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Stéphane Gendron : futur roi de l’ADQ?

Ce billet vient de paraître parallèlement sur le blogue « Les 7 du Québec ». Les commentaires seront ici fermés, alors si vous désirez en laisser un ou bien les lire, suivre l’hyperlien précédent.

le-roi-gendron

À y regarder de plus près, à mon avis, le projet de Stéphane Gendron de briguer la direction de l’ADQ ne semble pas si loufoque, cela en considérant que le précédent chef s’est lui-même projeté dans un projet de pipolariser la figure traditionnelle du politicien sur son trône élitiste. Et qui dit peuple, dit ville, alors quoi de mieux qu’un ancien maire pour donner l’impression qu’un chef de parti (ou hypothétiquement un chef de gouvernement) peut venir souper chez soi!

Je vais essayer de regarder le phénomène sans mettre devant moi le voile gauchiste qui, en passant, m’apparaît de moins en moins confortable (pour ce qui est de celui de la droite, je le trouve trop criard…). Stéphane Gendron « dit avoir réfléchi à des pistes de réforme pour l’ADQ, dont à une rupture nette avec les obsessions identitaires », et rien ne me fait lever les cheveux sur la tête, quand je les regarde une à une. Justement, pour ce qui est de cette « obsession identitaire », moi aussi je crois qu’« être Québécois est une notion géographique », mais je rajouterais « premièrement » entre « québécois » et « est », parce qu’être côte à côte dans un territoire provoque des dommages collatéraux que l’on nomme communément « culture »… et que cette culture a un véhicule linguistique dont il faut tenir compte.

Je crois donc que le débat québécois se déroulerait beaucoup mieux en lui coupant le boulet identitaire, propice à la xénophobie, aux positions extrêmes. Donc, je vois dans cette position de Gendron une lueur encourageante, mais pas autant que son « idéal d’une société laïque, où il n’y aurait aucun accommodement raisonnable dans la gestion de l’État. »

Pour ce qui est de l’« abolition des commissions scolaires », je n’ai vraiment jamais compris le but de tout ça, surtout si cela repose seulement sur l’idée de couper dans les dépenses. Je n’arrive pas à croire que tous les gens qui travaillent dans ces commissions scolaires ne font absolument rien d’utile, qu’ils sont payés à tourner à vide.

Et son idée de ramener le « vouvoiement obligatoire dans les écoles » ne me semble pas si mal, mais le problème c’est que le vouvoiement ne semble plus vouloir rien dire à partir de la génération Y…

Encore, il poursuivrait avec cette fixation de limiter à « deux années les prestations d’aide sociale pour les personnes aptes au travail ». Le pire, c’est que je serais d’accord avec cette idée si notre société était tout autre, s’il y avait le plein emploi, etc. En plus, quoi de plus arbitraire que de proposer le chiffre magique de deux ans! Si quelqu’un ne s’est pas retrouvé sur le marché du travail après deux ans, permettez-moi de douter qu’il réussisse un jour… À part quelques exceptions, être sur l’aide sociale n’est surtout pas un cadeau, il faut être mal en point. Au lien de pointer le temps, il faudrait miser sur la réhabilitation globale de ces gens qui sont dans une période creuse.

Pour ce qui est de ramener la semaine de travail à 40 heures, je suis tout à fait contre. L’économie devrait s’ajuster à la vie des citoyens et non le contraire, surtout qu’on nous promet depuis quelque part au début du siècle dernier la société des loisirs, il serait temps qu’on lui voie le bout du nez! Il y a des ordinateurs, des machines, des robots, il serait temps que ça paraisse!

Autre sujet, je suis d’accord avec son idée d’abolir « les libérations conditionnelles dans les prisons ». Tant que la société n’aura pas assez évoluer pour que la Justice soit caduque, il y aura des prisons et des détenus pour y compléter leurs peines, point à la ligne. Si les prisons coûtent trop cher, investissons dans la prévention pour qu’il y ait moins de crimes et donc moins de prisonniers.

À la question de demander « au gouvernement du Canada d’abroger la Loi sur les Indiens et de transformer les réserves en municipalités sous juridiction provinciale », je me sens ambivalent. D’un côté, je crois que les réserves sont seulement des ghettos, et je ne vois rien de bon dans l’idée de ghetto. De l’autre, je comprends qu’historiquement les blancs sont redevables de la situation dans laquelle se retrouvent ces peuples, mais il serait peut-être temps de sortir de cette dynamique revancharde. Moi, aujourd’hui, j’ai des ancêtres blancs et, je suis certain, des ancêtres amérindiens, alors comment culpabiliser seulement une partie de moi?

J’ai lu quelque part que Stéphane Gendron aime le pouvoir, mais il ne doit pas l’aimer à un point absolu puisqu’il « imposerait des élections à date fixe » et il proposerait que les « élus provinciaux et municipaux seraient (sic) limités à deux mandats de quatre ans ». Mais bon, il aurait bien le temps de changer d’idée, rendu sur son trône…

Munitions

Ils viennent donner raison aux gauchistes qui accusent les défenseurs du libre marché d’être contre le socialisme pour les pauvres, mais pour le socialisme lorsque ça favorise les riches.

Martin Masse à propos du plan de sauvetage des banques états-uniennes.

(Photo : faisalee)

Ajout :

Vu à l’instant sur le blogue de Martin Petit :

Enquête, belle-mèropathie et Narcisse

Toujours au le sujet du vote stratégique, il faut que j’ajoute que le groupe Anti-Harper, trouvé via Steve Proulx, fait vraisemblablement l’objet d’une enquête par Élections Canada :

Le directeur général […], Marc Mayrand, a affirmé que l’initiative ne pourrait être qu’une «planification organisée de votes stratégiques». Mais elle pourrait aussi être contraire à la loi électorale, qui interdit aux électeurs de vendre leur vote ou d’accepter une gratification quelconque en échange de leur vote.

En espérant que le couperet légal ne tombera pas sur ce groupe, j’ai encore plus peur des répercussions de la sortie des « anciens » députés du Bloc. Coudon, la belle-mèropathie de Landry fait des siennes! Il y a trop de serrage de mains dans la politique… attention, les maladies, ça s’attrape!

Et pour terminer, en plus de vous inviter à poursuivre la discussion politique à la suite de ce billet, je vais répondre ici à une nouvelle commentatrice, Bb (bienvenue ici! et aussi à Médidoc et à Joe Blogue!), commentatrice qui m’accuse de narcissisme parce que je ne suis pas d’accord avec son choix (pour le Parti Conservateur) et ses arguments. Je citerai donc quelques extraits pour plus de clarté :

Évidemment, lorsqu’une analyse vous semble simpliste, elle est nécessairement religieuse, non? Il n’est pas question de religion, ici. Il est question de foi. C’est sur cette “valeur”, un autre mot qui n’est plus politiquement correct pour les gauchistes de votre genre, c’est sur cette valeur, et uniquement sur celle-ci que l’on peut “croire” en un pays, que l’on peut bâtir un pays.

S’il faut que je clarifie ma position, et je ne vais surtout pas répondre à cette attaque gratuite sur mon supposé manque de « valeur » en tant que « gauchiste » (même si j’essaye de me montrer de plus en plus centriste), je « crois » immensément en ce possible pays, mais pas en des termes nationalistes, et surtout pas réactionnaires…

Je prône un nationalisme pratique, extérieur à la passion, pour qu’elle en fleurisse plus aisément, en fin de compte, au travers du tissu serré de nos nouvelles interactions interculturelles et interraciales. Parce qu’on le voit bien, la passion qui s’appuie sur la tradition, a priori, est la plupart du temps réactionnaire, destructive, négative. Un nationalisme qui ne s’appuierait que sur le consensus linguistique serait comme une remise à zéro, un moment charnière, d’où pourrait ressortir quelque chose d’important, de concluant. (Ce dernier paragraphe est une partielle réécriture, et tiré de : Sur la question linguistique : pour un nationalisme pratique)

Qu’est-ce que notre cher État québécois nous a légué depuis trente ans à part la décadence? Dites-le moi! Pour résumer ma réponse, je vous répondrai: L’âge des ténèbres… Pour moi, et pour la majorité silencieuse, le Québec, c’est devenu le Québec de L’âge des ténèbres.

Parlons-en de L’âge des ténèbres… et de la décadence… Le pire c’est que je suis en partie d’accord avec les critiques contre l’État québécois, mais elles ne m’apparaissent de votre côté que comme caustique et destructives, sans trop de prise sur la réalité, puisque du mien je vois aussi beaucoup de décadence du côté, comment dire, privé!? Nous sommes si peu dans un système socialiste, et beaucoup dans un système capitaliste, qui sert très bien la classe riche, et encore passablement bien la classe moyenne. Et ça me surprendrait grandement que vous soyez dans la classe pauvre…

Ne voyez-vous pas autour de vous que le nationalisme n’existe plus? Ne voyez-vous pas que le seul moyen de sauver le Québec, c’est-à-dire de le rendre aux Québécois, c’est de faire sauter les nationalistes d’État? Si vous ne le voyez pas, c’est que vous faites partie de cette Élite montréalaise prostrée dans sa tour d’ivoire, tout comme ceux qui, aux lendemains (sic) des élections provinciales de 2006 n’arrivaient pas à percer le “mystère de Québec” et du ROQ, qui avait voté massivement pour l’ADQ.

Je ne veux pas de ce nationalisme-là, il me pue au nez, parce qu’il se contente de peu, parce qu’il se contente d’analyser par à-coups d’intérêts que je qualifierais, simplement, de domestique (ou plus crument : proche de sa poche…). C’est le culte du « moi » qui s’accumule en un « nous » intolérant à la dimension éthique, qui ne tient pas en compte l’autre qui n’est pas son semblable, qui n’est pas de sa fratrie idéologique.

Les gens conservateurs (et leurs frères politiques adéquistes) n’ont pas le monopole de la famille, ni de l’espoir en un monde meilleur, ni de la pérennité de la culture et de la langue (pour la culture, en fait, ils croient faussement qu’il y en a de la bonne et de la mauvaise…).

Cette manie que vous avez de vous déconnecter du réel pour mieux regarder le Narcisse en vous. Continuez, Narcisse.. Continuez…

Il semble bien que vous fassiez de la projection et je sois simplement un miroir dans lequel vous aimez vous mirer…

(Photo : Ana Laranjeira)

Panorama instable

Le Parti Libéral du Québec qui sort de la douche après s’être fait traîner dans la boue remarque l’importance de l’eau, enfin! On remarque aussi la ressemblance de cette position avec celle du Parti Québécois, mais il ne faut pas le dire trop fort… ne frappons pas sur le messager!

Et l’Action Démocratique du Québec — Équipe Mario Dumont qui s’essuie l’entre fessier avec le papier brun de l’achat local, c’est une volte-face à applaudir en choeur!

Et Québec Solidaire qui se positionne contre l’ambiguë loi C-484, finalement, six mois plus tard : petit train va loin… même qu’on pourrait se dire que le wagon de queue s’est décroché et qu’on le pousse à bout de bras!

Et le Parti Vert? Si la marijuana était essentielle, comme l’environnement l’est, le Bloc Pot aurait d’aussi bons résultats dans les sondages… Passons.

En grand néophyte que je suis, ou plutôt serais, je crois quand même que nous sommes en présence d’un drôle de mélange des genres, que je qualifierais de « monde à l’envers », preuve que nous sommes plus proche des prochaines élections que du début du règne minoritaire du PLQ. Je serai même optimiste en écrivant que c’est la grogne citoyenne qui provoque tous ces retournements de chemise (cette image étant une manière pas très subtile de pointer la mouvance des priorités selon un schème assez populiste).

Justement, en parlant de populisme, quelle est la ligne qui sépare le populisme, voire la démagogie, de l’influence citoyenne? Parce qu’il y a vraiment moyen de lire les événements récents au travers de ces deux loupes. J’aurais tendance à croire que le populisme ne se marie jamais au bien commun, et s’il y a bien quelque chose qui représente le mieux le bien commun, c’est bien l’environnement!

Alors, conséquemment, le mini succès dans les sondages du PV, qui surfe comme un monomaniaque sur la vague verte en mode pilote automatique, semble faire beaucoup de vagues auprès des trois partis présents en chambre, ce qui est somme toute utile. Après un début pas mal axé sur l’économique, voilà que ce sont les thèmes plus traditionnellement gauchistes qui prennent le haut du podium. C’est remarquable, même si ça semble encore très poussé par l’électoralisme et la partisanerie… ces plaies!

Mais bon, je ne vais pas trop m’en plaindre…

Laissons venir!

L’accord tacite #10

(Pour plus d’information quant au sujet de cette publication, consultez L’accord tacite #1.)

10) J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. j’accepte d’ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu’elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux,

Pour vous avouer franchement, je ne me souviens pas par coeur des 33 points de cette liste et la lecture de ce point m’a vraiment fait sursauter! Sans blague!

C’est une chance que je ne fusse pas avancé dans ce projet au point de faire celui-là pendant que j’étais encore enrubanné du gauchisme uhecéen… Je me serais trouvé dans une drôle de situation, même si j’ai toujours partiellement trouvé que les catégories gauche-droite sont insuffisantes à expliquer le monde idéologique à elles seules et qu’en même temps mon « coeur » est visiblement à gauche, dans le sens de progressisme. Et je dis partiellement, car les définitions de la droite et de la gauche, bien que discutables, servent au moins à préciser ou à généraliser quand on en a besoin. C’est utile et stérile en même temps. À utiliser avec précaution.

Pour revenir au « coeur », j’essaye tant bien que mal de ne pas seulement le suivre, par logique. Sans « tête », le « coeur » se démène comme une poule pas de tête, et de trouver des solutions à des questions comme « l’oeuf ou la poule? » est impensable!

Mais ce que je comprends avec ce point, c’est une accusation envers le système de balancier qui fait osciller la société dans un sens, puis dans un autre, sans toutefois apporter de changements vraiment profonds. On a l’impression que ça avance, que ça bouge, mais c’est du surplace. Donc, la politique est emprisonnée dans une architecture quasi binaire, où les solutions sont des agencements avec plus ou moins de gauche et de droite. Comme des recettes de cuisine. Comme des expériences avec éprouvettes par essai-erreur…

Quand on regarde du dehors des idéologies, en vrai pragmatique, elles apparaissent comme des Legos à démonter et à possiblement remonter, avec l’apport d’autres morceaux, mais seulement dans le royaume des concepts, puisque la politique d’aujourd’hui ne peut que jongler qu’avec les bras mécaniques de la partisanerie qui n’est qu’un jeu de mauvais et de bons coups à court terme. Exit les positions subtiles, exit les hypothétiques (puisqu’il devrait bien y en avoir) nouveaux alchimistes qui pourraient réussir à faire tourner la société sur un dix cennes… Les consommateurs chialent, mais le chic du Parlement les impressionnent, les vieux de la vieille dans tous les sens de l’expression ont toujours la cote parce qu’il ne faut rien démolir, toute nouveauté est dichotomique à la confiance et surtout comique… En fait, pas si comique que ça, même les humoristes ne trouvent plus beaucoup de jus dans le bal des élus!

Alors, il reste toujours la gauche éculée, acculée et accusatrice, bien qu’accrochée solidement au plancher, contre la droite froide, stoïque et revancharde, mais tellement efficace, pour attiser encore trop peu de passion. Rien de trop gros pour les analyses sèches, mais goûteuses des naufragés sur l’île de l’équilibre, état vers lequel je peine à tendre, à temps partiel.

Cela devient lassant de se battre contre les vents et marées de la politique d’apparence, qui n’est en fait qu’une belle pièce de théâtre diplomatique. Je vous laisse donc sur une analyse crue et lumineuse de Patrick Lagacé, où il dresse un beau portrait de la politicaillerie québécoise actuelle. En espérant que son message passera, pour le mien c’est moins évident…

(Photo : givikat)

La liberté est une marque d’indépendance

Depuis quelque temps, je me sens à l’étroit dans les idéologies. Clamer haut et fort sur la colonne de droite de mon blogue le fait de me trouver à avoir une pensée majoritairement de gauche et être souverainiste m’enrobe d’un message plus large que celui que je tiens ici et ça me plaît de moins en moins, car je dois souvent me justifier de ne pas penser comme mes avoués pairs. Par exemple, si je vais réagir à un billet quelque part, il est fortement probable que quelqu’un me sortira un « on sait bien, tu es gauchiste, donc, étatiste, et bla-bla-bla… » parce que cette personne aura visité mon blogue rapidement pour se faire une idée et aura vu mes allégeances. Pourtant, je remets beaucoup en question cet État qui est accolé à la supposée pensée gauchiste. Symboliquement, je veux donc sortir un peu plus de la pensée du « tout noir ou tout blanc ».

Donc, voilà, je préfère penser que mes discussions futures pourront avoir une chance de neutralité et qu’elles ne seront pas automatiquement colorées par des préjugés inextricables, alors je reprends ma liberté. Je ne conserve que mon affiliation à Cent Papiers puisque ce site a une aura assez neutre. Pour le reste, je ne renie personne (mes amitiés bloguales se retrouveront étalées dans ma blogoliste), pas même mon ami Louis avec qui, comme vous avez pu le remarquer dans mon billet précédent, j’ai un différend assez profond, ce qui n’est pas étranger à la finalité de cette décision, aujourd’hui.

Mais bon, je sais bien qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs, alors je m’attends à quelques contrecoups, comme une baisse marquée de mon achalandage, puisque le lien vers mon blogue ne se retrouvera plus sur une multitude de blogues affiliés aux blogues gauchistes et aux blogues souverains, et peut-être même que quelques blogueurs désapprouveront ma décision. C’est la vie.

Quand même, je me sens plus léger.

(Photo : Lupin le vorace)

Questions de positionnements…

J’ajoute ici un texte, paru avant hier sur UHEC, qui concerne le libertarianisme, du moins la vision obtuse qu’ils ont de la gauche. (J’ai aussi publié d’autres textes sur cette question du libertarianisme, ici, ici et ici.) À ce jour, il y a eu 67 commentaires, et c’est assez intéressant, bien libre à vous d’aller les lire et même de poursuivre la discussion si cela vous chante. Il y a des argumentations idéologiques assez tranchées, mais c’est toujours dans le respect, j’aime ça de même! Le voici :nullDeux billets, « Les subventions aux entreprises, symbole d’une banqueroute morale et intellectuelle » et « Pour la fin des subventions à l’entreprise privée » parus le 22 novembre sur Le blogue du QL m’ont beaucoup questionnés.Dans le troisième paragraphe du premier article, l’auteur émet un jugement sur la gauche, et je ne m’y reconnais pas, mais pas du tout :

Si votre amie est du type gauchiste qui croit qu’il faut imposer davantage les méchants capitalistes qui font du profit pour redistribuer cet argent aux plus pauvres, demandez-lui si elle serait d’accord pour abolir tous ces programmes étatiques d’aide aux entreprises qui redistribuent la richesse des citoyens ordinaires aux capitalistes, pour mettre à pied tous les fonctionnaires qui s’en occupent, et pour réduire de façon correspondante les impôts des particuliers. Et observez-là faire du patinage de fantaisie intellectuel pour justifier l’intervention de l’État dans l’économie et l’existence de ces programmes, même s’ils vont à l’encontre de ses prétendues «valeurs citoyennes».

En fait, ce que je comprends, c’est que les libertariens croient que tous les gauchistes sans exception sont étatistes, mais il n’en est rien. Mais, je comprends aussi et surtout que la logique libertarienne justifierait alors un retrait total de l’État partout à la suite d’un retrait au niveau des subventions aux entreprises.Pour ma part, je suis tout à fait en accord avec l’idée de couper les subventions étatiques aux entreprises, même s’il doit bien y avoir quelques entreprises qui en ont été vraiment aidées. Mais je ne vois pas pourquoi le monde des affaires ne pourrait pas se constituer par eux-mêmes un fond d’aide au démarrage de nouvelles entreprises, par exemple. La majorité des moyens financiers sont entre leurs mains et je ne m’inquiéterais pas outre mesure pour eux.Alors, je vous demande, est-ce qu’un gauchiste peut être en accord avec des idées que beaucoup considèrent comme étant de droite?Je crois que nous avons ici la preuve qu’il faut se positionner aussi au niveau étatique, les positions gauche-droite étant clairement insuffisantes pour nous sortir de cette impasse idéologique.(La photo provient d’ici.)

Le sens des accommodements est un puits sans fond…

Je fais écho ici à un texte de mon ami Alain B. Ce texte décrit en long et en large, avec un argumentaire tant historique que sociologique, sa déception suite au dernier sondage qui donne : « 65% des gens pensent que les petites musulmanes ne devraient pas pouvoir porter leur foulard à l’école ». Je le comprends tout à fait, même si, pour moi, dans un monde idéal, la religion ne devrait pas avoir « pignon sur rue », car dans le fond, quelle est la différence entre un homme-sandwich qui publicise un produit de consommation et quelqu’un qui affiche sa religion par un vêtement symbolique? Le premier comme le deuxième ont le droit de le faire, et j’ai le droit d’être d’accord ou non dans le privé de ma petite tête. Et surtout, j’ai le droit d’arborer des cheveux longs, ce qui, pour beaucoup de gens, est quand même synonyme de marginalité. Je me demande bien quel serait le résultat d’un sondage sur la question des hommes aux cheveux longs…

Mais là où je ne le suis pas, c’est quand il fait un parallèle avec l’orthodoxie de certains hommes juifs (qui demandent par exemple des accommodements pour ne pas avoir à faire avec des femmes) et « les jeunes gauchistes marginaux et idéalistes qui rejettent le système marchand qui, selon moi, leur permet d’exister » :

Que « La même proportion de répondants s’oppose à la demande des hassidim d’obtenir un évaluateur masculin pour un examen de conduite à la Société d’assurance automobile du Québec, » là aussi, je suis complètement dans la mouvance. Je vous confesse même le léger plaisir mesquin que je ressens à l’idée de l’Hassidim borné dont la « performance » est soudainement soumise au jugement d’une femme qui a l’autorité de lui dire qu’il « n’a pas les talents nécessaires » si c’est le cas. Le « raisonnement » qui me passe par la tête dans ce cas-ci est, j’imagine, semblable à celui de la moyenne de mes compatriotes: Tu as choisi de vivre selon des règles strictes et anciennes qui te viennent de Dieu, M. Hassidim? Très bien. C’est ton droit (et celui de ton épouse.) Mais n’oublies pas que tu vis dans une société qui a fait des choix différents. Et lorsque tu as affaire à l’appareil d’État de cette société, c’est à toi de t’accommoder. Sauf que j’ai la même attitude envers les jeunes gauchistes marginaux et idéalistes qui rejettent le système marchand qui, selon moi, leur permet d’exister: Vas-y avec ta simplicité volontaire et ton dumpster diving freeganistique, tu as mon respect car tu vis tes convictions (tout comme l’Hassidim,) mais ne viens pas ensuite me dire que tu as faim et que je dois contribuer davantage de mon pécule pour ton bien-être. La société a fait des choix différents et si tu veux y vivre en marge, très bien, mais accommode-toi.

Je crois qu’il ne faut pas mélanger les choses. Je crois surtout qu’il faut éviter de diaboliser la gauche en la vidant de tout son sens pratique. Donc, je ne crois pas que la simplicité volontaire est un chemin direct vers l’assistance sociale et pire, l’itinérance. Aussi, je ne crois pas que le rejet du système marchand s’accompagne obligatoirement d’une volonté de scission avec la société pour ceux qui la rejettent. Et je ne peux pas m’empêcher de dire que ce propos me fait joyeusement penser à ceux qui pensent que de prendre une bouffée de marijuana mène automatiquement au crack…

Je suis pour la décroissance, je suis donc pour un capitalisme responsable : j’ai bien de la difficulté à m’accommoder du fait que le capitalisme actuel fait la promotion de valeurs matérialistes pour aider à la vente de ses produits de consommation qui veulent combler en majorité des besoins secondaires et créés de toutes pièces. C’est pour moi un accommodement beaucoup plus difficile à accepter que celui de voir une petite fille avec un foulard islamique et pourtant la majorité de la société embarque dans le bateau onirique de la surconsommation sans trop rouspéter.

Donc, vivement une séparation claire entre la métaphysique et le physique, même si la métaphysique semble avoir des répercussions sur le physique : les guerres basées sur les religions en sont un bon exemple. Et toutes ces questions éthiques et morales qu’apporte ce débat sur les accommodements ont beaucoup plus à voir avec la métaphysique contrairement aux questions politiques de la gauche et de la droite, qui concernent beaucoup plus le physique, le matériel, même si cela semble s’auréoler de l’idéologie. Mais c’est vraisemblablement une autre question à régler, même si elle semble très connexe, car je ne crois pas que notre bonne Terre va s’accommoder très longtemps de nous…

Ajout (vendredi 11h30) :

Si cette discussion vous intéresse, elle se poursuit ici.

Uppercut de la gauche vers la droite : un peu de philosophie politique

Même s’il semble presque inutile pour certains, et surtout redondant, le débat concernant les concepts de la gauche et la droite restera toujours d’actualité à mon avis, comme en fait foi le dernier texte de Jimmy St-Gelais publié ici et qui a donné lieu à de bonnes discussions. Alors, j’aimerais ajouter une brique à ce mur puisque j’ai mes idées philosophiques sur le sujet, et ma découverte d’un test sur la position politique (political compass), qui inclut les positions de fascisme et d’anarchisme avec l’ajout d’un axe de haut en bas, est venue me replonger dans ces réflexions. (Mon résultat à ce test est ici.)
Concernant mes idées sur le spectre gauche-droite, je pressentais que la différence entre ces deux pôles pouvait s’expliquer par la logique sans toutefois pouvoir mettre le doigt dessus. Par un heureux hasard, la lecture d’un livre sur les grands philosophes m’ a donné la réponse. Le passage concernant le philosophe John Rawls (1921-2002) m’a beaucoup éclairé, lui qui s’est penché sur ces questions dans son ouvrage Théorie de la Justice, publié en 1971. La citation qui suit vient du livre sur les grands philosophes, non de son ouvrage :

La réflexion de Rawls sur la justice repose sur deux principes : un principe d’égalité concernant les libertés élémentaires; un principe de différence, admettant les inégalités sociales et économiques. Sur ce dernier point, il considérait que ces inégalités ne devraient être permises que pour profiter aux plus démunis; et qu’elles devraient être liées a l’égalité des chances. L’équité de ces principes, soutenait Rawls, tient à ce qu’on les choisirait même si nous nous trouvions dans une « situation d’originelle ignorance » : si nous devions choisir le genre de société dans laquelle nous voudrions vivre, mais sans savoir quelle place nous y occuperions — étant ignorant de notre sexe, de notre appartenance sociale, de notre système de valeur, de nos talents et du reste —, nous opterions pour une société où règne un maximum d’équité. Donc, nous admettrions les deux principes de Rawls.

Alors, après avoir examiné ce point de vue philosophique assez tranchant, il est difficile de ne pas s’avouer vaincu devant l’éloquence et, je pourrais dire, la transcendance du propos. Quiconque nierait cette logique serait louche puisqu’elle place les contextes (qui influenceraient normalement le point de vue) hors du champ analytique primaire, ce qui place obligatoirement toute la discussion au niveau d’où se situerait le « maximum d’équité » : sans que l’équité ne puisse devenir de l’iniquité à force d’argumentation… Mais je comprends qu’un exercice éthique de la sorte est difficile, étant donné que l’humain a la fâcheuse tendance à construire le monde selon la couleur et la transparence de sa bulle, mais il est essentiel à mon avis.

Ainsi donc, il semblerait bien que la différence entre les gens de droite et de gauche réside dans leur capacité ou non à intérioriser le concept de hasard — qui permet les inégalités dans la société —, de faire abstraction ou non de sa propre situation dans son raisonnement politique, et de sa capacité ou non à faire preuve d’empathie lorsqu’une opinion se forge par rapport à un groupe anonyme. Il serait donc facile de dire que la pensée de droite est illogique, car l’équité est le dernier de ses soucis, semble-t-il…

Cette citation de Mathieu Demers, un fier droitiste, qu’il a laissé en commentaire au texte 11 septembre de Louis, est très représentative d’un faux discours sur l’équité qui prend des airs de formule magique :

Je crois que le néo-libéralisme, c’est la seule vraie façon pour une société de prospérer économiquement. C’est le seul vrai moyen de réduire de beaucoup le taux de pauvreté, en donnant du travail, pas en distribuant de plus grandes prestations d’aide sociale.

Alors pour ceux qui croient, comme Mathieu, que la pensée de droite (ou plus spécifiquement le néo-libéralisme) est noble et qu’elle est la seule pensée qui peut régler les problèmes d’équité, je pourrais simplement dire que ce dogme ne date pas d’hier — ni d’avant hier d’ailleurs… — et qu’il n’a donc pas encore fait ses preuves comme régulateur de l’équité; au contraire, il semble plutôt provoquer des inégalités : mais qui pourrait me donner un exemple de société néo-libérale où une vraie équité existe, où la classe pauvre diminue de plus en plus?

Par contre, nonobstant la critique sur la pauvreté généralisée, nous pouvons affirmer sans hésitation que la société cubaine est plus équitable que la société états-unienne. Personnellement, je crois que la solution idéale ne se trouve pas dans ces deux exemples, et la social-démocratie québécoise est déjà en meilleure position pour l’atteindre, même si elle est fortement critiquée par beaucoup de gens, dont moi…

Donc, devant la présomption hypothétique d’un silence de mort à la question de trouver une société néo-libérale vraiment équitable, je vais revenir au sujet principal, mais en bifurquant vers le test que j’ai relaté au début. Il est très intéressant, car il partage les disparités idéologiques simultanément en quatre grands pôles, en ajoutant aussi les considérations de pouvoirs étatiques ou non dans la société. Par contre, il est clair que les alliances entre les gens de gauches et les gens de droite sont plus naturelles (puisqu’elles se basent sur des valeurs) qu’entre les autoritaristes et les anarchistes (puisque cette distinction se base plus sur les moyens « techniques » de diriger la société, entre le désir d’un état fort et contrôlant ou non).

Pourtant, en examinant les exemples de positionnement des personnalités dans les deux graphiques présentés sur la page About the political compass, il est évident que le gros du partage se situe dans la partie en haut (qui concerne les idéologies les plus étatistes — ou autoritaristes) et qu’il est facile de faire un lien causal entre les inégalités présentes partout et la position néo-libérale (plus à droite dans le graphique) de nos dirigeants occidentaux. Alors, il est clair que ma critique concerne principalement la portion en haut à droite et, comme on peut le voir, ils sont en complète contradiction avec de grands hommes comme Ghandhi, Nelson Mandella et le Dalaï-Lama. On repassera pour le message répétitif que la droite étatiste représente le changement…

Oui, le but de ce texte est surtout de mettre en perspective le déficit philosophique des tenants du néo-libéralisme — qui se regroupent en général sous l’appellation de la droite, puisque la position de droite anarchiste (en bas) repose plus sur l’anti-étatisme et est donc autant en contradiction avec eux que la gauche l’est. Mais je n’ai pas le choix étant donné que, tant dans la prémisse qu’apporte le questionnement logique de Rawls que dans l’ajout de l’analyse qu’apporte le « political compass », l’impression nette qui en ressort est qu’il y a un problème profond avec cette position politique, comme si elle occultait consciemment le fait que nous sommes maintenant dans un monde civilisé, et qu’elle prônerait plutôt une espèce de jungle mécanisée, où les pires instincts de l’homme sont mis de l’avant.

En conséquence, il me semble même que le simple fait de se proclamer de droite est « contre-nature », pas dans le fait d’avoir des idées de droite, puisque moi-même et beaucoup de mes amis gauchistes en ont quelquefois, sur certains sujets, mais plutôt dans le fait de monter aux barricades, affublé de ce constat clair et net sur sa propre position. C’est que la droite, en plus d’attaquer la gauche, attaque la population en général puisqu’elle la rejette d’emblée comme la première unité apte au bonheur et au confort (alors que le petit bonheur des plus démunis, et même la question de la survie de la classe moyenne, seraient quand même assujetti au grand bonheur et à la grande charité du patronat et de l’élite économique, si la théorie pouvait prendre forme dans la réalité de la meilleure manière possible, ce à quoi je doute fortement, étant pessimiste quant à la bonté naturelle des individus…).

Encore, je crois qu’il faut un équilibre entre une vision collective et une bonne dynamique individuelle, ce que la droite néo-libérale ne réussit pas à démontrer, tant dans ce qu’elle vise que ce qu’elle montre. Au contraire, elle fait la promotion d’une vision nihiliste des forces vives de la collectivité et d’une dynamique égocentriste qui encourage la rivalité dans son sens le plus malsain.

Je sais que je ne me ferai pas beaucoup d’amis ici, mais j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de gens qui se considèrent de droite en réaction à une certaine idée qu’ils se font de la gauche (surtout axée sur la gauche étatiste). Alors si, après avoir fait le test et réfléchi objectivement à la réflexion de Rawls, vous vous considérez toujours fièrement droitiste, nous pourrons au moins continuer notre match de boxe intellectuel sur une base encore plus solide. Votre faiblesse éthique en sera encore plus évidente.

Encore Mailloux! (bis)

Il n’y a que Patrick Lagacé pour pouvoir m’intéresser à cet énergumène de Mailloux! Pour ceux qui ne me suivent pas depuis le début, j’ai pété quelques coches à son sujet, ici et . Pat nous parle d’une nouvelle concernant le crétin en question et du fait que cette nouvelle a été une des plus lues de la journée… Je ne l’ai pas lu mais j’ai lu les commentaires de son blogue, celui-là m’a frappé :

jean-lucproulx

Le Lundi 27 Août 2007

Le Doc Mailloux est vrai, parle au nom du peuple et dénonce la pensée unique au Québec.

De plus, il a révolutionné le monde de la psychiatrie et est l’un des rares psychiatre d’aujourd’hui à s’appuyer sur Freud.

La chasse aux sorcières dont il est victime n’est que la meilleure façon que le très gauchiste Collège des médecins a trouvé pour lui fermer la trappe, parce qu’il est contre l’idéologie gau-gauchiste prônée par le Collège des médecins.

Tout ça à cause de ses propos à Tout le monde en parle.

Regardez l’entrevue!

Ils ne le laissaient même pas parler, il a été crucifié sur la place publique devant le tribunal populaire présidé par Guy A. Lecave, son bouffon de service Danny Turcotte et leur chum du Plateau Dan Bigras.

hyperlien

C’est une humiliation totale pour un génie de son acabit.

Ma réponse va comme suit :

Le Doc Mailloux, ce Q-tip pas propre, qui se vante gros comme le bras de nous fourrer avec son fromage (remarquez l’image pour contrer la censure…), serait un génie! Einstein doit se retourner dans sa tombe…  Pour répondre à Jean-Luc Proulx encore plus, je l’ai vu l’entrevue et je n’y ai vu et surtout entendu qu’un paquet de raisonnement à cinq cennes, qui masquait le peu de bon sens qu’il lui reste derrière sa mégalomanie, puisque je crois que tout le monde en a quand même un peu… de bon sens on s’entend! La simple évocation de sa pseudo étude sur l’infériorité des noirs lui mériterait une disparition des ondes et du web pour qu’il puisse clopiner en paix avec ses moutons, ou mieux ses chèvres, question de rehausser positivement le standard des réflexions populaires. Malheureusement, la connerie marche trop bien dans ce Québec vitaminé au conformisme et à la chasse au BS. J’ai ma petite théorie sur lui : il aurait été un bon psychiatre sans sa notoriété médiatique. Son sentiment de supériorité a augmenté exponentiellement avec le nombre de ses patients « virtuel ». Il me semble normal que sa compassion et son empathie aient foutu le camp par la même occasion.

Et en plus, j’ai écrit ça après avoir lu son commentaire en diagonale, et donc surtout accroché sur la génialité et sur la question de l’entrevue. J’ai noté après coup le passage où il clame l’originalité du psychiatre à grosse tête à s’appuyer sur Freud… Si je ne m’abuse, Freud n’est pas Dieu, d’où ça sort ça? Encore du raisonnement à cinq cennes… deux même…Petit questionnaire amusant : vous avez sûrement remarqué que cette photo regroupe mes deux préférés, lequel d’après vous est le plus mieux pour moi?

Ajout (28 août) :

Tel que lu sur cyberpresse :

Lorsque le Dr Pierre Mailloux a tenu des propos jugés racistes sur les Noirs à l’émission Tout le monde en parle, ce n’était pas le psychiatre qui parlait mais plutôt l’artiste. 

Mailloux un artiste! Que toute la communauté artistique de la tivi s’affuble de ce sobriquet peut-être, mais lui!J’aurai l’air snob et je m’en fous, mais il me semble que rendu là, mon diplôme d’artiste ne vaut plus grand-chose…À la base, un artiste est quelqu’un qui crée des oeuvres artistiques (donc on enlève 95% des faces qu’on voit dans les médias – et 95% c’est généreux!) et qui est reconnu par ses pairs. Tiens, je pense que je viens de donner des cristi de bons arguments au Collège des Médecins!Mais je sais bien que pour tout le monde, quand tu es dans l’Union des Artistes, t’es censé être un artiste… ça le dit! C’est quand même bizarre qu’avec mon diplôme, je ne sois pas automatiquement dans cette union… vous trouvez pas?En tout cas, je ne sais pas qui, de l’avocat ou de Mailloux, a eu cette brillante idée… Que ce soit un ou l’autre c’est loin d’être génial!Et celle-là est trop bonne :

Il soutient même que son client a été victime de moqueries de la part de l’équipe de Guy A. Lepage, notamment en qualifiant ses arguments de «boîteux», et qu’il y a eu hostilité envers lui. 

Je pense qu’il a pris le terme « boiteux » un peu trop personnel…

Encore une plaie anonyme…

Ça me déchire. Les commentaires anonymes sont une plaie. La majorité de la blogosphère devrait être d’accord avec moi. Il me semble que c’est implicite qu’une critique sur le web devrait au moins venir d’une personne qui permet à la personne critiquée de trouver un quelconque référent, au moins une signature, un pseudo, quelque chose!

Comme certains le savent déjà, nous avons monté un regroupement de blogueurs à tendance progressistes : GAUCHISTES. Comme nous n’avons pas de moyens et plus ou moins de temps à y consacrer, nous avons monté rapidement un blogue avec Blogger : c’est gratuit, et on en connait bien le fonctionnement. J’ai décidé d’y mettre un peu de vie alors j’ai ajouté une image de fond que j’ai traficoté assez rapidement avec une photo représentant un amoncellement de branchages feuillus (qui pouvait symboliser assez facilement l’environnement) et un montage d’édifices (à la base c’était une photo d’une ville, et j’ai ajouté un effet : pour symboliser l’aspect social — et je ne pense pas que ça demande plus d’explications…). J’ai aussi fait le titre avec la photo de l’oeil avec la pupille « terrienne » et les bannières.

Et j’ai eu une belle critique de mon travail sur le blogue de V, de toute beauté :

10 – Petit souci secondaire à propos de l’esthétique du site. Il est laid mais alors là profondément laid. On dirait un site Web monté en 1996 au début du Net. Les espèce de barres bleus sur les cotés, les nénuphars en arrière, les mentions en-dessous des textes en verts pâles , presqu’aussi pâle que le fond blanc.

C’est un daltonien borgne qui s’est chargé du graphisme ou quoi? (Comment this)

Written by: Anonyme at 2007/08/10 – 14:23:17

Tout le monde a le droit à son opinion, mais j’aurais bien aimé que cette personne mette ses culottes et donne au moins un lien quelconque pour que je puisse comprendre le pourquoi de la critique, quel intérêt a cette personne de me critiquer. Tout le monde sait que la décision de critiquer ouvertement quelque chose ou quelqu’un prend sa source quelque part, comble un besoin de défoulement, ou encore mieux, vise à blesser. Soit! Il n’y a rien qui me dérange là-dedans, venant d’une personne identifiable (V a fortement critiqué le choix de notre nom et je continue de le respecter). Si la personne avait signé et inscrit un lien vers son propre site, j’aurais pris la critique, l’aurais mis en rapport à la personnalité virtuelle du critique, l’aurais mis en perspective; au pire, j’aurais répliqué directement sur ledit site et n’aurais plus pensé à ça assez rapidement. Mais là, je sens un manque… de justice néthique!

Je me doute qui c’est, mais je ne peux pas le nommer. J’ai quelques adversaires et je peux aisément, en examinant la critique, mettre le doigt dessus. Et je peux difficilement le critiquer en retour puisqu’il ne s’est pas manifesté.

S’il me lit en ce moment, je peux lui dire que la laideur est subjective, que je trouve son site laid aussi, et si je me trompe de personne, désolé! Sauf qu’il n’y a aucun de mes grands adversaires (je ne parle PAS bien sûr de TOUS les gens avec qui je débats…) dont je trouve le blogue ou le site beau, dont je suis jaloux (peut-être un peu au niveau technique, à la limite, ou je les trouve simplement drabes, peu dynamiques) : et ça va de soi, car nos valeurs et ce qu’on défend sont souvent diamétralement opposés. Je le répète : ceux que je considère comme mes GRANDS ADVERSAIRES se comptent sur les doigts d’une main alors je ne veux surtout pas que tout le monde se sente visé ici…

Aussi, je trouve la comparaison avec le graphisme des sites du début du web absurde : en partant, les sites ne pouvaient pas supporter des grandes photos comme image de fond, les fonds étaient simplement monochromes ou, au mieux, un motif répété… Donc, la seule critique convenable concerne les « textes en verts pâles , presqu’aussi pâle que le fond blanc. » Je l’accepte et la prends en considération.

Il faudrait que tous les blogueurs et les internautes aient le courage de leurs opinions. Avant de formuler une critique, je m’attends au retour du balancier… Et c’est bien ainsi, ça fait en sorte que je ne dis pas n’importe quoi. Et si je ne veux pas alimenter la bisbille, je m’abstiens. Comme dans la vie.

Ajout (17h) :

Tétoine a écrit un très bon texte d’analyse sur la blogosphère qui va pas mal dans le sens du mien, allez le lire, ça vaut la peine. Il discute de la place de la politique partisane dans le monde des blogues, surtout la politique municipale. Et il parle aussi de l’inutilité des commentaires anonymes…

La Marche du Jour de la Terre


Il n’a pas fait très beau aujourd’hui (ou plutôt hier, il se fait tard) sur la rue Mont-Royal pendant la marche pour le Jour de la Terre. Et cela n’est pas un commentaire imagé pour dire mon négativisme par rapport à la question environnementale. Au contraire, j’étais bien content de me retrouver en compagnie d’un si grand nombre de gens réunis pour démontrer clairement leur attachement à cette question, que je ne peux pas qualifier de rien de moins qu’essentielle. Et, ça m’a fait du bien physiquement, je n’étais pas assis derrière ce clavier, je m’étais chaussé de mon opinion, à défaut de la crier par mon clavier. Je la transpirais vers l’ouest, le Mont-Royal, regardant les résidents du Plateau qui vaquaient à leurs occupations, à contre-courant, vers l’est. Je n’ai pas pu m’empêcher d’écrire cette énormité même si je sais que j’aurais pu décider de rester chez moi, faire autre chose de ma journée. L’égo a parfois cette tendance à actualiser; par chance, le recul est modérateur.

À un moment donné, comme ça, coin St-Laurent, j’ai demandé à mon vieil ami combien il y avait de gens d’après lui et il m’a répondu 10 000. Il a de l’expérience pour juger objectivement de la quantité de gens dans une foule et je l’ai cru sur parole. J’abondais dans son sens. Et on se met à parler d’un autre de mes amis impliqué en politique qui me disait souvent que les médias donnaient toujours des évaluations à la baisse de ces marches. Et que c’est assez évident que leur objectif par cela est d’amoindrir le poids média de ces événements gauchistes avec ce moyen subtil.

J’arrive chez moi avant l’heure du souper et je vais faire un tour sur cyberpresse pour voir s’ils parlent de la marche. Effectivement, il y a un petit article. Pour le nombre de personnes, d’après eux c’est : des « milliers de personnes ». Ouin, assez vague ça… Dites-moi si je me trompe, mais des « milliers de personnes » ça ressemble plus à 5 000 qu’à 10 000. Et, par malchance, j’ai manqué le début du Téléjournal pour entendre leur avis là-dessus. Il a fallu que j’attende l’édition tardive pour que Céline Galipeau dise le chiffre magique : 10 000!

Et là je viens de voir que l’article sur cyberpresse a été un peu plus étoffé, mais ça reste toujours des « milliers de personnes ». Et en plus, c’est la première phrase : c’est assez frappant, admettons-le. Je trouve ça louche même si le journaliste, Patrice Bergeron, est de la Presse Canadienne — je me devais de le dire même si ça détruit partiellement ma thèse… (En tout cas la rend plus vague – je ne suis nullement au courant des rapports entre La Presse et la Presse Canadienne : ce qu’on peut voir, c’est qu’il y a un lien nominal évident, hé hé!) Et je ne pousserai pas l’enquête plus loin que de chercher sur le site de la Presse Canadienne pour voir si l’article est identique : j’ai vérifié, mais je ne l’ai pas retrouvé. J’ai quand même remarqué que la Presse Canadienne est une « agence de presse indépendante ». Ça me rassure un peu…

Je continue quand même de penser que la rigueur journalistique demanderait une information claire, précise et surtout disponible : c’est assez facile d’évaluer des foules et je crois que cette omission est problématique si on considère que les choix de diffusion des médias ont un poids énorme. Même si pour ce cas-ci c’est peut-être un hasard, la question se pose. Et très sérieusement. On ne peut pas laisser les médias tricoter avec l’information pour leurs intérêts mercantiles. Les répercussions du sensationnalisme se font déjà sentir par un ramollissement de l’intérêt des gens pour les questions de fond. Les médias traditionnels sont comme un miroir à peine déformant.

Par donner un exemple en rapport avec la couverture médiatique des dernières élections, cet ami travaillait pour la campagne du PQ, et il m’a expliqué pourquoi, d’après lui, Boisclair (que je continue de ne pas croire à sa place dans cette place de chef) a été battu aux élections grâce aux médias. Après avoir fait un point de presse de plus d’une heure sur les idées du PQ au sujet de l’environnement, devinez ce que les journalistes lui demandaient? C’est tellement évident que je vais répondre par ce qui apparaissait au journal télévisé : un cinq secondes sur une réponse de sa part à propos de son homosexualité… Je repense aussi à une des seules fois où j’ai vu Amir Khadir au Téléjournal : après un petit bout de discours de deux secondes qui se passait à l’extérieur, on le voit en train de patiner presque sur la bottine pendant trois trop longues secondes — j’en ai eu le coeur brisé, car ça détonnait beaucoup de l’impression qu’il m’avait donné à Tout le monde en parle, quelques jours avant. Même les autres partis ont eu une couverture assez ridicule, basée sur des futilités en majorité.

On peut ben pédaler dans le vide.

Ajout (Lundi, 12h52) :

Lu sur cyberpresse : « Selon les organisateurs de la marche, 25 000 personnes sont descendues dans les rues hier pour manifester leur appui à l’application du protocole de Kyoto. »

Je me demande, est-ce que les organisateurs ont gonflé l’approximation pour contrebalancer les effets langagiers pervers du genre : « Des milliers de personnes »? Force est d’admettre qu’il y a une marge entre les deux, et qui croire?

Aussi, un autre propos que j’ai trouvé assez discutable dans ce dernier article : « Les rares pancartes brandies par les marcheurs reprenaient presque toutes des slogans dénonçant les politiques fédérales en matière d’environnement ». Je me demande si de mettre l’accent sur l’adjectif « rare », encore en début de texte, n’est pas un choix négatif et éditorial, considérant que cela pourrait diriger l’opinion des lecteurs en amoindrissant la « présence » organisée des regroupements politiques, communautaires et environnementaux. J’avoue que la photo qui accompagne l’article donne raison à la journaliste Violaine Ballivy, mais elle montre un point de vue partiel de la marche. Moi j’étais dans la dernière portion des manifestants et le nombre de pancartes était impressionnant étant donné que les groupes semblaient attendre la fin de l’arrivée des gens au parc Lafontaine pour partir…

Certains me diront que je tique sur des détails, mais je ne crois pas me tromper en disant qu’il n’y a rien de gratuit, surtout à La Presse.

Ajout (Lundi, 18h15) :

Je viens de voir que le Journal de Montréal titrait à la une qu’il y avait 10 000 personnes. C’est drôle de voir comment l’information est traitée différemment dans ces quotidiens…

Commentaire à Christian


Je viens de laisser un commentaire sur Le blog politique de Christian, sous la rubrique « Pourqui la gauche ne peux pas marcher, ou Lucide vs Solidaire » (par respect, je n’ai pas corrigé la faute de français…) et je le laisse pour vous ici :

« Salut,

pour te situer, je ne suis pas gauchiste (peut-être un peu par nécessité, pour contrebalancer la droite omniprésente), surtout pas communiste. Je suis en fait réaliste et la vision que tu défends évacue malheureusement la donnée environnementale, c’est-à-dire tous les coûts afférents aux répercussions que provoque obligatoirement la pollution humaine, causée massivement, comme tu le sais sûrement déjà, par les entreprises : il est toujours bon de le rappeler…

Alors si on pense, comme Hervé Kempf (qui n’a fait que dire tout haut ce que beaucoup pensaient déjà tout bas), que le capitalisme serait à l’origine des crises sociales et écologiques, il va sans dire qu’on fonce à toute vitesse dans un mur si on continue à promouvoir une économie néolibérale comme celle que tu mets de l’avant : ces solutions qui nous font miroiter de la prospérité facile, mais qui ne profiteront finalement — et majoritairement — qu’à l’élite économique.

De ne pas le voir relève de l’aveuglement intentionnel et du dogmatisme : c’est peut-être extrémiste de ma part, mais je souhaite que ces comportements irresponsables soient traités comme des crimes contre l’humanité, rien de moins. L’air qu’on respire est un bien commun mondial, qu’on soit riche ou pauvre. Oui, je l’avoue, je suis dogmatique aussi, encore par nécessité.

Aussi, comme le disait dernièrement un certain économiste américain dont je ne me souviens plus du nom (j’avais lu un article sur cyberpresse le relatant, mais je n’ai pas réussi à le retrouver), je pense que c’est une bonne chose d’être déjà collectivement moins productifs et consommateurs que le reste du Canada : est-ce qu’on a vraiment besoin de suivre à la trace comme des moutons les américains quand on voit où ils en sont? Et, comme je pense que nous devrons tous tôt ou tard arrêter le cycle de la consommation à outrance, il nous sera donc plus facile de s’adapter si nous avons déjà un train de vie plus raisonnable.

Donc, il faut que la simplicité volontaire soit le modèle social à suivre. Le système d’hyper consommation est maladif et pathétique. C’est comme si la société était encore prise dans une crise d’adolescence où il est crucial de se situer socialement par rapport à son voisin en démontrant son pouvoir d’achat. Il faut maintenant troquer ces valeurs marchandes contre d’autres valeurs plus humaines. Nous ne mourrons pas si nous mangeons et consommons moins, surtout si l’économie suit la tendance et je crois que c’est tout à fait possible. Nous ne devrions pas être assujettis à l’économie, ça devrait plutôt être le contraire.

Et les emplois, il faut qu’ils soient de plus en plus créés dans des domaines autres que ceux de la production matérielle, ce qui est déjà le cas de toute façon, étant donné l’automatisation des tâches avec l’aide de la technologie. Et il ne faut pas oublier, en ce qui a trait à l’Asie et à l’Inde, que les salaires ne resteront pas toujours aussi compétitifs, ils vont augmenter pour sûr : qu’est-ce qu’il va arriver alors? Nous sommes dans une période charnière où les compagnies devront faire des choix moraux.

Justement, une personne morale — quelle belle expression pour décrire une compagnie! — ne respire pas d’air, ni ne boit d’eau, ni ne peut s’émouvoir devant un bel environnement, car elle ne vit que pour se gonfler d’argent. Il est donc normal qu’elle ne puisse promouvoir autre chose que sa gloutonnerie, s’armant d’autant d’oeillères que du nombre de problèmes sociaux et environnementaux qu’elle provoque! J’ai l’impression qu’elle a vraiment besoin d’une psychothérapie… »

L’intellectualisme pour tous

Voilà un commentaire que j’ai écrit au Bum intello, en rapport à un texte qu’il publie dans son blogue sur sa haine des gauchistes:

« T’es tough rare!

(Avant de commencer, je ne suis pas gauchiste, ni droitiste, peut-être écologiste dans le sens où si on ne règle pas ce problème en premier, on va avoir un gros gros problème: vaut mieux être pauvre et vivant que de mourir riche… et si tu n’es pas d’accord, ça sera un autre débat à faire.)

Mais je me demande, quel est le but de ta liste de la philosophie des gauchistes? Tu te vantes d’avoir un discours original mais tes préjugés sont tout à fait semblables à ceux de tes pairs, tu réussis simplement à élaborer un peu plus. Le pire, il y a certains points avec lesquels je suis d’accord, par exemple qu’il faudrait couper dans la bureaucratie. Aussi, certains points me font penser aux libéraux, qui ne font pas très gauchistes quand même!

Je passe tes points en revue:

1. Ce point montre le préjugé facile que quelqu’un à gauche est obligatoirement dans le champ au niveau de l’économie.

2. Mais qu’est-ce qu’il y aurait à payer avec la société distincte? Je ne comprends pas le point, désolé…

3. Là je suis d’accord avec toi, reste à savoir comment…

4. Là j’comprends pas non plus, c’est quoi le rapport avec la gauche? c’est du copinage politique.

5. Ce point est obscur…

6. En tout cas, si je me fis à ce que je vois, une grosse majorité des gens vont voter pour l’ADQ pour cette raison, désolé de péter ta bulle!

7. Idem que pour le point 4.

8. Si tu trouves que les gens que tu vois à la télé sont majoritairement des artistes, tu as raison. Mais moi je trouve que le glissement du terme « artiste » vers le sens de « vedette » me tape sur les nerfs, surtout parce que j’ai étudié là-dedans, justement.

9. Ça sort d’où ça?

10. Ça je pense que c’est le lot de pratiquement tout le monde, à gauche comme à droite.

Pour finir, pour un intellectuel, tu devrais essayer de faire moins de fautes de français, ça te donnerait un peu plus de crédibilité. »

Politique: vous diriez-vous de gauche ou de droite?

Je suis tombé sur un sondage en ligne mené auprès des internautes par cyberpresse le 18 mars dont le sujet était: Politique: vous diriez-vous de gauche ou de droite? J’ai été assez surpris, je me serais attendu à plus de gens à droite, la situation étant ce qu’elle est.

De gauche: 32,3%
De droite: 24,6%
Au centre: 34,4%
Je ne sais pas: 3,9%
Ça m’indiffère: 4,8%

C’est drôle, ça ressemble presque aux intentions de vote pour les élections… Mais ça ne reflète pas du tout la représentation des trois partis qui sont plus à droite en général que ce que le sondage laisse voir dans la population.

Ce sondage est pour moi assez représentatif avec ses 11358 votes, quoiqu’il ne visait peut-être pas assez large (par exemple on pense aux personnes âgées moins présentes sur le net) et il reste quand même à un niveau volontaire, donc très peu scientifique (la marge d’erreur doit être très haute). Bon, il reste quand même lisible. Alors, j’en viens à la conclusion que, pareil à la division entre le souverainisme et le fédéralisme (peut-on déjà considérer aujourd’hui l’autonomisme comme une option sérieuse?), le Québec est divisé encore une fois!

Et la question que je me pose, si on peut croire que ce sondage dresse un tableau assez juste, est-ce que les gens se rendent compte qu’en général les partis sont plus à droite qu’eux? (En tout cas les lecteurs de cyberpresse…) J’en doute fort.

1-Pas besoin de dire que Mario Dumont et son parti sont très à droite, il ne s’en cache vraiment pas.
2-André Boisclair l’est aussi beaucoup personnellement mais il est muselé par sa base gauchiste, ce qui le retient au centre.
3-Et Jean Charest à le don de se servir de tout ce qui touche au social pour maquiller maladroitement son réel rôle de sbire en chef pour le lobby des corporations, donc à droite (vas-y Johnny! les banques et les compagnies d’assurances vont être contentes de recevoir nos 350 millions en cadeau! ça crève de faim c’te monde-là!).

Vive le profit libre! (Pour ensuite devenir:) Y’a trop de sans-abri!

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  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Questions nationales : impressions et réactions
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ J’aimerais revenir sur ma soirée d’hier au cinéma Quartier Latin où j’ai assisté au visionnement du film « Questions nationales », en compagnie du blogueur Lutopium. De visu, j’ai pu remarquer la présence de Pauline Marois, Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Françoise David, Pierre Dubuc, Michel David, […]
  • Questions nationales : un film utile
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Le projet, qui germe, meurt et regerme depuis les années 70, s’est concrétisé hier soir par une première au Festival des films du monde. Dans une salle comble, où se trouvaient entre autres les chefs des partis souverainistes, j’y étais, question de goûter à « Questions nationales », ce […] […]

RSS Humanisme

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Prix à la consommation : comme une odeur de prise d’otage
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Il y a de ces choses qu’on sait, mais quand on se les refait remettre en pleine face, elles puent. C’est ce qui m’est arrivé quand […]
  • Ce n’est pas la nature qu’il faut sauver, c’est nous!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Après tout ce bleu, étourdissant pour certains, sombre pour d’autres, en attendant le rouge noyé sous la pizza et la bière des déménagements, il serait bon de retourner à la réalité. Une de celles-là, c’est que les contaminants qui nous entourent diminuent « l’écart de poids à la naissance […] […]
  • Né pour un grand pain (les osties, c’est pas assez…)
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Vous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter [… […]

RSS Littérature

  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Ce que je n’ai pas encore pu dire au sujet de Nelly
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au figuré, je me mords les doigts presque au sang depuis mon petit billet d’humeur suite à la mort de Nelly Arcan. Attendre que la poussière retombe pour être certain de ne pas me précipiter stupidement dans le regret. Mais en même temps, comme le souligne bien justement Christian […]
  • Autour de Nipi
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Tant qu’à être dans la poésie, continuons! De Claude Péloquin, je ne connais pratiquement rien, sauf bien sûr sa chanson ultra connue : Lindberg; et son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez. ». J’ai bien dû lire sans trop m’en rendre compte […] […]
  • Un foutu beau débordement de singularité
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite […]
  • Le luxe du temps
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Bon, voilà, j’ai publié aujourd’hui mon dernier billet sur Blogosphère. Cette collaboration me grugeait du temps comme c’est pas possible! Je pouvais passer trois heures par jour à scruter mon agrégateur pour suivre ce qui se passait dans la blogosphère; et trois heures, c’est conservateur comme chiffre […]

RSS Musique

  • Pourquoi les gens sont gaga de la Lady?
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ À la fin de son billet « Le filon pop et les archétypes de certitude », Jean-Simon DesRochers pose une question qui attire une réponse de ma part : Et puisque je m’interroge sur la pop; quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi Lady Gaga fait un tel tabac? N’étant pas totalement idiot, […] […]
  • Blogue-notes
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au menu, quelques notices qui pourront sûrement vous intéresser. Premièrement, question de réagir virtuellement à la corruption en cours depuis trop longtemps, il est possible de s’inscrire au groupe Facebook « http://www.nonalacorruption.com/ » et aussi de signer la pétition en ligne. Commentaire […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Un pied dans le dubstep
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Même si je suis DJ, c’est très rare que je parle musique ici. C’est mon monde parallèle. Mais je vais déroger à cette habitude. C’est qu’hier je me suis rendu en compagnie d’un compagnon de travail au Piknik électronique pour entendre deux DJ d’Angleterre : Skream et Benga. Ils […] […]
  • Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Il va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hie […]

RSS Philosophie

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Un dinosaure dans la blogosphère
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre comment […]
  • Sur le nationalisme
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je regrette qu’il n’existe pas en français de mot pour désigner l’attachement que l’on peut ressentir pour le lieu où nous vivons notre enfance, entouré de gens qui nous aiment et qu’on aime — et pourvu que notre enfance ait été heureuse. Mais si vous retirez du nationalisme cet […] […]
  • Ne bouge surtout pas!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Je suis tombé sur cette photo la semaine dernière. Elle m’a troublé. Au-delà de la confiance aveugle, j’y vois une allégorie de notre condition sociétale. Les […]