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Le festival des refus (bis)

Je n’ai pas l’habitude de me servir de mon blogue comme un journal personnel, mais je vais me permettre d’en user de cette manière, j’en ai vraiment besoin.

J’ai eu un vrai bon coup de barre au début de cette semaine, une fatigue intense qui me poursuit encore un peu. Un spleen d’hiver, rien de trop grave, mais quand même… Il me faut bien faire attention. Sinon, je serai obligé de prendre des vacances forcées. Pas dans les plans.

Avant de partir travailler, ouverture d’une lettre venant de la maison d’édition Québec-Amérique. Refus.

Mon roman.

Je suis habitué aux refus, mais jamais des comme ceux-là… J’en ai déjà vécu un presque semblable, avec Tryptique. D’habitude, les lettres de refus des maisons d’édition sont concises et très vagues, mais celle de Québec-Amérique est un peu trop explicite, enfin à mon goût.

La première phrase de l’annonce du refus est très correcte, suffisante. Être un directeur littéraire, je n’aurais pas poussé plus loin la rhétorique de justification :

Malheureusement, votre ouvrage ne répond pas à certains de nos critères éditoriaux.

Clair et net, une subjectivité assumée et normale puisqu’il y a implicitement la nécessité de choix, un couperet doit inéluctablement tomber.

Mais voilà la phrase zélée :

En effet, malgré une écriture dont la maîtrise a été jugée satisfaisante [on remarque ici le quasi-compliment], le comité de pré-sélection ne retrouve pas dans votre texte l’originalité recherchée dans le traitement de la thématique.

Et la cerise sur le sundae :

Nous vous suggérons donc de le soumettre à un autre éditeur.

(Ouf! une chance!)

Avouez que si on enlève la deuxième phrase, c’est presque sympathique, et ça dit : votre oeuvre ne nous convient pas, mais elle plaira sûrement à un autre éditeur. C’est tout, on passe à un autre appel!

Mais avec la deuxième phrase (en plus du fait qu’elle soit mal foutue : l’utilisation du verbe « retrouver » est hautement approximative, la répétition de « dans » rend la phrase lourde et le concept d’originalité est comme une balle de ping-pong entre le traitement et la thématique…), le message est blessant gratuitement et maladroitement.

Ce qui est le plus blessant, c’est que j’en viens à me demander qu’est-ce que l’originalité, qu’est-ce que le traitement, qu’est-ce que la thématique? Mais quel manque d’originalité on me reproche en fait? Assez difficile à répondre, car je ne comprends pas trop ce que signifie « le traitement de la thématique ». Ce n’est pas en tout cas le style d’écriture, ni l’idée générale qui est inintéressante à leurs yeux. C’est à n’y rien comprendre… J’abandonne.

Ça m’a fait du bien d’écrire ce billet et, contrairement à ce que j’ai fait avec Tryptique, je ne me donnerai pas la peine d’écrire une lettre pour les inviter à modifier leur message. Je suis trop fatigué. J’ai assez écrit à ce sujet.

C’est le temps de dormir là-dessus pour pouvoir aller ailleurs.

(Photo : François D. §)

Pourquoi Renart L’éveillé?

Toute l’histoire entourant le blogue d’Élodie Gagnon-Martin et de sa fermeture aura brassé beaucoup de questions dans la blogosphère. Une de celle-là concerne les pseudonymes. Pour avoir moi-même un pseudonyme, je me suis fait harceler à un moment donné par un blogueur et je me suis défendu de révéler mon vrai nom parce que je considérais avoir cette liberté (tiens, je te fais un peu de pub mon Danny, même si je n’ai pas pris la peine de lire ton billet sur moi, car je connais tes arguments par coeur…). Quand je me suis vu l’opportunité de pouvoir publier un texte au journal Le Devoir, j’ai décidé de m’abstenir de le dévoiler, même si cela voulait dire que mon texte serait refusé. Mais, devant toute cette pression et après avoir pesé le pour et le contre, je pense que je devrais être transparent et indiquer mon vrai nom pour appuyer le sérieux de ma démarche de blogueur à tendance politique, même si je ratisse quand même assez large. Mais avant, j’aimerais expliquer le pourquoi de ce pseudonyme.

Au départ, j’ai un projet de musique, en solo, depuis environ six ans, et j’ai commencé à écrire mon roman presque au moment. Le nom de mon projet musical était Lunatique et le nom du personnage de mon roman était Renard, ce qui venait d’un flash que j’ai eu à l’âge de 16 ans (j’ai maintenant 36 ans) Et, autre anecdote, je me disais que je nommerai mon enfant, si c’est un garçon, de ce nom plus tard : mon roman a été le plus gros projet que je mené à terme alors…

Avec l’avènement de MySpace, j’ai décidé de m’ouvrir une page et d’y mettre quelques compositions. Quelques mois plus tard, un usagé québécois de MySpace m’envoie un message me spécifiant qu’il utilise le pseudonyme Lunatique depuis quelques années, qu’il a sorti quelques albums sous ce nom, qu’il a une émission de radio et qu’il aimerait bien que je change. Pour faire court, j’ai décidé de changer de pseudonyme.

Donc, après quelques cogitations, j’ai trouvé Renart, tiré bien sûr du Roman de Renart, mais surtout en lien avec mon personnage de roman, Renard, pour le différencier par la finale du « T ». Et je trouvais bien drôle le lien que j’ai trouvé avec les jumeaux Dupond et Dupont, des aventures de Tintin, alors que Renard est mon alter ego. J’ai fait quelques recherches sur le net pour voir s’il n’y avait pas d’autres artistes avec ce nom et j’en ai trouvé un du nom de Maître Renart ou Renard : un chansonnier. Alors, j’ai décidé de faire de Renart un prénom en ajoutant un nom de famille, pour bien me distinguer de tout autre goupil (tiré de wikipédia : Jusqu’à la fin du XIXe siècle et dans de nombreux dialectes français, cet animal (le renard) est appelé goupil.). Après avoir beaucoup cherché, je me suis rappelé que je songeais parfois à écrire mon nom de famille, Léveillé, de cette manière : L’éveillé. Résultat : Renart L’éveillé. Je trouvais que ça sonnait bien, comparativement à mon vrai nom qui est un peu drabe. C’est aussi simple que ça! Et tant qu’à faire, j’ai décidé d’en faire mon nom de plume, et j’ai donc signé mon roman de ce nouveau nom.

Si vous avez remarqué, il n’était même pas encore question de blogue. Alors quand j’ai commencé à écrire sur le blogue de Patrick Lagacé, j’ai évidemment signé de ce nom de plume. Il va sans dire que j’ai continué avec cette même signature quand j’ai ouvert mon blogue. Donc, pour ma part, je ne me suis jamais caché derrière ce pseudonyme : quand je ferai des spectacles, ou si possiblement mon roman est édité et que je participe à un lancement, je serai disponible et en public pour quiconque voudra me rencontrer en vrai (et me lancer des tomates, s’il y a lieu). En conséquence, je ne ferai pas un Réjean Ducharme de moi-même, même si l’anonymat artistique est évidemment tentant pour plein de raisons que je n’élaborerai pas ici. La seule raison pour laquelle je ne voulais pas donner mon vrai nom, c’est que je n’en voyais pas l’utilité. Est-ce que Jean Leloup (qui maintenant assume son vrai nom : Jean Leclerc), Nelly Arcand, Stephie Shock, Mylène Farmer, Dominique Michel, etc., pour ne nommer que ceux-là, sont moins crédibles parce qu’ils utilisent des faux-noms? Non. Mais ç’a l’air que le monde sérieux de la politique fait fi de ce genre de démarche…

Alors, pour être certain de ne pas nuire à ma crédibilité de blogueur, j’abdique, je vais maintenant l’indiquer dans mon profil Blogger pour quiconque veut le savoir.

Mes plogues du jour

Que de bonnes lectures aujourd’hui! Je vous rajoute deux liens avant de partir vers d’autres pâturages littéraires (j’ai du travail à faire sur la présentation de mon roman et un gros texte à travailler pour UHEC, et bien sûr ma première soirée de dj de la fin de semaine).

Le premier, une belle anecdote parut sur Le Petit Émerillon, concernant une belle carte de bonne année (en septembre) reçue de la part du Prime Minister par le blogueur, habitant à Outremont.

Le deuxième, un commentaire d’une blogueuse, SuperCath, paru sur le blogue Blog Story en lien à une historiette assez stupide, enfin à mon goût, que le blogueur donne en exemple. Et j’ajoute ici l’extrait du commentaire :

Un exemple : l’histoire des vitre teintées du YMCA… J’ai sû d’une de leurs clientes que la clientèle demandait depuis longtemps à faire teinter les vitres pour une question d’intimité, mais le YMCA n’avait pas les fonds nécessaires pour le faire. Alors lorsque la communauté juive a proposé de le faire – à ses frais! – c’est évident qu’ils allaient accepter.
C’est juste drôle que cette partie de l’histoire n’est pas été rapportée dans les nouvelles, n’est-ce pas?

Petit ajout de dernière minute :

J’ai lu la nouvelle de la dernière sortie du Doc Mailloux, ça m’a tenté d’écrire là-dessus pour encore dire qu’il est profondément dans le champ même si je pense aussi que les extrémistes cathos sont aussi dans le champ de vouloir faire revenir le Québec en arrière avec la religion, mais je ne voulais pas gaspiller d’énergie sur cette cause perdue, mais je viens de lire Patrick Lagacé là-dessus à l’instant (je suis incorrigible, j’ai fouiné une dernière fois dans mon Google Reader…) alors je ne pouvais pas passer à côté! Ouf!

"L’art pipi-caca-yark" ?

Photo d’Orlan, artiste qui travaille son corps-canevas par la chirurgie esthétique.

Le texte de Steve Proulx aujourd’hui sur le blogue Opinions du site Branchez-vous m’a fait beaucoup réagir. J’ai écrit un long commentaire et je voulais le partager avec vous ici :

Si ce n’était de cette phrase, « Parce que la masse ne s’intéresse plus aux arts visuels, les artistes doivent faire dans le scato, le dégueu, le scandalisant pour espérer attirer l’attention. », je croirais votre analyse simpliste. Par contre, ce constat me fait penser à ceux qui chialent contre le BS en général parce qu’il y en a qui reçoivent des chèques même s’ils n’en ont pas besoin. Pour avoir fait mes études en arts visuels justement, je peux dire que la diversité des démarches est aussi importante que dans n’importe quel art : le fait de ne pointer que les démarches extrémistes ne fait que mettre de l’huile sur le feu de l’incompréhension générale par rapport à l’art visuel. C’est comme si les gens n’entendaient parler de musique que lorsque des artistes comme Marilyn Manson sortaient des albums… Ou Boredoms (groupe noise japonais)…

En tant qu’étudiant dans ce domaine, je me suis vu confronté au dilemme de faire des démarches dans le sens d’en vivre, avec l’aide des bourses, et j’ai plutôt choisi de mettre cette partie de moi en plan et de l’analyser par l’écriture. Ç’a donné un roman qui expose, entre autres, la démarche tellement extrémiste d’un artiste (qui veut installer une oeuvre dans une propriété privée après y être entré par effraction) que la fiction romanesque était la seule manière possible de le présenter (pour ceux que ça intéresse, j’en publie une partie chaque semaine; le lien est sur mon blogue et le titre est : Auréole instantanée). Et il va sans dire que ce roman n’a pas été retenu par les maisons d’édition où je l’ai envoyé, et je ne veux par démarrer un débat sur sa qualité, les commentaires que j’ai eu de ceux qui l’ont lus sont assez éloquents pour me permettre de croire qu’il est au moins bon, passable au pire (et combien de roman passable selon vous il y a sur les tablettes des librairies?)…

Alors, c’est certain que votre texte m’interpelle beaucoup puisqu’en grande partie, ma réflexion vient du fait que le grand public ne s’intéresse à l’art que dans les moments où il y a scandale, ou lorsque les moyens et les projets sont tellement gros que les médias ne peuvent passer à côté. En passant, pour ce qui est de l’exposition « Le monde du corps 2 », on ne peut pas la catégoriser dans l’art visuel, le côté scientifique est trop présent, et sans ça, c’est éthiquement indéfendable : ce n’est pas pour rien que c’est diffusé au Centre des Sciences… Et en plus, il n’y a, en dehors de la technique et d’un certain talent d’arrangement, qui se rapproche plus de l’étalagisme à mon sens, pas grand-chose d’artistique là-dedans…

Mais je pense juste qu’il y a un problème d’éducation et de diffusion. Et j’en ai eu la preuve hier. J’ai repeinturé ma cuisine dernièrement et ma copine avait invité ma voisine (une septuagénaire, veuve à la retraite, sans trop d’éducation) à venir voir le résultat. J’étais plus loin et je les entendais parler d’une de mes oeuvres, installées dans la cuisine. C’est un (faux) mur de gypse recouvert de tapisserie où trône, accroché à un crochet, une poêle enfoncée (comme si on avait frappé quelqu’un avec) recouverte de petits coeurs découpés dans la même tapisserie. C’est comme si la partie de mur avait été arrachée parce que la découpe est irrégulière, brisée. Ma copine m’a confirmé après coup que ma voisine a vraiment aimé ça même si je n’y croyais pas du tout. En fait, ça m’a beaucoup surpris parce que cette oeuvre a été chez un ami pendant quelques années (il pensait peut-être l’acheter) et il me l’a redonné parce qu’il s’obstinait trop souvent à son goût avec des visiteurs, parce qu’ils la trouvaient trop bizarre…

Alors, la grosse question à mille piastres : est-ce que ce sont les artistes qui vont trop loin ou c’est la majorité du grand public qui n’est pas capable de suivre, de s’ouvrir à autre chose que de l’illustration ou de l’abstrait décoratif? Je considère les arts visuels comme étant le résultat de recherches aussi importantes que la science, c’est simplement que les gens n’ont pas de respect pour ça étant donné que ce n’est pas utile à court terme. Pourtant, culturellement, tous les arts et surtout la pub, donc le graphisme, sont influencés par les oeuvres avant-gardistes, tant décriés par le passé. Je ne donnerai pas d’exemple, il y en a trop, mais il m’arrive souvent de voir des influences de la sorte dans la pub. Ça me fâche même des fois, car je me dis que l’artiste a eu une vie difficile et que le graphiste qui le cite (ou l’imite) est grassement payé pour le faire…

Petit rappel…

J’aimerais vous rappeler que mon premier roman « Auréole instantanée » est toujours disponible gratuitement pour la lecture à cette adresse :

http://aureoleinstantanee.blogspot.com/

Et, si vous voulez m’aider à le faire connaître, ça serait grandement apprécié : un petit lien sur votre site personnel pourrait se rendre jusqu’à un éditeur intéressé, qui sait?

Qui n’essaye rien n’a rien!

Mon roman en ligne (bis)

Voilà, pour ceux que ça intéresse, une première partie du premier chapitre de mon roman « Auréole instantanée« .

Prochaine livraison lundi prochain.

En espérant que vous apprécierez!

Mon roman en ligne

Voici mon premier roman, disponible ici tant que cela sera possible. Je publierai une partie de chapitre toutes les semaines. Vos commentaires constructifs sont les bienvenus, car je considère que mon texte n’est pas définitif. Les propos gratuits et méchants ne seront pas publiés. Pour ceux qui auront beaucoup contribué, je me ferai un plaisir de leur donner une copie papier si mon roman est accepté dans une maison d’édition traditionnelle. Bonne lecture!

Lettre ouverte à Anonyme

(Avant de commencer à lire cette lettre, pour une meilleure compréhension du sujet, vous pouvez lire les nombreux commentaires au texte « Le festival des refus« , surtout ceux de l’auteur anonyme.)

Tiens, Anonyme, quelques autres choses, avant que je ferme la porte définitivement, étant donné que tu te fermes aussi par ton masque d’anonymat, sans doute par peur que je puisse te lire et avoir un regard critique sur ton oeuvre, ou, encore pire, que je puisse découvrir quoi que ce soit sur ton cas par des recherches sur internet… (Et par cela, je ne veux surtout pas t’enlever la joie d’avoir été publié, c’est certain que ce sentiment de félicité, je l’envie…)

Malheureusement, tes propos sont des truismes, des évidences désolantes et subjectives, comme si publier signifiait l’élévation automatique à un piédestal officiel d’incarnation du rôle d’écrivain tandis que les refusés se doivent de quémander, comme des vassaux devant des suzerains, l’accession à leur science infuse.

Encore, et je ne pense pas avoir besoin d’étaler mon curriculum vitae, pour ta gouverne, j’ai quand même à mon actif quelques petites choses qui me permettent de penser que j’ai un certain talent pour l’écriture, du moins assez pour ne pas prendre la décision d’arrêter de le faire. Et, question conseil, j’en ai eu beaucoup, merci, surtout de ma copine bachelière en littérature (qui a déjà publié souvent et qui va publier prochainement un texte — auquel j’ai beaucoup contribué par mes propres conseils — dans une revue de poésie très sérieuse), et de plein d’autres écrivains que je respecte beaucoup (mais qui n’ont jamais publié). Et ceux que je connais qui ont publié, ne souhaitent pas m’en donner, j’ai essayé. Entre autres, un de ceux-là a entretenu avec moi une correspondance en ligne jusqu’à ce que j’achète son livre et lui en donne une critique très positive. (Je ne lui ai pas demandé ouvertement, mais je lui parlais du fait que j’écrivais aussi et il ne semblait pas intéressé à autre chose qu’à son propre roman.) Son dernier « Merci. » après ma critique élogieuse (et je veux mettre l’emphase sur le point) m’a fait bien mal. Je lui ai répondu avec un « De rien. » et je n’ai jamais eu de nouvelle par la suite. Un autre n’a carrément pas fait suite à une demande sérieuse de ma part. Mais bon, c’est une connaissance de longue date que j’ai tenté de rejoindre par son éditeur, il n’a peut-être pas reçu mon courriel. Et il est très très connu, il n’a peut-être pas le temps ni l’intérêt de m’aider. Donc, je ne lui en veux pas, à défaut de vraiment savoir ce qui est arrivé avec ma missive. Mais bon, aussi, quand je le croisais dans la rue et que nous discutions, il détournait la conversation quand je lui parlais de la rédaction de mon roman. Alors, j’avoue que cette missive était peut-être de l’acharnement… enfin!

Sur ce, je serai bien content de recevoir des conseils constructifs de ta part sur le blogue que je vais créer pour publier mensuellement mon roman par chapitres si, bien sûr, tu sors de l’anonymat.

Au plaisir!

Message pour tous : je viens de réactiver la modération des messages…

Le festival des refus

Ce matin, j’ai reçu une lettre de refus de la maison d’édition Triptyque. Malheureusement, ce n’est vraiment pas la première fois que je reçois un refus depuis que j’ai commencé à envoyer mes manuscrits aux maisons d’édition, je suis même habitué, ça me passe presque dessus comme de l’eau sur le dos d’un canard. Même Les intouchables, la maison d’édition dans laquelle je croyais et espérais le plus m’a refusé voilà quelques semaines et ça ne m’a pas trop déprimé. J’en étais même surpris tellement je n’ai pas réagi à la nouvelle.

C’est que je suis assez réaliste sur les chances que quelqu’un édite mon premier roman : il est assez à l’image des propos que je tiens ici, pas très complaisant par rapport à notre monde et où il semble vouloir aller. Donc, engagé, sans être ennuyant (enfin, je crois, et la majorité de mes lecteurs-correcteurs aussi, semble-t-il), mais peut-être pas assez axé sur le divertissement par rapport à ce qui se fait aujourd’hui. Je dirais même qu’il a un certain charme, si je puis me le permettre. En fait, je crois qu’il a assez de qualités pour avoir sa chance, et surtout, le message est on ne peut plus actuel dans la conjoncture mondiale.

Eh! l’illustre inconnu que je suis n’a pas de poids dans la balance du pouvoir médiatique et culturel pour que ça passe facilement. Je me creuse la tête depuis des années pour trouver un moyen de faire scandale et d’avoir ma face sur toutes les pages couvertures des journaux, à potin inclus, mais je n’ai pas encore trouvé…

Bon, pour revenir à nos moutons, cet après-midi, en sortant de la maison, tout en marchant, j’ouvre une lettre envoyée par Triptyque qui va comme suit, après les formules protocolaires et l’annonce du dit refus :

Nous recevons plusieurs centaines de manuscrits chaque année et sommes dans l’obligation de procéder à une sélection des oeuvres qui correspondent le plus à nos attentes éditoriales.

Jusque-là, ça va, ça ressemble pas mal aux autres lettres que j’ai reçues. Mais après la lecture des deux phrases suivantes, mon bouchon a sauté, la pression sanguine m’a fait rougir de colère :

Celles-ci privilégiant l’originalité du travail d’écriture, la maîtrise de la langue, la modernité du propos ou l’intérêt historique de l’oeuvre. Nous avons dû favoriser d’autres titres.

Ah! oui! C’est ça!

Pour moi, même si je me sens beaucoup plus calme, ça a encore du sens de trouver que cette partie est comme un coup de couteau dans le dos. Le refus que je venais d’apprendre ne demandait pas tant de précision chirurgicale. La lettre que j’ai écrite à la directrice (dont je vais taire le nom) du comité de sélection est plus concise quant à ce que j’en pense :

Mme,

j’ai reçu plus tôt par la poste votre avis de refus pour mon manuscrit qui portait le titre de : « Auréole instantanée ».

Sur ce sujet, j’aimerais simplement vous faire part d’une suggestion quant au message standard que vous envoyez aux auteurs refusés (et j’espère que c’est bien d’un message standard qu’il s’agit…). Vous devriez vraiment y enlever la phrase qui suit : « Celles-ci privilégiant l’originalité du travail, la maîtrise de la langue, la modernité du propos ou l’intérêt de l’oeuvre. » Car il est évident que tout auteur vous envoie son manuscrit parce qu’il croit profondément que celui-ci est original, bien écrit, moderne et intéressant, sinon, il ne vous l’aurait pas envoyé…

Et je ne vous écris surtout pas pour me plaindre d’avoir été refusé, mais bien parce que je crois qu’il n’y a rien d’anodin dans la vie.

Donc, je ne crois pas que vous avez besoin d’exposer ainsi vos critères de sélection dans votre correspondance, car ils sont implicites par le résultat : vous avez refusé l’oeuvre. Le message serait le même, mais simplement plus respectueux du « deuil » de l’auteur.

Pour ma part, peut-être que je suis trop fragile (quel artiste ne l’est pas?), mais, de tous les refus que j’ai reçus, le vôtre a été le plus difficile pour cette raison. Ce que je trouve le plus insidieux dans cette phrase, c’est qu’elle m’a semblé impliquer une officialité objective quand je l’ai lue pour la première fois et qui, vous serez bien d’accord avec moi, est très subjective en vérité : quel jugement ne l’est pas? En conséquence de quoi, je me suis permis de vous en faire part pour peut-être aider ceux, qui, à l’avenir, recevront un refus de votre maison d’édition en amoindrissant le choc par l’omission que je vous propose.

C’est que choisir de s’impliquer à fond dans toute oeuvre d’art est déjà assez courageux et difficile — surtout pour la confiance en soi de quiconque rêve à l’assentiment des autres. Alors, je crois qu’il faut essayer au moins de le respecter le plus possible, malgré l’impitoyable conjoncture dans laquelle le milieu de la culture, et surtout celui de la littérature, se retrouve.

Je viens de faire lire à ma conjointe (qui est aussi auteur) la lettre et elle m’a dit penser que cette phrase est là pour décourager les auteurs de vous demander des explications pour le refus. Possiblement. Mais si c’est le cas, il faudrait peut-être bien changer la tournure de la phrase pour ne pas qu’elle soit mal interprétée, ou bien donner vos critères de sélection comme explication à ceux qui vous le demanderont : même si je ne pense pas qu’ils différent beaucoup d’une maison d’édition à l’autre…

J’espère ne pas vous avoir trop importuné avec mes idées.

Veuillez agréer mes salutations les plus sincères, ainsi que beaucoup de succès dans l’avenir pour votre entreprise.

Renart L’éveillé

Parallèles

Quelle drôle d’histoire que celle de Keith Richard qui a sniffé « les cendres de son propre père« ! Je l’ai lu dans divers journaux, mais il y a un déclic qui vient de se faire en moi à l’instant. C’est que j’utilise dans mon premier roman « Auréole instantané » (pas encore édité) une image de la sorte.

Voici un extrait d’un dialogue :

-T’es pas mieux que mort, crapule, lança Kevin, en mimant de le tuer avec une arme invisible. Si je ne le fais pas tout de suite, c’est Big Brother qui va t’écrabouiller, te réduire en une matière si fine qu’il va la mélanger à sa coke lors des soirées mondaines pour faire durer le plaisir. Si j’étais toi, j’partirais loin pour pouvoir profiter des années qu’il me reste…

C’est quand même drôle, non? J’ai eu cette idée et écris ça voilà bien cinq ans (un peu différemment, j’en étais à mon premier jet) et ça arrive aujourd’hui de cette manière. Non, non, je ne suis pas en train de dire que c’est moi qui l’ai inspiré… mais le parallèle est quand même intéressant.

Je ne ferai pas une énumération ici, mais ce n’est pas la première fois que je remarque ce genre de chose, qui relève pour moi d’une espèce d’inconscient collectif, d’alignement des préoccupations qui ressortent d’une manière ou d’une autre, d’un endroit à un autre.

Juste dans les thèmes de mon roman, j’ai déjà relevé plusieurs de ces parallèles depuis. Pour n’en nommer qu’un, le thème du pouvoir qui dérape, que je démontre d’une manière assez extrémiste avec mon personnage de patron, Bernard Langlais — le Big Brother en question (je n’en dis pas plus, ceux qui sont intéressés pourront le savoir si un jour un éditeur prend le risque de le publier…). Et ce thème se retrouve mis de l’avant par l’image omniprésente du patron ridiculisé et hait dans certaines oeuvres récentes (comme dans la série « The Office » ou dans le film « Guide de la petite vengeance« ).

Donc, je ne peux qu’y voir un symptôme positif d’une certaine unification des préoccupations des créateurs. Bon, ma contribution pour l’instant est virtuelle, mais j’ose espérer qu’elle ne restera pas seulement dans les méandres de ma mémoire organique et informatique.

Je vous avoue que c’est bien en bonne partie à cause de la déception, en rapport aux quelques refus des éditeurs que j’ai à mon actif, que j’écris sur ce sujet; comme pour conjurer le sort qui me bâillonne, jusqu’à maintenant : mais je ne désespère pas.

Étant ici mon propre éditeur, je peux bien publier au moins ça!


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    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Questions nationales : impressions et réactions
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ J’aimerais revenir sur ma soirée d’hier au cinéma Quartier Latin où j’ai assisté au visionnement du film « Questions nationales », en compagnie du blogueur Lutopium. De visu, j’ai pu remarquer la présence de Pauline Marois, Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Françoise David, Pierre Dubuc, Michel David, […]
  • Questions nationales : un film utile
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Le projet, qui germe, meurt et regerme depuis les années 70, s’est concrétisé hier soir par une première au Festival des films du monde. Dans une salle comble, où se trouvaient entre autres les chefs des partis souverainistes, j’y étais, question de goûter à « Questions nationales », ce […] […]

RSS Humanisme

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Prix à la consommation : comme une odeur de prise d’otage
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Il y a de ces choses qu’on sait, mais quand on se les refait remettre en pleine face, elles puent. C’est ce qui m’est arrivé quand […]
  • Ce n’est pas la nature qu’il faut sauver, c’est nous!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Après tout ce bleu, étourdissant pour certains, sombre pour d’autres, en attendant le rouge noyé sous la pizza et la bière des déménagements, il serait bon de retourner à la réalité. Une de celles-là, c’est que les contaminants qui nous entourent diminuent « l’écart de poids à la naissance […] […]
  • Né pour un grand pain (les osties, c’est pas assez…)
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Vous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter [… […]

RSS Littérature

  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Ce que je n’ai pas encore pu dire au sujet de Nelly
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au figuré, je me mords les doigts presque au sang depuis mon petit billet d’humeur suite à la mort de Nelly Arcan. Attendre que la poussière retombe pour être certain de ne pas me précipiter stupidement dans le regret. Mais en même temps, comme le souligne bien justement Christian […]
  • Autour de Nipi
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Tant qu’à être dans la poésie, continuons! De Claude Péloquin, je ne connais pratiquement rien, sauf bien sûr sa chanson ultra connue : Lindberg; et son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez. ». J’ai bien dû lire sans trop m’en rendre compte […] […]
  • Un foutu beau débordement de singularité
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite […]
  • Le luxe du temps
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Bon, voilà, j’ai publié aujourd’hui mon dernier billet sur Blogosphère. Cette collaboration me grugeait du temps comme c’est pas possible! Je pouvais passer trois heures par jour à scruter mon agrégateur pour suivre ce qui se passait dans la blogosphère; et trois heures, c’est conservateur comme chiffre […]

RSS Musique

  • Pourquoi les gens sont gaga de la Lady?
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ À la fin de son billet « Le filon pop et les archétypes de certitude », Jean-Simon DesRochers pose une question qui attire une réponse de ma part : Et puisque je m’interroge sur la pop; quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi Lady Gaga fait un tel tabac? N’étant pas totalement idiot, […] […]
  • Blogue-notes
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au menu, quelques notices qui pourront sûrement vous intéresser. Premièrement, question de réagir virtuellement à la corruption en cours depuis trop longtemps, il est possible de s’inscrire au groupe Facebook « http://www.nonalacorruption.com/ » et aussi de signer la pétition en ligne. Commentaire […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Un pied dans le dubstep
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Même si je suis DJ, c’est très rare que je parle musique ici. C’est mon monde parallèle. Mais je vais déroger à cette habitude. C’est qu’hier je me suis rendu en compagnie d’un compagnon de travail au Piknik électronique pour entendre deux DJ d’Angleterre : Skream et Benga. Ils […] […]
  • Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Il va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hie […]

RSS Philosophie

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Un dinosaure dans la blogosphère
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre comment […]
  • Sur le nationalisme
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je regrette qu’il n’existe pas en français de mot pour désigner l’attachement que l’on peut ressentir pour le lieu où nous vivons notre enfance, entouré de gens qui nous aiment et qu’on aime — et pourvu que notre enfance ait été heureuse. Mais si vous retirez du nationalisme cet […] […]
  • Ne bouge surtout pas!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Je suis tombé sur cette photo la semaine dernière. Elle m’a troublé. Au-delà de la confiance aveugle, j’y vois une allégorie de notre condition sociétale. Les […]