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La leçon des Lavigueur

Au-delà de la qualité indéniable de la série « Les Lavigueur / La vraie histoire » et de tout le gonflement médiatique qui l’a accompagné et l’accompagne encore, je ne peux pas m’empêcher de faire un lien entre cette histoire pathétique et notre propre histoire économique, celle qui nous fait entrer de plain-pied dans l’application aveugle des néo-doctrines mondialisantes. Ne vous détrompez pas, mon parallèle ne sera pas tant anecdotique, mais plutôt symbolique.

On a d’un côté une famille tricotée serrée qui, après avoir gagné le gros lot, se défait peu à peu. Et de l’autre, on a une société solidaire qui, assez rapidement, gagne en individualisme égoïste, en liberté éconocentrique, et qui se défait aussi peu à peu, surtout l’environnement sur lequel elle repose. Comme les Lavigueur n’étaient pas aptes à gérer leur pouvoir monétaire, nous ne sommes pas aptes collectivement à recevoir ce cadeau empoisonné de l’IEDM. Et pourquoi me direz-vous, parce que ce cadeau n’est pas désintéressé et ne s’accompagne pas d’un souci éducatif. Pas besoin de dire que l’éducation n’était pas trop la tasse de thé de cette famille…

Loin de moi l’idée de les dénigrer. Mais il reste que je vois le piège néolibéral comme ont été les millions de Loto-Québec pour eux : un raccourci, un leurre, qui a bien prouvé que la recherche du bonheur, lire l’organisation de notre société, se trouve ailleurs. Ils se sont brûlé les doigts avec cet argent et le monde se les brûlera aussi, s’il n’y a pas un retour du balancier économique.

Justement, un regroupement de 68 économistes, l’organisation « Économie Autrement », propose de « revivifier le pluralisme dans le discours économique en redonnant droit de cité aux conceptions alternatives au courant dominant. » Est-ce que nous allons alors les écouter pour comparer ou sauter encore de plus en plus dans le bateau?

Et le privé, qui tente de vampiriser la santé, est-ce qu’on va le laisser aller sans mot dire même si des études très sérieuses démontrent qu’ailleurs dans le monde ça ne semble pas très gagnant? Pour preuve, un article du journal Le Devoir concluait comme suit :

« Une méta-analyse de Vaillancourt-Roseneau et Linder décortiquant 149 études permet de vérifier ces données sur une longue période de temps et dans divers pays, avance l’IRIS. En tout, 59 % des études analysées ont conclu à une plus grande qualité de services publics contre 12 % seulement au privé. L’écart est encore plus grand du côté des coûts, alors que 77 % des études concluent à des coûts moins élevés ou équivalents dans le public. »

Et la baisse de la valeur du travail, est-ce qu’on en tient compte? Mon collègue blogueur Manx a répertorié quelques vérités à ce sujet :

« Des études montrent que les entreprises canadiennes font plus de profits qu’auparavant, grâce au travail des employés, qui font plus d’heures qu’auparavant. Selon Statistiques Canada, […] de 1986 à 2006, les employés auraient en moyenne passé 30 minutes de plus, chaque jour, dans leur milieu de travail. Ce facteur serait la principale raison qui indiquerait que les parents passent moins de temps avec leurs enfants, d’ailleurs. »

Plus loin, il cite Le Devoir :

« Après avoir graduellement augmenté, en passant d’environ 50% au début des années 60 à plus de 56% au milieu des années 70, le poids relatif des salaires et autres avantages sociaux de l’ensemble des travailleurs dans le produit intérieur brut (PIB) canadien s’est graduellement mis à fléchir au fil des cycles économiques, au point de passer, en 2005, sous la barre des 50%. »

Alors oui, il est permis de remettre en question la doctrine qui prône la création de richesse à tout prix. Oui, le nouvel ajustement de nos valeurs à la seule loi économique nous poussera vers un débalancement sociétal et environnemental. Oui, l’histoire des Lavigueur est un bon exemple de ce qui nous attend si nous nous livrons corps et âme à l’hôtel du gros lot égocentrique. De la désolation, des liens brisés.

Oui, ce texte est bien à l’image de cette triste série. J’en suis presque désolé…

John F. n’est jamais bien loin…

Hier, via Patrick Dion, je suis retombé sur le documentaire Zeitgeist, que j’ai réécouté en version sous-titrée en français (cette version est celle où les sous-titres sont les plus lisibles), question d’encore mieux le comprendre en détail, puisque je l’avais déjà vu dans sa version originale en anglais, langage avec lequel je ne suis pas encore tout à fait à l’aise… Petit train va loin, mais ça rentre beaucoup mieux dans ma langue maternelle!

Si vous ne l’avez jamais vu, je vous le conseille, juste pour vous confronter à vos croyances. C’est parfois fou, c’est parfois flou, mais au moins ç’a le mérite de ne pas être paresseux et de ne pas cultiver le mouton en nous…

Et ça tombe bien que j’en parle aujourd’hui, car c’est le supermégamardi! Quand je pense aux élections états-uniennes, je pense à Barack Obama, quand je pense à Barack Obam, je pense à John F. Kennedy (puisque beaucoup font la comparaison entre les deux), et il y a un discours du feu président, qu’on entend dans Zeitgeist, que j’aimerais transcrire ici, puisqu’il est très porteur d’espoir :

Mesdames et messieurs,

Le mot « secret » est en lui-même répugnant dans une société libre et ouverte. Et en tant que peuple par nature et historiquement, nous nous opposons aux sociétés secrètes, aux serments secrets, et aux procédures secrètes. Parce que nous devons faire face tout autour du monde à une conspiration massive et impitoyable qui s’appuie d’abord sur des moyens déguisés permettant le déploiement de leur sphère d’influence basée sur l’infiltration plutôt que l’invasion, utilisant la subversion plutôt que les élections, et de l’intimidation au lieu du libre arbitre.

C’est un système qui a nécessité énormément de ressources humaines et matérielles dans la construction d’une machine étroitement soudée et d’une efficacité remarquable, elle combine des opérations militaires, diplomatiques, de renseignements, économiques, scientifiques et politiques, leurs planifications sont occultées, et non publiées. Leurs erreurs sont passées sous silence ou non relayées par la presse. Leurs détracteurs sont réduits au silence, et leur avis non sollicité. Aucune dépense n’est remise en question, aucun silence n’est révélé. C’est pourquoi le législateur athénien Solon décréta comme crime tout citoyen se désintéressant du débat.

Je sollicite votre aide dans l’immense tâche qui est d’informer et d’alerter le peuple américain, avec la certitude qu’avec votre aide l’homme deviendra ce pourquoi il est né : libre et indépendant.

John F. Kennedy (1917-1963), le 9 Janvier 1961

Je souhaite donc que Barack Obama dirige le pays de nos voisins, et si c’est le cas, j’espère surtout qu’il poursuivra le travail de John F. Kennedy. Aussi, il faudra bien qu’il s’assure de sa sécurité personnelle, entre autres se commander une papemobile…

Sophisme du jour

Si l’État suppose que le citoyen est libre, alors le citoyen n’a pas à lui prouver son identité.

Tiré d’un texte de la Coalition des esprits libres sur lequel je n’ai pas vraiment d’opinion, à l’instant, puisque je l’ai lu rapidement en diagonale et que je suis tombé sur cette phrase, subitement, ce qui m’a poussé à vouloir la partager avec vous. Sans blague, essayez de faire cadrer ce raisonnement avec n’importe quel sujet pour qu’il puisse avoir l’air vrai et je vous félicite grandement, parce que pour le moment, je n’y arrive pas du tout!

Je peux vous avouer que j’ai sauté sur cette citation sans trop m’inquiéter du reste, mais oui, après être retourné lire un peu plus, afin d’également copier l’hyperlien du billet, j’ai trouvé que le reste du texte est aussi inutile que la citation.

Alors, c’est ça être un esprit libre! Libre d’écrire n’importe quoi! Libre d’amalgamer les concepts un peu n’importe comment pour que ça ait l’« air » intelligent!

(Le pire, c’est que ce regroupement compte pour collaborateur Jonathan Hamel, qui s’est séparé de la droite dernièrement, et qui a pondu quelques textes que j’ai appréciés, malgré ses positions générales que majoritairement je ne partage pas – mais lui au moins est capable de construire quelque chose qui se tient.)

Le journalisme citoyen à la poubelle?

Philippe Schnobb fait une chronique sur le site Sur le Web au sujet du journalisme citoyen, sur les conclusions de la fédération des journalistes et « On y a dit que le journalisme citoyen n’existe tout simplement pas. » Il y a eu des réactions du côté de Mario tout de go (Mario Asselin) et d’Oniquet (Olivier Niquet). J’y ai laissé mon point de vue en commentaire, que j’ai expliqué aussi, oralement, à Frédéric Laflamme la semaine dernière; mais j’aimerais bien l’exposer ici aussi et même poursuivre la réflexion.

Voilà, je crois que le dénominateur commun entre le journalisme traditionnel et celui dit citoyen repose essentiellement sur l’idée de la chronique. On peut faire un calcul simple : est-ce qu’un chroniqueur est un journaliste? Oui. Est-ce qu’on peut dire d’un blogueur qu’il fait dans la chronique? Oui. Alors, voilà le lien à mon sens (il y a aussi l’importance de vouloir s’inscrire dans une démarche comme telle). Sinon, il faudrait faire une distinction claire entre les chroniqueurs et les journalistes.

Et, il est difficile pour le blogueur d’aller au-delà de la chronique étant donné le caractère bénévole du blogue, à priori (d’un autre côté, l’appropriation des blogues par les journalistes est plus un phénomène de mode qu’un désir de dialogue personnel avec les citoyens : essayer de poser des questions à un journaliste-blogueur pour voir… les chances d’avoir une réponse sont quasi nul – mais, comme dans tout, il y a des exceptions, deux selon Mario Asselin). Il y a l’information véhiculée par les médias, et les réactions dans la blogosphère, rarement du contenu informatif généré par les blogueurs. Sûrement plus pour l’ensemble des citoyens, mais il faut que les citoyens soient au courant de la possibilité de le faire et qu’ils désirent aussi les rendre publiques, s’investir dans le procédé.

Il y a aussi le fait que le terme blogueur est trop large et ne saurait désigner seulement les blogueurs qui discutent de sujets d’intérêt public. Au départ, il ne sert qu’à désigner celui ou celle qui s’épanche sur un carnet web, met à la disposition de tous les internautes ses notes, ses états d’âme. En fait, les premiers web log (d’où le terme blog, qui est apparu à cause du jeu de mots : we blog) n’étaient que des suites d’hyperliens vers des sites web, avec parfois des commentaires. L’implication citoyenne est apparue par la suite. Elle était une possibilité intrinsèque qui a pris de l’ampleur avec la facilité qu’apporte le média blogue.

Donc, je crois que la dénomination « journalisme citoyen » sert simplement de faire-valoir pour les blogueurs qui considèrent leur démarche sérieuse au niveau de l’analyse du contenu médiatique. Mais je comprends bien la réaction des journalistes professionnels à vouloir garder le terme « journalisme » pour eux, de le protéger, avec tout l’aura de crédibilité que cela leur octroie (malgré la baisse de confiance généralisée du lectorat dû à l’importance que prend la commercialisation de l’information — pour ne pas dire le sensationnalisme — dans les grands médias, ce qui influence les choix éditoriaux globalement).

Il y a donc évidemment un déficit de crédibilité des deux côtés même s’il est inégal : de l’un les journalistes parce qu’ils sont assujettit à un employeur qui influe sur l’agenda journalistique de plus en plus, et de l’autre les journalistes citoyens (et/ou les blogueurs) parce qu’ils ne sont pas garants d’un code d’éthique, ne peuvent risquer de perdre leur travail, donc libre de raconter n’importe quoi. Soit. Il y a manifestement un bel équilibre qui se bâtit : l’objectivité que les premiers ont perdue est récupérée par la subjectivité des deuxièmes, qui parfois gagnent en objectivité. Le déficit moins lourd du côté des journalistes est contrebalancé par l’importance de la visibilité qu’ils ont : à contrario, les blogueurs sont moins visibles au total, donc leur manque de crédibilité est moins présent, dans le calcul des influences. Nous verrons bien comment cela évoluera au Québec.

Pour faire baisser la pression (ou en ajouter…), je crois que les journalistes mettent trop l’accent sur le terme « journalisme » dans la dénomination et trop peu sur le terme « citoyen ». Ce dernier est comme une contredanse, une pénalité qui fait bien ressortir le caractère libre de ce « journalisme ». Je ne dis pas non plus bien sûr que les journalistes sont muselés… loin de là, mais ils devraient se battre encore plus pour acquérir davantage de liberté. Et bien sûr les blogueurs, ceux qui le désirent, encore plus de crédibilité.

Au-delà du débat sur le terme « journalisme citoyen », ce que je retiens c’est qu’il y a une belle histoire qui se dessine pour la démocratie. Et Philippe Schnobb y participe d’une merveilleuse manière, je ne peux que l’en remercier chaudement, au nom de tous ceux qui ont à coeur l’implication citoyenne sur le web.

Entraîner la mort

Un texte du blogue Le Gros Bon Sens m’a ramené sur le sujet de la vitesse au volant, encore et encore. L’accident mortel qui a fait arrêter le petit coeur de Bianca Leduc n’est pas étranger à ça non plus. Depuis un bon bout de temps, ce blogueur essaie de faire croire que la vitesse n’est pas un problème, si bien sûr le conducteur est compétent. Je crois sincèrement que le problème se situe au-delà de ce constat par trop simpliste, voire syllogistique, donc, déconnecté de la réalité.

Au départ, je peux me baser sur mes récents cours de conduite, puisque je termine dans un mois. Il est clair que plus une voiture va rapidement, plus le temps de réaction est court. Plus le temps de réaction est court, plus il y a de chance d’accident. Donc, si on se base sur la vitesse générale, et sur la qualité de la conduite en général, une réduction totale de la vitesse dans les rues, par une baisse officielle de la limite de vitesse, devrait aider à la sécurité de tous, logiquement. Ce qui, avec des peines plus sévères, des contraventions plus faramineuses, devrait alléger les pieds de tous…

On entend souvent de la part des conducteurs machistes (et il n’y a rien de sexiste là-dedans, la bête de la conduite n’a pas de sexe…) que le problème dans les rues n’est pas la vitesse, mais bien, au contraire, ceux qui prennent leur temps : le cliché suprême, les p’tits vieux… Désolé, mais il faudrait que ce soit la totalité qui se plie un peu plus à la basse vitesse de ceux-là, il y aurait au moins un dénominateur commun! Un risque de moins, donc : des bons et des moins bons conducteurs, mais à une vitesse plus agréable pour le voisinage, tant au niveau sécuritaire que sonore… Et en plus, la courtoisie me semble beaucoup plus envisageable alors que la vitesse est réduite.

Et, il y a une responsabilité immense à conduire un bolide hypothétiquement meurtrier. Même un pilote émérite n’est pas à l’abri d’un moment d’inattention. Voilà pourquoi je suis pour une forte répression de la conduite automobile au Québec. Il faut aussi que la conduite à très haute vitesse soit considérée comme étant criminelle. En plus de restreindre le droit à la conduite aux jeunes tapons de testostérones, des mesures contraignantes au niveau judiciaire et bien sûr monétaire seront les moyens ultimes d’empêcher d’autres vies gâchées comme celle de Bianca.

Tiré de mon livre « Maîtriser le volant » :

« Le permis n’est pas un droit. C’est une permission de conduire […].

Un permis de conduire est un privilège. »

Et tout humain a droit à la vie : la société doit tout faire en son possible pour que ce droit soit respecté le plus possible. Si la liberté des uns s’arrête où celle des autres commence, il y a un gros problème si le point de litige, possiblement mortel, en plus, se joue seulement sur un laps de temps qui avoisine les millisecondes…

Ajout (13h40) :

Je viens de lire un très bon texte de ND qui prône des cinémomètres un peu partout, j’embarque!

Un ruban qui dit non

Comme vous pouvez le voir, je suis contre la guerre à laquelle je participe malgré moi, parce que je suis légalement un Canadien, parce qu’il y a un peu de ma sueur qui a contribué à payer ces dépenses militaires.

J’affiche ce ruban parce que je n’ai pas honte de ma honte d’être mené par Stephen Harper, parce qu’une minorité de citoyens qui ont des valeurs contraires aux miennes ont voté pour lui; et j’espère qu’il payera cher pour cette trop grande latitude qu’il s’est permis de prendre sur notre dos, sur mon dos. Et je n’aurai jamais le dos assez large pour accepter la barbarie érigée en système économique.

Pour cela, le peu de fierté canadienne qu’il me restait est tombé comme tomberont prochainement les feuilles des érables, comme tomberont certains hommes qui n’ont fait que suivre des ordres en délaissant leur liberté au nom de la liberté.

Ma définition de la liberté est toute autre.

En arborant ce slogan simple et sans équivoque, je veux m’assurer de communiquer que je crois en un humanisme qui tend vers la totale non-violence, vers la collaboration qui, au contraire de l’agression, irrigue et nourri au lieu d’allumer des feux.

Parce que ce non est positif.

Un gros merci et bravo à Inkognitho pour le beau ruban! À partir d’une demande de Louis.

Pourquoi je ne suis pas libertarien (mais que je suis quand même quelque peu sous le charme)

Depuis peu, je me suis intéressé au libertarianisme. Cette philosophie politique, à forte tendance économique, selon le site Le Québécois Libre, repose sur la croyance « que la liberté individuelle est la valeur fondamentale qui doit sous-tendre les rapports sociaux, les échanges économiques et le système politique. » Ils croient « que la coopération volontaire entre les individus dans un marché libre est préférable à la coercition exercée par l’État », « que le rôle de l’État n’est pas de poursuivre des objectifs au nom de la collectivité – comme redistribuer la richesse, « promouvoir » la culture, « soutenir » le secteur agricole, ou « aider » la petite entreprise –, mais bien de se limiter à protéger les droits individuels et laisser les citoyens poursuivre leurs propres objectifs de façon libre et responsable. »

Aussi, sur l’échiquier politique, que nous caractérisons habituellement par l’antagonisme gauche-droite, ils ne veulent pas se situer d’un côté ou de l’autre, car ils considèrent que la gauche et la droite « ne sont plus que les deux revers de la même médaille étatiste. » Donc, ils veulent se distinguer comme étant « la seule véritable alternative : d’un côté, les étatistes de gauche et de droite; de l’autre, les défenseurs de la liberté, de la prospérité et de la civilisation. » Ce qu’il y a de clair, c’est que les libertariens sont contre l’interventionnisme de l’État et des groupes corporatistes, pour une implication citoyenne basée sur la responsabilité.

Sur le même site, dans un autre texte (qui se retrouve sur la même page que celle citée plus haut), « Cinq attitudes libertariennes essentielles », l’auteur Martin Masse dresse une liste, dont il élabore chaque point, qui résume bien cette philosophie :

1- assumer ses choix et cesser de rejeter la responsabilité de ses actions sur les autres
2- voir l’aventure humaine avec optimisme
3- refuser de s’en remettre à des abstractions collectives
4- viser une amélioration constante à long terme plutôt qu’une perfection statique à court terme
5- être tolérant et accepter la diversité

Voilà pour la présentation, maintenant la critique. En soi, il serait presque trop facile d’adhérer à ce système de pensée, car il est logique et répond même à la plupart des questionnements actuels si on le regarde seulement en surface. Il pourrait rallier une bonne partie de la population puisque son but est de nous débarrasser de la connivence entre l’État et les groupes d’intérêt, phénomène qui éloigne de plus en plus le peuple des considérations politiques. Par contre, après l’avoir examiné plus attentivement, il est utopique de penser que la société pourrait s’adapter rapidement à un système de la sorte : pour cela, il faudrait occulter l’histoire, remettre les pendules à l’heure au niveau socio-économique; en somme, repartir à neuf. Et cela est impossible, car à mon sens l’inégalité déjà présente se creuserait davantage, étant donné que l’implication citoyenne n’est pas de mise dans notre monde corporatiste et antidémocratique, où le conformisme est roi.

Personnellement, je pourrais vivre dans un système semblable, car je suis assez confiant de mes capacités d’adaptation, mais je ne crois pas que tout le monde pourrait suivre, même que plusieurs tomberaient encore plus bas qu’ils ne le sont maintenant si les libertariens étaient au pouvoir dans un avenir rapproché. La scission entre les individus et l’État a déjà trop fait de dégât pour que la responsabilité citoyenne soit bien exercée maintenant, à froid, par tous : il nous faudra un filet encore longtemps et beaucoup de travail à faire auprès de la population pour qu’elle reprenne goût à la démocratie. Et ce serait malheureusement l’égoïsme qui primerait si les individus étaient laissés à eux-mêmes aujourd’hui : le constat actuel sur les comportements irresponsables des automobilistes en est un bon exemple à mon avis.

Donc, la solution libertarienne est trop statique, trop extrémiste pour moi qui pense aux répercussions à court terme (et à long terme aussi bien sûr…). Je crois que la société idéale ne pourrait s’appuyer sur un seul dogme, car les individus sont trop dissemblables : le système se devrait d’être toujours malléable, équilibré. Et cette philosophie, même dans son équilibre (implicitement centriste, par son rejet de la gauche et la droite) n’est pas équilibrée, puisqu’elle n’est pas relative et repose sur un monde rêvé où les individus n’ont que des qualités, où l’optimisme serait un idéal partagé par tous.

Si la liberté individuelle est la valeur fondamentale, qu’est-ce qu’on fait avec les défauts des individus? Comment la société pourra freiner la cupidité, l’égoïsme qui caractérise déjà les comportements de l’élite économique? Et si l’État est réduit au maximum et que le secteur privé prend le contrôle de tout le reste, qu’est-ce qui nous assurera que le facteur humain ne deviendra pas encore plus secondaire qu’il ne l’est aujourd’hui? Je le répète encore, mais c’est de l’équilibre qu’il nous faut entre l’État et les citoyens.

Aussi, leur diabolisation de l’État est compréhensible dans le contexte actuel, et je la partage. Mais si l’État était vraiment une extension de notre individualité, basé sur les forces vives de chacun, leur critique, et surtout leur dogme, ne tiendrait pas la route. C’est la corruption actuelle qui lui donne sa légitimité. En réexaminant la thèse libertarianiste, alors que l’on expulse momentanément le parasite corporatiste de l’appareil étatique, il apparaît clairement que l’idée d’abandon de l’État comme régulateur et filet social serait une erreur monumentale pour les mêmes raisons que j’ai décrites plus haut.

Pourtant, après avoir discuté et débattu avec certains libertariens sur leur blogue, j’ai bien vu que leur philosophie est noble, et qu’elle tend vers le bien-être de la communauté. Par contre, elle est peut-être trop optimiste, justement, et j’irais même jusqu’à dire qu’elle se rapproche de la pensée magique : leur position sur la charité privée au détriment d’une concertation étatique sur la pauvreté est fortement utopiste à mon humble avis. Si on laisse le choix aux riches de partager, ils ne le font qu’en minorité alors qu’il faudrait qu’ils le fassent en majorité, et je n’ai pas besoin de donner d’exemple pour le prouver… Peut-être que si dans une société où tous les individus étaient éduqués globalement à leur juste valeur, selon leur capacité, où les superstitions seraient disparues, où la science médicale et le système de santé serait axé sur la prévention, où l’économie serait au diapason avec les vrais besoins de la population (sans création de besoins artificiels pour nourrir la production), où l’environnement serait considéré avec le plus grand des respects, il y aurait place pour un système comme celui-là. Pas avant.

Pour l’instant, je pense qu’il faut collectivement laisser une grande place au dynamisme que provoquent les libertés individuelles, tout en se dotant d’une « assurance tout risque » que prendrait en charge un État vraiment démocratique. Donc, en conservant un système public fort qui regrouperait le bien commun — soit les domaines reliés à la santé, à l’éducation fondamentale (et à tous les domaines de la connaissance, ceux qui ne concernent pas la technique), à l’aide à la famille et à des mesures d’aide aux gens en difficulté, aux relations de travail (dans le but de rendre caduc les différents syndicats, afin de faire profiter de meilleures conditions possibles à tous les travailleurs), entre autres — et en laissant les individus (donc le privé) s’occuper du reste — entre autres l’économie, les biens de consommation (incluant tous les alcools…), la culture de masse, toute éducation qui sert seulement aux besoins de main-d’oeuvre des entreprises — selon des règles justes et équitables qui seraient assujetties le plus possible au bien-être de la collectivité.

Si la responsabilité est une valeur importante pour les libertariens, il faudra aussi qu’ils la confrontent à la responsabilité des autres, tant que l’idéologie ne pourra prendre sa vraie place, dans une société à sa mesure. C’est en faisant la promotion de l’éducation citoyenne de base et en l’instaurant ensuite pour tous que la responsabilité deviendra importante pour tous les individus. Car je crois que l’individualisme, la liberté individuelle acquise sans préparation aurait tendance à se transformer facilement en égocentrisme, je le répète. Et l’égocentrisme est bien le contraire de l’humanisme.

Lettre ouverte à Patrick Lagacé

Pat, malgré que j’apprécie beaucoup ta plume et ton travail, je dois te dire que tu ne fais pas partie prenante de la blogosphère. Je m’explique. J’ai écrit un commentaire en rapport à ton excellent texte « Couper les plus pauvres » et j’y avais ajouté un lien vers un de mes textes, que je trouvais très à propos. C’est plutôt rare que j’inscrive des liens dans mes commentaires sur ton blogue, car je sais que la censure est souvent de mise (pour l’avoir souvent expérimenté et tu le sais déjà…), mais j’en vois quelquefois qui ont passé la modération avec succès.

Donc, après vérification, je me suis rendu compte que la partie de mon commentaire qui présentait le lien a été coupé, ne laissant que le début. Je comprendrais tout à fait si j’étais un spammeur, mais ce n’est pas du tout le cas, je n’ai même pas de pub sur mon blogue…

Je sais bien que ce n’est pas toi le patron de Gesca, mais je me demande si tu trouves cette situation injuste dans le sens où le choix et le partage des informations est bloqué de votre côté (je suis quasiment surpris de voir que tu as encore la liberté de mettre des liens vers des blogues et sites externes…). Pourtant, pratiquement tous les blogues que je fréquente ajoutent des liens vers les blogues ou les articles de cyberpresse. N’est-ce pas une manière insidieuse de garder le plus possible les lecteurs captifs au lieu d’ouvrir le flux de la communication?

Avec Quebecor, le problème est encore plus flagrant, car la modération est automatique et bloque toute tentative d’ajouter des codes ou des liens. J’en avais fait part à Dominique Arpin et il est d’accord avec moi (et j’espère que c’était vrai…). Donc, quand je peux, et le plus possible, je n’inscris pas les liens vers les sites et blogues de Quebecor. Est-ce que je devrai faire ça aussi pour ceux de Gesca? Je me pose la question vraiment sérieusement et songe même à organiser un boycott tellement je trouve cela inacceptable. En fait, cette lettre ouverte est un premier pas dans cette direction.

Ajout (Mercredi 20 Juin) :

La plume souverainiste a écrit un très bon texte en référence au sujet que je soulève ici, je tenais à ajouter le lien : elle ajoute des informations qui sont très pertinentes, comme toujours!


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  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Questions nationales : impressions et réactions
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ J’aimerais revenir sur ma soirée d’hier au cinéma Quartier Latin où j’ai assisté au visionnement du film « Questions nationales », en compagnie du blogueur Lutopium. De visu, j’ai pu remarquer la présence de Pauline Marois, Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Françoise David, Pierre Dubuc, Michel David, […]
  • Questions nationales : un film utile
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Le projet, qui germe, meurt et regerme depuis les années 70, s’est concrétisé hier soir par une première au Festival des films du monde. Dans une salle comble, où se trouvaient entre autres les chefs des partis souverainistes, j’y étais, question de goûter à « Questions nationales », ce […] […]

RSS Humanisme

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Prix à la consommation : comme une odeur de prise d’otage
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Il y a de ces choses qu’on sait, mais quand on se les refait remettre en pleine face, elles puent. C’est ce qui m’est arrivé quand […]
  • Ce n’est pas la nature qu’il faut sauver, c’est nous!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Après tout ce bleu, étourdissant pour certains, sombre pour d’autres, en attendant le rouge noyé sous la pizza et la bière des déménagements, il serait bon de retourner à la réalité. Une de celles-là, c’est que les contaminants qui nous entourent diminuent « l’écart de poids à la naissance […] […]
  • Né pour un grand pain (les osties, c’est pas assez…)
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Vous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter [… […]

RSS Littérature

  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Ce que je n’ai pas encore pu dire au sujet de Nelly
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au figuré, je me mords les doigts presque au sang depuis mon petit billet d’humeur suite à la mort de Nelly Arcan. Attendre que la poussière retombe pour être certain de ne pas me précipiter stupidement dans le regret. Mais en même temps, comme le souligne bien justement Christian […]
  • Autour de Nipi
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Tant qu’à être dans la poésie, continuons! De Claude Péloquin, je ne connais pratiquement rien, sauf bien sûr sa chanson ultra connue : Lindberg; et son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez. ». J’ai bien dû lire sans trop m’en rendre compte […] […]
  • Un foutu beau débordement de singularité
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite […]
  • Le luxe du temps
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Bon, voilà, j’ai publié aujourd’hui mon dernier billet sur Blogosphère. Cette collaboration me grugeait du temps comme c’est pas possible! Je pouvais passer trois heures par jour à scruter mon agrégateur pour suivre ce qui se passait dans la blogosphère; et trois heures, c’est conservateur comme chiffre […]

RSS Musique

  • Pourquoi les gens sont gaga de la Lady?
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ À la fin de son billet « Le filon pop et les archétypes de certitude », Jean-Simon DesRochers pose une question qui attire une réponse de ma part : Et puisque je m’interroge sur la pop; quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi Lady Gaga fait un tel tabac? N’étant pas totalement idiot, […] […]
  • Blogue-notes
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au menu, quelques notices qui pourront sûrement vous intéresser. Premièrement, question de réagir virtuellement à la corruption en cours depuis trop longtemps, il est possible de s’inscrire au groupe Facebook « http://www.nonalacorruption.com/ » et aussi de signer la pétition en ligne. Commentaire […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Un pied dans le dubstep
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Même si je suis DJ, c’est très rare que je parle musique ici. C’est mon monde parallèle. Mais je vais déroger à cette habitude. C’est qu’hier je me suis rendu en compagnie d’un compagnon de travail au Piknik électronique pour entendre deux DJ d’Angleterre : Skream et Benga. Ils […] […]
  • Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Il va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hie […]

RSS Philosophie

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Un dinosaure dans la blogosphère
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre comment […]
  • Sur le nationalisme
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je regrette qu’il n’existe pas en français de mot pour désigner l’attachement que l’on peut ressentir pour le lieu où nous vivons notre enfance, entouré de gens qui nous aiment et qu’on aime — et pourvu que notre enfance ait été heureuse. Mais si vous retirez du nationalisme cet […] […]
  • Ne bouge surtout pas!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Je suis tombé sur cette photo la semaine dernière. Elle m’a troublé. Au-delà de la confiance aveugle, j’y vois une allégorie de notre condition sociétale. Les […]