de Mario Dumont à Dieu Merci!

Je ne sais pas pour vous, mais, comparé à TLMEP, je crois que les retombés de cette apparition télé seront plus payantes pour TVA que pour Mario…

Je trouve que sa performance est correcte, sans plus. Il a un bon sens de la répartie, fidèle à ce qui devrait prévaloir chez un politicien, surtout chef de parti.

Pour ce qui est de faire monter la sympathie chez le public, ça ne marche pas pour moi, mais je ne pourrais dire pour les autres, évidemment.

Chez Amériquébec (où j’ai trouvé le lien), les mots sont loin d’être tendres, mais pas trop durs, si on considère qu’un politicien devrait se garder une petite gêne. Mais moi, ça ne me dérange pas trop, tant qu’à faire dans la politique spectacle…

Crédibilité entachée n’est de toute façon jamais indélébile.

(Photo trouvée chez Steve)

Billet à la vieille mode

Je vous ai parlé dernièrement souvent de départ, mais il y a un retour remarqué que je ne voudrais pas passer sous silence : Lattachepol est de retour!

Et son billet de samedi dernier se classe pour moi dans la catégorie « constructive ». Il explique une idée qu’il a pour Loto-Québec. À lire.

*

Si ça tente quelqu’un, Archambault cherche des blogueurs, et ils payent en certificats-cadeaux!

*

L’ami Alex s’est amusé à grafigner profondément les pubs télé des 3 grands partis, c’est par là!

*

Hier, à TLMEP, Parizeau ne m’a pas impressionné. Je m’attendais à plus de rigueur (explicative) d’un économiste de sa trempe.

Bah! Peut-être que c’était juste moi qui étais trop fatigué…

(Image : lostartist)

Reste dans ton trou Falardeau!

Je suis bien content d’avoir vu à l’instant l’entrevue de Pierre Falardeau à TLMEP. Et la présence de l’ancien pirate informatique Mafiaboy, Michael Calce, sur le plateau, ainsi que Patrick Norman, est venue dresser un beau petit plat dont je vais me servir à l’instant. Premièrement, après avoir lu la chronique de Falardeau à la suite de quelques billets incendiaires, du brûlage d’allumette au feu de la St-Jean — dont Burp, Simplement, Satellite Voyageur, Journal à quatre mains…, Scotch et sloche, et Le blogueur citoyen —, j’ai attendu d’écouter le principal intéressé dans la cour de la principauté de Guy Antonio Lepage.

Est-ce que quelqu’un au Québec ne s’est pas rendu compte que pour Falardeau l’insulte est une seconde nature? Cette question en soulève d’autres, mais j’y reviendrai. Quand il écrit « japanouille à barbiche », ce n’est pas du racisme, c’est de l’injure au premier degré. Son cerveau est entièrement dédié à la cause souverainiste, et c’est là son plus grand problème : il en oublie les conventions qui font que de pointer un trait ethnique ou physique présuppose un préjugé. « Nouille » est l’insulte, « japa » et « barbiche » la caricature. Si David Suzuki était sympathisant des souverainistes québécois, son origine ethnique ne serait pas une donnée qui empêcherait l’amitié de Falardeau. Donc, ce que je peux lui reprocher à cette grande gueule, c’est de se garrocher dans les pièges avec un empressement juvénile.

En parlant d’adolescent, j’ai sursauté quand j’ai entendu l’ancien pirate informatique devenu adulte trouver devant lui un total inconnu en Patrick Norman. Quand je demandais au début du paragraphe précédent, « est-ce que quelqu’un au Québec », je me suis même demandé si Michael Calce, québécois d’origine, avait une idée de qui était Pierre Falardeau… C’est une question qui demeurera sans réponse, mais son inconnaissance de Patrick Norman prouve bien qu’il n’habite pas dans le même Québec culturel que moi, malgré sa proximité géographique. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le chanteur, il faut vraiment vivre ailleurs dans sa tête pour ne pas l’avoir remarqué. Bon, je suis un peu dur, il n’a que 23 ans…

Pour revenir à Falardeau, je crois, comme le blogueur qui tient Scotch et sloche, que « l’article de Cassivi est une marde commandée d’en haut pour essayer de trouver quelque chose pour planter Falardeau, […] Ce n’est pas parce que j’ai hâte que Falardeau change sa cassette que j’approuve qu’on le traîne dans la boue […] Ce n’est pas parce que Falardeau est borné qu’il est raciste, xénophobe ou imbécile. » Je rajouterais que son article, sa chronique d’opinion est une entourloupette intellectuelle. Je suis assez d’accord avec son portrait, mais son accusation de racisme ne tient sur absolument rien. Rarement lut quelque chose d’aussi chancelant.

J’attends maintenant vos briques et vos fanaux…

(Photo : Karl-Philip M. G.)

La peur d’Anne Dorval

Je viens d’écouter TLMEP et j’aimerais réagir ici à la sortie d’Anne Dorval, et en même temps au commentaire du Grand Maître des Anonymes à son sujet, laissé ici à la suite du billet précédent, qui va comme suit :

Quand j’ai entendu Anne Dorval dire que sans subvention, il n’y aurait plus d’artistes et d’arts autres qu’américains au Québec, j’ai senti une profonde insulte pour tous les artistes et pour les amateurs d’arts. Quelle horreur comme commentaire.

C’est enlever tout esprit d’initiative aux artistes, toute volonté créatrice que de les traiter ainsi de téteux des mamelles de l’État allant disparaître sans ces subventions. Comme si l’art dépendait de ces subventions. Profonde insulte. Et je sais que la foule est ignorante, mais au travers il y a de vrais amateurs d’arts et des mécènes.

Elle vient de renforcer le cliché, d’enfoncer le clou aux artistes.

Je crois qu’il faut séparer le discours politique du discours artistique. Et faire un plus grand rapprochement entre le financement et la poursuite d’une démarche artistique, quelle qu’elle soit. Bien qu’il ne soit pas parfait, notre système sociétal se base sur de l’imposition fiscale, et une redistribution selon le bon vouloir des gouvernements. En coupant dans des programmes liés à la culture, le gouvernement Harper n’a pas décidé de couper l’idée même de subventionner, loin de là.

Pourquoi cette petite pointe de tarte qui revenait à ces artistes-là serait-elle moins importante et pourquoi l’idée même de recevoir des subventions serait-elle néfaste, insultante, en elle-même? Et comme réponse, je m’autocite :

Si un jour l’impôt est aboli, ça sera autrement, mais jusque-là, je suis fier de payer pour encourager les arts, et même si je suis un artiste qui n’en profite aucunement, et par choix en plus!

Et sur la question de la compétitivité entre la culture d’ici et celle d’ailleurs (pour ne pas seulement nommer l’états-unienne…), je crois que nous en voyons déjà le profond abîme. Même avec des subventions, nous voyons rarement une oeuvre artistique (dans son sens le plus large possible) briller ici autant qu’une oeuvre venant de l’extérieur. Si, par exemple, on pense au cinéma et aux séries-télés, les gros moyens sont essentiels pour au moins offrir une qualité capable d’attirer le public habitué à une certaine facture visuelle qu’offrent les autres. Cet argent se voit et sans lui, c’est tout le système qu’il faudrait changer rapidement, et je ne crois pas que cela pourrait se faire sans heurts. D’autant plus que je sens qu’un large pan de la population est complètement insensible à la culture québécoise, et que la mise en danger de cette culture (la peur qu’Anne Dorval a voulu faire ressortir) est le cadet de ses soucis…

Et je termine sur une autre citation de moi-même, qui fait bien ressortir mon opinion sur l’importance d’aider les arts moins populaires, plus pointus :

je considère que les arts moins populaires, c’est comme les domaines des sciences. Le commun des mortels n’a pas besoin de savoir ce qui s’y passe, mais ce sont des domaines qui aident à l’évolution de la société. Le bouillonnement des arts finit par ressortir d’une façon ou d’une autre par le jeu des influences.

Et je vous laisse sur une grande question : si la société avait une âme, est-ce qu’elle se personnifierait mieux pour vous du côté des artistes, des politiciens, ou même, des religieux?

Cousinage stylistique

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Je ne sais pas pour vous, mais, ce dimanche, à TLMEP, pour ceux qui l’ont écouté, ne trouvez-vous pas comme moi que la chanson de Rémi Girard (le simili-rap) ressemblait à du Michel Brûlé?
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Fear of a blog planet

Le terme « blogue » a été entendu, dixit la bouche de François Avard, par environ 2 millions de personnes à Tout Le Monde En Parle dimanche dernier. De quoi se réjouir? Pas vraiment, surtout que grand-papa Bougon faisait seulement allusion à la fausse catégorie « blogue » (donc pas du tout à nous), celle qu’il connaît par coeur, pour y avoir été impliqué avec Ici-Canoë-Quebecor (sûrement un peu à contrecoeur), celle des chroniqueurs professionnels enrubannés de force au Web 2.0.

Quand on te demande de créer l’illusion de dialoguer et d’interagir, et que tu te satisfais amplement du lien de confiance qui te permet de payer ton loyer, il y a un risque nauséeux.

Je pense à Martineau qui, dès le départ dans son aventure « blogue », avouait se foutre totalement de l’avis de ses lecteurs (ça m’avait marqué, car quand j’ai lu ça je commençais à m’intéresser aux blogues — pas encore aux vrais par contre…). Je pense aussi à Pierre Foglia qui se plaignait que ça l’emmerdait royalement de recevoir des lettres de ses lecteurs, surtout ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui (il me semble que c’était même en plus un thème récurent voilà quelques années). Je pense qu’il y a un monde qui sépare le blogueur du chroniqueur, même si le premier emprunte beaucoup au deuxième…

Imaginez justement un Foglia interagir totalement avec un Martineau comme je discute littérairement, parfois assez solidement, avec mon ami Eric Bondo, l’homme derrière le blogue L’équilibriste. Et je ne fais surtout pas de mauvais jeu de mot (ou plutôt de nom), ni de comparaison boiteuse, ni de jugement de valeur, au contraire, peut-être qu’un choc des chroniqueurs de la sorte me donnerait le goût de me remettre à Martineau, le temps d’une réflexion ou deux.

Blogue est synonyme de, et rime avec, dialogue, c’est pas pour rien! Quand on enlève la dialogique du blogue, il ne reste qu’un outil sans vie, que des possibilités en déficit, qu’une exposition de textes annotés par le lectorat. Et j’ose espérer que nous allons un peu plus loin que ça!

En parlant de chroniqueur, je viens de me faire totalement surprendre (pas tant que ça dans le fond…) par le dernier billet de Steve Proulx qui, par son titre, pose la question : Trop de blogues? Il relate une étude qui arrive à quelques conclusions, dont celles que les « textes sont davantage lus sur Internet que dans les versions papier des journaux et ce, peu importe leur longueur » et que les gens « posaient peu les yeux sur les blogues ou le contenu multimédia. » Soit. Jusqu’ici tout va bien.

Et il répond à la question de son titre en s’appuyant sur l’opinion de la chercheuse Sara Quinn qui croit « qu’il y a trop de blogues ». Et la dernière phrase citée m’apparaît assez obscure : « On pense que les lecteurs veulent savoir à tout prix ce que les autres pensent. » Premièrement, qu’est-ce qu’il y a de mal là-dedans? Et, si les « lecteurs veulent savoir à tout prix ce que les autres pensent », pourquoi alors les lecteurs posent-ils « peu les yeux sur les blogues »? Encore une petite dernière : si on peut se demander s’il y a trop de blogues, on peut se demander également s’il y a trop de chroniqueurs, de journalistes, d’humoristes, de chanteurs et chanteuses, de bla-bla-bla, et surtout d’humains?

Mais ce qui est drôle, c’est que Steve Proulx faisait oeuvre d’anticipation dernièrement dans un billet où il tentait de projeter son regard jusqu’à l’année 2028, son port d’attache fictionnel, au niveau de l’évolution des médias, son champ de compétence principal au journal Voir. J’ai bien ri quand j’ai lu ceci :

C’est en 2012 que Le Devoir a laissé tomber le papier. Cette année-là, le Voir, un hebdo culturel dans lequel j’ai sévi au début de ma carrière, devenait une communauté de blogues citoyens.

Et dans son dernier billet, il ironise un bon coup :

Je prédis d’ailleurs un avenir pour les blogues: ils se regrouperont pour former des « super-blogues » alimentés quotidiennement par des « super-blogueurs » spécialisés dans plusieurs domaines : sport, culture, finances, politique, vins, mode.

Dans le temps, on appelait cela des « journaux ».

Quand on dit que les blagues ont toujours un fond de vérité…

Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve, de son côté et du côté des journalistes en général, que ça commence à tourner à l’obsession (en ajoutant toutes les allusions qu’il a pu faire là-dessus depuis que je le lis, et bien sûr aussi celles de tous les autres, sans oublier l’expression « journalisme citoyen » qui a passé à la guillotine virtuelle dernièrement…). Et en plus, ce qu’il prédit existe déjà et ça s’appelle Cent Papiers, genre… Et ça me surprendrait que ça supplante un jour le combo TVA-Radio-Canada-La Presse auprès des internautes québécois. Faut pas charrier!

Alors, est-ce que le contenu citoyen sur le web est si terrorisant? Est-ce que les internautes devraient seulement pouvoir lire les sources d’information corporatistes et avoir accès seulement à la culture via les entreprises culturelles établies?

De plus en plus il se dessine une tentative insidieuse de nous mettre le bâillon. Si on considère comme moi que le web est la nouvelle « place publique », il ne devrait pas y avoir d’« interdiction d’attroupement », même si c’est principalement par le dénigrement qu’elle se manifeste…

Votez pour ce billet sur Cent Papiers!

Ajout :

Patrick Dion continue la réflexion de son côté (et Steve Proulx est venu répondre à ce billet, à lire en commentaire plus bas.)

Faire parler les robots…

J’avais le projet d’écrire un billet sur l’apparition du soldat Mailloux à TLMEP mais la lecture du dernier texte de Christian Vanasse à ce sujet est venu me couper l’herbe sous les pieds, tellement il vise juste où je voulais viser, à quelques détails près. Vous pouvez le lire ici.

Bon, c’est fait?

Voilà, je vais quand même continuer en affinant ma pensée sur ce moment assez désagréable de télé. Aussi, hier soir, j’en discutais avec Christian Mistral, et je lui faisais part de ma déception par rapport au discours du tigre (il ne mérite pas de majuscule celui-là…) qui pourtant m’avait semblé un peu plus sensé que je pensais, en regard de sa propre entrevue (j’ai ce préjugé que l’obsession du hockey rend souvent le cerveau opaque comme des bandes de patinoire…) : c’est vraiment quand on utilise le côté humain pour promouvoir le côté politique que ça me fait le plus suer.

Si quelqu’un tue et qu’il demande de faire témoigner son gun, on va le croire un peu zinzin. Eh! bien, c’est ça qui se passe ici : la seule chose qu’on veut savoir du soldat Mailloux, puisqu’il n’est qu’un instrument (vivant), c’est pourquoi il a décidé d’adhérer à l’armée et pourquoi il aime la culture militaire. Pour la paye? Il semble bien que oui, il l’a assez répété… (Et je sens qu’il va se faire taper sur les doigts pour ça, car il faut bien, pour que la propagande ait l’air d’un beau message, qu’on pense que le soldat se bat premièrement pour sa patrie, et non majoritairement pour se remplir les poches : ça rejoins plus le mercenariat dans ce cas.)

Alors, on devrait laisser tranquilles les soldats, et leurs familles, dans ce débat. Les tenants de la guerre se servent bien ouvertement des instruments, les humains métaphoriquement robotisés, comme armes persuasives pour faire naître l’empathie chez le public, comme les tenants du libre marché se servent de l’instrument monétaire, et l’hystérie de la possession d’argent, pour détourner le regard des questions importantes. Et le parallèle est assez probant, comme l’a déclaré Michel Fugain, et je le paraphrase : les guerres sont toujours (ou plutôt majoritairement) économiques. Et tout porte à croire que c’est le cas en Afghanistan, sinon nos soldats seraient ailleurs, où on a encore plus besoin d’eux.

(Photo : -U!)

Le mystère René-Daniel Dubois

Le passage de René-Daniel Dubois à Tout Le Monde En Parle a été pour moi et pour plusieurs comme un peu de lumière dans la pénombre. Ça me parle beaucoup quand il dit que plus de 200 personnes de talent, des hypothétiques artistes de la trempe de Tremblay et Lepage, ont été scrapés par notre foutue société d’incultes. Et le mot « inculte », je le lui mets en bouche pour synthétiser, car ce terme représente bien sa charge contre l’inexistence culturelle, où la culture est désincarnée par le vedettariat, incluant ou non l’art (là, j’outrepasse sa pensée, je remplis les trois petits points…). Différents points de vue, même combat.

Mais j’ai titré mon billet en incluant le mystère pour une bonne raison, je ne comprends pas, ou mal, sa position antisouverainiste. Il a passé un bon moment dans l’entrevue à parler du Québec et de notre place dans le monde avec son image de la cour d’école, alors que nous serions le seul étudiant sur 1000, ce qui je crois est en complète contradiction avec l’idée de notre place dans le statu quo canadien et qui, lorsque quelque chose de nous brille dans le firmament mondial, fait briller le Canada et non le Québec, mis à part peut-être pour les pays francophones, enfin certains. Nous souffrons alors d’une extinction de voix!

Aussi, dans la même veine, son texte qui est paru dernièrement sur le nationalisme me laisse encore pensif : jusqu’où peut-on gonfler la définition de ce terme? Quand il écrit que « Le nationalisme, c’est le contraire de la démocratie », il l’instrumentalise et le place dans la bouche de ses ennemis, et encore mieux, il l’instrumentalise d’autant plus pour sa propre analyse. Pour ma part, j’ai essayé, peut-être maladroitement, de le réduire à un pragmatisme que je voulais au mieux relaxant, en insistant sur la langue commune, le français, mais je vais oser le réduire à une chose encore plus simple : le nationalisme, c’est la reconnaissance, c’est se reconnaître, dans son sens le plus large et le plus humaniste, ça pourrait se référer par exemple au seul fait d’avoir une adresse; aujourd’hui, surtout, c’est pouvoir élargir cette reconnaissance et arriver à y inclure de plus en plus de diversité. Au-delà de ça, c’est l’Histoire qui devient le moteur de l’acharnement contre les singularités, comme nous l’avons bien (ou mal) vu avec le cirque Bouchard-Taylor.

Au-delà de ce bémol, en fin de compte, pour ne pas trop m’éterniser, ce que je comprends de cet homme, en réécoutant son entrevue à répétition, c’est qu’il désire nous brasser en se plaçant lui-même contre nous tous, de quelque côté que nous soyons. Je l’applaudis ici à ma manière.

Taper sur les doigts du joual : l’erreur de Sergio Kokis

Je ne connaissais pas l’écrivain Sergio Kokis, et après sa performance à TLMEP, je n’ai pas vraiment le goût de le lire… Vous me direz que c’est en partie du préjugé qui s’appuie au niveau politique et que je transférerai au niveau littéraire, mais il a fait ce qui me dégoûte le plus, et il semble que ce soit de plus en plus à la mode de le faire : il s’est donné en exemple, a analysé sa propre situation, s’est servi du particulier pour expliquer un phénomène de société, pour critiquer un état de fait. Donc, il a critiqué la manière de parler des Québécois en clamant haut et fort, et de manière assez condescendante, qu’il parle mieux que nous tous. (Après les bilinguistes imbus d’eux-mêmes et les polyglotteux de tout acabit, voilà la police de l’accent et de la perfection linguistique! Et je ne blague quasiment pas…)

Le pire, c’est qu’il a raison, il parle mieux que moi, mieux que la majorité des Québécois. Par contre, après 40 ans passés ici il n’a pas cru bon de remarquer qu’il n’est pas en France, et j’exagère à peine (même si je ne crois pas que la France soit tellement mieux que nous au niveau du français, ils ont d’autres lacunes… si on croit comme moi au canon du français international et non à l’absoluité du français parisien). Surtout, et c’est important, il se vantait de parler mieux que nous alors que le français n’est pas sa langue maternelle, en donnant à cela tout le poids argumentatif voulu. Sauf qu’il ne semble pas comprendre que le problème ici vient exactement de là, de la langue maternelle : nous avons appris à parler plus ou moins en joual et non en français de France, puisque nous sommes au Québec et que le Québec a une histoire linguistique autre que la France et tous les autres pays francophones hors Amérique. Et ça ne fait pas très longtemps que la distance n’est plus importante. Faudrait au moins se l’avouer.

Je ne devrais pas me donner en exemple, mais vous m’excuserez, car je crois que ma situation est semblable à la majorité des gens du Québec qui sont de souche canadienne-française et qui ont appris à parler parmi une majorité de gens de souche canadienne-française, et ça tombe que l’on peut catégoriser ce parler de joual. Comment je pourrais ne pas avoir plus de difficulté que Sergio Kokis à bien parler français étant donné que la mise en bouche de ma langue s’est faite avec mes parents à ma petite enfance, et qui ont beaucoup de lacunes (d’autres diront des formulations colorées, dont moi, parfois). Ensuite, avec ma famille, mes amis, le mimétisme a fini de bâtir mon parler.

Je suis sur terre depuis presque aussi longtemps que Sergio Kokis est ici et pourtant je peux dire objectivement que le joual ambiant a été hautement plus influent pour moi que pour lui, parce que lui a pu faire un choix que je n’ai pu faire (et il a appris le français en France en plus…). Jusqu’à ce que je sois adulte, je n’aurais jamais pu me donner comme but de parler à la radio-canadienne, car je me serais peinturé dans le coin, à cette adolescente époque de ma vie. Aujourd’hui, en certaines circonstances, surtout à la maison avec Douce, j’essaye de m’améliorer, mais le naturel revient quand même souvent au galop!

Donc, l’amélioration du français parlé ne pourrait se faire que lentement, à la mesure de l’amélioration des parents, surtout, et de l’école et des médias, enfin. Et je crois beaucoup que l’apport des immigrants francophones pourra nous aider à long terme, encore par le mimétisme. Le joual disparaîtra peu à peu, surtout j’espère le machouillage de mots et les hypercontractions, en espérant quand même que son côté créatif et imagé restera. Ça reste une belle contribution à la francophonie.

Si le sujet vous intéresse plus amplement, Bibco et Le professeur masqué en ont aussi parlés dans leurs blogues respectifs.

Tague et anniversaire

Bon, c’est ma fête aujourd’hui, il y aura 37 chandelles sur mon gâteau, et il va donc pas mal goûter la cire… (Non, pas de gâteau pour moi, ça me surprendrait beaucoup!) En fait, c’est virtuellement ma fête depuis samedi, je me suis moi-même organisé un souper de fête avec quelques amis au resto, au bar on m’a trop gâté d’alcool, et je n’ai même pas mangé la moitié d’une poutine Mart (bacon, saucisse et oignon) à La Banquise (alors que c’est mon péché mignon) en compagnie de mon plus vieil ami (nous en sommes à 22 années de rencontres sporadiques).

Donc, hier, dimanche, je peux vous dire que ç’a été assez tranquille. Petite promenade avec Douce pour faire des emplettes et une razzia de vin à la SAQ (j’ai bien ri quand Douce m’a sorti « rasade » à la place de « razzia » à ce sujet — elle m’a expliqué que c’est parce qu’elle pensait à Shéhérazade, hé hé!). Petite partie de Scrabble très ennuyeuse, et que j’ai fait cesser, parce que j’avais le cerveau en compote. Pattes de crabes pour souper, miam miam! Effouérage en règle devant la télé pour écouter un TLMEP amusant, mais pas trop retentissant, mis à part le passage où on discutait de la sortie du film « Tout est parfait », scénarisé par (mon ancien camarade de cégep) Guillaume Vigneault et réalisé par Yves Christian Fournier, et la présence de l’auteur Serge Bilé, qui a défait quelques mythes, dont celui du sexe surdimensionné des noirs, et expliqué que l’histoire des noirs ne commence pas avec l’esclavage. Après l’hyperactif Louis-José Houde, je me suis endormi, et me voilà, 12 heures de dodo plus tard!

En parlant d’hyperactivité, je me suis fait taguer par Folle à lier (voir la bannière de son blogue — et ses écrits en général aussi d’ailleurs), et je vais essayer de lui répondre du mieux que je peux (même si je me suis déjà fait taguer de la sorte). Donc, pour commencer, les règles de la tague :

* Mettre le lien de la personne qui vous tague
* Mettre les règlements sur votre blogue
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en ajoutant leurs liens
* Aller avertir directement sur leurs blogues les personnes taguées

Et je me lance :

1— J’ai une collection de mes ongles dans un petit pot de vitre transparent, ça m’a pris environ 10 ans pour le remplir. Il faut que je le cache de la vue de Douce, elle trouve ça dégueulasse…

2— Tant qu’à y être, j’ai aussi un pot Mason rempli des mes anciennes dreadlocks (eh! bien, je viens de savoir par Antidote que « dreadlocks » est féminin), qui n’étaient pas très longues d’ailleurs, comparativement à celles que j’ai déjà eues, longues jusqu’au milieu du dos, et que j’ai coupé pendant une performance filmée, à ma dernière année d’université en Art plastiques. J’en ai fait une vadrouille, en direct.

3— Pour ceux qui ne le savent pas déjà, j’ai le plus petit tatouage au monde.

4— Encore pour ceux qui ne le savent pas, et je ne me souviens plus si je l’ai déjà spécifié ici, j’ai finalement passé mon permis de conduire, voilà un peu plus d’un mois.

5— Je n’aime pas le hockey, enfin si peu, alors j’ai certains problèmes à trouver des sujets de discussion avec beaucoup de gars…

6— Je me rends compte ici que je n’aime pas trop parler de moi, j’aime beaucoup mieux réagir à ce qui se passe autour de moi.

Et je tague :

1— Noisette Sociale
2— Le Détracteur Constructif
3— Sylvain Marcoux
4— Patrick Dion
5— Folly
6— Guy T.

La vie d’artiste en minuscule

Encore, au sujet de l’émission Tout Le Monde En Parle, étant donné l’omniprésence du sujet de la littérature avec les deux auteurs Marie-Sisi Labrèche et Audrey Benoît, assez rare à la télé quand même, il y a quelque chose qui m’a chicoté… Je savais bien que le paiement des droits d’auteurs était minuscule, mais j’ai sursauté quand j’ai entendu « 1 dollar par copie vendue »!

Même Marie-Élaine Thibert qui berce les jours des matantes et des secrétaires est obligé de ramasser son argent pour s’acheter une maison, en tout cas c’est bien ce qu’elle a dit. Je ne sais pas si c’est vrai, mais coudon, c’est compréhensible pour un artiste alternatif, mais je trouve ça un peu incroyable pour une Miss popularité! Sûrement un contrat merdique avec la gang à PKP…

Je ne voulais pas partir sur la Thibert, désolé. Non, ce qui me chicote le plus, c’est qu’il a été dit pendant l’émission, par rapport à un livre ou à un album, que 2 dollars irait à une oeuvre de charité ou sociale quelconque. Merde, vu de même, les miettes que reçoivent les artistes sont deux fois moins importantes que les miettes qui vont à des oeuvres! (On voit très bien aussi le fossé creusé entre les termes « artistes » et « oeuvres »…)

Les artistes sont comme l’os autour duquel se développe la viande. On dira ce qu’on voudra, on pensera ce qu’on pourra, mais les artistes sont seulement des faire-valoir. Leur travail est comme le ruban qui orne le paquet-cadeau, le cadeau étant tout ce qui va mal, ou bien, selon notre vision des choses.

Même l’adage, « c’est pas facile la vie d’artiste, surtout quand t’es pas vedette », est devenu périmé…

(Photo : petit mouvement)

Sex Bomb!

J’ai quand même bien apprécié cette première émission de TLMEP. Premier invité : Stéphane Dion, challenger numéro 1 pour la prise du titre de champion pour la direction du prochain gouvernement canadien. (En passant, le titre de ce billet fait référence à la chanson de Tom Jones qui jouait comme thème à son entrée sur le plateau.)

Comme je viens de l’écrire sur le blogue de l’ami Guill, qui conclu qu’« On savait que l’argumentaire fédéraliste était faible, mais pas à ce point! » – au sujet de l’explication de la conversion au fédéralisme de Stéphane Dion lors d’une brosse au rhum and coke – j’ai rétorqué : « J’avoue que son explication ressemblait à un tour de magie… » Une si longue histoire, assez bien menée, pour arriver à ce punch tronqué de tout son pouvoir d’émerveillement!

Encore, au sujet de son côté drabe – et j’ajoute ici la belle image du blogueur : « C’est comme un mini-wheat tranché au couteau, dont on aurait jetté le côté sucré aux ordures. » – j’ai renchéri : « Pour son problème de drabitude, c’est qu’il a la baguette plantée, telle une carotte, où tu penses! »

Ça, j’avoue que c’est mon côté séparatiste qui parle, celui où tout ennemi à la cause est complètement à faire fondre, à écrapoutir avec les moyens du bord. Pourtant, presque objectivement, je respecte cet homme, il n’a pas l’air de cacher son jeu, et non plus d’avoir toujours quelques copinants pas très loin dans sa poche, contrairement à un homme comme Stephen Harper, il me semble intègre et mené par un idéal louable. Peut-être que je me trompe, aussi. Et si j’étais fédéraliste, je crois que je pourrais lui faire confiance, en tout cas plus que Paul Martin…

Il fait surtout pitié, et ce, sans condescendance de ma part. Il y a tellement un gros fossé entre ce qu’il veut et ce qu’il peut. Il aurait eu sûrement plus de succès au début du dernier siècle, quand le spectacle n’était pas partie prenante de la politique.

En tout cas, le passage de Stéphane à TLMEP faisait partie de son plan de charme. Je pense qu’il a réussi, du moins en partie, au moins on l’a vu plonger. Se mouiller c’est toujours bon. Et remarquez aussi l’omission de son nom de famille, ça fait plus télé-réalité, hein? Alors pour quand le premier show politique-réalité, avec Stéphaaaane?

La fin de ma rétrospective et le début des tempêtes

Le début du mois de novembre a été marqué par la tragédie de la mort de la petite Bianca Leduc, le 31 octobre. Cet événement a sonné le glas d’un large débat par rapport à la conduite automobile et aux règles l’entourant. Et les restaurateurs ont eu peur.

Du côté de la politique internationale, on a appris premièrement que Yahoo! a contribué par ses informations à faire arrêter un journaliste chinois dissident. Aussi, que les États-Unis se sont basés sur un faux témoignage d’un imposteur pour justifier la guerre en Irak, et que Nicolas Sarkozy a été formé par son département d’État.

Plus près de nous, Super Duper Mario a tenté de sabrer les commissions scolaires, la piètre qualité du français a encore refait surface, la baloune a été pétée et Mia Farrow a traité de porcs nos diri-géants sur le plateau de TLMEP.

Aussi, les OVNIS se sont affranchis un peu plus de la fiction, je me suis fait attaqué par la pub à mon travail, le cardinal Marc Ouellet s’est excusé à la place de l’Église, Fred Chichin est mort, Christian Mistral a craché du bon et beau venin sur Richard Martineau et le journalisme professionnel a rejeté avec grand fracas le journalisme citoyen.

En décembre, le film de Denys Arcand a fait quelques remous, dont une instrumentalisation conservatrice, l’hypermédiatisation du personnage Schreiber nous a tapé un peu sur les nerfs, l’histoire autour de Ladygripette aussi, les produits chimiques nous ont sautés dans la figure et Mario a sauté à pieds joints sur le cours d’éthique et de culture religieuse.

Pour terminer en beauté, l’inutile Just-Inn St-Clair-Trudeau a fait parler de lui, s’est rétracté, je me suis amusé à faire un lien entre Celine Dion, Richard Martineau et Stéphane Gendron, et j’ai commencé cette longue rétrospective, ouf!

Voilà c’est fait!Je suis presque prêt à commencer la nouvelle année, mais je vais vous la souhaiter bonne en bonne et due forme demain avec une petite surprise…

(La photo provient d’ici)

Voix de tête à queue

Vraiment, est-ce qu’on a les personnalités publiques qu’on mérite? J’aimerais bien ça pouvoir dire que j’admire à l’os quelqu’un que tout le monde admire. Tout le monde dans le sens de Tout Le Monde En Parle…

Tête

Je pense à Celine et je me dis que les Québécois, qui sont les inventeurs du terme « kétaine », et qui l’incarnent à merveille, méritent d’être fier de cette mièvre chanteuse, époustouflante techniquement j’en conviens, qui pousse la note fromagée (so cheeeeesy!) à un niveau inégalé. C’est vrai, il y a de quoi être fier, à défaut d’autre chose de plus sérieux, de plus englobant, comme le courage.

Je suis tombé sur son entrevue, celle avant son dernier spectacle à Vegas, et j’ai eu peur, franchement peur, sans rire, sans sarcasme. J’ai eu peur comme j’ai déjà eu peur en voyant et en entendant Michael Jackson, le petit garçon enfermé dans la cage thoracique d’un squelette drapée de blanc. Est-ce que c’est juste moi ou elle avait vraiment l’air sur un nuage? Elle semblait peser ses mots, ou plutôt sur ses mots, avec une enclume, pour ne pas qu’ils s’envolent.

Nombril


Tantôt, pour accompagner une pointe de pizza, je picorais de gros titres et des mots par-ci par-là dans le classique JdeM quand je tombe (et tomber est le terme parfait!) sur une autre personnalité publique — il est partout, tellement que je me demande s’il n’a pas des apprentis et ne signe pas les textes des autres comme Rodin signait parfois les sculptures des autres — et j’ai nommé : Richard Martineau!

Comme toujours, du chialage digne de discussions de centre d’achats, et surtout, de l’enflure conceptuelle, alors qu’il fait référence au projet tout à fait logique de censurer les absurdes pubs de char en parlant d’un film (il parle des pubs plus tard dans son billet, mais je préfère relever au départ cette inutilité) :

« Et pensez-vous vraiment que je vais écraser des petites vieilles avec mon char juste parce que j’ai regardé Nitro? »

Réveille Richard! Nitro c’est un film, pas une pub! C’est répétitif une pub, ça se plante dans le réel une pub, un film c’est de la fiction, les gens payent pour voir un film, c’est intentionnel Richard, c’est pas insidieux comme la pub les films, t’aurais vraiment pu trouver mieux comme métaphore… surtout qu’il ne semble pas y avoir de projet d’interdiction des films de chars à pitounes québécois qui copient les films de chars à pitounes états-uniens. (Et je dis ça bien gratuitement, ça ne m’intéresse pas de me faire une idée…)

Et encore :

« Vous pensez que j’ai besoin de l’État pour savoir que la publicité «embellit» la réalité? »

Il débute son billet avec une chanson « Fais pas ci, fais pas ça » de Jacques Dutronc, je lui réponds avec une autre du même artiste, « Et moi, et moi, et moi », parce que le petit garçon de dix ans laissé-pour-compte qui se farcie à longueur de journée des belles pubs embellies et qui fantasme sur ses 16 ans pour pouvoir courser dans les rues avec la Honda Civic de ses rêves, qu’il prévoit s’acheter avec les économies qu’il ramasse déjà, est-ce qu’il sait lui que « la publicité «embellit» la réalité? »

Regarder continuellement son nombril empêche de voir ce qui se passe autour…

Queue


Après le nombril, pour aller encore plus bas, je suis tombé hier pour la première fois sur le blogue de notre bon ami Stéphane Gendron, le réac-ti-Ô-maire, autre personnalité publique qu’on mérite, ça l’air. Lui, il aurait peut-être besoin d’aide, mais pas d’apprentis, plutôt d’un mentor, de quelques trucs. Il écrit comme il parle, sauf qu’on ne voit pas sa face quand on lit les mots…

Sur le même sujet que Tartineau, il nous pleure ça comme une madeleine à pinch :

« Vous n’aurez plus le droit d’éprouver quelconque plaisir à conduire votre voiture. »

Vu le bas niveau de sa prose, j’ai tenté le coup d’aller dans ses plates-bandes et je lui ai pondu — de picorer à pondu, pas pire quand même! ça vole haut! ou plutôt, ça vole bas, une poule… — je lui ai donc pondu un commentaire, qu’il n’a pas daigné publier, en tout cas à date :

« Ah! T’as ben le droit de bander quand tu conduis, mais vaut mieux garder ta main sur ton bras de vitesse que sur ta queue… »

Pensez-vous que je suis allé trop loin?

Tout Le Monde Est Kétaine?

Je viens comme plusieurs de terminer d’écouter (ouch!) et de regarder l’émission Tout le monde en parle.

Je ne sais pas pour vous, mais n’est-il pas un peu « too much » d’avoir à se taper la famille Dion presque au grand complet depuis des décennies, surtout quand il est évident à l’oreille que toute la majorité du talent s’est concentrée dans Celine? Je les regarde aller et il y a le mot « opportunisme » qui résonne dans ma tête. Ce qui m’empêche de les trouver sympathiques. Peut-être un peu, je l’avoue, celle avec les cheveux bouclés noirs.

À voir leur succès, je dois bien faire partie d’une minorité. Et quand t’as le gourou Guy A. de ton bord…

Avec en plus un petit bout de toune de Marie-Mai au retour des pubs, et Danny Turcotte qui s’armait de tout son humour gras pour ridiculiser Paul Piché et son essai — soit dit en passant, le seul bout de l’émission qui volait un peu du côté des idées (ne me parlez pas du passage de Jean Chrétien!) —, ne trouvez-vous pas que TLMEP s’enkétainise de plus en plus?

Plus porcine qu’on le croit…


Très bonne émission de Tout le monde en parle hier, j’avais bien hâte d’en voir une comme ça…

Le moment fort : quand Mia Farrow a traité de porcs les dirigeants de nos sociétés.

Avec des cotes d’écoute de près de 2 millions, et en espérant que tous ceux-là ont bien compris le message, il faudrait que tout ce beau monde réussisse à convaincre un peu plus de deux personnes qu’il y a vraiment un problème avec notre espèce…

Son problème à notre espèce, c’est qu’elle s’en lave trop les mains des problèmes; serait-ce pour tenter de se sortir inconsciemment de son état métaphorique de porc?

(Cette photographie intitulée « Signe intérieur de richesse » de Mister Y provient de Flickr.)

Ajout (13h35) :

Je viens de lire un excellent texte de l’ami Capitaine Virgil sur notre déficit démocratique. Et Bibco a écrit un très bon commentaire sur l’émission TLMEP, mais celui-là en lien avec la portion « qualité du français ». C’était effectivement assez jouissif de voir Fred Pellerin gagner le petit concours de dictée!

Kevin Parent et les AR : des propos à colorier

À Tout le monde en parle hier, le passage de Kevin Parent et le petit bout où il parle de ce qu’il pense des accommodements raisonnables est très représentatif à mon avis du malaise ambiant par rapport à toute cette question. Pour plusieurs raisons, j’ai pensé retranscrire ici les deux questions de l’animateur et les réponses du chanteur, afin de les analyser plus amplement :

Guy A. Lepage : Tu penses quoi des accommodements raisonnables?

Kevin Parent : ben, j’pense que j’suis quand même un gars ouvert d’esprit pis qui est quand même curieux, mais j’suis quand même inquiet de voir qu’il y a des gens qui veulent s’implanter et dominer. J’trouve qu’il faut se tenir, j’dis pas qu’on a besoin d’un dictateur au Québec mais on a besoin d’un coup de pied dans le cul pis de se faire rassembler. Pis, tant qu’on n’aura pas ça, ben regarde, y’a d’autres mondes qui vont gruger dans une belle culture comme le Québec.

(Applaudissement)

G. A. L. : Qu’est-ce qui te fait de la peine sur le plan social au Québec?

K. P. : Ben, justement, le manque de solidarité, la division. Pis pour revenir encore aux inquiétudes, c’est t’sais, la xénophobie, ou faut pas être raciste pis bon, on peut rien dire à personne pis j’comprends, t’sais. Mais en même temps je jasais avec une copine du milieu pis qui m’a vraiment faite réfléchir, c’est que si quelqu’un nous insulte ou nous importune pis, de peur ou de gêne on peut pas l’exprimer à la bonne personne, mais souvent on se défoule sur les nôtres, t’sais. Pis j’trouve que des fois le Québec se déchire entre eux autres, parce que y ose pas dire haut et fort c’qui pense de certaines situations. Pis moi j’suis pour le respect pis j’suis pour l’humanité et l’ouverture d’esprit, j’suis pour la paix. Mais quand qu’on me tape trop dans… trop de coups de pieds dans les tibias, ça me donne le goût de dire wow minute, t’sais. Pis, c’est ça. J’sais pas dans qu’est-ce que je m’embarque, les répercussions de ce que je va dire, mais c’est ce que je pense aujourd’hui, m’a peut-être changer demain, mais aujourd’hui c’est ça.

(Applaudissement)

Il est clair que son propos est tellement vague qu’il pourrait porter à confusion s’il n’avait pas l’air d’être un si bon gars, ouvert d’esprit et curieux. La preuve, il a commencé sa réponse en le spécifiant et terminé en réitérant son ouverture d’esprit, et en ajoutant aussi son sens du respect, son humanisme et son pacifisme.

Outre cela, son attitude générale exprimait bien ce qu’il voulait dire par « si quelqu’un nous insulte ou nous importune pis, de peur ou de gêne on peut pas l’exprimer à la bonne personne », chaque mot semblait pénible et piégé, on ne comprend jamais trop s’il parle en général ou par rapport à des exemples précis. On sent en lui une certaine révolte, mais elle s’excuse de s’affirmer. Et les applaudissements venaient le remercier de dire tout haut ce que chaque personne en a interprété tout bas.

En fin de compte, c’était un discours à colorier. Tout le monde peut s’y reconnaître, même les racistes, qui peuvent par déni se proclamer respectueux, humanistes et pacifistes envers les immigrants : mais s’ils restent chez eux… Même ceux qui sont en total désaccord avec tout ce débat pourraient se servir de ce qu’il dit pour avancer que toute cette commission vient gonfler l’incompréhension générale, étant donné que le chanteur semble ne se baser sur rien, puisqu’il ne donne pas d’exemple et qu’il attaque directement un groupe de personne, « des gens qui veulent s’implanter et dominer », sans expliquer pourquoi.

Et je ne suis pas en train de dire que Kevin Parent est fautif, loin de là, je dis simplement que sous la pression, il s’en est sorti de la meilleure manière, parce qu’il pourra toujours justifier ses paroles si ça dérape (même si je ne crois pas que ça pourrait déraper) : ça sera sa parole contre celle des autres. Et son aura d’artiste colore bien tout ce qu’il a dit, les mêmes paroles dites par quelqu’un de plus controversé n’aurait pas aussi bien passé…

En définitive, je crois qu’il faut se poser la question à savoir si on plonge ou non dans ce débat, si on veut que le résultat de cette commission représente ou non ce que la majorité désire. Si je comprends bien, c’est bien plus une peur d’avoir peur de se retrouver dans le pire scénario qui soit qu’une peur réelle et justifiée par rapport à ce qui se passe en ce moment.

Alors, j’aimerais bien terminer avec une citation de Pierre Légaré, qui provient de son texte Rehtorb Gib, paru sur cyberpresse :

Les accommodements raisonnables, c’est comme les boutons. On peut simplement les cacher avec un onguent ou les faire péter, mais reconnaissons que c’est tout de même une bonne idée d’essayer de savoir ce qui peut bien les faire apparaître.

Ma plogue du jour

Une autre tournée de p’tits jeunes qui se font payer avec des voyages pour servir de viandes à journaux à potins.

Ce brillant et coloré énoncé est une citation qui vient directement du blogue de Steven Painchaud, et c’est un de ses commentaires dans ses P’tites Vites (#73) par rapport à la nouvelle livrée de jeunes dans l’émission « Pénétration Double« , hé hé! (Eh! oui, j’emprunte cette déformation syntagmatique au Bye Bye des RBO et espère même attirer encore plus de pervers ici avec elle!)

Il explique qu’il a zappé de Tout le monde en parle pour écouter cette émission, et je tiens à le remercier (même s’il ne me surprend pas tant que ça…) : un peu grâce à lui, je vais continuer soit d’écouter TLMEP, soit d’écouter ou de faire autre chose.

Avant de finir, je peux vous avouer que j’ai beaucoup plus apprécié cette émission que la première, pour plusieurs raisons. Je vous reparle d’un moment qui m’a marqué demain, et ça aura beaucoup de lien avec le passage où Steven parle de Rehtorb Gib.


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