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Le Québec profond

Ce soir, je ferai comme quelqu’un qui n’aime pas vieillir et fêter son anniversaire. Ce soir, je n’écouterai pas de musique québécoise parce qu’il le faut. Ce soir, si j’écoute la télé, je vais sacrer parce que je trouverai ça redondant, tout ce bleu partout, à tous mes zappings aux stations québécoises (et canadienne-française).

Je n’ai pas besoin de tout ça pour faire vibrer la fibre, pour moi elle est multiple et je m’en habille à l’année. De la musique québécoise, j’en écoute quand je l’aime et qu’elle ne se sacrifie pas à la consensuelle stupidité. La télévision, je l’aime beaucoup plus quand elle ne se résume pas seulement à une traduction québécoise.

Je n’ai pas de drapeaux bleus chez moi, encore moins de rouges, parfois j’ai les blues après avoir été rouge de colère, voilà tout!

(Photo : lorenzodom)

Ajout : Je ne pouvais pas m’empêcher d’ajouter ici ce billet de François Parenteau qui colle beaucoup avec ma pensée.

Dans « Tous les sens »

J’en suis à ma deuxième écoute du dernier Ariane Moffatt : « Tous les sens ». Un ami à moi, grand popomane, me l’a chaudement conseillé encore hier, alors je me suis précipité pour l’acheter aujourd’hui. Cet album porte absolument bien son nom, ça se lance à 360° et la poésie d’Arianne s’alimente abondamment au goût, au toucher, à la vue, à l’odorat et bien sûr à l’ouïe!

J’avais beaucoup d’attente et je ne suis pas déçu. Mais je peux vous avouer qu’au début, jusqu’à l’excellente cinquième chanson, « L’équilibre », même si j’ai bien tapé du pied à l’écoute de « Je veux tout », j’avais peur que ça reste majoritairement dans des eaux intimistes… C’est que mon ami m’avait parlé de rythmes et de sonorités électros, alors j’en étais déjà affamé…

Au milieu de l’album, la pièce « Réverbère » m’a complètement charmé avec son ambiance très « sixties », je lui prévois même une belle place dans mon répertoire au bar! Aussi, la pièce titre, « Tous les sens » et « Jeudi 17 mai » s’y joindront pour sûr.

Ça tombe bien, je commençais à être en manque de bonne musique québécoise francophone… enfin, du genre à emporter au travail!

Un couteau, un gala, une boussole et l’homophobie

Cette photo, chipée sur le blogue Kaotique, me semble vraiment intéressante, et sujette à diverses interprétations. Elle me fait entre autres penser à l’image en deux temps où premièrement on voit de face deux personnes souriantes, côte à côte, partiellement enlacés, mais qui, quand on les voit d’en arrière, s’enfoncent des couteaux dans le dos…

Aussi, j’ai orné de cette photo mon dernier billet sur Branchez-vous!, en remplacement de Pascal Henrard, billet qui discute de la sortie prochaine d’un livre d’Alain Dubuc qui a pour titre : « À mes amis souverainistes »…

Et je vous invite bien sûr à venir le lire et le commenter!

Autre sujet, il ne vous reste que jusqu’à demain pour voter pour vos blogues favoris dans le cadre du prochain Gala Blogu’Or, gracieuseté de La Fêlée et de l’Ex-Ivrogne, qui sont déjà pour moi les grands gagnants ex aequo!

Et puis tient, avant de fermer la shop, une citation de Décembre, commentateur ou commentatrice de la blogosphère, à la suite d’un billet du blogue Politique d’ici et d’ailleurs, en lien avec Mario Dumont :

une girouette qui a tenté de nous faire accroire qu’il était une boussole

Hé hé hé!

Ajout:

Il ne vous reste que deux jours pour participer à la journée Internationale contre l’homophobie, le 17 mai prochain. Plus d’infos ici.

Multiplillet du 29 avril

Le 17 mai prochain, participez à la journée internationale contre l’homophobie en pondant un billet sur la question. Vous pouvez vous inscrire auprès de Zed Blog, qui fera le pont entre tous les blogues participants.

Autre sujet, celui-là plus anecdotique, saviez-vous que le Texan George W. Bush est né dans un secteur états-unien fortement démocrate? Pour plus de détails, visitez l’ami Nicdou, émigrant québécois habitant à environ 300 mètres de la maison natale du présent président républicain.

Pour rester dans l’univers politique, Angry French Guy démontre ici avec brio les avantages économiques et culturels d’avoir bilinguisé Montréal avec la loi 101. Et on ose penser que ce gars-là fait du tort au français en écrivant en anglais et en discutant avec les anglophones…

Et, finalement, Michel Monette nous fait part de la « Lourde tendance vers plus d’inégalités au Canada », compte rendu d’une récente étude qui démontre que l’écart de revenu entre les riches et les pauvres se creuse, même si c’est moins grave que du côté états-unien. Aussi, « Mince consolation, la classe moyenne canadienne s’est globalement moins appauvrie que son équivalent aux États-Unis. »

Voilà!

Les cowboys et les Indiens

J’avais bien hâte de voir le dernier documentaire « Le peuple invisible » de Richard Desjardins et finalement, il passait à Radio-Canada, et je l’ai enregistré. Je l’ai visionné hier. J’ai la mâchoire à terre.

Aussi, j’ai la mâchoire à terre parce que j’ai fait quelques recherches web hier pour voir si on en parlait dans les médias et la blogosphère à la suite de sa diffusion à la télé d’État, et je n’ai pas trouvé grand-chose, à part un texte de Louise Cousineau sur cyberpresse (que je vous conseille fortement de lire si vous ne tenez pas absolument à voir le documentaire, c’est un résumé très très exhaustif) et quelques billets plus informatifs que critiques… Donc, la diffusion semble avoir passé comme dans du beurre, mais pourquoi? Parce qu’il y avait une partie de hockey en même temps! (Le titre du texte de Louise Cousineau est : « Le peuple invisible diffusé un soir de hockey… »)

Quelle mauvaise case horaire quand on sait que la fièvre du hockey bat son plein au Québec! Et quand on sait que le documentaire n’est pas tendre envers le gouvernement du Canada (et encore moins pour celui du Québec), on se demande très sérieusement s’il n’y a pas un peu d’opportunisme là-dedans : Radio-Canada a diffusé, donc paraît bien, démocratique, et tout et tout, mais la force de frappe de l’oeuvre se réduit à n’être pour ainsi dire qu’un pétard mouillé, pouin pouin, pouin…

Tous les Québécois devraient voir ça, point. Surtout les gens qui n’aiment pas beaucoup les autochtones. Je ne dis pas qu’ils vont plus les aimer, mais au moins ils vont comprendre un peu plus…

Ce que j’en ai compris, c’est que ces peuples sont les survivants d’un ethnocide tenu secret encore aujourd’hui. Et les grands coupables? La doctrine religieuse qui possédait anciennement le pouvoir, suivit par l’État qui leur donne des miettes aujourd’hui, afin de conserver le plus possible la totalité du butin : les terres et donc les ressources qu’ils pourraient en tirer pour se sortir de la misère.

Il y a un côté de moi qui se dit qu’ils devraient quitter les réserves au plus vite et se mêler à la population blanche pour sortir de ce marasme, mais en même temps cela serait injuste, ils étaient là avant les blancs. Et je n’en revenais pas de tous les voir déguisés en cowboys, écoutant du country et du western, parlant pour la plupart anglais et français, et ayant en plus beaucoup de prénoms et patronymes dans ces langues, alors que le cliché des « cowboys et des Indiens » est une dichotomie. Nous ne sommes pas loin du comble de l’assimilation, aussi bien pour eux d’embarquer complètement dans le bateau du 21e siècle… et avec cela, on comprend mieux l’extrémisme dans leurs rangs.

Ce que je pense, c’est qu’il y a bien assez de place pour tout le monde, et leur place est une prison de verre trempé.

(Photo : howlinhill)

Vers Le Bleu

Victor Lévis-BeaulieuLa nouvelle volte-face de VLB, qui se range du côté du Parti Indépendantiste, en se lançant dans la roue à hamster de la politique dans le comté de Wolf-River, n’est pas sans me réjouir, moi qui avait trouvé très ordinaire son idée de se servir de ses livres comme combustible pour soi-disant rallumer le feu de la souveraineté à la sauce référendaire. Mon oeil… Il faut bien se comprendre, au-delà du but, il ressortait de cela qu’il considère que son corpus littéraire est d’une importance à servir d’otage symbolique. Il y en a qui sont contents d’être contents!

En contrepartie, voilà un bon et beau geste que d’offrir ses oeuvres à son nouveau parti pour aider aux levées de fonds! Il remonte et remonte dans mon estime le bougre! même si je ne donne pas cher de son parti, et de ses chances de battre supermario dans son fief…

Et je dis, ou plutôt j’écris, puisque les paroles s’envolent et les écrits restent, que je ne donne pas cher de ce parti, c’est par pur défaitisme, ou réalisme, c’est selon. Si le grand parti souverainiste se colle à droite et change son fusil d’épaule pour ramper un peu plus vers le pouvoir, c’est que la conjoncture, ou mieux la grande tendance (selon bien sûr les vieux routiers de la politique), n’est plus aux coups d’éclat et aux bras dans les airs à la mode des années soixante-dix… J’aurais tendance à les croire, enfin un peu. Peut-être qu’il manque de conviction au PQ, mais il manque de (est-ce que j’ai le droit de l’écrire?) lucidité du côté des purs et durs comme VLB.

Pourtant, malgré mon grand manque d’affinité avec cet homme, puisque je n’ai aucunement intérêt à poser mon regard sur sa prose, j’aimerais franchement qu’il gagne son pari, juste pour rabaisser le caquet à supermario, qui va bien finir par perdre son super un jour…

Satisfiabilité

Christian Mistral qui s’auto promulgue « plus grand écrivain québécois ex æquo » avec Louis Hamelin, c’est un double talent que je ne me rêve même pas d’avoir! Et ce n’est réellement pas de la fausse ou de la vraie modestie. Je ne sais pas pour les autres, mais je ne voudrais jamais que me quitte le sentiment d’avoir à manger des croûtes… Les amateurs de farces plates me diront que c’est parce que je n’en ai aucune chance, que la marche est trop haute, la montagne trop escarpée : je la rirai à peine jaunement et me dirai que de juger du jugement est une perte de temps! Non mais, il me semble que cela me serait intenable, et j’applaudis à tout rompre Mistral de le graver à vue dans la virtualité et donc dans les mémoires des furtifs dont je suis.

Alors, une autre raison de souligner en gras dans ma liste de lecture un roman de lui (Vamp, d’après ses propres conseils dans la Cabine C), question de vérifier, de m’imprégner, mais j’ai frayeur que la trop grande expectative accumulée ravisse mon but d’objectivité : si objectivité totale se peut devant toute oeuvre d’art. Est-ce que ce serait inutile d’ajouter que tout ce qui se trouve dans le futur peut se ranger du côté de la fiction?

Pour le cas de Louis Hamelin, j’ai dévoré « La rage » voilà environ deux ans et rare sont les romans qui m’ont imprimé autant de souvenirs aussi précis, chez qui l’ambiance évoquée surpasse autant le vague de la réminiscence. Seul hic, et un lien avec le hoquet n’est pas trop forcé ici, le touffu de son style m’a parfois fait décrocher de la trame : c’est que je préfère me faire éblouir par un style disséminé comme des taches de lumière que de me faire aveugler! J’aurais eu tendance à acquiescer tout de go à la déclaration de Mistral si le qualificatif n’avait pas été aussi extrême, puisque le mitraillage de lumières d’Hamelin a été bien plus souvent aguichant qu’agaçant. Alors, devant la question de déposer une figure littéraire québécoise sur l’autel de ma préférence, j’aurais vraiment de la difficulté à en choisir une en particulier… et c’est un exercice qui ne me tente aucunement! Je dirais rapidement quelque chose aujourd’hui et aurais dit autre chose hier.

C’est que j’ai un parti pris aussi fort pour la prose simple, descriptive, qui va directement à l’évocation la plus commune. Je suis un grand admirateur encore aujourd’hui de la prose minimale d’un Paul Auster du début avec sa trilogie new-yorkaise. Cette prose quasi journalistique référait à des histoires étranges aux multiples sens, cette oeuvre qui rejoins beaucoup de considérations conceptuelles se retrouvant plutôt habituellement en art contemporain, a contrario d’une littérature centrée sur elle-même, sur l’idée de l’auteur qui se raconte son fantasme d’écriture déguisé en un personnage semi-fictif. Et je suis même capable, Ô sacrilège!, de porter aux nues le roman « Le vide » de Patrick Senécal pour avoir, par son réalisme quasi insoutenable, dressé une carte assez complète du négativisme de notre monde actuel. Oui oui!

Et ce oui oui est trop positif, j’abandonne. La catégorie « écrivain » est pleine de mollesse, on peut s’en servir pour fouetter n’importe qui. Encore mieux, s’autoflageller.

Mise au point

Mise au point sur mon dernier billet « De la ressemblance et de la différence », puisque j’ai senti, à la suite d’un billet d’un ami (que je ne nommerai pas étant donné qu’il ne me nomme pas non plus) que mon message et mon analyse, ont été mal compris. S’il comprend le message et que j’étais bien le point de départ de son billet, ça sera ça de gagné, sinon, je désamorcerai peut-être au moins quelques croyances à mon sujet auprès de quelques lectrices et lecteurs.

Bien que je sois fortement en faveur de la prise en charge par les québécois de leur avenir politique et que ma pensée repose beaucoup sur l’importance de la culture francophone (ce qui ne nie pas l’apport des autres cultures) et surtout sur l’importance de l’utilisation de la langue française au Québec, et contre l’imposition quasi totalitaire auprès des francophones d’un bilinguisme nourri par l’argument de la crainte économique, je ne me considère pas moins comme un citoyen du monde (pour les autres, c’est à leur choix). Il est clair qu’un n’exclut pas l’autre : la nationalité de quelqu’un (même non officielle) n’a jamais empêché quiconque de tourner ou non en rond sur notre partiellement belle Terre, surtout quand c’est la nécessité qui en est le moteur.

Est-ce que l’idée d’être citoyen du monde ne devrait pas seulement se baser sur l’inclusion?

Histoire de pêche

Il y a sûrement quelques personnes qui se souviennent de l’épisode « René Lévesque sur l’acide », le troll que j’ai été obligé de modérer. Ça remonte à la fin janvier, à la suite de mon billet « Lettre à Allen Nutik ». Je n’en ai plus reparlé, mais ce troll a continué de se manifester depuis, sporadiquement.

Franchement, imaginez-vous haïr quelqu’un et tenter par tous les moyens de publier sur son blogue des commentaires insultants, en changeant de pseudonyme, d’adresse de courriel, et même de lieu physique (d’ordinateur) pour que ça passe pour un « hate group »… Eh! bien oui, depuis un peu plus d’un mois, ce troll gaspille beaucoup d’énergie à me lire et à envoyer des commentaires, de différents ordinateurs, que je bloque à la source, puisque, ayant accès aux adresses IP, je remarque qu’ils proviennent tous d’Amsterdam, ce qui n’est pas commun, quand même, admettons-le.

Hier, un commentaire haineux est apparu sur le blogue de MC Gilles, à la suite d’un billet sarcastique sur Michel Brûlé, et cela m’a bien démontré qu’il frappait encore, mais à distance. Je l’ai reconnu tout de suite puisqu’il répétait à peu près les mêmes choses que chez moi, à la suite de mon billet sur l’éditeur. J’ai posté une réplique où je faisais part au blogueur de ce que je viens d’expliquer plus haut; et j’avais raison, puisque le troll en a rajouté. Mais je tiens à le féliciter, il s’est bien appliqué dans la rédaction de ses infamies, il y a beaucoup de style comparé à ce qu’il déféquait ici.

Je peux vous avouer que ça me flatte un peu d’être la cible de toute cette haine : parlez de moi en bien ou en mal, mais parlez de moi! Mais en même temps, ça me fait de la peine de voir tant d’acharnement, ce qui n’est pas très sain, objectivement. Déjà que de l’acharnement, il y en a beaucoup ici, dans la blogosphère québécoise, depuis un peu plus d’une semaine…

(Photo : imapix)

Question linguistique : la troisième voie

Après les preuves objectives de l’hécatombe possible dans laquelle l’utilisation du français au Québec se dirige, que certains pourront travestir en subjectivité selon leurs valeurs et le point de vue de leurs analyses, il reste qu’au niveau intellectuel il y a une nouvelle preuve que, bizarrement, j’avais pressenti en composant la finale d’un de mes textes sur l’incessante crise linguistique :

Sinon, aussi bien passer à un autre niveau et accélérer l’assimilation en intégrant la totalité des nouveaux immigrants par l’anglais et en offrant des cours d’anglais gratuits pour la population francophone.

Ainsi, Le Devoir a fait paraître un texte d’opinion (trouvé via le blogue d’Olivier Niquet) qui va encore plus loin : Roberto Campeón et Emanuel Dion-Goudreau, deux citoyens de Montréal, exposent, face au débat entre la radicalisation de la Charte de la langue française et le bilinguisme totalitaire, « une troisième voie, celle d’une anglicisation portée par un réseau scolaire anglophone unique accueillant tous les jeunes Québécois. »

La logique de ce texte donne vraiment froid dans le dos, l’argumentaire est coupé au couteau, il est vraiment rare de lire quelque chose d’aussi pragmatique. Cela a au moins le mérite de ne pas être complaisant, dans ce monde du statu quo.

En gros, il y est dit qu’il faut reconnaître la défaite du projet souverainiste, que le Québec régional est coupé de Montréal, et qu’un changement linguistique vers l’anglais pourrait nous donner un nouveau grand projet collectif, absolument positif, ce que nous n’arrivons plus à avoir depuis belle lurette.

Il serait très facile de prendre cette idée au premier degré et de se la monter en neige pour en faire la meringue d’une tarte à entartiste. Je vais laisser cela à d’autres. Pour ma part, j’examine la question et elle me plaît au point où je suis tenté de la proposer franchement comme choix ultime. Fonçons tête baissée!

Nous sommes en démocratie et j’accepterais que cette proposition passe la rampe si le peuple en décidait ainsi. Je serais encore capable de discuter et de vivre un minimum en français jusqu’à la fin de ma vie, au moins, il n’y aurait plus d’angoisse sur le point de nos descendants. Est-ce que les amants de la clarté référendaire seraient contre une question de la sorte?

En fait, il n’est pas fortuit que Le Devoir ait publié ce texte. C’est dans l’intérêt des indépendantistes que des idées aussi claires surgissent. C’est une question que tous devront se poser. Certains semblent penser que c’est de l’ironie, mais c’est au-delà de l’ironie à mon sens. Entre la lente agonie et ce couperet, je choisis ce dernier, mais ce ne sera pas moi qui vais voter pour!

(Photo : falcifer)

Il n’est jamais trop tard Monsieur Gendron

Il n’est jamais trop tard pour bien (ou mal) faire. Stéphane Gendron vient ce matin de répondre à un ancien billet à son sujet et j’aimerais partager son commentaire avec vous et lui répondre ici, question d’utiliser à bon escient le concept antéchronologique du blogue (au sujet du terme « blogue », remarquez que Monsieur Gendron, à l’instar de plusieurs encore, utilise l’orthographe anglaise originale « Blog ». Je voudrais seulement lui souligner que les Québécois ont inventé cette nouvelle orthographe à la française, comme beaucoup d’autres actualisations de mots, et qu’il faudrait bien en être fier et les utiliser, a contrario des Français qui n’ont cesse d’angliciser leur langage, comme l’idiote et laide expression « weekend »… Eh! oui, je sais que le terme « blog » trône en haut à gauche de mon blogue, mais je ne peux pas le changer, du moins je ne sais pas comment). Donc, voilà, après cette longue parenthèse, son commentaire, et ensuite ma réponse :

J’ai toujours été fasciné par deux genres de personnes : ceux et celles qui me détestent : comme vous sur ce Blog, et ceux et celles qui m’admirent. Je n’arrive pas à comprendre ces deux extrêmes. Je suis comme je suis et je ne m’analyse pas. Vous, contrairement à ma pauvre personne, avez une idée qui est complètement aux antipodes de ce que je suis. Pour la gomme du Plateau, je passe pour un mal lêché mais jamais personne d’entres vous ne s’est donné la peine de voir de vos yeux les réalisations que l’on a fait – pour le monde ouvrier – ici à Huntingdon. Vous crachez sur nos efforts, et vos ridiculisez mon passage ici et là – mais vous n’avez pas pris la peine de m’écrire ou de communiquer avec moi. Bon, je respecte votre analyse en superficie. Au fond vous devez penser que je suis un gars inaccessible – comme tous ceux qui se prennent pour des vedettes. C’est trop souvent la réalité. Mais si le coeur vous en dit, venez me voir à l’Hôtel de Ville, je vous ferai le tour du proprio. Mon téléphone: (450) 264-5389. Quant à mon passage à la Commission Bouchard-Taylor et mon dégoût de la loi 101, j’ai droit à mon opinion. Je n’ai pas besoin d’une loi pour protéger ma langue. Et pour ceux et celles qui pensent que je suis un gros déguelasse de la droite, voir de l’extrême-droite, et bien j’ai une mauvaise nouvelle pour vous: mon action à Huntingdon est plutôt celle de la Gauche, et le tout a fonctionné à merveille. Acheter des usines, exproprier des terrains, supporter publiquement l’investissement privé et créer des centaines d’emplois – ce n’est pas très à droite pour un gouvernement municipal. On a risqué pour aider nos travailleurs, on a gagné.

Au plaisir et mes sincères salutations
Stéphane Gendron
Compagnon – Franc-Maçon

Monsieur Gendron,

le verbe « détester » est un trop grand verbe pour décrire ce que je pense de votre entité, qui englobe beaucoup trop de choses, tellement que cela vous dépasse. Je ne vous déteste pas, car je ne vous connais pas personnellement. Je ne doute pas que vous puissiez être une personne agréable à côtoyer, pour avoir écouté votre (dernière?) entrevue avec Jeff Fillion (au sujet de votre passage aux Francs-Tireurs), vous aviez l’air comme larrons en foire (et pas du tout à l’aise, enfin si peu, avec Patrick Lagacé…). Je peux vous dire franchement, et c’est peut-être un préjugé de ma part, mais je doute fort que je pourrais m’entendre avec Jeff Fillion puisqu’il me donne des boutons à chaque fois que je l’entends, alors j’en conclut par une induction tout humaine que je pourrais avoir un peu de difficulté à m’entendre avec vous, bien que j’ai un préjugé plus favorable à votre endroit.

« Ambiguïté » serait un terme, même s’il n’est pas également un verbe comme « détester », qui pourrait mieux décrire ce que je pense de vous. Et notez que mes critiques à votre endroit sont toujours au niveau des idées, ce qui fait que j’ai aussi le droit (et donc la liberté, et non la libarté) de trouver votre position sur la loi 101 complètement déconnectée, comme vous avez le droit d’exprimer ici, deux fois plutôt qu’une, votre opinion sur cette question. Et, encore plus, j’apprécie franchement votre ton respectueux, certains trolls devraient prendre exemple sur vous.

Pour ce qui est de vos bons coups, je ne me suis pas gêné pour les féliciter ici, et je réitère encore mes félicitations, mais cela n’efface pas automatiquement le reste, cela serait trop facile. Je vous souhaite une bonne continuation dans vos domaines de compétence et moi je vais continuer de faire mon devoir de citoyen, qui consiste à user de mon esprit critique devant ce que les personnalités publiques m’offrent dans les médias; ce blogue est un extra, question d’en offrir le résultat au plus grand nombre, comme vous le faites aussi de votre côté. Vive la blogosphère!

Vous êtes bien sûr toujours la bienvenue ici.

P.S. Je n’habites pas sur le Plateau…

Taper sur les doigts du joual : l’erreur de Sergio Kokis

Je ne connaissais pas l’écrivain Sergio Kokis, et après sa performance à TLMEP, je n’ai pas vraiment le goût de le lire… Vous me direz que c’est en partie du préjugé qui s’appuie au niveau politique et que je transférerai au niveau littéraire, mais il a fait ce qui me dégoûte le plus, et il semble que ce soit de plus en plus à la mode de le faire : il s’est donné en exemple, a analysé sa propre situation, s’est servi du particulier pour expliquer un phénomène de société, pour critiquer un état de fait. Donc, il a critiqué la manière de parler des Québécois en clamant haut et fort, et de manière assez condescendante, qu’il parle mieux que nous tous. (Après les bilinguistes imbus d’eux-mêmes et les polyglotteux de tout acabit, voilà la police de l’accent et de la perfection linguistique! Et je ne blague quasiment pas…)

Le pire, c’est qu’il a raison, il parle mieux que moi, mieux que la majorité des Québécois. Par contre, après 40 ans passés ici il n’a pas cru bon de remarquer qu’il n’est pas en France, et j’exagère à peine (même si je ne crois pas que la France soit tellement mieux que nous au niveau du français, ils ont d’autres lacunes… si on croit comme moi au canon du français international et non à l’absoluité du français parisien). Surtout, et c’est important, il se vantait de parler mieux que nous alors que le français n’est pas sa langue maternelle, en donnant à cela tout le poids argumentatif voulu. Sauf qu’il ne semble pas comprendre que le problème ici vient exactement de là, de la langue maternelle : nous avons appris à parler plus ou moins en joual et non en français de France, puisque nous sommes au Québec et que le Québec a une histoire linguistique autre que la France et tous les autres pays francophones hors Amérique. Et ça ne fait pas très longtemps que la distance n’est plus importante. Faudrait au moins se l’avouer.

Je ne devrais pas me donner en exemple, mais vous m’excuserez, car je crois que ma situation est semblable à la majorité des gens du Québec qui sont de souche canadienne-française et qui ont appris à parler parmi une majorité de gens de souche canadienne-française, et ça tombe que l’on peut catégoriser ce parler de joual. Comment je pourrais ne pas avoir plus de difficulté que Sergio Kokis à bien parler français étant donné que la mise en bouche de ma langue s’est faite avec mes parents à ma petite enfance, et qui ont beaucoup de lacunes (d’autres diront des formulations colorées, dont moi, parfois). Ensuite, avec ma famille, mes amis, le mimétisme a fini de bâtir mon parler.

Je suis sur terre depuis presque aussi longtemps que Sergio Kokis est ici et pourtant je peux dire objectivement que le joual ambiant a été hautement plus influent pour moi que pour lui, parce que lui a pu faire un choix que je n’ai pu faire (et il a appris le français en France en plus…). Jusqu’à ce que je sois adulte, je n’aurais jamais pu me donner comme but de parler à la radio-canadienne, car je me serais peinturé dans le coin, à cette adolescente époque de ma vie. Aujourd’hui, en certaines circonstances, surtout à la maison avec Douce, j’essaye de m’améliorer, mais le naturel revient quand même souvent au galop!

Donc, l’amélioration du français parlé ne pourrait se faire que lentement, à la mesure de l’amélioration des parents, surtout, et de l’école et des médias, enfin. Et je crois beaucoup que l’apport des immigrants francophones pourra nous aider à long terme, encore par le mimétisme. Le joual disparaîtra peu à peu, surtout j’espère le machouillage de mots et les hypercontractions, en espérant quand même que son côté créatif et imagé restera. Ça reste une belle contribution à la francophonie.

Si le sujet vous intéresse plus amplement, Bibco et Le professeur masqué en ont aussi parlés dans leurs blogues respectifs.

La paresse de Justin Trudeau

Justin Trudeau devrait tourner sa langue sept fois minimum avant de traiter les unilingues de paresseux. Surtout, il devrait apprendre à penser deuxième, troisième degré, ce que tout bon politicien devrait être capable de faire, en pratique (peut-être pas certains mariodumontistes, il faut l’admettre…), puisque la politique et la stratégie sont indissociables. Et quand un bon ou un mauvais politicien n’est pas capable de le faire, il se réfugie du côté de la langue de bois (bon, c’est vrai que la langue de bois est stratégique, mais seulement quand elle est utilisée avec parcimonie, ce qui est plutôt rare; c’est comme un truc qui, quand il marche, devient une seconde nature…).

Or donc, Justin Trudeau devrait viser alors le trilinguisme en ajoutant celle-là, la boisée. Mais bon, il est tellement un merveilleux épouvantail pour éloigner le tranquille statu quo linguistique que je peux bien lui donner au moins ça comme point positif.

Par contre, j’aimerais le traiter de paresseux à mon tour, puisqu’on sait très bien que l’apprentissage d’une langue en bas âge est ce qu’il y a de plus facile. Et ça tombe que sa mère est anglophone et, à ce que je sache, cet homme n’a pas appris une autre langue que celles officielles dans son beau et grand pays. À ce compte, je suis beaucoup plus travaillant (si travaillant est le contraire de paresseux) que lui. J’étais complètement nul dans mes cours d’anglais à l’école et j’ai repris le temps perdu à temps perdu depuis quelques années. Est-ce que Justin a appris une langue depuis quelques années? Je ne crois pas. Celui qui le dit, celui qui l’est…

En parlant de bilinguisme, objectivement, combien de citoyens québécois ont réellement besoin d’être bilingues? À part pour les gens qui travaillent au service à la clientèle (même là un anglais assez basique permet de bien se débrouiller, tout dépendant des domaines), les P.D.G., et les autres qui ont à faire avec l’étranger, nommez-les, l’anglais peut encore être considéré comme un passe-temps, un apprentissage très agréable, et surtout à la discrétion de chacun.

Si la langue du travail au Québec est réellement le français, pourquoi le bilinguisme serait-il synonyme de succès, surtout si une personne ne pense pas aller travailler à l’étranger? Et on est en droit de se demander, qu’est-ce que le succès? Faire des masses d’argent? Ma définition du succès est plus large que ça et elle n’est pas incompatible avec quelque quidam que ce soit, unilingue francophone se débrouillant ou non en anglais.

Apprends l’anglais, tout va bien aller : c’est encore un autre foutu message répétitif qui n’est pas hasardeux. Ça fait un petit bout de temps qu’il y en a plein des comme celui-là…

Dans le fond, la paresse et la promesse de succès n’est que l’argument des lâches fédéralistes qui essayent de faire rentrer tout le monde dans leurs convictions, dans leurs rêves éveillés. Il faudra bien un jour les réveiller, et pour de bon, foi de Renart L’éveillé!

Et je vous laisse sur cette citation creuse du joufflu et rougeoyant Philippe Couillard (rougeoyant pour la couleur du drapeau bien sûr…), aperçue sur l’excellent blogue de Michel Hébert (et vous comprendrez que c’est celle-ci qui m’a influencé pour la deuxième moitié de ce texte) :

Le bilinguisme ne mène pas à l’assimilation, mais au succès

(Photo : ycanada news)

Vive l’arrogance!

Dans tout le débat linguistique, il y a une constante qui concerne l’attitude des francophones, que l’on pourrait qualifier d’aliénés, pour les besoins de la cause — même si ça semble un tantinet exagéré —, et l’attitude des anglophones, fiers, et qui ne se gênent pas, entre autres, pour exiger des services dans leur langue et pour parler fort en public, comme vous l’avez sûrement parfois remarqué. Moi, en tout cas, je l’ai remarqué et, au-delà du fait que ça m’excède au plus haut point, j’ai parfois le goût de faire exprès pour les imiter, juste pour entendre cette langue que j’aime résonner à son tour sur les murs, faire vibrer l’air de sa musique. Juste pour jouer à l’arrogant. Mais je ne le fais pas. Est-ce que c’est seulement parce que je veux respecter la quiétude des autres que je m’en empêche?

Alors oui, en plus, le francophone se sent mal de parler parce qu’il a mal appris à le faire, la glorification du joual a été avalée, digérée et évacuée depuis belle lurette, et il se sent aussi mal de ne pas parler assez bien l’anglais, parce que c’est synonyme d’ouverture sur le monde, parce que l’économie mondialisante fait en sorte que la majorité des francophones vont devoir personnellement marchander avec le monde entier… oui, oui! Non mais, quand même, que de pression! Encore, le francophone se sent mal parce qu’il se sent seul dans ce monde, sa langue maternelle n’est qu’une barrière linguistique, un caprice presque archaïque, même s’il sait qu’il y en a des millions comme lui tout près, et il a parfois le goût de baisser les bras pour toutes les raisons évoquées plus haut. Honte à ceux qui dérogent des standards! Et si les standards viennent des cerveaux des plus grandes poches, ils doivent bien avoir raison…

Pourtant, comme mon arrogant collègue blogueur Martin Beaudin-Lecours, j’en ai plein le bas du dos du bilinguisme qu’on nous étale à grande pelletée :

Ce qui m’agace particulièrement, c’est cette supériorité morale qu’affichent et s’octroient ceux qui parlent plus d’une langue. Comme l’aurait fait Parizeau avec sa déclaration sur les “imbéciles qui ne parlent pas anglais”. Facile à dire quand on a fait un doctorat en économie à Londres! […] Hormis les immigrants qui par définition doivent apprendre la langue de leur pays d’accueil, qui peut pratiquer plusieurs langues sinon les migrants en général, ceux qui voyagent et ont les moyens de le faire? Quel est le pourcentage de gens sur la planète qui voyagent ainsi? Peut-être ne faut-il pas voyager pour pratiquer, qu’il suffit de lire, prendre des cours de langue et suivre des ateliers de conversation? Mais encore là, qui a ce loisir? En résumé, l’affirmation selon laquelle quelqu’un qui ne parle qu’une langue est nécessairement fermé d’esprit m’apparaît d’un snobisme incroyable et vient le plus souvent de gens qui oublient qu’ils sont privilégiés.

Moi ce que je pense, c’est chacun ses forces, chacun ses faiblesses! Est-ce que quelqu’un qui n’a pas la bosse des langues devrait être considéré plus faible qu’un autre en général, surtout dans un cadre où sa langue est objectivement celle de la majorité, et surtout, qu’elle est légalement la langue du travail? Est-ce que je passe mon temps à faire suer la majorité des gens bilingues de ma supposée supériorité en français, puisque objectivement le temps qu’ils ont mis à étudier l’anglais, je l’ai mis à étudier le français et à apprécier des oeuvres dans cette langue? Non. Ç’a l’air que même ce respect mutuel serait trop peu, enfin pour nous, puisque la compétition est partout.

Alors, au moins, bilingues, pas bilingues, ayons le courage d’être fiers de notre différence, de notre singularité dans cette Amérique anglo-hispanique. Soyons même arrogants s’il le faut! Avec l’arrogance comme amplification de notre commun dénominateur, que certains pourraient appeler notre culture, même si ça semble trop réducteur pour certains. L’arrogance comme récapitulatif de notre survivance, comme preuve de notre succès pérenne. Aussi, une arrogance qui nous fera nous sentir forts quand nous nous sentirons minoritaires, et insistants quand nous nous sentirons majoritaires. Donc, une juste arrogance qui affirmerait la fin de la modestie et qui inspirerait le respect. Car le respect se cultive.

Et en plus, il faudra un jour se rendre compte collectivement que, contrairement à l’anglais, le français est une question essentiellement québécoise en Amérique, comme le dit bien l’arrogant Claude Jasmin :

Rentrons nous cela dans le crâne : le français est la langue des Québécois et les Canadians -demi-amerloques, faux-américains- qui habitent les neuf autres provinces de cette pseudo-fédéréation n’ont nul besoin du français. Un fait têtu. Notre langue est inutile dans toutes ces autres régions. Ça grogne avec raison chez les voisins : « cette langue française nous servira à quoi? À aller jaser au Carnaval de Québec, une fois l’an ? C’est regrettable pour nos minorités francos hors-Québec ? Ils sont devenus des exilés malgré eux ! Rien à faire. Aux USA il n’en va autrement n’est-ce pas ? Pas un mot en français, ni à New York ni à Los Angeles, nulle part. On dit rien, évidemment. Pareil pour ce Canada désormais !

Est-ce qu’on va alors encore atteindre l’assentiment des autres pour nous projeter?

(Photo : R.e.a.s.o.n.)

Du camouflage et des sparages

Propangade radio-canadienne

Pour être un téléspectateur abonné au Téléjournal, depuis quelques semaines je me sens comme un patient impassible devant un hypnotiseur. Les documentaires sur l’Afghanistan se suivent et se ressemblent dans leur désir propagandiste de nous flatter dans le sens du poil de la bête…

Aujourd’hui, un reportage pleurnichard où visiblement on essayait de nous faire sentir mal de notre manque de support aux soldats, car bien sûr les Québécois sont dans le fond du baril de la fierté militariste. Soit. Depuis le début de cette attaque médiatique, qui coïncide avec le gros du débat à savoir si oui ou sinon la mission va continuer plus longtemps, la plupart du temps, j’ai zappé ou suis revenu vous rejoindre dans cette solitude pleine et partagée quand une de ces pubs déguisées commençait…

Bon, tant qu’à être dans la télé, cette boîte d’amour-haine (comme beaucoup trop de choses en fait), j’ai visionné, comme toujours les mercredis, les Francs-Tireurs. Je pourrais m’étendre sur l’entrevue assez cacophonique entre Patrick Lagacé et Bernard Drainville, ou vanter le bon travail de Richard Martineau, comme souvent souvent, quand il écoute les gens au lieu de jouer à construire des cadavres exquis avec ses idées, mais non, c’est une petite partie d’entrevue d’archive à la fin qui m’a secoué.

barrywhitepierrefoglia.jpgC’était une entrevue avec le trop rare Pierre Foglia animé et pixélisé. Pour vous dire, en plus, c’est la première fois que j’entendais sa voix de crécelle, je l’imaginais plus comme Barry White. Ça m’a scié. Et surtout son discours, enfin du temps, d’antan, qui tient dans une dichotomie assez simple : je n’aime pas avoir à faire de l’opinion, même si c’est ça qui marche, j’aime mieux installer des ambiances. Il avait tout à fait le droit de penser ça, et encore aujourd’hui s’il le pense encore, mais bon, il publie quand même au journal La Presse, pas dans une revue de mémère… (OK, mémère, j’avoue que c’est un peu fort : alors qu’il se lance en littérature s’il veut noyer le contenu dans le contenant! — sans vouloir non plus insulter les littérateurs, tribu à laquelle je voudrais bien appartenir, enfin un jour.)

Oui l’opinion est omniprésente, pullulante, encore plus aujourd’hui. Mais je ne comprends pas trop le mal à ça. Avec pleins d’opinions qui se grafignent, peut-être que ça va finir par enlever le vernis mat de la réalité statique! Peut-être que les bonnes idées de chacun vont créer de bon consensus, qui sait?

Si la compétition est bonne pour les affaires, pourquoi ne serait-elle pas bonne pour les idées?

Bon, je sais bien que les vieux de la vieille et certains jeunes princes pensent plutôt que ça donne au final de la bouillie informe et incolore, pour ne pas dire pestilentielle, eh! bien moi j’aime bien m’y mettre les mains et surtout le nez, les yeux, la bouche, alouette! Pour vous dire, les opinions de mes amis blogueurs comptent autant, sinon plus, que celles de ces grandiloquents élus!

Un mutisme parmi tant d’autres

Le dernier texte de Christian Vanasse, « C’est donc’ben vrai qu’on est donc’ben accommodants », sur le site Branchez-vous, vaut le détour, même s’il semble avoir été écrit à la va-vite, d’un seul trait. Ça lui donne quand même un certain charme à ce texte, comme si l’auteur avait voulu s’en débarrasser au plus vite parce que ça lui brûlait le coeur.

Il nous parle d’une expérience qu’il a vécue avec les Forces armées canadiennes alors qu’il se retrouve à une cérémonie de baptême sur une base militaire. Une histoire de valeurs guerrières, de religion, et surtout, celle d’une dame complètement apolitique (elle ne savait même pas qui est le premier ministre du Canada…). Tout au long, il explique son mutisme devant toutes les situations et son questionnement par rapport à cette dernière (la dame) :

Elle qui parle la bouche pleine. Moi, une miette de machin qui tombe de ma yeule ouverte et qui me répète de justement me la farmer. De ne pas demander pourquoi elle Support our troops si elle ne sait même pas qui les envoie. Ce que son fils fout dans l’armée? Ce que l’armée fait là-bas? Pourquoi? Pour qui?

Ça m’a fait penser à souvent, quand je ne dis mot, mais n’en pense pas moins… Il pose donc une grande question : est-ce que de ne pas réagir est une forme d’accommodement?

En réaction à ce questionnement, j’ai pondu une petite formule :

Si personne ne te dit que tu es stupide, tu vas continuer de penser que tu es intelligent. Si quelqu’un te le dit, tu vas au moins te poser des questions. Et quand tu te poses des questions, tu deviens de toute façon un peu plus intelligent.

Alors, j’en arrive à la conclusion que l’évolution humaine tient dans le choc des idées et la critique. Ça n’a bien sûr rien de révolutionnaire, mais ça fait du bien de le répéter. Surtout dans ce royaume québécois de la complaisance (je pense bien sûr beaucoup à la culture ici).

C’est que nous avons au Québec cette mauvaise habitude de fuir le débat, surtout dans la réalité physique, puisque justement la toile nous sert de filet, même si je crois que c’est une bonne chose. Les mots peuvent être tranchant et brûlant à l’écran, mais pas autant que la peur d’en venir aux poings et même, pour les plus frileux, simplement aux yeux…

(Image : alexandreseron)

Engourdissement

drapeau-defile-voiture.jpg

Le défilé en voiture organisé par la SSJB, qui a eu lieu hier, pour souligner le 60e anniversaire du fleurdelisé me questionne beaucoup. C’est aujourd’hui la date officielle et je comprends bien qu’un dimanche ça tombe mieux. En fait, je me demande plutôt, pourquoi pas à pied?

Parce que les vrais nationalistes sont rendus trop vieux pour marcher? Parce qu’ils ont la fierté paresseuse? Parce qu’ils ont la fibre nationaliste frileuse? Parce que la nécessité du nationalisme ne pourrait se compléter de considérations environnementales?

Quelqu’un sait-il s’il y avait un ou plusieurs Hummer dans le défilé?

Parlons hypocrisie maintenant!

Je suis rouge comme une tomate, la fumée me sort par les oreilles après ma lecture de l’article du JdeM, « Les 15 employeurs s’expliquent », qui s’ajoute au dossier « I don’t speak french » dont j’ai discuté la teneur ici avec mon texte « Speak Trade! ». Vraiment, s’il y a une manière de prouver que nous ne sommes pas pris au sérieux collectivement, nous, la bande de francophones qui parasitent le bon fonctionnement des affaires en ville, la voilà! Entre les statistiques globales quand même assez positives sur la santé du français au Québec, et même à Montréal, et ce constat ma foi triste à mourir, il y a un pas à franchir qui me semble presque absurde, du moins mystérieux…

Si à la base la politesse n’est pas respectée dans les commerces, comment voulez-vous qu’il y ait espoir de se faire respecter au niveau de la politique?

Justement, en ce moment, le Bloc Québécois fait pression auprès des instances fédérales pour que la loi 101 soit respectée :

Pour reconnaître la nation québécoise, il faut aussi respecter la primauté de la loi 101 au Québec. L’un ne va pas sans l’autre! Le gouvernement conservateur prétend reconnaître la nation québécoise mais s’oppose à ce qu’Ottawa respecte la loi 101. Cela relève de la pure hypocrisie », a déclaré le leader parlementaire et député de Joliette, Pierre Paquette, qui a ainsi fustigé l’attitude du gouvernement conservateur à la suite du report de la décision concernant la constitutionnalité du projet de loi présenté par le Bloc Québécois sur le respect de la loi 101 par Ottawa au Québec.

En novembre dernier, la députée de Drummond, Pauline Picard, a déposé le projet de loi C-482 qui vise à amender la Loi sur les langues officielles. Les amendements proposés par le Bloc Québécois obligeraient le gouvernement fédéral à reconnaître la primauté de la loi 101 au Québec, ainsi que les entreprises privées sous juridiction fédérale à respecter l’usage du français comme langue de travail.

Cela montre bien que tout le monde doit collaborer. Les commerçants, contrairement à ce que Christine St-Pierre – l’insuffisante ministre responsable de la loi 101 – croit, il faudrait aussi leur taper sur les doigts, même si pour l’instant les amendes sont ridicules. Un ami me racontait tantôt comment c’est long avant même qu’une plainte soit menée à terme, simplement par une lettre toute gentille, et comment les grosses compagnies sont mortes de rire et payent finalement les minces amendes comme si c’était un abonnement…

Oui, nous sommes risibles, mais allons-nous un jour arrêter de rire avec eux?

Ajout (14h50) : 

Je vous conseilles fortement la lecture du texte, « Hi! Can I help you? », de Cecile Gladel.

(Image : lino.com)

Speak trade!

Comme toujours, le JdeM a le tour de vendre des copies avec ses enquêtes à l’emporte-pièce. Il est certain que sa dernière enquête au sujet du service en français à Montréal va marcher fort, c’est un sujet chaud, comme en fait foi ma consoeur blogueuse Emma.

Mais, au-delà du côté populiste de la chose, je me demande si on peut considérer cette enquête comme étant du côté objectif. Si j’ajoute ma subjectivité, je donne raison à la journaliste Noée Murchison, du JdeM, puisqu’à mon souvenir, la majorité des moments où j’ai eu des problèmes à me faire servir en français a été lorsque je me suis trouvé dans des commerces du centre-ville de Montréal. Il faut que j’ajoute que pour moi il est important que ma vie en public se passe en français, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

Je pense à mon prof de conduite automobile qui parlait en anglais avec son petit garçon, d’environ huit ans, avec un accent gros comme ça. Je pense à Éric Grenier, né au Québec, élevé en anglais en Ontario par ses parents francophones et qui, après s’être rendu compte que sa culture et ses valeurs étaient québécoises, est revenu s’installer au Québec, apprends le français et s’est donné le mandat d’expliquer la souveraineté du Québec aux anglophones, puisqu’il est devenu souverainiste.

Et je pense à certains qui sont bilingues et qui s’en foutent – que la nouvelle de la disparition du fait français demain matin au Québec ne leur ferait même pas un peu de peine –, et certains autres qui sont trilingues et qui mettent le français sur un piédestal, puisqu’ils croient à l’importance de notre histoire, de notre culture, qui s’appuie fortement sur la langue. Je pense surtout au fait de ne rien dire, pour ne pas avoir l’air chialeux. Le pire, c’est que j’en suis, et j’essaye de me forcer pour faire valoir ma langue. C’est difficile, surtout quand tu as vécu ton enfance et ta jeunesse dans la chicane et que tu aimerais bien vivre dans un monde un peu plus harmonieux…

Alors viens le dilemme entre un Québec qui se dote de lois qui font en sorte que la vie en société (en public et au travail) se passe en français parce que c’est important pour la majorité (mais vous me direz : de quelle majorité s’agit-il?), et un Québec qui laisse aller la situation en imaginant que chacun va prendre au sérieux ses responsabilités (envers ses désirs, bien sûr s’il y en a…) et mettre de la pression sur les commerces, et les unilingues anglais, et les allophones ne parlant pas français, pour que ce laisser-aller se résorbe par la nécessité.

Désolé, mais j’ai bien peur que la majorité va rejeter de plus en plus la mise en place de lois protégeant le français et que même individuellement les francophones vont plier, et rompre.

Défaitisme quand tu nous tiens…

Ajout (mardi 14h) :

Pour la suite, c’est ici.

(Photo : ikes)

Coup d’envoi du 400e de Québec : ouch!

Hier, première vraie journée de farniente après le déluge des Fêtes et, après avoir écouté le spécial de Laflaque en reprise, on se retrouve moi et Douce, pas mal à reculons, avec l’opportunité d’écouter le coup d’envoi des festivités du 400e de Québec, en attendant de se taper Infoman et RBO, toujours en reprise, parce que le panorama télévisuel de ce premier janvier de l’année 2008 n’était pas très excitant, même pour des larves comme nous.

Le premier numéro à grand déploiement m’a semblé assez insignifiant, et pourtant, il devait s’agir de donner le ton pour le reste de la soirée, alors je souhaitais que de cette bouillie informe il ressorte quelque chose pour la suite, mais nous avons été très déçu par l’insipidité du numéro suivant, la chanson à trois chanteuses déguisées en duchesses déchues, et zap! c’était trop, on se retrouve du côté de l’excellent film « Le fils du masque »…

Un peu plus tard, après une séance de zapping désespérant, alors que je décide de programmer mon DVD pour enregistrer Infoman et RBO, je retombe sur Radio-Canada où un rap digne d’un spectacle étudiant, sur le thème des saintes rues de Québec, termine de me donner la nausée. Il faudrait leur dire que le « scratch », zouk et zouk et zouk, c’est vraiment « out » depuis longtemps…

Nous nous sommes bien amusés à écouter Infoman et RBO. Rien à redire.

Mais là ce matin, je tombe sur une lettre vitriolique du Baron de Moulintombant au sujet de ce spèquetacle où j’apprends que c’est Denis Bouchard qui est derrière ça. Les bras m’en tombent. Je n’irai pas plus loin dans ma critique, car je n’ai pas eu le courage de tout voir, mais le Baron, tel un preux chevalier a bravé le monstre, je vous laisse donc à ses soins.

Citation du jour

Just-Inn St-Clair-Trudeau, au sujet de sa position antinationale québécoise, qu’il soutenait avant de se rétracter (ce qui, pour moi, prouve encore plus mon point précédent) :

le problème que j’ai avec cela c’est que cela crée des divisions, cela sépare des groupes au sein d’autres groupes.

De quossé?Et je vous laisse avec cette caricature, dessinée bien sûr avant sa rétractation.

Citation du jour

« Toute allusion à la haine raciale sera dénoncée. »

Citation tirée des règles du forum de la Fédération des Québécois de souche, affilié au Mouvement National-Socialiste Français, qui arbore sur sa page d’accueil une statue qui fait très « aryenne » et une croix gammée…

Je serais bien curieux d’obtenir une explication là-dessus!


Ma plogue du jour

Bonne petite découverte sur le blogue Sans Tergiversation. Vous souvenez-vous de l’émission Black-Out à TQS en 1998?

Le blogueur a merveilleusement bien fait ses devoirs et il nous en raconte le court historique. Il est même possible d’en regarder une au complet, dont le thème était : « Êtes-vous fiers d’être Québécois? » Je viens de me la taper et ça vole assez de travers!

À noter, la présence « undercover » de l’incroyable Jean-François Mercier en faux-spectateurs qui, entre autres, prend la défense de Celine Dion (est-ce qu’elle avait un accent aigu sur son e dans ce temps-là?). Et bien sûr, mes grands amis Gilles Proulx, Benoit Dutrizac et un autre, dont j’ai aussi le grand plaisir de ne pas avoir connu avant : Richard Desmarais (un ex-rédacteur en chef d’Allo-Police, wow!). En somme, du bon humour de bas étage!

En tout cas, presque dix ans plus tard, je me demande bien s’il y a eu une évolution…

Ajout :

Comme toujours, après quelques heures je relis mes billets pour y trouver des erreurs ou des incongruités; et là, je me rends compte qu’il est plein à ras bord de sarcasme et d’ironie. Je voulais simplement le spécifier…

Ajout (mercredi 17h10) :

Le blogueur Jean-Benoit Pouliot du blogue Sans Tergiversation m’a indiqué un lien vers une émission du réseau TQS, L’Avocat et le Diable, avec Stéphane Gendron et Richard Desmarais, qui a dû paraitre l’année passé : ils parlent du flop financier (et d’affluence) des Outgames. De toute beauté, je n’ai pas été capable d’en écouter plus qu’environ 3 minutes, et vous?

L’Agora

À l’invitation de Sur le Web, je viens de m’inscrire à l’Agora du site de Radio-Canada. À la question, « Que pensez-vous des excuses présentées par le cardinal Marc Ouellet aux Québécois pour certaines erreurs passées de l’Église? », j’ai répondu :

Je perçois cette sortie comme étant stratégique. Hypothétiquement, cela lavera un peu le dogme, mais lavera surtout l’homme.

Car, il est bien là le problème de l’Église : cette entité est perçue comme un tout, alors si elle est mal perçue, chacun de ses éléments l’est tout autant.

Reste à savoir si cela impressionnera le public. Pour ma part, pas du tout puisque dans ce cas précis, ma capacité à pardonner est handicapée par ma raison. Et elle est impitoyable!

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez?

Québécois, au petit coin!

J’étais de bonne humeur en me levant, mais là je le suis un peu moins… Steve Proulx a commis ce matin un texte pénible — le propos, pas sa plume —, où justement il utilise les résultats scolaires désastreux en français pour encore nous rendre coupables de désirer une plus grande francisation des immigrants (et, pour ce faire, il dénigre bien sûr le projet de loi de Pauline Marois…). J’en ai parlé voilà quelque temps déjà dans mon texte « Notre langue molle », mais voici quand même mon commentaire :

Je suis aussi amoureux du français, mais je ne fais pas cet amalgame douteux entre le désir que les immigrants puissent au moins converser avec nous dans cette langue et notre défaillance au niveau du français écrit.

Ce sont deux points qui n’ont aucun lien : attendrons-nous d’être collectivement des champions de l’orthographe, de la syntaxe, de la grammaire avant de pouvoir oser demander aux nouveaux arrivants d’opter pour la langue française au lieu de la langue anglaise, qui est plus facilement assimilable? Non, car ce sont deux problématiques parallèles.

Je comprends bien le but de faire sentir la population coupable de son mauvais français, et c’est louable, enfin presque, mais ça ne fait que détourner le regard, tandis qu’il faudrait globaliser un peu plus.

Voilà comment je vois ce raisonnement exécrable et paternaliste : quand les Québécois seront bons en français, on pourra leur faire le cadeau de les laisser influencer l’immigration à parler leur langue, sinon, ils sont en punition!

(L’image vient d’ici.)

La Fédération des Québécois de souche : j’ai honte…

J’en reviens pas. « kess vous en pensé? » qu’il écrit ce sale rat-ciste, inculte de son français écrit (et sûrement parlé), à la suite de son chef d’oeuvre crétiniste! Mon ami blogueur Steve Pinch en a parlé plus tôt (pas de cette image, mais de ce club de pêche…), les antidroites de RW ont pondu une lettre ouverte, que j’ai signée avec empressement.

La lettre parle du fait de donner de la visibilité à ces regroupements haineux, ce qui leur donne de nouveaux adhérents à chaque fois. Pour ma part, avec mes lecteurs qui, par mon dernier sondage, se considèrent en forte majorité à gauche, je n’ai pas trop peur de contribuer à cette chiure de la société donc je me permets d’en parler…

J’espère qu’un du groupe viendra ici se défendre, ou encore mieux, m’insulter : j’ai bien le goût de me défouler sur plus petit que moi… Non, ce n’est pas gratuit, je me crois réellement supérieur à tout raciste qui le clame tout haut! Vous me direz que je ne suis pas mieux en m’exprimant ainsi, mais je m’en fous, je n’accepte pas qu’on réduise nos perceptions de l’autre sous des considérations raciales! L’humain, c’est du cas par cas, la carapace est secondaire. Il y a des perles partout, on ne peut pas rejeter l’autre en bloc, juste parce qu’il est contrastant.

Non non non au racisme! Oui à l’humanisme!

Ajout (mardi 11h30) :

Bon, il fallait que ça arrive… ce texte passe au tribunal Bon blogue Bad blogue, sauvez-moi svp!

La gauche efficace de Jean-François Lisée

Je viens de lire l’excellent article de Jean-François Lisée, Un Québec généreux… et riche!, paru dans le magazine L’Actualité. Il dresse le portrait de différents enjeux québécois sous l’oeil de la droite, de la gauche classique et finalement de sa propre vision, la gauche efficace. Beaucoup y passe : l’aide sociale, Hydro-Québec, les droits de scolarité, les éoliennes, et il amène de très très bonnes idées. C’est presque dommage qu’il ne se lance pas en politique (bien qu’il soit occasionnellement conseiller pour le Parti Québécois et le Bloc Québécois : ils devraient donc ouvrir encore grandes leurs oreilles!)

Les seuls hics, c’est que ses plans sont un peu trop axés sur la richesse, bien qu’une bonne partie de sa définition du terme soit assez large : entre autres, son appel à l’alphabétisation est émouvant. Car, étant moi-même davantage un adepte de la décroissance conviviale que de la croissance, même minimale, il y a une partie de moi qui est alors impatient… Aussi, il est remarquable comment M. Lisée est un amant assez langoureux de l’État, et c’est à mon avis une arme à double tranchant, car les mauvaises habitudes à l’infantilisme citoyen ont la vie dure et la responsabilisation continuera d’être encore et encore au dernier rang… Mais cette critique est plus idéologique que pragmatique, car il est clair que d’appliquer ses idées serait un plus dans la bonne direction.

Et alors là chapeau! En me rendant sur le site de L’Actualité, je me rends compte que le texte est déjà inclus et qu’il y a même un petit bonus, en trois partie : Et la question nationale? Le magazine n’a diffusé seulement que la première partie et ça se continue comme suit :

Richesse
L’objectif de la gauche efficace n’est pas la création de richesse, mais la qualité de vie, dont la prospérité est une variable essentielle. Donc, oui : créons et distribuons, simultanément, la richesse. Mais le gain social doit être tangible et immédiat. Fini les « lendemains qui chantent », soit le futur grand soir socialiste ou les illusoires retombées économiques positives pour les pauvres d’une augmentation des revenus des millionnaires.

Bien sûr, j’adhère à ça comme un seul homme! J’ai même fait le test pour savoir si je suis de droite, de gauche classique ou de gauche efficace. Alors que -55 représente la droite, 0 la gauche classique et +55 la gauche efficace, j’ai obtenu un total de +41!

Il est donc clair pour moi que d’ajouter l’efficacité à la gauche n’est pas de l’édulcorer. Au contraire, je dirais plus : de l’équilibrer. Avec toute l’énergie que la droite a déployée et déploie encore pour écraser le plus possible la gauche en l’accusant d’être obsolète, il fallait bien un coup de pouce du genre. En espérant que nos politiciens en prendront note! au-delà de la foutue partisanerie…

Encore Chez nous c’est pas Pauline…

Vous me direz que je suis beaucoup sur son cas dernièrement, mais ça fait quelque temps que je lis ce blogue, Chez nous c’est pas Pauline Marois, par curiosité, pour comprendre la bête libérale provinciale. Et ça tombe bien parce qu’à mon avis le blogueur ne réussit de plus en plus qu’à se mettre les pieds dans la bouche avec son projet de démolir virtuellement Pauline Marois (comme chef du Parti québécois – principal parti souverainiste – et non comme femme politique, ce que j’ai fait assez clairement au moins une fois ici) et ça devient de plus en plus évident!

Son texte discute de la présentation, par Pauline Marois, d’un projet de loi sur l’identité québécoise. Le pire, c’est qu’il trouve que c’est une bonne initiative, mais avec quelques hics : « c’est que cela favoriserait la souveraineté » et que cela « exigerait une bonne connaissance du français pour accueillir tout nouvel immigrant. D’abord, cela réduirait considérablement le taux d’immigration au Québec. Ensuite, peu d’immigrants ont cette connaissance. »

J’étais bien d’accord pour réfléchir derechef à cette question, mais la suite de son texte ne fait que prouver qu’il accepte la non-connaissance du français pour les nouveaux arrivants au Québec que par justification pour sa propre paresse intellectuelle et linguistique :

Par exemple, j’aimerais bien aller vivre quelques années en Suisse ou en Allemagne. Si on exigeait de moi une bonne connaissance de l’Allemand, je serais cuit.


Pour ma part, j’assume ma propre paresse intellectuelle et linguistique en restant ici et en ne projetant pas de partir de sitôt. Un effort d’apprentissage d’une nouvelle langue serait pour moi la prémisse à un projet d’émigration. À mon avis, c’est la base du respect pour la terre d’accueil. Et je lui ai fait part de cette manière :

Ça prend bien un fédéraliste anglocentriste pour écrire ça…

Franchement, tu ne voudrais pas, par exemple, pouvoir discuter minimalement avec les Allemands dans leur langue et en apprendre donc plus sur leur culture? Ce n’est pas aller vivre dans un autre pays que tu voudrais, c’est faire du lèche-vitrine! Il me semble qu’on choisit d’aller vivre dans un pays étranger pas seulement pour les beaux paysages…


Ajout (vendredi 20h40) :

Voici un très bon commentaire paru sur le dit blogue :

  1. hans dit :
    19 Octobre 2007 à 6:23
    Comme immigrant j’ai fait l’expérience suivante. Ceux qui disent qu’il faut s’assimiler, faire comme chez nous, ne sont en général pas racistes. Ceux qui sont racistes sont ceux qui disent, viens, gardes ta culture et ne te mêles surtout pas à nous. On t’a préparé un joli ghetto dans le quartier St-Michel ou St-Laurent, l’immigrant cela rapporte des $$$$.

    On veut des immigrants, mais ce sont des humains qui viennent.

Citation du jour


Voilà une perle trouvée sur Chez nous c’est pas Pauline, qui expose, d’après un internaute, Hermil LeBel, très objectif, et ça parait, les « erreurs » de Pauline Marois dans sa carrière politique :

• Fonction publique : les quotas à l’embauche ont rendu cette dernière hors de portée aux jeunes hommes blancs hétérosexuels Québécois, si on en juge par l’évolution des effectifs. Ces mesures sexistes et discriminatoires encouragent la médiocrité et le nivellement par le bas;

Des propos comme ceux-là rendent la totalité du billet pas très crédible, et je n’irai même pas faire une enquête sur le reste des assertions… Le blogueur ne devrait pas sauter aussi vite sur des occasions de planter Pauline!

Crédibilité zéro!

Pauline la pas fine!


Toute l’histoire autour du mauvais anglais de Pauline Marois commence à devenir on ne peut plus ténébreuse, dans le sens qu’elle brasse le côté obscur de notre rapport à cette langue. J’essayais de ne pas regarder ça plus loin que son propre problème à elle, dans tout ce qu’il y a de plus personnel, voire même pratique, utilitaire, mais je ne peux maintenant plus le voir sans toutes les fioritures ajoutées dans les médias corporatifs et de la blogosphère.

À la base, je crois que les Québécois sont pris avec une relation amour-haine envers l’anglais. Cette relation colore fortement notre regard sur le monde et toute cette histoire en est bien une belle allégorie. C’est que pour nous il est difficile de séparer l’anglais comme ouverture sur le monde et l’anglais comme menace. Et le pire, c’est que la situation de Pauline Marois semble être tout à fait en dehors de ces deux schèmes : c’est l’interprétation de tous qui va dans ces sens.

Je crois qu’une analyse assez simpliste de la situation pourrait ressembler à celle-là : Pauline Marois est la chef du principal parti souverainiste, qui base toute sa justification sur la promotion de la langue française en contradiction avec la langue anglaise, donc cela vient amplifier sa position. L’autre analyse, au contraire irait plutôt comme suit : étant donné que Pauline Marois vise un poste de chef d’État, et qu’elle aura possiblement à communiquer avec d’autres chefs d’État et que la langue anglaise est la langue mondiale commune, donc cela vient amoindrir sa position.

Pour ma part, en y allant le plus simplement possible, je crois que la langue française n’est malheureusement pas en situation de force et que c’est pratiquement un luxe de pouvoir fonctionner quand on a du pouvoir dans ce monde sans parler anglais; sinon, l’existence d’unilingues francophones au Québec dérange qui? On reproche justement à Pauline Marois beaucoup son amour du luxe, mais en tout cas celui-là, devant toute cette pression digne d’un marteau-piqueur, n’est déjà plus à sa portée…

Moi, je vais continuer d’écouter la plupart de mes films en version française et, pour mon modeste temps passé devant la télé, de me contenter d’écouter quelques émissions produites ici et en français : ce qui me donne beaucoup plus de temps pour bloguer… hé hé!

Jouer à la cache-cache


Il y a quelque chose de bien drôle depuis quelque temps avec Patrick Lagacé. Et là ça me revient après avoir lu son billet de ce matin.

Je me souviens que dans la dernière émission des Francs-Tireurs, il m’avait fait sourire alors qu’il concluait à la fin de son entrevue, avec les « vedettes » Patrick Masbourian (que j’abhorre un tout petit peu moins depuis cette entrevue) et Benoit Quelque-chose (que je n’avais jamais vu de ma sainte vie avant, me prouvant encore une fois que je ne manque absolument rien alors que je n’écoute jamais TVA…), en empruntant l’expression « canadienne-française » en parlant de la télévision québécoise.

Avec le débat récent entourant la bonne façon de nommer les gens du Québec, et tous les « nous » et les « eux » qu’a apporté la Commission des accommodements, je pensais que cela avait un lien, mais cette partie de son billet m’a fait déchanter, enfin sur mon analyse :

M. Gilles Duceppe, chef du parti souverainiste Bloc Québécois, au Québec (Canada), songe à se retirer de la vie politique. Après avoir arraché au gouvernement central la reconnaissance du Québec (province de l’est) et de son groupe majoritaire, les Québécois (et Québécoises), comme « nation », M. Duceppe songerait à prendre du bon temps, passer à autre chose, s’éclater un peu. Mais pas trop, quand même.


C’est quand même très amusant! Mais il se fout de la gueule de qui?

Ensuite, dans le paragraphe suivant, nous sommes un peuple en bonne et due forme :

En Grande-Bretagne, il semble que la cigarette sera interdite au volant. Les Britanniques prennent ça au sérieux, la sécurité routière, contrairement à d’autres peuples (comme les Québécois – et les Québécoises). Mais certains Brits rechignent, revendiquant le droit de pogner le cancer du poumon même au volant. Shocking (Lorsqu’on évoque la Grande-Bretagne, il est de bon ton d’y aller d’un « Shocking » bien senti) !

Je ne spéculerai pas sur sa vraie position, c’est soit qu’il est vraiment entre deux chaises, ou qu’il a une position et qu’il s’amuse à disperser des pistes un peu partout, sûrement qu’il trouve le discours nationaliste trop sérieux depuis le début de la crise. Il a un peu raison, il faut prendre ça avec un grain de sel, mais je crois que cet exercice est aussi sérieux. Il faut juste que ça ne dérape pas trop!

Comme j’expliquais à mon ami Eric Bondo dernièrement, même si je suis un souverainiste, mon nationalisme est plus utilitaire que tout autre chose. Je ne me sens pas très patriotique, je ne possède pas de drapeau du Québec, la St-Jean me tape même un peu sur les nerfs. Culturellement, pour parler de l’art le plus populaire, la musique, je trouve que la majorité de ce qui se fait ici est assez moyen : je trouve Celine endurable seulement quand elle chante en français, je n’ai jamais vu aucun spectacle du Cirque du Soleil parce que leur esthétique et leur musique me donnent des boutons, je suis tanné d’entendre des bonnes tounes de Richard Desjardins scrapées par des Star Académiciens et Éric Lapointe (lui, c’est quand même moins pire); la majorité de ce qui sort au Québec est soit du copier-coller mièvre et inintéressant du pop-r&b américain, soit du pop-alterno-folk à tendance humoristique ou profond, ou un mélange des deux (cet été, je me sentais violent quand j’entendais quelque part la toune « T’é laite »; une chance qu’il y a quelques artistes comme Pierre Lapointe et Malajube pour racheter le tout! En plus, le trop-plein d’humoriste partout (et leurs produits dérivés) commence à ressembler à une fuite en avant…

En fait, mon point de vue repose seulement et simplement sur la langue commune — avec quand même une petite pudeur laïque — puisque si ça ne correspondait à rien, nous serions tous assimilés et nous ne jouerions plus à la cache-cache depuis longtemps. Et la question se pose toujours aujourd’hui. Il faudrait un jour y répondre pour de bon, avant de ne plus pouvoir se la poser.

La photo est de Michaël SERFATY.


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