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À lire (sans faute) pour les indécis du vaccin contre le H1N1

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Je veux et je vais aller me faire vacciner (ainsi que toute ma petite famille). Parmi toutes les raisons qui ont fait que j’ai penché de ce côté, il y a ce cher Vincent Sremed, blogueur, poète et surtout médecin, qui a bien réussi à calmer ce qui me restait de catastrophisme…  Il a encore rajouté tantôt un commentaire en or à la suite de mon dernier billet sur cette question. C’est bien beau des politiciens de différents partis qui vont se faire vacciner ensemble devant le kodak, j’apprécie beaucoup plus le message qui m’est offert si chaleureusement ici.

Si vous êtes encore indécis, je vous conseille la lecture d’un billet à ce sujet de Mazzaroth (un ancien scientifique). Et le tableau qui orne ce billet est un emprunt à son plaidoyer en faveur de la vaccination. Si ça ne vous convainc pas, je ne sais pas qu’est-ce qui pourra y arriver.

Je ne peux pas faire plus.

Sinon de vanter l’utilisation régulière de gel hydroalcoolique sur les mains!

Pendant que j’y pense : la traditionnelle poignée de main, il faudrait bien la remplacer par autre chose de moins risqué, non? Et la bise aux dames, qu’est-ce qu’on en fait?

Monsieur l’articide,

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À la suite de mon billet précédent, on m’a pointé un texte d’un auteur qu’un certain Pierre Côté considère comme étant « Le plus grand auteur québécois de sa génération » (découvert via @patdion), soit Carl Bergeron. Chacun a droit à son opinion, mais de mon côté, je n’ai pas hésité naguère à qualifier son discours d’obscurantisme, à écrire qu’il vantait l’intolérance, et j’en passe. Je n’ai donc pas pu le lire avec le plus d’objectivité possible.

Le topo, c’est qu’il réagit fortement à la chronique de Nathalie Petrowski, nommée : « Les verrues dans l’île ». Elle défend l’oeuvre « Milieu humide » du consortium Atelier In Situ, oeuvre qui sera désassemblée de son environnement de l’Île-des-Soeurs « sous prétexte qu’elle heurte le bon goût de certains. »

Pour ma part, j’ai trouvé le projet en .pdf et ça m’a semblé très intéressant et même très beau (je ne dis pas non plus que c’est génial…), en tout cas rien pour me faire penser à des popsicles verts, comme les plus néanderthaliens de nos citoyens sont capables de le métaphoriser, rien pour ennuyer (dans son sens commun à la platitude), comme l’introduit « Le plus grand auteur québécois de sa génération »… Et, parenthèse, ça me fait penser aussi à l’autre sens du verbe « ennuyer », synonyme de « gêner », puisque dans son texte Nathalie Petrowski soulève une des « raisons » de la démolition, soit la sécurité publique :

La nuit, la phosphorescence des tiges, qui réfléchissent la lumière des phares des autos, aurait aveuglé certains automobilistes.

Est-ce que j’ai besoin de rappeler que la nuit, il ne manque jamais d’occasion d’être aveuglé en milieu urbain? C’est assez secondaire, mais je me devais de le pointer. Fin de la parenthèse, donc, revenons au plus sacrant au « plus grand »….

Le problème que j’ai avec lui, c’est qu’il ne se cache vraiment pas d’abhorrer les artistes contemporains, comme il l’écrit :

attribuer la faculté d’enlaidir aux artistes contemporains, c’est déjà leur faire un compliment de trop.

Alors, à la base, visiblement, nous avons affaire à un être dogmatique qui ne se laisserait pas enivrer par une oeuvre du mauvais bord, par simple esprit de contradiction. Et son texte précédent, se conclut de bien belle manière, une sorte de pornographie que notre bienheureux Premier Ministre Conservateur apprécierait, j’en suis sûr :

L’art contemporain est l’art pompier de notre époque. Le ”réalisme socialiste” par lequel une certaine élite impose ses normes et terrorise les sentiments naturels. On ne peut que féliciter les citoyens de l’Île-des-Soeurs d’avoir pris les choses en main et d’avoir ramené leurs dirigeants à la raison.

Je n’en reviens pas : « terrorise les sentiments naturels ». C’est une blague? En tout cas, elle est de mauvais goût… J’ai l’impression d’entendre quelqu’un me dire que Celine Dion, c’est du Grand Art parce qu’elle vend des albums à la tonne, ou pire, que McDonalds est un restaurant gastronomique! Comme si mon goût pour les oeuvres de Jean-Pierre Raynaud, par exemple, était surnaturel!

Mais j’ai l’impression de tomber dans son piège, qui est en fait leur piège, puisqu’il n’est vraiment pas le seul avec ce genre de bébittes… Le sentiment esthétique est bien personnel et je n’accepte pas qu’on généralise comme lui sur la laideur de l’art contemporain, puisque c’est faux : on ne peut que juger de l’art subjectivement. Je ne crois pas que les amateurs d’art contemporain ne comprennent pas ce que c’est que la beauté. Je dirais plutôt qu’ils la trouvent là où les autres ne peuvent la voir, ou ne veulent pas la voir, parce qu’ils ont peur de constater leur propre laideur. Le contentement et l’immobilisme étant des choses très laides.

Un peu comme les conservateurs ont la mauvaise habitude se s’arroger « la famille » — comme s’il n’y avait que leur manière de la considérer qui est bonne —, cette appropriation de « la beauté » est un tour de passe-passe qu’il faut dénoncer. Et en plus, c’est totalement nier la possibilité que les goûts peuvent évoluer, comme le reste.

Sinon, l’art n’a pas à être qu’esthétique, et encore moins enfermé dans une esthétique passéiste qui voudrait arrêter l’Histoire de l’Art au début du XXe siècle — et je suis généreux! Alors que traditionnellement l’esthétisme se référait le plus à la virtuosité quant à la reproductibilité et la mise en scène, il était le contenant, la bulle qui permettait le propos. Aujourd’hui, l’esthétique participe du propos, fais partie prenante du langage. Mais bien sûr, il faut commencer par l’accepter!

Mais comment témoigner de la complexité de notre monde en se contraignant dans une pratique artistique d’un autre siècle? L’art a toujours été influencé par la société et par l’évolution technologique, et je ne vois pas pourquoi ça ne continuerait pas!

L’art est synonyme de possibilité, et je crois bien franchement qu’ils veulent les tuer.

(Photo : Leonzerider, plus connu comme étant Léon, le blogueur de Un taxi la nuit. J’ai trouvé la photo après la rédaction du billet, alors je n’en reviens pas de constater comment on peut faire une aussi belle photo avec un sujet aussi laid…)

La famille selon JF Plante

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Je demandais dans mon dernier billet sur Jean-François Plante pourquoi il avait inscrit le terme « famille » dans son slogan, j’ai eu partiellement une réponse dans un article de Rue Frontenac :

« Au-delà de l’ADQ, il y a beaucoup de gens qui aiment qu’on leur parle de valeurs comme le choix, la liberté et la famille », a expliqué l’animateur d’une radio sur Internet, citant l’exemple des parents qui s’opposent au nouveau cours d’éthique et culture religieuse et de tous les gens « qui voudraient moins de gouvernement (sic) dans leur vie ».

Voilà, la famille, dans son sens le plus religieux, ce dont je me doutais. Pour la liberté et le choix d’endoctriner ses enfants comme bon nous semble. C’est joyeux.

On me traitera d’étatiste, mais je préfère nettement des enfants qui ont la possibilité d’avoir une vue globale sur la société à tout enseignement centré sur la croyance des parents. Ils auront bien, et la liberté, et le choix de se positionner plus tard quand ils auront assez de bagages pour en décider par eux-mêmes.

Dire qu’on parle de famille…

Et si vous ne le saviez pas, JF Plante est officieusement dans la course à la chefferie de l’ADQ. Il le sera officiellement quand on aura vérifié ses 1000 signatures.

(Photo : Mauvais Oeil.)

Sur le slogan de JF Plante : « liberté, choix, famille »

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Un billet sur Buffet complet relate que la candidature de Jean-François Plante pour la chefferie de l’ADQ battrait de l’aile puisqu’il « peine à réunir les signatures de membres du parti nécessaires ».  Donnons-lui le bénéfice du doute, mais quand même, je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter à ce billet une ancienne caricature de lui qui, s’il n’arrive pas à ses fins, sera assez représentative, avouons-le.

Le blogueur Lou Skannen soulève aussi le choix du slogan « liberté, choix, famille » que le principal intéressé, M. Plante, admet lui-même sur son site-blogue qu’il est dérangeant pour plusieurs. Je ne sais pas pour les autres, mais pour ma part c’est le terme « famille » qui me dérange le plus là-dedans. Pourquoi? En tout cas, pas parce que je trouve que la famille n’est pas importante, au contraire : comme vous le savez, je suis nouveau père et je me suis rapproché géographiquement de ma famille biologique (j’ajoute « biologique » puisque je veux faire ressortir que le terme « famille » peu se décliner en plusieurs variables, au choix…). Et je sais pertinemment que ce qui est bon pour moi ne l’est peut-être pas pour d’autres.

Prendre la peine de pointer la valeur familiale donne une impression de conservatisme qui ne me plaît pas, surtout quand elle est précédée par les valeurs de liberté et de choix. Ce n’est pas clair : est-ce que la liberté handicape ou magnifie le concept de famille? Si elle doit le magnifier, pourquoi prendre la peine de l’indiquer, puisque par cela la valeur familiale devient ainsi commune à tous? Mais je ne doute pas que « famille » soit, dans ce slogan, un instrument pour faire ressortir son sens traditionnel. Ça me surprendrait fortement qu’il ait pensé aux couples homosexuels en concoctant son slogan…

Alors, avec cette finale conservatrice, on en vient à penser que les valeurs de liberté et de choix en sont fortement entachées. À la base, je ne crois pas en l’instrumentalisation du concept de liberté pour vanter une option politique, puisque sa définition est trop sujette à interprétation. Je ne me considère pas moins libre parce que ma conception de la liberté ne cadre pas avec celle d’autres personnes avec lesquelles j’ai des opinions divergentes, à différents degrés. C’est pour moi un vol métaphorique que de se peinturer ainsi de la liberté.

Pour ce qui est du choix, c’est un terme qui de toute façon se retrouve dans la définition de la liberté. Est-ce qu’il a ajouté ce terme pour sa définition ouverte, ou pour celle qui implique la qualité (« Ensemble de choses choisies, sélectionnées en fonction de leur qualité. »)? Parce que si c’est le deuxième choix, on comprend alors où il veut en venir en y accolant le terme « famille »…

Quoi qu’il en soit, j’aimerais bien que Jean-François Plante vienne s’expliquer ici. Avec la magie du Web 2.0, ce n’est surtout pas impossible.

Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!

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michael-jackson1.jpgIl va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hier.

(Pour continuer votre lecture, ça se passe sur L’événement sur le web, où je fais le tour des réactions de Franco Nuovo, Hispong Elbayne, Nicole Simard, Duggerzzz et Hugues Skene.)

Et un petit extra, ici, si vous en avez plein le casque d’entendre parler de MJ, je vous conseille ce billet de Pierre Cayouette qui fait office de dernier clou sur le cercueil…

La merveilleuse adrénaline

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Hier soir, ma petite famille a passé à deux doigts de la catastrophe. Et la mort était une des issues fortement possibles.

Sur le chemin pour nous rendre chez les parents de Douce, nous avions a arrêter pour des emplettes dans un commerce appelé « La rose des vents ». La dame à la caisse me donna le total à payer, 60.60$, et ajouta : vous devriez vous acheter un billet de loto! Elle faisait bien sûr référence à la superstition des chiffres identiques.

La nuit succéda à la brunante et je commençais à avoir le regard fatigué, avec les phares des voitures à contresens qui m’aveuglaient, et mes presque huit heures de conduite dans le corps. Passé l’aéroport de Rouyn-Noranda, mes phares firent apparaitre, environ à douze pieds, un peu décentré sur la droite, le cul d’un immense orignal tandis que Douce criait au meurtre, je donnai un coup de volant vers la gauche, frôla l’animal, revint sur ma voie aussitôt le danger écarté. Tout cela s’est passé en une fraction de seconde, mais, avec la force de l’adrénaline, j’ai en souvenir tous les détails, j’ai suivi patiemment du regard le cervidé en me disant : super! j’ai assez crampé le volant, je ne l’accroche pas, pas même mon miroir!

Je suis bien heureux d’avoir eu de bons réflexes malgré ma fatigue, mais aussi d’avoir choisi de doter de freins ABS ma Nissan Versa, puisqu’il paraît, selon les dires du frère de Douce, qu’ils s’activent automatiquement lorsqu’on tourne les roues rapidement. C’est que c’est très dangereux de frapper un orignal : à l’impact, sa grandeur fait en sorte que son corps fracasse le pare-brise…

Depuis, nous ressassons la scène en boucle, présumant des hypothétiques conséquences, ses tristesses, nous touchant des yeux comme pour nous dire que nous ne rêvons pas, que nous sommes vivants pour vrai, nous disant que la vie ne tient finalement qu’à un fil.

Malades comme des cochons

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C’est drôle comment une poignée de morts de la grippe porcine sont capables de faire vibrer la corde panique. Et je ne suis pas en reste, le mot « pandémie » a ce pouvoir de faire bourdonner mon cerveau. Encore plus, le père que je suis rajoute une couche d’inquiétude à coup sûr.

(Lire la suite sur BV!)

Grosses têtes

michael-ignatieff-tete-enflee

Selon une étude sociologique de l’UdeM, nous sommes généreux à Noël « pour assurer la cohésion sociale. » Aussi, un sondage montre que les Québécois sont les moins généreux des Canadiens. « Cependant, les champions du temps passé en famille pendant cette période de l’année, ce sont les Québécois! »

C’est très intéressant de voir comment notre « nation » est « distincte »… Plus de rencontres pour moins de matériel! Les éconopathes d’ici vont pleurer à se vomir les tripes!

Ça me fait penser à un billet récent du Prof Solitaire (un compte rendu d’un texte de Joseph Facal) qui nous donne un beau portrait de Michael Ignatieff, celui-là même que je ne trouvais pas si antipathique pour un fédéraliste… Je déchante maintenant.

Ce qu’il pense du nationalisme :

Et comme de raison, le nationalisme est une «sorte de narcissisme», doublé d’une «fiction qui exige la suspension volontaire du jugement». Sauf le nationalisme canadien, évidemment.

La dernière phrase étant une présomption de Facal, que je partage, évidemment. Nul doute qu’Ignatieff est un nationaliste canadien…

Le reste du billet est aussi accablant pour le nouveau chef du PLC, surtout sur sa vision des Québécois :

casquette de baseball sur la tête, installés dans leur Cherokee ou Winnebago, avec en sourdine de la musique country

C’est drôle, mais c’est pas aussi le cliché éculé qui représenterait les Canadiens du ROC?

Je crois que de plus en plus il devra répondre de ses ignareries.

Bonne année Michael!

Inextricable


C’est à n’y rien comprendre…

Selon une étude, il semblerait que le Québec serait « un véritable paradis pour les jeunes familles », qui « disposent de plus d’argent pour élever leurs enfants qu’en Ontario, en Alberta, aux États-Unis ou en France. Même la Suède, pourtant réputée pour ses mesures sociales, n’est pas plus avantageuse. »

Pourtant, Pauline Marois « accuse le chef libéral Jean Charest de s’être « traîné les pieds » dans le dossier et dit que, depuis son arrivée au pouvoir, l’aide à la famille a continuellement diminué alors que les naissances ont augmenté au Québec. »

Et l’Antagoniste pense que « Sans le vouloir, Pauline Marois a fait la démonstration que l’État-providence était inutile pour encourager la natalité. »

J’ai mal à la tête…

(Photo : Thierry René)

Euthanasie et religion

L’ami Nicolas Racine pose une bonne question aujourd’hui :

« Doit-on permettre le suicide assisté ? »

J’ai joué le jeu et j’ajoute ma réflexion ici. Pour ce faire, j’utilise les termes « euthanasie » (pour suicide assisté) et « suicide » :

Le seul fait de se trouver alité et malade pour un temps indéterminé me semble déjà un bon point de départ pour réfléchir à la différence entre l’euthanasie et le suicide.

Bien que je crois que le suicide est le résultat d’une « maladie » (un ensemble de dispositions psychologiques qui dénote de problèmes physiques et/ou mentaux), la différence réside surtout dans l’inéluctabilité réelle (selon le point de vue extérieur) de la maladie physique du candidat à l’euthanasie. Par cela, je ne tente pas de dire que le trouble, que la détresse de la personne qui veut se suicider n’est pas réelle, mais bien que son inéluctabilité ne trouve pas d’écho ailleurs qu’en elle-même.

Alors, s’il y a concertation entre le malade (dans le cas où il y a conscience), la famille et les professionnels de la santé, je ne vois pas pourquoi on devrait interdire l’euthanasie, puisque cela est par le fait même éthique. L’interdiction actuelle concerne le domaine de la moralité, un autre héritage pourri de notre passé judéo-chrétien, que le néo-conservatisme actuel ravive.

À la suite de ça, je ne peux m’empêcher de faire un lien avec un billet récent d’Anarcho-pragmatiste qui discute d’athéisme, la position contrepoids au conservatisme à mon avis. S’il faut que je le spécifie, ce conservatisme qui repose essentiellement sur la religion, l’ultime ciment social des croyants.

Deux commentaires qui expliquent bien ma position :

L’athéisme c’est de ne pas se laisser aller à accepter comme tel l’héritage religieux, mais bien de le mettre à jour et de voir ses répercussions. Qu’il soit rabaissé au niveau de la culture, puisque c’en est, seulement.

Croire ou non en un ou des dieux relève exclusivement de l’humain et sans l’humain qu’est-ce qu’il resterait franchement de cette question?

L’athéisme fout aux poubelles la métaphysique, l’agnosticisme se contente de ne pas faire lever la poussière…

*

[…] s’il faut que je le répète, le point principal n’est pas tant de convaincre de l’inexistence de Dieu, mais bien de couper l’herbe sous le pied de la religion comme phénomène social influent. Les déistes ne font pas chier personne!

Et quand on pense à des convictions et des propos excrémentiels, nous sommes tellement bien servis chez nos voisins du sud avec Sarah Palin

(Photo : polova)

BurKhadr

Petite discussion  intéressante entre Belz et moi à la suite d’un billet de Patrick Lagacé au sujet d’Omar Khadr. Je vais m’en servir comme introduction pour ce billet.

Belz :

Peut-être aussi que si sa soeur ne se mettait pas un drap sur le corps avec seulement un trou pour les yeux, on serait plus sympathique à sa cause!

Renart :

J’ai fait le saut hier en voyant ça aux nouvelles. La mondialisation donne ça, il faut essayer de faire taire nos réactions primaires le plus possible…

Je me souviens que pour le port de la burqa, on disait que c’était très très rare, les enfants soldats canadiens de même : c’est donc un cas à prendre avec de grosses pincettes. Mais je crois quand même qu’il serait préférable de le faire quitter ce donjon, ça se réglerait beaucoup mieux dans la civilité et avec un peu plus de transparence.

Belz :

Je ne suis pas d’accord quand tu écris « il faut essayer de faire taire nos réactions primaires le plus possible… ». Pourquoi devrais-je taire mes réactions, mes opinions, et ce que je ressens quand je vois ça? Je vois sa soeur avec la burqa de la tête au pied, et on voudrait me faire croire que c’est une femme épanouie, que ce garçon vient d’un milieu équilibré?

Je suis bien d’accord pour qu’on le libère, mais je ne suis pas certain que sa place est au Canada.

Renart :

Je dis bien qu’il faut essayer, c’est la clé de l’ouverture d’esprit. Si je n’essayais rien, j’aurais de tout autres réactions et je serais assez réactionnaire, plus dans un sens où j’occulterais l’analyse.

Il est facile de faire un lien entre Khadr et sa soeur recouverte de ce drap, mais ce sont deux débats séparés à mon avis.

J’invite donc Belz à continuer la discussion ici, et vous tous de même, car à 211 commentaires chez Pat au moment où j’écris, il y a beaucoup trop de brouhaha pour s’entendre…

Mais je vais quand même clarifier mon dernier point et même le poursuivre, puisque ce soir au Téléjournal un reportage nous a montré que la burqa est très à la mode dans la famille Khadr… Alors la question que j’essaye de soulever c’est : est-ce qu’une réaction négative à la vue de toutes ces femmes en burqa devrait servir de point de départ à une réflexion sur le sort du jeune homme? Je ne crois pas.

Moi aussi, je trouve complètement absurde cette tradition archaïque musulmane et je ne crois pas qu’elle devrait avoir sa place au Canada, ce qui me fait écrire que la décision française de refuser la nationalité à une Marocaine qui la porte m’apparaît une bonne manière d’envoyer un message sociétal clair. D’autant plus que cette décision est félicitée là-bas autant par la gauche que par la droite. Un beau consensus qui me permet d’écrire gauche et droite deux fois plutôt qu’une dans leur orthographe correcte…

Pour revenir aux Khadr, je crois juste que ma réaction à la vue de cette famille ne devrait pas colorer mon jugement ailleurs que du côté des symboles religieux véhiculés, même si c’est facile de démoniser le jeune homme parce qu’il a vécu dans un contexte familial opposé aux valeurs qui me tiennent à coeur. D’un côté, il y a un problème de tolérance multiculturaliste abusive, de l’autre, il y a un humain maltraité.

Ce qui me fait divaguer du côté de la ressemblance et de la différence entre la burqa et les accoutrements vestimentaires qui sortent de la norme. Certains pourraient dire que c’est la même chose : si nous laissons les marginaux apparents se promener dans la rue tranquillement sans broncher, nous devrions aussi faire de même pour les femmes en burqa. Ce n’est pas du tout la même chose : dans le port de la burqa, il y a un message clair, assourdissant, qui tend vers le silence, tandis que pour les autres le message est hautement individuel, provoque la curiosité et le dialogue, surtout chez les humains ouverts d’esprit. Qui pense encore que la religion rassemble?

Le problème en ce moment avec Omar Khadr est tout sauf religieux. Nous sommes dans l’humanisme, il faut le faire ressortir tandis que c’est le temps.

(Photo : rusted_flower)

L’affaire est (presque) dans le sac

Je suis pas mal fébrile ce soir. Si tout va bien nous serons dans pas long Douce et moi les fiers propriétaires d’une maison (condo) dans la magnifique ville de Ste-Thérèse (dans les Basses-Laurentides), secteur « en haut », ville dans laquelle j’ai vécu une bonne partie de ma jeunesse, fait mes études collégiales avant de devenir montréalais d’adoption, pour cause d’études universitaires. Ça fait presque 20 ans que j’y suis et, avec l’arrivée de notre premier enfant, il était temps de bouger. Je me rapprocherai aussi de ma famille, pour reprendre le dialogue social où nous l’avions laissé, étant donné la difficulté de déplacement du montréalais que j’étais, usager des transports en commun et des taxis.

Dans notre décision de partir de Montréal nous avions une peur bleue de la vie de banlieue où ça prend la voiture pour tout faire, mais cette maison pour laquelle nous avons eu un réel coup de coeur est située à proximité des commodités commerciales, même à une distance raisonnable à pied de l’emploi que Douce reluque pour le futur, l’après maternité à temps plein. Comment rêver mieux? Et ça me prendra pratiquement le même temps pour me rendre au travail que maintenant à Verdun, je ne ferai qu’un peu plus de distance, vu que la majorité du trajet se fait sur l’autoroute.

Quand nous sommes arrivés au rendez-vous pour la visite, hier, en avance, nous avons fouiné derrière, avons regardés en dedans, et j’ai dit à Douce que je me sentais déjà chez moi. Malgré quelques petits détails négatifs, nous n’avons pas été déçus de la visite, nous nous y sentions bien, et nous avons décidé unanimement de faire une offre d’achat pas mal plus basse que le prix demandé, étant donné les quelques points négatifs, en espérant une surenchère pas trop énorme. Aujourd’hui, nous avons appris que les vendeurs l’acceptaient, mais à condition de la prendre comme telle, puisque nous avions noté quelques peccadilles à terminer, des trucs à réparer.

Il ne manque que la visite d’un inspecteur en bâtiment pour nous dire si le problème de pression d’eau dans la salle de bain à l’étage est majeur, et bien sûr si tout est assez en ordre, avant de clore les démarches d’achat. Nous nous croisons les doigts. Ça augure tellement bien jusqu’à maintenant que ça devrait bien se passer.

Nouveau sport : le lancer des médailles de l’Ordre du Canada

À cause d’un monsieur Morgentaler, les denteliers de la religiosité chrétienne se font aller depuis quelque temps, peut-être est-ce une manière de faire compétition aux explosifs adeptes d’Allah? mais à coups de médailles de l’ordre retournées… Ça ne tue pas, mais ça tape tellement sur les nerfs! Donc, la barbe du dernier nommé à l’Ordre du Canada est visiblement plus piquante que la barbe de l’autre, celui qui n’a pas de nom et dont tous ces hystériques se réclament.

Comme s’il n’y avait qu’une seule manière (divine) de voir la société et ses problèmes. Comme s’il n’y avait que Dieu, via une brique obscure du nom de Bible, pour penser. Pourtant, penser est une activité du cerveau que l’on peut soumettre à un brassage intense en compagnie de gens de bonne volonté (!) et mettre à jour au jour le jour, contrairement à la pensée sur papier bible, qui « présente une bonne résistance au vieillissement et aux manipulations. » Quelle blague!

Dans la dépêche de LCN, par rapport à ce lancer des médailles, on lit qu’une de ceux-là, « La fondatrice du Madonna House, Catherine Doherty, a reçu l’Ordre du Canada en 1976 pour son travail auprès des démunis. » D’un côté, on s’inquiète des démunis et de l’autre on culpabilise le libre-choix de donner la vie, surtout quand on sait que la pauvreté est souvent très liée à ce choix. Elle serait fâchée qu’on lui aspire sa clientèle?

Cette vie qui leur semble si importante est premièrement biologique (et non pas spirituelle — avant le baptême, un enfant ne fait à proprement pas partie de l’Église…) et s’inscrit dans le contexte de la communauté, assujetti premièrement à la vie de la mère, du père, de la famille. C’est certain que l’avortement comme contraception ce n’est pas bien intelligent, mais le sujet est bien plus large que ces cas stupides, démontrant seulement la déficience éducative de notre société auprès de certaines personnes, souvent les plus pauvres, tant au niveau matériel qu’intellectuel. Et j’accuse encore plus l’Église de faire l’éloge du crétinisme en vantant le jugement de Dieu, le discernement tronqué des doctrinaires, au lieu de cultiver la lucidité des citoyens.

(Photo : SMN)

Ajout :

Je viens de tomber sur une nouvelle très intéressante et très connexe, via Le Déblogueur, sous le titre :

« Un groupe d’extrémistes chrétiens appelle au boycott de Mcdonald’s ». La réplique de McDonald’s :

Il n’y a pas de place pour la haine dans notre culture, nous voulons aider les gens à vivre et à travailler dans une société sans aucune discrimination.

Je n’aurais jamais pensé applaudir McDonald’s…

53$ pour une gageure perdue (bis)

Voilà, j’ai publié mon premier texte d’opinion sur Branchez-Vous! C’est par là!

(Photo : Mr. Mark)

Faire parler les robots…

J’avais le projet d’écrire un billet sur l’apparition du soldat Mailloux à TLMEP mais la lecture du dernier texte de Christian Vanasse à ce sujet est venu me couper l’herbe sous les pieds, tellement il vise juste où je voulais viser, à quelques détails près. Vous pouvez le lire ici.

Bon, c’est fait?

Voilà, je vais quand même continuer en affinant ma pensée sur ce moment assez désagréable de télé. Aussi, hier soir, j’en discutais avec Christian Mistral, et je lui faisais part de ma déception par rapport au discours du tigre (il ne mérite pas de majuscule celui-là…) qui pourtant m’avait semblé un peu plus sensé que je pensais, en regard de sa propre entrevue (j’ai ce préjugé que l’obsession du hockey rend souvent le cerveau opaque comme des bandes de patinoire…) : c’est vraiment quand on utilise le côté humain pour promouvoir le côté politique que ça me fait le plus suer.

Si quelqu’un tue et qu’il demande de faire témoigner son gun, on va le croire un peu zinzin. Eh! bien, c’est ça qui se passe ici : la seule chose qu’on veut savoir du soldat Mailloux, puisqu’il n’est qu’un instrument (vivant), c’est pourquoi il a décidé d’adhérer à l’armée et pourquoi il aime la culture militaire. Pour la paye? Il semble bien que oui, il l’a assez répété… (Et je sens qu’il va se faire taper sur les doigts pour ça, car il faut bien, pour que la propagande ait l’air d’un beau message, qu’on pense que le soldat se bat premièrement pour sa patrie, et non majoritairement pour se remplir les poches : ça rejoins plus le mercenariat dans ce cas.)

Alors, on devrait laisser tranquilles les soldats, et leurs familles, dans ce débat. Les tenants de la guerre se servent bien ouvertement des instruments, les humains métaphoriquement robotisés, comme armes persuasives pour faire naître l’empathie chez le public, comme les tenants du libre marché se servent de l’instrument monétaire, et l’hystérie de la possession d’argent, pour détourner le regard des questions importantes. Et le parallèle est assez probant, comme l’a déclaré Michel Fugain, et je le paraphrase : les guerres sont toujours (ou plutôt majoritairement) économiques. Et tout porte à croire que c’est le cas en Afghanistan, sinon nos soldats seraient ailleurs, où on a encore plus besoin d’eux.

(Photo : -U!)

La leçon des Lavigueur

Au-delà de la qualité indéniable de la série « Les Lavigueur / La vraie histoire » et de tout le gonflement médiatique qui l’a accompagné et l’accompagne encore, je ne peux pas m’empêcher de faire un lien entre cette histoire pathétique et notre propre histoire économique, celle qui nous fait entrer de plain-pied dans l’application aveugle des néo-doctrines mondialisantes. Ne vous détrompez pas, mon parallèle ne sera pas tant anecdotique, mais plutôt symbolique.

On a d’un côté une famille tricotée serrée qui, après avoir gagné le gros lot, se défait peu à peu. Et de l’autre, on a une société solidaire qui, assez rapidement, gagne en individualisme égoïste, en liberté éconocentrique, et qui se défait aussi peu à peu, surtout l’environnement sur lequel elle repose. Comme les Lavigueur n’étaient pas aptes à gérer leur pouvoir monétaire, nous ne sommes pas aptes collectivement à recevoir ce cadeau empoisonné de l’IEDM. Et pourquoi me direz-vous, parce que ce cadeau n’est pas désintéressé et ne s’accompagne pas d’un souci éducatif. Pas besoin de dire que l’éducation n’était pas trop la tasse de thé de cette famille…

Loin de moi l’idée de les dénigrer. Mais il reste que je vois le piège néolibéral comme ont été les millions de Loto-Québec pour eux : un raccourci, un leurre, qui a bien prouvé que la recherche du bonheur, lire l’organisation de notre société, se trouve ailleurs. Ils se sont brûlé les doigts avec cet argent et le monde se les brûlera aussi, s’il n’y a pas un retour du balancier économique.

Justement, un regroupement de 68 économistes, l’organisation « Économie Autrement », propose de « revivifier le pluralisme dans le discours économique en redonnant droit de cité aux conceptions alternatives au courant dominant. » Est-ce que nous allons alors les écouter pour comparer ou sauter encore de plus en plus dans le bateau?

Et le privé, qui tente de vampiriser la santé, est-ce qu’on va le laisser aller sans mot dire même si des études très sérieuses démontrent qu’ailleurs dans le monde ça ne semble pas très gagnant? Pour preuve, un article du journal Le Devoir concluait comme suit :

« Une méta-analyse de Vaillancourt-Roseneau et Linder décortiquant 149 études permet de vérifier ces données sur une longue période de temps et dans divers pays, avance l’IRIS. En tout, 59 % des études analysées ont conclu à une plus grande qualité de services publics contre 12 % seulement au privé. L’écart est encore plus grand du côté des coûts, alors que 77 % des études concluent à des coûts moins élevés ou équivalents dans le public. »

Et la baisse de la valeur du travail, est-ce qu’on en tient compte? Mon collègue blogueur Manx a répertorié quelques vérités à ce sujet :

« Des études montrent que les entreprises canadiennes font plus de profits qu’auparavant, grâce au travail des employés, qui font plus d’heures qu’auparavant. Selon Statistiques Canada, […] de 1986 à 2006, les employés auraient en moyenne passé 30 minutes de plus, chaque jour, dans leur milieu de travail. Ce facteur serait la principale raison qui indiquerait que les parents passent moins de temps avec leurs enfants, d’ailleurs. »

Plus loin, il cite Le Devoir :

« Après avoir graduellement augmenté, en passant d’environ 50% au début des années 60 à plus de 56% au milieu des années 70, le poids relatif des salaires et autres avantages sociaux de l’ensemble des travailleurs dans le produit intérieur brut (PIB) canadien s’est graduellement mis à fléchir au fil des cycles économiques, au point de passer, en 2005, sous la barre des 50%. »

Alors oui, il est permis de remettre en question la doctrine qui prône la création de richesse à tout prix. Oui, le nouvel ajustement de nos valeurs à la seule loi économique nous poussera vers un débalancement sociétal et environnemental. Oui, l’histoire des Lavigueur est un bon exemple de ce qui nous attend si nous nous livrons corps et âme à l’hôtel du gros lot égocentrique. De la désolation, des liens brisés.

Oui, ce texte est bien à l’image de cette triste série. J’en suis presque désolé…

Sexe futuriste

Trouvé via Francis Tremblay.

De la vigueur et de la rigueur

J’ai écrit plus tôt chez Francis Tremblay que je n’écrirai pas sur les Lavigueur avant la fin de la série, mais, après avoir lu le texte « Les Lavigueur: le narratif », du blogue Après tout…, je change mon fusil d’épaule et je retourne ma chemise!

Comme introduction, le blogueur inscrit la définition de ce « qu’est le narratif d’un sujet traité par les médias » :

Pour les médias, le narratif est la cohérence et/ou l’arrangement que l’on confère à une série de faits. L’esprit humain a besoin de narratif pour comprendre le sens des choses. Nous faisons des liens entre les événements et nous construisons des interprétations en fonction de ces liens. En toutes choses, nous recherchons un commencement, un milieu et une fin. Nous comprenons et nous établissons le sens des choses en nous servant des notre expérience de la réalité et des textes précédents. Chaque texte devient à son tour un des textes précédents et le suivant le sera aussi en autant qu’il sera familier au public.

Pour la suite, je pourrais résumer ça comme suit : le narratif médiatique de l’histoire des Lavigueur se base sur la généralité que les pauvres sont des idiots et qu’il ne faut pas affirmer le contraire. Encore, grâce aux bons soins de Pierre Foglia, ils sont des menteurs, comme le démontre bien Yves Lavigueur, l’auteur du livre sur lequel se base en grande partie la série. Et ça continue comme ça, encore et encore, un défilé de journalistes qui prouveront hors de tout doute que le narratif médiatique est vrai, que les pauvres sont vraiment des épais.

Vous ne trouvez pas ça triste? Vraiment plus que l’émission de ce soir qui l’était beaucoup. Presque trop.

Il y un passage de son texte qui me hante :

Marie-France Bazzo qui n’aime pas les séries de «corde à linge» déclara que Les Lavigueur, la vraie histoire était la première production télé de l’ère adéquiste. Autrement dit, les pauvres, c’est quétaine.

Je ne peux pas m’empêcher de penser que justement, si je ne me trompe pas (j’étais quand même assez jeune en 1986), l’histoire des Lavigueur a sonné le glas du dénigrement des pauvres qui s’est cristalisé sous la fameuse appellation « BS », qui a mené, comme on le sait, à son mouvement antinomique, et j’ai nommé le mariodumontisme… Et à son paroxysme, l’explosion, le Bye Bye! du temps : quand l’humour sert à graver le conscient collectif.

Mais je me relis, et je me dis : aurais-je donc trouvé le chaînon manquant de la genèse de l’« ère adéquiste »? Hé hé!

Mais c’est surtout la démonstration claire de cette fausse représentation dans le premier épisode, de cette légende urbaine au sujet de la famille sur l’assistance sociale, qui est venu encore clouer au pilori les médias et leur objectivité. C’était assez jouissif, je l’avoue. (Surtout pour un blogueur comme moi qui a mal à sa blogosphère.)

Alors, c’est tout à fait normal de voir ensuite les journalistes, sans doute chatouillés de tous bords tous côtés, surtout au niveau de la bourse… essayer de dénigrer la série pour reprendre les points perdus. Comme quoi quand quelqu’un, qui n’est pas dans la famille, tente de s’emmitoufler de l’objectivité, so-so-so solidarité revient à la mode…

Malgré tout ce que je viens d’écrire, je trouvais Les Lavigueur, la vraie histoire meilleur au début. Presque sans blague.

Repeating the message.

Repeating the message.

J’l’avais-tu déjà écrit? :

Repeating the message.

(Photo : zakathy)

Tout Le Monde Est Kétaine?

Je viens comme plusieurs de terminer d’écouter (ouch!) et de regarder l’émission Tout le monde en parle.

Je ne sais pas pour vous, mais n’est-il pas un peu « too much » d’avoir à se taper la famille Dion presque au grand complet depuis des décennies, surtout quand il est évident à l’oreille que toute la majorité du talent s’est concentrée dans Celine? Je les regarde aller et il y a le mot « opportunisme » qui résonne dans ma tête. Ce qui m’empêche de les trouver sympathiques. Peut-être un peu, je l’avoue, celle avec les cheveux bouclés noirs.

À voir leur succès, je dois bien faire partie d’une minorité. Et quand t’as le gourou Guy A. de ton bord…

Avec en plus un petit bout de toune de Marie-Mai au retour des pubs, et Danny Turcotte qui s’armait de tout son humour gras pour ridiculiser Paul Piché et son essai — soit dit en passant, le seul bout de l’émission qui volait un peu du côté des idées (ne me parlez pas du passage de Jean Chrétien!) —, ne trouvez-vous pas que TLMEP s’enkétainise de plus en plus?

Trop de raccourcis

En réfléchissant à l’actualité québécoise récente, j’en viens à un constat : notre société est sclérosée parce que notre manque de temps, ou plutôt l’obligation de performance, la pression incessante que nous impose cette ère de productivité, de supposée lucidité à saveur écono-mondialiste, nous oblige à prendre bien des raccourcis. Ça vient de me frapper en lisant l’excellente chronique de Kristian Bolduc « Un bon garçon? », parue sur Cent Papiers, au sujet de l’histoire de la mort de Bianca Bolduc et de ces jeunes hommes qui ont appris le sens du terme « responsabilité » de la manière la plus triste…

Lorsque l’auteur parle de la responsabilité parentale, il faut avouer que le temps alloué aux enfants dans une famille est de plus en plus court. Et loin de moi l’idée d’accuser le nouveau modèle où les deux parents travaillent, dans le sens où l’arrivée des femmes dans le monde du travail est une mauvaise chose. Non, bien sûr. Mais la grande question : ne sommes-nous pas en train de nous adapter aux exigences de la société de consommation alors que logiquement ça devrait être le contraire? Il me vient encore l’image du serpent qui se mord la queue…

Je ne veux pas faire un plaidoyer pour un retour aux sources, mais j’aimerais simplement faire remarquer que le temps normalement alloué aux enfants était assuré par la mère au foyer, alors que maintenant il est majoritairement tronqué parce qu’il semble impossible de survivre dans ce monde avec une maison, une piscine et des enfants sans que les deux parents travaillent — pour les Montréalais, changer la piscine pour un grand condo… Il me semble que si notre société était bien construite, à tous les niveaux, les deux parents devraient pouvoir travailler seulement à temps partiel et ainsi pouvoir s’occuper aussi du noyau familial, non? Nous ne sommes pas dans ce monde et c’est pourquoi l’éducation des enfants est menée par la nécessité des raccourcis.

Cela m’amène donc à la question de l’apprentissage du français, eh! oui! Même si ce sujet en est un que je pourrais qualifier de politiquement partisan dans l’actualité du moment, parce qu’il a été amené pour contrer la tentative de prise du leadership en ce qui a trait à l’identité québécoise par le PQ, il est quand même symptomatique du raccourci que provoque cette course folle à l’efficacité, comme l’écrit très bien le blogueur de Regard Urbain : « Je pense que le problème de la piètre qualité de langue repose d’abord et avant tout sur une culture de l’instantanéité, de la réflexion rapide, de l’oralité. En France et aux USA, on se plaint des mêmes problèmes avec l’orthographe des jeunes. »

Force est d’admettre que nous ne sommes pas dans la bonne voie. Pourtant, l’efficacité des nouveaux outils technologiques, des avancées de la science, devrait pouvoir nous aider à évoluer dans le bon sens, mais non, c’est le raccourci vers l’idéal écono-centriste qui devient le moteur des cellules familiales, car le discours vide de la politique mécaniste continue de décolorer les valeurs humaines.

Et sans les valeurs humaines, nous devenons malheureusement de plus en plus robotique, des humanoïdes utilitaires.

(Photographie via Flickr.)

Le "gros bon sens" de Jesse Ventura


Voilà quelques citations que je viens de voir sur antagoniste.net, organe préféré des propagandistes de la droite, tiré de l’autobiographie de Jesse Ventura, gouverneur du Minnesota de 1999 à 2003. L’auteur du site a ajouté « Des propos que les états providences devraient méditer… ». Je vais tenter de les décortiquer à ma manière, même si je ne suis pas un « état providence »… Mais qui donc pourrait se targuer d’en être un? C’est comme demander à une chaise de se défendre…

#1 : La défense d’une juste cause ne donne pas droit à l’argent public. Il existe beaucoup de causes excellentes, et l’État est incapable de les prendre toutes en charges.

Si l’État peut investir dans l’économie, pourquoi pas dans les justes causes? L’existence de l’État devrait garantir une tentative de régulation des problèmes, parce qu’il est et surtout devrait être, à la base, une sorte de syndicat global qui régirait les rapports de force dans la société, puisque l’égalité des chances n’existe pas. Donc, la pensée de cet homme est réductrice et négative quant aux possibilités d’une société plus juste, occultant ainsi les moyens réels et les possibilités de régler les problèmes puisque ces moyens monétaires sont pris en otage par les nouveaux rois du corporatisme et leurs groupuscules de pression.

#2 : Je crois qu’au fond, la plupart des citoyens comprennent que l’État ne peut pas fonctionner quand il se transforme en organisme caritatif.

Je détournerais cette phrase vers l’idée de prévention et non de charité, qui, cette dernière, tente de régler les problèmes à la sauvette, sans jamais les régler (donc, mon opinion sur la charité personnelle est assez négative — puisqu’elle est aux prises avec le « bon vouloir » de chacun, le hasard des causes à la mode — et mon opinion sur la charité étatique est qu’elle n’agit seulement que comme un pansement sur la bactérie mangeuse de chair…). Si je comprends bien, cet homme croit que l’État n’a pas d’emprise sur la réalité, qu’il ne pourrait influer sur autre chose que la bonne marche de l’économie, comme si elle était séparée du reste…

#3 : La Constitution garantit le droit à la vie, la liberté et la recherche du bonheur – un point c’est tout. Il ne garantit pas le droit à la charité…

Cette citation expose bien tout le mépris de cet homme envers le bien commun, comme source de changement positif. Le droit à la vie, la liberté et la recherche du bonheur ne sont pas seulement des recherches égoïstes, qui ne concernerait seulement que le bonheur de sa famille et ses amis. La liberté de celui qui exploite ceux qui sont en dessous n’est pas protégée nécessairement de l’autre qui se trouve libre de se venger de la manière qui lui conviendra. Une société qui n’a plus comme base le bonheur de tous peut bien se protéger par les armes et la peine de mort : c’est le chemin le plus court, penser à des solutions positives n’est pas le propre de la pensée sociale économique à courte vue.

#4 : Il ne faut jamais oublier que l’État ne gagne pas un seul dollar qu’il dépense. L’argent qu’il vous donne doit être pris à quelqu’un d’autre.

Voilà qui représente bien la cupidité extrême. Cet homme a vraiment été gouverneur pendant quatre ans? C’est une vraie honte pour l’Humanité.

#5 : Quand quelqu’un veut aller à la fac sans payer ses études, décide d’avoir des enfants sans s’y être préparé financièrement, ou a fait des mauvaises affaires, il est injuste que cette personne prenne l’argent des autres.

Si une société décide d’un commun accord que le bonheur et la richesse de tous ses enfants passent par une éducation gratuite de qualité (qui entre autres cultive le sens critique), il y a de fortes chances que les mauvaises décisions que cet homme à la vue basse nous expose soient moins courantes.

#6 : D’autant plus que dans de nombreux cas, le dindon de la farce est quelqu’un qui a fait des choix plus sensés. Veut-on pénaliser ceux qui mènent leur vie de façon responsable?

Pénaliser de quoi? De s’acheter un deuxième Hummer? La valorisation des gens plus apte à se débrouiller dans la vie à ses limites. La dévalorisation des perdants est déjà assez honteuse comme ça. Les gens ne sont pas du bétail, même s’ils ont, pour certains, des capacités réduites : pourtant, leurs contributions à la société sont importantes et mériteraient un salaire et une considération plus importante.

#7 : Veut-on faire comprendre aux citoyens qu’une conduite financièrement irresponsable n’entraîne aucune conséquence, et que l’État sera toujours là pour les tirer d’affaire?

Un pas de plus et on croirait qu’il prône la peine de mort pour les pauvres et les gens qui ont fait faillite…

Un peu de mesquinerie pour finir : regardez cet homme; ne trouvez-vous pas qu’il a l’air d’un escroc? Je n’en voudrais surtout pas comme président, ou pire, premier ministre…

Freedom Writers

Avez-vous vu « Freedom Writers« , avec Hilary Swank? Je viens de le voir à l’instant.

Ça fait un peu film pour la télé, mais c’est intéressant, car c’est basé sur une histoire vraie. C’est aussi un peu larmoyant, mais ça démontre bien l’ambiance des milieux défavorisés aux États-Unis dans le début des années 90 (toutes les cliques se haïssent et se canardent à qui mieux mieux; enfin, je me demande vraiment si ça va mieux aujourd’hui… je n’ai pas l’impression).

Ce film montre les efforts d’un professeur pour rapprocher les étudiants d’une classe de différentes origines et leur donner le goût d’étudier. Pour se faire, et déclencher un rapprochement, elle leur explique l’Holocauste en faisant le lien avec les gangs de rue : si les Autres n’étaient pas là, ça irait mieux, si on les élimine c’est pas bien grave, ils sont inférieurs, etc. (C’est drôle, mais ce raisonnement peu, en plus de s’appliquer aux races et aux religions, s’appliquer aussi aux classes sociales… et j’inscris ici un MESSAGE en néon sur fond noir qui clignote pour ceux qui ont la fâcheuse habitude d’avoir un sentiment de haine envers les pauvres.) C’est un beau message et c’est très touchant : ça fait presque office de documentaire (sûrement un peu romancé) pour la réelle expérience pédagogique de cette femme.

Et je ne peux finir cette critique sans vous donner la réflexion qu’a provoquée ce film : on est quand même chanceux d’être ici où le phénomène des gangs de rue est encore très marginal. Donc, il ne faut pas suivre les États-Unis vers le gouffre d’inégalité dans lequel ils se trouvent déjà empêtrés. Par contre, il ne faut pas baisser les bras parce que le nôtre est moins profond. Et ce que cette femme a accompli est la preuve que l’on peut améliorer le sort de quiconque sur cette Terre, si on y met de la volonté, et c’est bien le but du film de nous le montrer. Alors, il faut convaincre le plus de gens possible à l’entraide, la compassion, la tolérance, donc de la possibilité de bonheur pour tous.

L’égocentrisme est la cible à abattre! Si on peut aimer notre famille et nos amis, on peut aussi aimer virtuellement le reste de la planète, ça serait un bon début, déjà de la bonne énergie lancée en l’air! Finalement, l’athéiste en moi vous dit : aimez-vous les uns les autres, en tout cas le plus possible, ça serait déjà ça!


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  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Un dinosaure dans la blogosphère
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre comment […]
  • Sur le nationalisme
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je regrette qu’il n’existe pas en français de mot pour désigner l’attachement que l’on peut ressentir pour le lieu où nous vivons notre enfance, entouré de gens qui nous aiment et qu’on aime — et pourvu que notre enfance ait été heureuse. Mais si vous retirez du nationalisme cet […] […]
  • Ne bouge surtout pas!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Je suis tombé sur cette photo la semaine dernière. Elle m’a troublé. Au-delà de la confiance aveugle, j’y vois une allégorie de notre condition sociétale. Les […]