Le festival des refus

Ce matin, j’ai reçu une lettre de refus de la maison d’édition Triptyque. Malheureusement, ce n’est vraiment pas la première fois que je reçois un refus depuis que j’ai commencé à envoyer mes manuscrits aux maisons d’édition, je suis même habitué, ça me passe presque dessus comme de l’eau sur le dos d’un canard. Même Les intouchables, la maison d’édition dans laquelle je croyais et espérais le plus m’a refusé voilà quelques semaines et ça ne m’a pas trop déprimé. J’en étais même surpris tellement je n’ai pas réagi à la nouvelle.

C’est que je suis assez réaliste sur les chances que quelqu’un édite mon premier roman : il est assez à l’image des propos que je tiens ici, pas très complaisant par rapport à notre monde et où il semble vouloir aller. Donc, engagé, sans être ennuyant (enfin, je crois, et la majorité de mes lecteurs-correcteurs aussi, semble-t-il), mais peut-être pas assez axé sur le divertissement par rapport à ce qui se fait aujourd’hui. Je dirais même qu’il a un certain charme, si je puis me le permettre. En fait, je crois qu’il a assez de qualités pour avoir sa chance, et surtout, le message est on ne peut plus actuel dans la conjoncture mondiale.

Eh! l’illustre inconnu que je suis n’a pas de poids dans la balance du pouvoir médiatique et culturel pour que ça passe facilement. Je me creuse la tête depuis des années pour trouver un moyen de faire scandale et d’avoir ma face sur toutes les pages couvertures des journaux, à potin inclus, mais je n’ai pas encore trouvé…

Bon, pour revenir à nos moutons, cet après-midi, en sortant de la maison, tout en marchant, j’ouvre une lettre envoyée par Triptyque qui va comme suit, après les formules protocolaires et l’annonce du dit refus :

Nous recevons plusieurs centaines de manuscrits chaque année et sommes dans l’obligation de procéder à une sélection des oeuvres qui correspondent le plus à nos attentes éditoriales.

Jusque-là, ça va, ça ressemble pas mal aux autres lettres que j’ai reçues. Mais après la lecture des deux phrases suivantes, mon bouchon a sauté, la pression sanguine m’a fait rougir de colère :

Celles-ci privilégiant l’originalité du travail d’écriture, la maîtrise de la langue, la modernité du propos ou l’intérêt historique de l’oeuvre. Nous avons dû favoriser d’autres titres.

Ah! oui! C’est ça!

Pour moi, même si je me sens beaucoup plus calme, ça a encore du sens de trouver que cette partie est comme un coup de couteau dans le dos. Le refus que je venais d’apprendre ne demandait pas tant de précision chirurgicale. La lettre que j’ai écrite à la directrice (dont je vais taire le nom) du comité de sélection est plus concise quant à ce que j’en pense :

Mme,

j’ai reçu plus tôt par la poste votre avis de refus pour mon manuscrit qui portait le titre de : « Auréole instantanée ».

Sur ce sujet, j’aimerais simplement vous faire part d’une suggestion quant au message standard que vous envoyez aux auteurs refusés (et j’espère que c’est bien d’un message standard qu’il s’agit…). Vous devriez vraiment y enlever la phrase qui suit : « Celles-ci privilégiant l’originalité du travail, la maîtrise de la langue, la modernité du propos ou l’intérêt de l’oeuvre. » Car il est évident que tout auteur vous envoie son manuscrit parce qu’il croit profondément que celui-ci est original, bien écrit, moderne et intéressant, sinon, il ne vous l’aurait pas envoyé…

Et je ne vous écris surtout pas pour me plaindre d’avoir été refusé, mais bien parce que je crois qu’il n’y a rien d’anodin dans la vie.

Donc, je ne crois pas que vous avez besoin d’exposer ainsi vos critères de sélection dans votre correspondance, car ils sont implicites par le résultat : vous avez refusé l’oeuvre. Le message serait le même, mais simplement plus respectueux du « deuil » de l’auteur.

Pour ma part, peut-être que je suis trop fragile (quel artiste ne l’est pas?), mais, de tous les refus que j’ai reçus, le vôtre a été le plus difficile pour cette raison. Ce que je trouve le plus insidieux dans cette phrase, c’est qu’elle m’a semblé impliquer une officialité objective quand je l’ai lue pour la première fois et qui, vous serez bien d’accord avec moi, est très subjective en vérité : quel jugement ne l’est pas? En conséquence de quoi, je me suis permis de vous en faire part pour peut-être aider ceux, qui, à l’avenir, recevront un refus de votre maison d’édition en amoindrissant le choc par l’omission que je vous propose.

C’est que choisir de s’impliquer à fond dans toute oeuvre d’art est déjà assez courageux et difficile — surtout pour la confiance en soi de quiconque rêve à l’assentiment des autres. Alors, je crois qu’il faut essayer au moins de le respecter le plus possible, malgré l’impitoyable conjoncture dans laquelle le milieu de la culture, et surtout celui de la littérature, se retrouve.

Je viens de faire lire à ma conjointe (qui est aussi auteur) la lettre et elle m’a dit penser que cette phrase est là pour décourager les auteurs de vous demander des explications pour le refus. Possiblement. Mais si c’est le cas, il faudrait peut-être bien changer la tournure de la phrase pour ne pas qu’elle soit mal interprétée, ou bien donner vos critères de sélection comme explication à ceux qui vous le demanderont : même si je ne pense pas qu’ils différent beaucoup d’une maison d’édition à l’autre…

J’espère ne pas vous avoir trop importuné avec mes idées.

Veuillez agréer mes salutations les plus sincères, ainsi que beaucoup de succès dans l’avenir pour votre entreprise.

Renart L’éveillé

17 Responses to “Le festival des refus”


  1. 1 Averlok avril 19, 2007 à 12:00

    Décourage toi pas, tu vas surement finir par réussir à le placer ton livre….. Quel en est le sujet au fait ??? As tu essayé avec Les Éditions Arion ? Ils semblent publier pas mal de nouveaux auteurs. Ils on même ajouté une collection Anticipation avec 3 nouveaux auteurs car c’est une type de littérature pratiquement absent au Québec…

    http://www.arion-editeur.ca/

    Pour la lettre que tu as envoyé, j’espère qu’ils vont donner suite…

  2. 2 Le Poursuivi avril 19, 2007 à 13:20

    Salut Renart L’éveillé,
    première visite sur ton site, bien impressionné! Même ta musique qui n’est pas de mon âge…je croyais…est réellement de bon goût!
    Artiste comme métier est l’un des plus difficiles surtout concernant la situation pécuniaire.
    J’ai bien aimé ta riposte à l’éditeur. Tu parles d’une gang de caves! En recevant ta réplique ils s’attarderont peut-être plus à ton oeuvre, qui sait?
    Lâches pas, bon travail!
    Le Poursuivi

  3. 3 Renart L'éveillé avril 19, 2007 à 15:23

    Merci beaucoup pour l’encouragement, ça me fait très plaisir et me remonte le moral.

    @Averlok

    Ah oui! je connais Arion, je leur ai envoyé mon manuscrit la semaine dernière justement, un ami m’en avait parlé en bien. Tu me fais penser à leur envoyer un courriel pour être certain qu’il l’ont bien reçu.

    Et tiens, pour le sujet, je copie-colle (il commence à y avoir de la colle partout là!) la réponse que j’ai donné à Louis (d’Un homme en colère) plus tôt cette semaine :

    « Pour ce qui est de mon roman, je vais copier-coller la réponse à la même question que j’avais écrite sur le blogue « Regard Urbain », en commençant par une partie du commentaire où je le relatais (je lui parlais de ma carrière déchue en art visuel – j’ai étudié dans ce domaine au cégep et à l’université) :

    « Alors, j’ai bien tenté de m’auto-exorciser en créant une fiction sous forme de roman (qui emprunte un peu quand même au policier), mais, tu te doutes bien, avec comme sujet l’art contemporain, malgré beaucoup de lecteurs qui m’ont donné de très bons commentaires, je n’essuie que des refus des maisons d’édition… »

    Et la réponse :

    « pour ce qui est de mon roman (que je signe aussi sous le pseudonyme Renart L’éveillé), c’est l’histoire de Renard Sanschagrin, un artiste déchu, graphiste dans une boite de pub pour un patron assez dérangé, proche de la pathologie, qui décide, pour son propre plaisir, de mener à bien un projet d’installation assez spécial. Donc, avec l’aide de plusieurs contacts dans le milieu criminel, il décide d’apprendre toutes les techniques requises afin de s’introduire par effraction dans la maison de son patron pour installer une oeuvre invisible pour quiconque ne sait pas qu’elle y est. Dans son plan, il projette aussi d’envoyer des messages énigmatiques après-coup pour que son patron puisse découvrir l’oeuvre, mais tout ne se passe pas comme prévu, comme tu peux t’en douter… »

    Alors, comme tu peux le voir, il y a beaucoup d’action (une de mes lectrices – qui m’a avoué avoir beaucoup aimé mon roman même si elle n’aime pas habituellement les romans québécois – m’a dit qu’elle verrait bien un film fait à partir d’un scénario qui s’en inspirerait; loin de me gonfler la tête à l’hélium, je pense à ça et je me console). Aussi, c’est une critique sociale assez virulente sur le thème du pouvoir, mis en scène bien sûr par la relation du héros avec son patron. Il y a même une histoire d’amour (qui ne finit pas très bien, à l’image du roman) et plein de retournements, comme dans un suspense, mais le sujet c’est l’art (le roman est aussi une exposition virtuelle de mes oeuvres que je décris par-ci par-là comme si elles étaient l’oeuvre du héros). Pour te donner un exemple, je te mets un extrait pour terminer (pour te situer, c’est un texte que le héros aurait publié dans une revue d’art) :

    Le regard volé

    Il serait facile de dire que l’inspiration peut apparaître de toutes parts, qu’elle s’immisce par des voies d’où on ne l’attendait surtout pas. Je vais malgré tout me le permettre. Si l’art discute de la vie que nous menons et si celle-ci nous transporte à des endroits qu’il ne nous est pas commun de visiter, alors suivons-la! même si nous entrons dans un sentier où notre démarche ne nous prédestinait pas. Cette œuvre que pourtant je n’ai pas encore mis au monde (parce que j’avais d’autres soucis que tous connaissent) se trouverait dans un autre lieu thématique et esthétique que les autres travaux que j’ai réalisé précédemment, surtout de celle qui s’est vue déballée au grand jour et qui, par la notoriété qu’elle m’a octroyée, me permet de m’exprimer auprès de vous aujourd’hui.

    C’est le sentiment amoureux ou, plutôt, la perte de l’objet de cet amour qui m’a guidé. Ce que j’ai vu n’était sûrement que de pures coïncidences et c’est ce sentiment qui en a donné un sens, qui a regroupé ces événements pourtant ordinaires qui me paraissent aujourd’hui si prenants et si poétiques.

    La situation psychologique dans laquelle je me trouvais résultait non pas d’une peine d’amour classique, car rien ne s’était présenté de concret entre elle et moi, sinon des baisers d’un soir, mais, par des circonstances hors de mon pouvoir, elle était subitement disparue de ma vie sans que je ne puisse par aucun moyen l’enquérir par la suite. De cette manière, la solitude de l’homme peut s’avérer cruelle et sans répit lorsque le cœur demande à s’élever au-dessus de la banalité quotidienne. À partir de là, toutes mes pensées ainsi que mes regards convergeaient vers un seul but: la présence féminine. Lorsque que je me promenais dans la rue ou dans un parc, où que je sois, je recherchais cette présence: la vue d’un visage doux créait en moi des remous, un autre plus mystérieux me plongeait dans un fantasme torride, une silhouette élancée m’attrapait comme un aimant et j’aurais tant voulu avoir le courage de courir vers cette apparition pour y redécouvrir l’être aimé qui m’avait glissé entre les doigts.

    Plus les heures avançaient, plus les jours couraient, plus ma soif d’amour grandissait. Par un après-midi ensoleillé, où je m’étais installé confortablement sur le banc d’un parc pour profiter du beau temps et du panorama verdoyant, j’aperçu soudain plus loin à ma gauche un groupe de gens qui se dirigeaient dans ma direction. Parmi ceux-là, la plupart dans la quarantaine avancée, il y avait une jeune femme dont la démarche et la prestance me troublèrent. Dans l’état de surexcitation qui me prenait et que j’ai décrit plus tôt, je n’ai pu m’empêcher de la regarder intensément dès le moment où je l’ai aperçue. Plus elle avançait vers moi, plus je me rendais compte qu’elle avait une main devant son visage qui cachait sa bouche, son nez et partiellement ses yeux qui semblaient si beaux; malgré la finesse de cette main, elle m’empêchait quand même de goûter pleinement à l’ensemble. Et, jusqu’à ce qu’elle disparaisse de mon champ de vision, sa main resta là, outrageante.

    Pendant tout le reste de la journée, j’y ai réfléchi et je ne suis pas arrivé à comprendre pourquoi elle cachait son visage. Je l’avais bien observée et elle ne semblait ni triste ni inquiète, son front lisse en était la preuve; j’avais même remarqué sur ses joues les plissements caractéristiques d’un sourire. Il y avait là un mystère que je ne pouvais percer et il s’imprima en moi jusqu’à la prochaine apparition.

    Cette fois-là, quelques jours plus tard, déjà le soleil commençait à tomber sur la ville et je me promenais sur un trottoir de la rue Duluth en quête de ma voiture. De loin, j’aperçus soudainement une demoiselle habillée de couleur vive qui venait vers moi, chevauchant une bicyclette. Elle venait rapidement donc je n’ai eu que le temps de la considérer dans son ensemble, et ce que je voyais me plaisait. Encore et encore, quand j’ai voulu m’attarder à son visage, sa main le couvrait ainsi de son voile cruel pour mon cœur, et j’en fus d’autant plus déstabilisé. Pourquoi conduisait-elle seulement d’une main sur cette ancienne route piétonnière en brique, considérablement accidentée? Considérant ce deuxième événement d’un œil nouveau, car parfois ce qui se répète se complète, je m’appropriai la maxime disant « jamais deux sans trois » et j’attendis patiemment que cette fois-là daigne se présenter. Et ce ne fut pas long…

    Le lendemain, m’étant rendu chez un marchand de fruits et légumes en plein air, pendant que je tâtais des tomates pour juger de leur degré de maturité, j’ai aperçu du coin de l’œil une dame qui passait sur le trottoir. Aussitôt, ma main lâcha sa prise et mon regard se bouscula à la rencontre de cette personne. Comme vous l’avez sûrement deviné, sa main bloquait son visage. À ce moment, la surprise des deux premières fois avait considérablement amoindri le choc et je ne considérai cet épisode que du point de vue qu’elle bouclait la boucle. Au moins, ce désir pourtant improbable avait été comblé à défaut d’avoir pu apprécier les visages de ces trois femmes qui, finalement, auraient pu être laides ou belles à mes yeux, qu’importe!

    Cette histoire pourtant simple pourrait se transformer un jour en une œuvre d’autant plus simple qu’elle se dessinerait comme suit: trois grandes photographies seraient mises une à la suite de l’autre, avec un espace aussi important entre chacune que leurs dimensions propres. Elles représenteraient toutes une variation du même thème: une femme portant une main à son visage. Pour reprendre encore l’anecdote, les trois femmes seraient différentes physiquement, ainsi que les environnements dans lesquels elles seraient photographiées.

    Malgré le fait que je n’ai jamais utilisé la photographie de cette manière, et que certaines âmes puristes pourraient penser que je m’improviserais photographe, la seule pensée du sentiment qui m’habite quand je repense à ces événements me permet de considérer que j’ai le droit, même l’obligation de réaliser un jour cette œuvre. Et donc, si des circonstances hors de mon contrôle m’empêchaient de la faire un jour, vous pouvez considérer dès maintenant que ce texte en tient lieu et que cette oeuvre fait déjà partie du musée virtuel que constitue votre imaginaire.

  4. 4 iamwormbuffet avril 19, 2007 à 16:47

    avec de la persistance, on sait jamais.

    c’est frustrant de voir une jeune plagieuse inconnue de 12 ans se faire publier mais pas toi.

    Ceci dit, c’est dégoûtant cette manie des gens de ne pas se contenter d’un refus mais d’en plus tourner le fer dans la plaie.

    J’ai bien aimé ta lettre à la directrice!

  5. 5 Averlok avril 19, 2007 à 16:52

    J’en demandais pas tant (et je ne me plaint pas du tout !!!). Ça semble vraiment intéressant… et souhaitant que ça débouche (et je te garanti que j’en prends un exemplaire !)

  6. 6 Anonymous avril 20, 2007 à 3:51

    Et si la lettre voulait vraiment dire ce qu’ele disait?

    Nous n’avons pas lu ton livre, mais est-il possible qu’il soit exactement cela? Dépourvu d’originalité?

    Il faut dire que des livres anti-néolibéralisme, il en pleut!

  7. 7 Renart L'éveillé avril 20, 2007 à 5:58

    Anonyme,

    penses-tu vraiment que j’ai quelque chose à faire de tes préjugés de drouate?

  8. 8 Frederic Fortier avril 20, 2007 à 16:43

    Pourquoi pas t’auto publier, avec le web c’est simple non?

    Publie le chapitre Un pour voir la réponse des gens. Si ils en redemande alors continue avec les autres chapitres.

    Ok.. sa ne paiera pas les bills mais en ce moment les refus non plus.. et si sa te permet de te faire remarquer!

    Un peu de pub google dans le bas de tes pages pourrais te permettre de faire un peu de sous avec ton travaille?

  9. 9 Folliculaire avril 20, 2007 à 21:42

    Lâche-pas. C’est nos rêves et nos passions qui nous font vivre! Combien de fois j’ai eu des embûches, mais il faut s’entourer de gens qui croient en nous.

    Voilà quelques années j’avais soumis un projet documentaire à un boîte de production. Réponse: Refuser en raison du manque de financement. Le mois dernier, la boîte a produit un documentaire traitant de mon sujet et de ce que j’avais proposé.

  10. 10 Renart L'éveillé avril 21, 2007 à 0:12

    Merci Folliculaire et Fréderic Fortier, vos encouragements me touchent.

    Fredéric, effectivement, je suis en train de penser à faire ce que tu me proposes, justement.

    Folliculaire, ton histoire de documentaire m’a scié. Incroyable…

    Faut pas lâcher! (rire jaune)

  11. 11 Folliculaire avril 21, 2007 à 0:21

    J’ajoute ton blogue sur ma page web afin que les blogueurs puissent lire tes textes. Bonne idée de publier ton bouquin sur le net. 2 blogueurs ont vu leurs blogues être publiés par la suite.

  12. 12 Renart L'éveillé avril 21, 2007 à 0:30

    Merci pour le lien. Effectivement, c’est le blogue « Un taxi la nuit » et un autre qui ont été publiés.

    Je vais y réfléchir sérieusement.

  13. 13 Anonymous avril 21, 2007 à 5:41

    En tout cas, j’ai peut-être des préjugés, mais, moi, j’ai été publié….

    Le truc, tout simple, c’est de se démarquer et oser offrir un discours à contre-courant et original.

    Pour ce qui est de l’idée de publier sur le Net, c’est assez inutile. Le Net, c’est du fast-food, personne ne veut y lire de textes de plus de 100 mots…

    Une seule solution: s’améliorer, demander conseil à de vrais écrivains et persévérer en encore. Et, avant tout, ne pas écrire dans le but d’être publié. Écrire pour soi…

  14. 14 Renart L'éveillé avril 21, 2007 à 9:44

    Anonyme, quand tu cesseras d’être anonyme, on se reparlera.

    Mais j’aimerais te spécifier quelques petites choses avant…

    Le fait que tu aies été publié ou non m’importe peu. Ce n’est pas comme un plus un égale deux. Les maisons d’édition n’éditent pas que des chefs d’oeuvres et les manuscrits qui sont refusés ne sont pas tous des nullités.

    En passant, la seule maison qui ne m’a pas envoyé un message standardisé c’est justement Les Intouchables, et l’éditeur indiquait l’originalité de mon manuscrit, justement, malgré le refus. C’est peut-être parfois une raison de refus, étant donné que l’originalité peut être moins payante que d’éditer du consensuel. Je ne pense pas me tromper en disant que ce n’est pas la majorité du lectorat qui recherche l’originalité avant tout. De toute façon, on le sait c’est quoi se qui vend… Et si ton roman se vend bien, eh! bien bravo! Mais je ne comprends pas ton but de venir me narguer ici en faisant passer ça pour des présumés conseils.

    Et je ne sais pas comment je pourrais être plus à contre-courant que d’écrire sur l’art contemporain… ça n’intéresse pratiquement personne… ça ne doit pas aider mon cas en partant.

    Alors, je pense que je vais aller à contre-courant de tes conseils et je vais le publier sur un blogue jusqu’à ce qu’une maison d’édition le publie ou non. Je n’aurai pas travaillé là-dessus pendant cinq ans pour rien… Et en plus, je pense que le message véhiculé est plus important que le peu d’argent que je pourrais faire avec. Si quelques personnes le lisent et en prennent du plaisir, je serai content.

    À bon entendeur salut!

  15. 15 Renart L'éveillé avril 21, 2007 à 17:01

    Anonyme, je t’ai écrit une lettre ouverte, comme tu pourras le voir sur la page d’accueil.


  1. 1 Lettre ouverte à Anonyme « Rétrolien sur janvier 9, 2008 à 0:35
  2. 2 Le festival des refus (bis) « Renart L’éveillé / Carnet résistant Rétrolien sur février 22, 2008 à 2:59

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  • Né pour un grand pain (les osties, c’est pas assez…)
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Vous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter [… […]

RSS Littérature

  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Ce que je n’ai pas encore pu dire au sujet de Nelly
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au figuré, je me mords les doigts presque au sang depuis mon petit billet d’humeur suite à la mort de Nelly Arcan. Attendre que la poussière retombe pour être certain de ne pas me précipiter stupidement dans le regret. Mais en même temps, comme le souligne bien justement Christian […]
  • Autour de Nipi
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Tant qu’à être dans la poésie, continuons! De Claude Péloquin, je ne connais pratiquement rien, sauf bien sûr sa chanson ultra connue : Lindberg; et son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez. ». J’ai bien dû lire sans trop m’en rendre compte […] […]
  • Un foutu beau débordement de singularité
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite […]
  • Le luxe du temps
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Bon, voilà, j’ai publié aujourd’hui mon dernier billet sur Blogosphère. Cette collaboration me grugeait du temps comme c’est pas possible! Je pouvais passer trois heures par jour à scruter mon agrégateur pour suivre ce qui se passait dans la blogosphère; et trois heures, c’est conservateur comme chiffre […]

RSS Musique

  • Pourquoi les gens sont gaga de la Lady?
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ À la fin de son billet « Le filon pop et les archétypes de certitude », Jean-Simon DesRochers pose une question qui attire une réponse de ma part : Et puisque je m’interroge sur la pop; quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi Lady Gaga fait un tel tabac? N’étant pas totalement idiot, […] […]
  • Blogue-notes
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au menu, quelques notices qui pourront sûrement vous intéresser. Premièrement, question de réagir virtuellement à la corruption en cours depuis trop longtemps, il est possible de s’inscrire au groupe Facebook « http://www.nonalacorruption.com/ » et aussi de signer la pétition en ligne. Commentaire […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Un pied dans le dubstep
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Même si je suis DJ, c’est très rare que je parle musique ici. C’est mon monde parallèle. Mais je vais déroger à cette habitude. C’est qu’hier je me suis rendu en compagnie d’un compagnon de travail au Piknik électronique pour entendre deux DJ d’Angleterre : Skream et Benga. Ils […] […]
  • Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Il va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hie […]

RSS Philosophie

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Un dinosaure dans la blogosphère
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre comment […]
  • Sur le nationalisme
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je regrette qu’il n’existe pas en français de mot pour désigner l’attachement que l’on peut ressentir pour le lieu où nous vivons notre enfance, entouré de gens qui nous aiment et qu’on aime — et pourvu que notre enfance ait été heureuse. Mais si vous retirez du nationalisme cet […] […]
  • Ne bouge surtout pas!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Je suis tombé sur cette photo la semaine dernière. Elle m’a troublé. Au-delà de la confiance aveugle, j’y vois une allégorie de notre condition sociétale. Les […]

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