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Canada : quand l’humanisme tombe à l’eau

Il y a un vrai imbroglio à lire sur la question du gouvernement Harper qui « bloque une résolution de l’ONU sur le droit de l’eau ». D’un côté, le Canada s’acoquine des États-Unis (puisque « les États-Unis ne sont pas membre élu, mais ont un droit de participation selon les règles du Conseil » des droits de l’homme) pour mener à bien ce saccage, et de l’autre, le député Francis Scarpaleggia, du PLC, favorable à la position conservatrice, argumente : « On ne veut pas donner des arguments aux Américains. Ils pourraient nous dire: donnez-nous votre eau, on y a droit. » Mais comment s’y retrouver dans cette chaîne d’avis contradictoires? D’autant plus que Maude Barlow, du Conseil des Canadiens, favorable au droit à l’eau, rétorquait : « Le Canada a reconnu le droit à la santé, mais ça ne donne pas le droit aux Américains de se faire soigner chez nous »

Gageons qu’il se cache derrière tout ça quelques intérêts… Il est évident qu’un droit à de l’eau potable, reconnu internationalement, couperait l’herbe sous le pied des embouteilleurs d’eau qui ont bien sûr commencés depuis quelques années à vendre de l’eau puisée à même le robinet. Et les droits d’exploitation de la ressource, ce sont quand même des revenus pour les États!

Comme on dit : plus on en a et plus on en veut!

Et ce qui me surprend beaucoup, c’est la couverture minime de cette nouvelle dans les médias et le peu de réaction. J’ai vu la nouvelle par hasard dans la minuscule section « En bref dans l’actualité » du quotidien 24 heures et je n’en ai pas entendu parler ailleurs (façon de parler!). S’il y a quelque chose de bien important pour l’humanité, c’est bien l’eau, puisque nous en sommes quand même composés d’à peu près 60%… et qu’un humain ne peut pas vivre plus de trois ou quatre journées sans eau.

Décidément, quand l’éthique a été distribuée, il n’y en a pas assez eu pour tout le monde…

(Photo : Pascal Rouen)

L’accord tacite #9

Ça fait assez longtemps que je n’ai pas bossé sur la série L’accord tacite (voir lien plus bas) et j’y reviens, car je trouve intéressant de décrocher un peu de la réflexion sur les sujets d’actualité (quoiqu’il y a toujours moyen de relier ces points avec l’actualité…). Et si je veux aller jusqu’au bout (il y a 33 points et j’en ai fait seulement 8 à date), il fallait bien que je m’y mette un jour ou l’autre. Alors voilà!

(Pour plus d’information quant au sujet de cette publication, consultez L’accord tacite #1.)

9) J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu’il s’agit d’un ennemi et nous encouragent à le tuer,

A priori, ce point fait bien sûr référence au militarisme, mais j’aimerais entre autres le clarifier au niveau de la moralité, de notre moralité héritée du judéo-christianisme.

La première partie fait amplement référence au « Tu ne tueras point », commandement très logique qui est imprégné en nous maintenant et qui n’a plus trop besoin d’être expliqué. Nul besoin non plus d’évoquer la colère de Dieu, il n’est besoin que de la Justice étatique pour calmer les ardeurs colériques de la majorité. Pour les autres, que ce soit des tueurs à gages ou des entreprises pharmaceutiques, il ne suffit que de jongler avec les probabilités de se faire prendre versus les profits à engranger.

Alors, la question de savoir si oui ou si non le meurtre direct ou indirect est immoral dépend de facteurs que tout un chacun ne peut pas toujours saisir, étant donné l’impossibilité de la transmigration de la conscience d’une tête à l’autre, et surtout de l’historique. Il ne reste que le rapport entre chacun et la peur de la Justice (extension de l’État; extension pour certains du pouvoir de Dieu — consciemment ou inconsciemment) pour guider les pas des hommes croyant être libres, avec la force illusoire du libre arbitre. Dans ce contexte, l’éthique semble déjà être dans une sphère conceptuelle à part.

D’où mon questionnement du contrat entre l’État et les militaires, qui abandonnent l’éthique dans son sens le plus philosophique (mais pas la moralité puisqu’elle est grandement assujettie à la dynamique arbitraire des complexes d’infériorité et de supériorité : quand la grandeur héroïque est garante de la craintive et humaine petitesse de l’obéissance). Qu’est-ce qu’il reste de l’humanité dans quelqu’un qui réserve sa pensée à la banalité du quotidien et à sa sensiblerie (les traumatismes psychiques ne sont pas causés par le combat moral, mais bien par un processus tout à fait physique et mental, pour ne pas dire biomécanique) alors que par ses actes il élimine la vie, devient en quelque sorte la main de Dieu?

Ce point représente donc pour moi un imbroglio encore plus néfaste que le débat pour ou contre la mission en Afghanistan, il faut le voir, et le plus clairement possible. Nous sommes loin de l’organisation d’un regroupement d’hommes qui se défend contre les éléments extérieurs, quels qu’ils soient. Mais qui pourraient se dresser contre cette légitime défense? Aujourd’hui, au contraire, un soldat décide de ne pas se poser de questions pour ne pas avoir à s’en poser plus à sa jeune retraite : c’est l’individualisme au service de l’intérêt collectif qui s’est désincarné par la complexification et la multiplication des pouvoirs. En comparaison, vendre son âme au diable semble plus éthique…

Mais tant que le bonbon de décrocher de la réalité en s’engageant dans une aventure organisée brillera plus que l’intégrité, il y aura toujours quelques dieux pour ne pas se salir les mains et faire passer des meurtres pour de l’amélioration.

Tiens, en passant, nos voisins du sud, grands pacifiques, ont dépensées 1600 milliards dans l’armement, seulement en 2007.

(Ce billet est fortement influencé par ma lecture du moment : Traité d’athéologie, de Michel Onfray.)

(Photo : Christopher Malcolm)

Et ça continue pour le point 10 ici!

Nous, les suiveux…

Le Devoir nous apprend que l’Europe s’engage réellement dans l’aventure automobile électrique. Ce n’est guère surprenant. Tandis que l’Amérique d’Al Gore surfe sur une mer de dollars pour tenter de changer les mentalités de sa population de pétrolomane, nous, amères loques gauloises, avons la fierté environnementale à des lieux au-dessus de nos moyens (et des faits) avec nos insuffisants bacs verts remplis par la force de notre insuffisante volonté, et, là-bas, il y a des initiatives concrètes qui donneront des résultats pratico-pratiques, et une influence sûrement culturelle.

Il est bien évident que les débats d’idées et l’urgence du réchauffement climatique ne se sont pas arrêtés comme ici à savoir si oui ou non nous serions responsables. C’est stérile au possible et la simple logique est de couper court au plus vite, point à la ligne : si des gens tuent des chatons en les enfermant dans une boîte au bout d’un tuyau d’échappement, il serait complètement stupide de faire abstraction du fait que la Terre est la grande boîte dans laquelle nous sommes enfermés, encore pour longtemps.

Et on revient encore au débat à savoir comment arriveront les changements de société : par la coercition étatique ou par les pressions de la population? Par exemple, il semble que ce mouvement européen a eu comme point de départ un appel d’offres de Poste de France (entreprise d’État), qui veut changer sa flotte de véhicules, ce « qui pourraient (sic) ouvrir la voie à un éventuel réseau de recharges routières », et qui permettrait alors l’utilisation citoyenne, et surtout la commercialisation, des voitures électriques, puisqu’à ce point-là, tout un chacun aurait l’assurance de pouvoir se procurer de l’énergie au besoin pour circuler sur les routes. Doutons fort que cette initiative ait pu venir d’une entreprise privée…

Et au niveau québécois, encore de l’immobilisme. Pourtant, nous avons de l’expertise et une technologie à point : le moteur de la CLEANOVA®, voiture électrique présentée aux Français, a été développé par TM4 (actuel membre d’Hydro-Québec, et qui, auparavant, « a permis à Hydro-Québec de développer le moteur-roue du chercheur Pierre Couture »). Et de l’électricité, nous en avons aussi beaucoup, il ne faut pas l’oublier. Alors, pourquoi le Québec n’est-il pas déjà en voie de se convertir totalement à la voiture électrique? Le titre de ce billet illustre bien mon avis sur cette question.

Et on pourrait même se demander si les succès actuels de l’industrie pétrolière canadienne ne nous mettront pas (ou ne nous mettent pas déjà) de bâtons dans les moteurs-roues…

Palmarès des plus riches : Bill Gates troisième, Warren Buffet vainqueur!

Sur le Web pointe un article du magazine Forbes qui titre « Gates No Longer World’s Richest Man » : il s’agit bien sûr du nouveau palmarès des plus riches de la planète. La nouvelle a été reprise un peu partout, mais seulement à un niveau anecdotique. Alors, un portrait plus global serait intéressant à dresser.

À la base, puisque Bill Gates s’était fait détrôner voilà plus de six mois par le mexicain Carlos Slim (j’ai pondu un billet à ce sujet en juillet 2007), et que le palmarès de Forbes est annuel, il est clair que dans ces hautes sphères de la finance les milliards se gagnent à une rapidité époustouflante : par exemple, la fortune de Carlos Slim a doublé depuis deux ans.

Or donc, le nouveau roi de la montagne est Warren Buffet, qui prend les devants avec une fortune évaluée à 61 milliards $. Carlos Slim le suit avec 59 milliards $ et Bill Gates avec 57 milliards $. Il a fait fortune grâce à « des entreprises sous-évaluées avec un bon potentiel de croissance à long terme » et en évitant les « entreprises de haute technologie, […] parce qu’il préfère investir dans des secteurs qu’il comprend. »

Par contre, il semble comprendre beaucoup d’autres choses. Entre autres, il affirme que les États-Unis sont déjà en récession malgré le fait que « l’économie n’a pas encore enregistré deux trimestres consécutifs de croissance négative. » Au sujet de la crise du crédit, il fustige la folie des spéculateurs, et, politiquement, il se range derrière les démocrates, ce qui va assurément à contre-courant dans le monde de la finance.

En conclusion de l’article de Forbes, il est dit qu’en octobre, Buffet a lancé un défi aux membres états-uniens de la liste des plus riches au monde, promettant qu’il ferait un don charitable d’un million de dollars si le groupe (ou un nombre important d’entre eux) admettait qu’ils paient moins d’impôts, par rapport au pourcentage de leurs revenus, que leurs secrétaires.

Un jour après avoir proposé cette gageure, Buffett a dit devant le Congrès que la richesse dynastique, l’ennemi de la méritocratie, est à la hausse.

Est-ce que par hasard le vent tournerait? Avec un Bill Gates qui s’est converti à la philanthropie, espérons que les gens d’affaires comprendront de plus en plus qu’une grande richesse vient avec une grande responsabilité sociale. Espérons aussi que Warren Buffet perdra rapidement son rang pour cause de charité.

Être ou ne pas être… né pour un p’tit pain

Dominic Arpin nous parle aujourd’hui de l’histoire de Jon Lajoie, diminutif de Jonathan Lavoie.

Jonathan Lajoie, le comédien, joue au Québec dans L’auberge du chien noir et Jon Lajoie, le réalisateur-humoriste-auteur-compositeur- interprète indépendant, s’apprête à faire le saut à Hollywood, U.S.A.

Ça me parle beaucoup, au-delà du merveilleux pouvoir du web, et vous?

Vive l’arrogance!

Dans tout le débat linguistique, il y a une constante qui concerne l’attitude des francophones, que l’on pourrait qualifier d’aliénés, pour les besoins de la cause — même si ça semble un tantinet exagéré —, et l’attitude des anglophones, fiers, et qui ne se gênent pas, entre autres, pour exiger des services dans leur langue et pour parler fort en public, comme vous l’avez sûrement parfois remarqué. Moi, en tout cas, je l’ai remarqué et, au-delà du fait que ça m’excède au plus haut point, j’ai parfois le goût de faire exprès pour les imiter, juste pour entendre cette langue que j’aime résonner à son tour sur les murs, faire vibrer l’air de sa musique. Juste pour jouer à l’arrogant. Mais je ne le fais pas. Est-ce que c’est seulement parce que je veux respecter la quiétude des autres que je m’en empêche?

Alors oui, en plus, le francophone se sent mal de parler parce qu’il a mal appris à le faire, la glorification du joual a été avalée, digérée et évacuée depuis belle lurette, et il se sent aussi mal de ne pas parler assez bien l’anglais, parce que c’est synonyme d’ouverture sur le monde, parce que l’économie mondialisante fait en sorte que la majorité des francophones vont devoir personnellement marchander avec le monde entier… oui, oui! Non mais, quand même, que de pression! Encore, le francophone se sent mal parce qu’il se sent seul dans ce monde, sa langue maternelle n’est qu’une barrière linguistique, un caprice presque archaïque, même s’il sait qu’il y en a des millions comme lui tout près, et il a parfois le goût de baisser les bras pour toutes les raisons évoquées plus haut. Honte à ceux qui dérogent des standards! Et si les standards viennent des cerveaux des plus grandes poches, ils doivent bien avoir raison…

Pourtant, comme mon arrogant collègue blogueur Martin Beaudin-Lecours, j’en ai plein le bas du dos du bilinguisme qu’on nous étale à grande pelletée :

Ce qui m’agace particulièrement, c’est cette supériorité morale qu’affichent et s’octroient ceux qui parlent plus d’une langue. Comme l’aurait fait Parizeau avec sa déclaration sur les “imbéciles qui ne parlent pas anglais”. Facile à dire quand on a fait un doctorat en économie à Londres! […] Hormis les immigrants qui par définition doivent apprendre la langue de leur pays d’accueil, qui peut pratiquer plusieurs langues sinon les migrants en général, ceux qui voyagent et ont les moyens de le faire? Quel est le pourcentage de gens sur la planète qui voyagent ainsi? Peut-être ne faut-il pas voyager pour pratiquer, qu’il suffit de lire, prendre des cours de langue et suivre des ateliers de conversation? Mais encore là, qui a ce loisir? En résumé, l’affirmation selon laquelle quelqu’un qui ne parle qu’une langue est nécessairement fermé d’esprit m’apparaît d’un snobisme incroyable et vient le plus souvent de gens qui oublient qu’ils sont privilégiés.

Moi ce que je pense, c’est chacun ses forces, chacun ses faiblesses! Est-ce que quelqu’un qui n’a pas la bosse des langues devrait être considéré plus faible qu’un autre en général, surtout dans un cadre où sa langue est objectivement celle de la majorité, et surtout, qu’elle est légalement la langue du travail? Est-ce que je passe mon temps à faire suer la majorité des gens bilingues de ma supposée supériorité en français, puisque objectivement le temps qu’ils ont mis à étudier l’anglais, je l’ai mis à étudier le français et à apprécier des oeuvres dans cette langue? Non. Ç’a l’air que même ce respect mutuel serait trop peu, enfin pour nous, puisque la compétition est partout.

Alors, au moins, bilingues, pas bilingues, ayons le courage d’être fiers de notre différence, de notre singularité dans cette Amérique anglo-hispanique. Soyons même arrogants s’il le faut! Avec l’arrogance comme amplification de notre commun dénominateur, que certains pourraient appeler notre culture, même si ça semble trop réducteur pour certains. L’arrogance comme récapitulatif de notre survivance, comme preuve de notre succès pérenne. Aussi, une arrogance qui nous fera nous sentir forts quand nous nous sentirons minoritaires, et insistants quand nous nous sentirons majoritaires. Donc, une juste arrogance qui affirmerait la fin de la modestie et qui inspirerait le respect. Car le respect se cultive.

Et en plus, il faudra un jour se rendre compte collectivement que, contrairement à l’anglais, le français est une question essentiellement québécoise en Amérique, comme le dit bien l’arrogant Claude Jasmin :

Rentrons nous cela dans le crâne : le français est la langue des Québécois et les Canadians -demi-amerloques, faux-américains- qui habitent les neuf autres provinces de cette pseudo-fédéréation n’ont nul besoin du français. Un fait têtu. Notre langue est inutile dans toutes ces autres régions. Ça grogne avec raison chez les voisins : « cette langue française nous servira à quoi? À aller jaser au Carnaval de Québec, une fois l’an ? C’est regrettable pour nos minorités francos hors-Québec ? Ils sont devenus des exilés malgré eux ! Rien à faire. Aux USA il n’en va autrement n’est-ce pas ? Pas un mot en français, ni à New York ni à Los Angeles, nulle part. On dit rien, évidemment. Pareil pour ce Canada désormais !

Est-ce qu’on va alors encore atteindre l’assentiment des autres pour nous projeter?

(Photo : R.e.a.s.o.n.)

John F. n’est jamais bien loin…

Hier, via Patrick Dion, je suis retombé sur le documentaire Zeitgeist, que j’ai réécouté en version sous-titrée en français (cette version est celle où les sous-titres sont les plus lisibles), question d’encore mieux le comprendre en détail, puisque je l’avais déjà vu dans sa version originale en anglais, langage avec lequel je ne suis pas encore tout à fait à l’aise… Petit train va loin, mais ça rentre beaucoup mieux dans ma langue maternelle!

Si vous ne l’avez jamais vu, je vous le conseille, juste pour vous confronter à vos croyances. C’est parfois fou, c’est parfois flou, mais au moins ç’a le mérite de ne pas être paresseux et de ne pas cultiver le mouton en nous…

Et ça tombe bien que j’en parle aujourd’hui, car c’est le supermégamardi! Quand je pense aux élections états-uniennes, je pense à Barack Obama, quand je pense à Barack Obam, je pense à John F. Kennedy (puisque beaucoup font la comparaison entre les deux), et il y a un discours du feu président, qu’on entend dans Zeitgeist, que j’aimerais transcrire ici, puisqu’il est très porteur d’espoir :

Mesdames et messieurs,

Le mot « secret » est en lui-même répugnant dans une société libre et ouverte. Et en tant que peuple par nature et historiquement, nous nous opposons aux sociétés secrètes, aux serments secrets, et aux procédures secrètes. Parce que nous devons faire face tout autour du monde à une conspiration massive et impitoyable qui s’appuie d’abord sur des moyens déguisés permettant le déploiement de leur sphère d’influence basée sur l’infiltration plutôt que l’invasion, utilisant la subversion plutôt que les élections, et de l’intimidation au lieu du libre arbitre.

C’est un système qui a nécessité énormément de ressources humaines et matérielles dans la construction d’une machine étroitement soudée et d’une efficacité remarquable, elle combine des opérations militaires, diplomatiques, de renseignements, économiques, scientifiques et politiques, leurs planifications sont occultées, et non publiées. Leurs erreurs sont passées sous silence ou non relayées par la presse. Leurs détracteurs sont réduits au silence, et leur avis non sollicité. Aucune dépense n’est remise en question, aucun silence n’est révélé. C’est pourquoi le législateur athénien Solon décréta comme crime tout citoyen se désintéressant du débat.

Je sollicite votre aide dans l’immense tâche qui est d’informer et d’alerter le peuple américain, avec la certitude qu’avec votre aide l’homme deviendra ce pourquoi il est né : libre et indépendant.

John F. Kennedy (1917-1963), le 9 Janvier 1961

Je souhaite donc que Barack Obama dirige le pays de nos voisins, et si c’est le cas, j’espère surtout qu’il poursuivra le travail de John F. Kennedy. Aussi, il faudra bien qu’il s’assure de sa sécurité personnelle, entre autres se commander une papemobile…

Des châteaux de cartes

Tombera-t-elle, ne tombera-t-elle pas? On se pose cette question à propos de l’économie états-unienne à qui mieux mieux depuis quelque temps. Et c’est normal dans le contexte où nos économies sont de plus en plus reliées dans un contexte de mondialisation. Et dans le domaine névralgique de la spéculation immobilière, qui concerne, il faut le rappeler, un besoin humain primaire, il semble y avoir un problème, qui ne se résorbera pas de sitôt.

Pour Robert James « Bob » Shiller, « la crise immobilière qui frappe les États-Unis est la plus grave depuis la Grande Dépression ». Il l’explique en long et en large dans une entrevue rapportée par le site économique lesechos.fr. « Disséquant les mécanismes à l’oeuvre sur un “marché d’amateurs”, il regrette le manque de lucidité de nombreux acteurs. Et, alors que la tourmente s’étend aux places boursières, met en garde contre ses conséquences. »

Il est surtout très heureux de voir un économiste s’inquiéter pour l’aspect social, et je le cite :

Il va y avoir des dommages mais ils seront sans doute localisés dans certains pays. Ce n’est pas la fin du monde. Le principal risque est en fait social. Au moment où les salaires des PDG atteignent des niveaux record et où la rentabilité des entreprises est à un sommet, on risque de mettre 2 millions de personnes dans la rue aux États-Unis. La crise du “subprime” va frapper les plus pauvres. Cela pourrait avoir de lourdes conséquences.

On voit bien qu’il ne va pas jusqu’à proposer un changement de paradigme économique, qui s’appuierait sur autre chose que la croissance, mais au moins il vante une certaine prudence, et même pointe vers un certain positivisme par rapport à une chute des prix en immobilier :

Ce qui fait la force et l’attrait de villes comme New York ou Paris, c’est en partie leur vitalité, résultat de leur diversité. Retirez les artistes, mais aussi les professeurs, les policiers…, ceux qui ne peuvent plus se permettre de vivre dans une ville qu’ils servent, et que reste-t-il ? Une ville ne peut vivre seulement grâce à des spéculateurs. Rares sont ceux prêts à l’admettre mais, paradoxe, une chute des prix peut aussi avoir des conséquences positives. Les hommes politiques parlent de pouvoir d’achat, de logement abordable, pourtant ils sont inquiets dès que les prix baissent dans l’immobilier. Mais l’accroissement des inégalités que l’on constate aujourd’hui et qui est en partie lié à l’évolution du prix des logements est aussi porteur de tensions sociales.

Or, il semble il y avoir encore un fossé énorme entre la santé économique, selon une vision refermée sur elle-même, et la santé sociale. Cela est bien facile à constater et la preuve qu’il faut fuir le plus possible le fantasme du capitalisme pur.

Derrière le risque, il y a des gens.

Un deuil parmi tant d’autres

Depuis hier, mon Google Reader fourmille de billets au sujet de la mort de qui donc, eeeh… de Heath Ledger. Je ne comprends pas le buzz… Y’a un grand journaliste, dont je ne me souviens plus du nom…, de Radio-Canada (je l’ai appris en écoutant le Téléjournal), qui est mort aussi, et nada, niet, rien à son sujet sur le web. C’est pas juste. Hé hé!

Justement, même Sur le web (du site de Radio-Canada) fait état de la mort de… Heath Ledger. C’est triste la mort, mais pourquoi pour lui ça l’est plus? Il y a des morts aux bulletins de nouvelles autrement plus tristes, et c’est pour ça que j’essaye d’écouter ces parties-là des bulletins le moins possible. Ah! oui! parce qu’il a eu quelques rôles au cinéma états-unien…

Je sais, je sais, il n’y a rien drôle dans la mort. Surtout quand elle est réelle.

Bon, question de se changer les idées, et parlant cinéma, courrez louer le DVD du film « Les trois petits cochons ». Pour ma gouverne, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un bon film de même, et surtout ri comme ça à propos d’une blague visuelle…

Ajout (12h) :

En fin de compte, j’étais un peu perdu (je n’avais pas terminé mon café…), le dernier décès, c’était celui de Robert Lemieux, un ancien avocat, entre autres du FLQ. Je viens de le voir sur le blogue de Christian Mistral. Oups! sauf qu’il est mort dans la nuit de dimanche à lundi, alors peut-être que la mort du journaliste est arrivé après. Ayayaye…

Bon, je pars faire de la planche à neige, ça va m’éventer le cerveau.

Check the Black Boy & the White Woman

Renart L’éveillé / Check the Black Boy & the White Woman

Camouflage états-unien

Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/

Renart L’<p>éveillé / Camouflage états-unien

J’avais fait ce montage photographique pour l’ajouter à mon texte « États-Unis : une nouvelle guerre avant la fin des présidentielles? », mais du projet à l’écriture il s’est passé un bon moment, alors j’ai complètement oublié…

Comme on dit : une image vaut mille mots!

États-Unis : une nouvelle guerre avant la fin des présidentielles?

La frénésie électorale états-unienne qui bat son plein en ce moment pourrait nous faire oublier que George W. Bush et sa bande sont encore sur le pied de guerre, et qu’il ne faudrait qu’une étincelle pour allumer le feu aux poudres. Comme on se souvient, ils sont passés à un cheveu de rentrer avec leurs grands chevaux en Iran et, malgré l’évidence, ils continuent de croire à la légitimité de leur position belliqueuse, encore maintenant.

Certains croient même que c’est l’écrasement du satellite KH-13 dans une région éloignée du Pérou, qui « aurait pu servir à guider les missiles nucléaires vers les buts iraniens », qui expliquerait ce sursis. Alors, serait-ce trop alarmiste, comme l’indique l’article, « Est-ce qu’une attaque nucléaire des États-Unis contre l’Iran a été déjouée par la destruction d’un satellite? », paru sur voltairenet.org, de penser que les « seigneurs de guerre américains sont décidés à mener le monde entier dans une guerre totale pour agrandir leur hégémonie »?

Et cette nerveuse position ne se résume pas qu’à l’Iran. Selon l’agence russe d’information internationale Novosti, le 15 décembre dernier, une dépêche annonçait que les États-Unis n’excluaient pas « la possibilité d’un affrontement global et direct avec la Russie ». Bien sûr, ce n’est pas une nouvelle qui a alimenté une folie médiatique, mais elle reste quand même représentative. On peut alors se demander pourquoi du côté de Bush toutes les raisons sont bonnes pour déclarer la guerre où cela est possible, encore et encore.

Il y a peut-être un semblant d’explication, si on revient dans le passé : en 1967 est paru le Rapport sur l’utilité des guerres qui examinait « froidement et sans position morale les effets qu’aurait la possibilité d’une « paix permanente » et les implications qu’entraînerait une reconversion économique de l’industrie militaire ». « Les membres du groupe, au nombre de quinze, [qui] provenaient d’horizons les plus divers afin de favoriser la réflexion la plus large et de mettre l’accent sur l’interdisciplinarité », sont arrivés à la conclusion que le système capitaliste, du moins états-unien, a besoin sine qua non de la guerre pour bien fonctionner.

Est-ce que ce rapport serait, encore aujourd’hui, une sorte de bible qui influence la politique étrangère états-unienne?

Car il y a beaucoup de questionnements qui ressortent de toutes ces circonstances, surtout quand on sait que l’économie de cette superpuissance est en eaux troubles depuis quelque temps, malgré l’Afghanistan et l’Irak, et que le résultat de sa croissance des dernières années est seulement allé dans les poches des plus riches

Il ne manque alors qu’un événement décisif, fortuit ou pas, pour que l’arsenal idéologique de la maison blanche, encore en fonction jusqu’à la fin des élections, il faut le rappeler, nous enfonce encore plus dans l’horreur.

L’avenir nous le dira, en espérant que ce texte ne s’avérera pas prophétique.


 

(La photo provient d’ici.) 

Du riz OGM illégal sur le Plateau

Une recherche, menée pour le regroupement Greenpeace, a prouvé que du riz génétiquement modifié illégal, importé des États-Unis, s’est retrouvé à la succursale d’un Provigo, situé sur l’avenue Mont-Royal. On parle d’un autre cas dans un supermarché de Vancouver.

Selon l’organisme, « Cette situation illustre que les mesures prises par le gouvernement canadien sont largement insuffisantes puisqu’elles n’ont pas pu, plus d’un an après la contamination, prémunir les consommateurs contre l’importation de riz illégal au Canada en provenance des Etats-Unis. »

Étant donné que ce produit est potentiellement dangereux, il apparaît que cette initiative est juste et fait apparaître le retard canadien, qui se compare négativement aux mesures prises par, notamment, le Royaume-Uni, la Russie et les Philippines.

Cette position laxiste est donc assez représentative de la nouvelle direction que prend le Canada depuis l’avènement d’un gouvernement conservateur, sous l’égide de Stephen Harper. Et il semble que cela soit presque normal, car on ne peut pas mettre toutes ses énergies dans la diplomatie négative qu’est la guerre et en même temps s’occuper en détail de la santé présente et future des Canadiens…

(Source : CNW Telbec – Photo : East-Ouest via Flickr)

Ajout (17h45) :Comme quoi une nouvelle ne vient jamais sans une autre : Les consommateurs profiteront d’un plan d’action fédéral visant à moderniser la législation sur les produits dangereux et sur les aliments et drogues

Et cela arrive alors que la question des produits chimiques est de plus en plus présente. Lire à ce sujet mon billet « Bisphénol? Ah! » et celui de Cecile Gladel sur Branchez-vous!

Les Russes et les États-Uniens contre la force nucléaire

Selon un sondage récent, une très forte majorité des États-Uniens et des Russes souhaitent l’abandon des armes nucléaires.

C’est une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne est simple : il y a un constat clair dans les populations de ces deux pays face à cette menace dont elles n’ont pas le contrôle. Donc, que l’impossibilité de pouvoir attaquer avec ces armes est préférable à profiter de la force persuasive, ce qui n’est pas rien!

La mauvaise, c’est bien sûr qu’un processus d’armement ne s’arrête pas comme ça parce que la population n’en veut plus; je serais utopiste et même naïf de même le penser… Le poids de la population sur les politiques, et encore plus sur l’armement, donc la militarisation, est faible, surtout quand il s’agit de superpuissances. Comme quoi le poids du nombre semble exponentiellement et inversement proportionnel plus ce nombre est grand. Voilà le drame, mais j’espère me tromper.

Un monde de hasards prévisibles…


Selon une dépêche de Sur le Web, Yahoo! est dans l’eau chaude. Des informations venant de leur part au gouvernement chinois ont permis de faire condamner un journaliste chinois dissident à 10 ans de prison. Yahoo! tente de se défendre en arguant une mauvaise traduction… Eh! oui, le cliché des mauvaises traductions chinoises a encore frappé!

Aussi, il paraîtrait que la guerre en Irak aurait trouvé une de ses bases en la personne d’un imposteur : Rafid Ahmed Alwan alias Curve Ball. Selon l’émission états-unienne 60 Minutes, du réseau CBS, c’est en regard à un faux témoignage de cet homme que l’administration Bush a pu affirmer que ce pays se dotait d’armes de destruction massive. L’article complet est ici, et RW Watch en discute ici.

Et la meilleure, selon le site geostratégie.com, tout comme Gordon Brown, le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, et Abdullah Gül, le président de la Turquie, Nicolas Sarkozy a été formé par le département d’État des États-Unis d’Amérique.

Quand le hasard fait bien les choses…

Le Vermont truffé de méchants séparatistes!

Eh oui! Il semble que le Vermont, l’atypique petit état états-unien, qui comptait 608 827 habitants en 2000, voit de plus en plus en son sein grossir un sérieux mouvement séparatiste. Un ami m’a envoyé un lien vers un petit article paru sur cyberpresse, mais il disparaîtra sous peu pour aller dans les limbes corporatifs du CEDROM-Sni; par chance, il y avait un lien vers un article du Courrier International.

Un petit apéritif :

Le Vermont a toujours eu un côté farouchement indépendant. Il s’est opposé à l’esclavage bien avant d’autres États. En 2004, il a élu le premier sénateur socialiste du pays, Bernie Sanders, et a été le premier [en 2000] à autoriser les unions civiles homosexuelles. Montpelier est la seule capitale d’un Etat américain à ne pas avoir de restaurant McDonald’s, et le Vermont a résisté bien plus longtemps que les autres États à l’installation d’hypermarchés Wal-Mart à la périphérie de ses villes. La législation du Vermont en matière de protection de l’environnement est également l’une des plus strictes du pays.

Donc, on y apprend aussi que plusieurs états de ce grand pays ont des mouvements sécessionnistes : Alaska, Hawaii, Texas, Cascadia, Porto Rico, en Californie et même New York! Il y a ainsi plus de mouvements indépendantistes aux É-U qu’au Canada, ce n’est pas rien, quand même!

Aussi, selon Agoravox, « certains sécessionnistes souhaitent s’associer au Québec […] D’autres veulent faire du Vermont la onzième province du Canada. » En somme, bien des idées pour avoir un peu plus de latitude politique tout en ayant des alliances économiques. Cela prouve bien à mon sens la viabilité des indépendances dans un contexte mondialisant. Comme le Québec, le Vermont veut reprendre le contrôle total de son agenda. Qu’est-ce qu’il y aurait de mal à ça?J’espère vraiment que ce mouvement prendra encore plus d’ampleur, entre autres, pour calmer ici les craintifs. Le Canada n’est pas une fin en-soi, ni les États-Unis! Ces grands pays ne sont pas garant du bonheur de leurs plus petites entités, en voilà bien la preuve. Ces pays ne devraient pas être des prisons à aire ouverte! Sus aux barreaux fédéralistes!

Mais, avant de terminer, je ne pourrais passer sous silence que certains sécessionnistes veulent s’unir, pour la cause et non pour les valeurs, à un mouvement sudiste « qui a été dénoncée à plusieurs reprises pour ses positions de haine raciale ». Et, nonobstant le don d’exagération de la moitié de la population qui fait passer un projet linguistique québécois pour un projet raciste, la seule chose qui pourrait ressemble ici à de la haine raciale est la ridicule Fédération des Québécois de souche… Je suis content de pouvoir avouer qu’on ne fait pas le poids!

Des peewee!

I bet I can find 1,000,000 people who dislike George Bush!

Je viens de trouver cette superbe photo sur le groupe Facebook « I bet I can find 1,000,000 people who dislike George Bush! » Inscrivez-vous en grand nombre! Ça ne sert pas à grand-chose, mais c’est tellement drôle!

Et s’il vous plaît, ne pas confondre anti-Bush et anti-États-Unis…

Mais, pour contrebalancer, j’ajoute un lien vers l’article très sérieux « La menace nucléaire viendrait-elle des États-Unis?! »

Ajout (2h) :

Michel Monette viens d’ajouter en commentaire une série de groupe Facebook, je les ajoute ici, en hyperliens, c’est plus « user friendly » :

Contre Rabaska

Accommodements raisonnables

Le regroupement québécois contre le bruit

Je suis souverainiste

Pour la Loi 101

Doctors whitout borders

Support the Monks’ protest in Burma

Facebook en français

Radio-Montréal CIBL 101,5 FM

La théorie de Wonderingmind42

Le vidéo The Most Terrifying Video You’ll Ever See qui expose la théorie d’un enseignant états-unien, Wonderingmind42, est d’une simplicité désarmante et pourtant pleine de bon sens. Il expose quatre choix basés sur l’existence ou non des changements climatiques sur Terre (qui pourraient possiblement avoir des répercussions catastrophiques) et la volonté ou non de participer au ralentissement de ces changements en investissant, donc en jetant en quelque sorte l’économie (telle qu’on la connaît aujourd’hui) par terre.

Donc, si la société décide d’investir dans la sauvegarde de l’environnement, mais qu’il s’avère qu’il n’y a pas de changements climatiques, nous nous retrouverons avec un problème économique — je rajouterais qu’un environnement plus propre serait quand même un gros plus. Si nous décidons de ne rien faire et qu’il s’avère que les changements climatiques sont inexistants, nous serons heureux et prospères.

Par contre, si nous prenons la décision d’investir dans la sauvegarde de l’environnement et qu’effectivement les changements climatiques s’avèrent véridiques et que nous réussissons à les freiner assez pour éviter la catastrophe, nous serons heureux (et surtout vivants), bien que plus pauvres. Et si nous ne faisons rien et que les changements climatiques sont véridiques, ce sera la catastrophe, avec assurément des répercussions économiques, entre autres.

En conclusion, il apparaît clairement que d’investir dans la sauvegarde de l’environnement est le meilleur choix, car de ne pas le faire occasionnerait un risque beaucoup plus grand : il s’agit de choisir entre une catastrophe économique et une catastrophe globale.

Il est certain que ce raisonnement ne tient pas compte des demi-mesures et des idéologies : il n’est que logique et surtout, basique. Il illustre un choix moral, guidé par un souci pratique qui s’appuie sur des probabilités simples. De toute façon, la différence entre investir massivement et investir à moitié donnera des résultats à la mesure de ces investissements, quoi qu’il arrive.

En regardant chaque point attentivement, il apparaît que ces choix sont plus difficiles à analyser lorsque l’on ajoute des considérations précises, je l’admets. Mais je remarque surtout que la donnée économique, comme système, se doit d’être immuable pour arriver à des résultats aussi tranchants.

Donc, si la donnée économique est malléable, il serait possible de considérer la bataille écologique comme un moteur économique, au même titre que souvent les guerres le sont ou l’ont été, dans leurs raisons sous-jacentes — la Deuxième Guerre mondiale en est un bon exemple.

Si c’est le choix que le monde fait, l’énergie et le dynamisme déployés pour contrer la pollution enrichiront assurément toute la société, quoi qu’il arrive.

Fait ce que je dis, pas ce que je fais!


Le blogue Leif Thande publiait cet après-midi un texte sur le nouveau classement mondial de Reporters Sans Frontières par rapport à la liberté de presse. Le Canada occupe le 18e rang tandis que les États-Unis se classent au dernier rang des pays occidentaux, au 48e rang.

Il est quand même assez intrigant que le pays qui se clame le plus de la démocratie, au point de dépenser des fortunes colossales en campagne guerrière de propagande pour la faire triompher, soit le dernier.

Je dis ça comme ça…

La photo vient d’ici.

Les grands illusionnistes de la monnaie

Saviez-vous que les billets de dollar « américain » sont émis par la Banque Fédérale de Réserve (FED), appartenant à des intérêts privés? Saviez-vous que l’argent crée ici l’est en majorité par les banques à charte privées, et donc que 94 % de la masse monétaire créée ne fait pas partie de la catégorie « monnaie légale » (qui sort des imprimantes de la Banque du Canada), mais bien dans celle des « promesses de paiement en monnaie ayant cours légal »? Aussi que la FED est propriétaire à 95 % de la Banque du Canada?

Si vous ne le saviez pas, la lecture du texte « L’escroquerie monétaire mondiale à votre portée » de JC Thériault, publié sur le site La Tribu du Verbe, pourrait vous en apprendre davantage. L’auteur y fait l’étalage des problèmes de notre système, assujettit au bon vouloir de quelques décideurs qui font des profits en additionnant et en soustrayant des chiffres comme par magie. Par exemple, pour rester dans la thématique de l’illusionnisme, dans son chapitre concernant la situation canadienne, il cite John Kenneth Galbraith (1908-2006), économiste canadien et conseiller économique de différents présidents des États-Unis, dont John Fitzgerald Kennedy, à propos de la création d’argent : « Le processus par lequel les banques créent de l’argent est si simple que l’esprit en demeure confondu. Quand il s’agit de choses aussi importantes, on est en droit de s’attendre à un mystère plus profond. »

Ce que l’auteur expose aussi, c’est l’impossibilité du règlement de la dette dans ces conditions. Car il est alors assez facile de comprendre que tout argent frais occasionne systématiquement un déficit au moment même où il est créé. Notre société doit de l’argent, et de plus en plus, à des individus simplement parce qu’ils existent, puisqu’il n’y a pas de travail à proprement parler de leur part : la famille Rothschild possède 53 % de la Federal Reserve Bank (qui, il ne faut pas l’oublier, est propriétaire à 95 % de la Banque du Canada — et, en passant, c’est assez bizarre qu’il n’y ait aucun membre de cette famille dans le haut du peloton du palmarès des plus riches de la planète…). Concrètement, cela donne ici une situation où dans son budget 2004-2005, le ministre Séguin « consacrait près de 7 milliards au Service de la Dette du Québec, soit presque 50 % des impôts sur le revenu », et soit 12,8 % du budget total. (À l’examen de ces chiffres, c’est une réelle chance que ayons encore d’autres revenus étatiques que les impôts!)

Mais le noeud du problème est surtout que, selon différents observateurs et experts, le système est sur le point d’éclater en un boom d’effondrement planétaire (quand la monnaie ne peut plus servir à acheter des biens étant donné la perte de confiance des gens en ce moyen de tractation) parce que « l’inflation est une politique délibérée et qu’elle se poursuivra sans fin », selon les termes de Ludwig von Mises (1881-1973), économiste autrichien qui a eu une influence appréciable sur le mouvement libéral et libertarien moderne. Et c’est dans la mesure du possible puisque les conditions ressemblent étrangement à « ce qui s’est passé avec la devise Continentale aux États-Unis en 1781, avec les mandats territoriaux français en 1796, et avec le mark allemand en 1023. Cela se reproduira chaque fois que les mêmes conditions apparaissent », encore selon les propos de cet économiste, mais ceux-ci tirés d’un article de William Bonner, historien et moraliste, paru dans La Chronique Agora, site d’information financière.

Et le pire, c’est que la sirène d’alarme sonne déjà, mais dans une fréquence qui passe inaperçue, car notre survie à (très) court terme n’est pas en danger. Mais pour combien de temps encore? L’avenir est dans une zone d’ombre, pour ne pas dire escamotée, mais le passé l’est tout autant : l’histoire d’horreur atteint son paroxysme quand on sait que lorsque « le président Kennedy a proposé une Loi visant à étatiser ce système financier privé, il est décédé subitement. »

Subtil comme un 2 X 4…

Quand l’oncle Sam a besoin d’une dose plus concentrée de militaires, voilà ce que ça donne!L’armée états-unienne travaille en ce moment avec la compagnie GlobalVR pour que ces belles machines arrivent dans les arcades incessamment. Voilà deux commentaires de futurs clients déjà satisfaits :

  1. jonathan Says:July 27th, 2007 at 3:14 pmMan, i am gonna get so baked and play this shit. It looks hilarious.
  2. kP Says:July 27th, 2007 at 3:21 pmI expect that these games will be heavily vandalized.

En voyant ça je me dis que ça sera selon, tel parent sera encore plus contre les jeux d’arcade, tel autre commencera à y trouver une certaine utilité… Personnellement, je trouve ça franchement indécent. À quand la version canadienne avec un petit briefing de Stephen Harper sur son 36?

Détournement

Ceci est un exemple d’une série de photomontage qu’une grande amie de ma douce, EveB, a fait avec des photos d’archive de l’armée états-unienne. Ça vaut vraiment le coup d’oeil!

La Terre miniature


Grâce à « Sur le web », je suis tombé sur un site vraiment intéressant et qui s’appelle « The miniature earth ». Il contient un montage de photos et de textes relatant la situation planétaire, si nous pouvions réduire la population de la Terre à 100 personnes, en gardant les proportions exactes. Il n’y avait pas de version française alors je me suis amusé à le traduire.

Sur 100 personnes :

61 sont asiatiques
12 sont européens
8 sont nord-américains
5 sont sud-américains (en incluant les caraïbéens)
13 sont africains
1 est océanien

Il y a 50 hommes et 50 femmes

47 vivent dans les villes

9 sont handicapés

33 sont chrétiens (toutes confessions confondues)
18 de musulmans
14 d’hindouistes
16 n’adhèrent à aucune religion
6 de bouddhistes
13 adhèrent à d’autres religions

43 vivent dans un milieu sans possibilité d’hygiène de base
18 vivent sans avoir accès à de l’eau potable

6 ont en leur possession 59 % de toute la richesse mondiale
13 ont faim ou souffrent de malnutrition
14 sont analphabètes
7 ont une éducation de niveau secondaire
12 ont un ordinateur
3 ont une connexion internet
1 individu (âgé de 15 et 49 ans) a le SIDA

1120 milliards de dollars US ont été déboursés en dépenses militaires
et seulement 100 milliards de dollars US pour l’aide humanitaire

Si tu gardes ta nourriture dans un réfrigérateur, tes vêtements dans un garde-robe, si tu as un lit et un toit en haut de ta tête, tu es plus riche que 75% des habitants de la Terre
Si tu as un compte en banque, tu fais partie du 30% des plus riches

18 vivent avec 1 dollar US ou moins par jour
53 vivent avec 2 dollars US ou moins par jour

Apprécie ce que tu as et fais ton possible pour un monde meilleur

La mort d’un président

J’ai visionné hier soir, dans le confort de mon foyer, le faux-documentaire du cinéaste britannique Gabriel Range : « Death of a president ». En voilà le synopsis, selon allocine.com : « Le 19 octobre 2007, le Président George W. Bush se fait assassiner sous les yeux effarés de la foule. Le film retrace l’horreur de cette situation fictive et la traque du meurtrier par le FBI à la manière d’un document TV. »

Avant sa sortie en salle, ce film avait fait couler beaucoup d’encre et on comprend pourquoi. Aux yeux de certains états-uniens, mettre en scène l’assassinat d’un président de leur pays constitue une offense grave. Sauf que tout l’intérêt ce cette oeuvre repose sur l’extrémisme de cette proposition, car sans elle, il n’y a rien qui tienne. Entre autres, elle illustre bien que cette guerre au terrorisme est risquée, même pour le président lui-même. Et surtout que les ennemis sont maintenant partout.

Mis à part que ce faux-documentaire est très bien fait visuellement, on sent toute la complexité de la politique américaine, tant au niveau de son protectionnisme que dans ses moyens propagandistes. Il est clair que le cinéaste a un parti-pris contre ces politiques et son oeuvre est très réaliste dans ce sens, sans non plus s’abandonner à trop occulter l’autre côté de la médaille, enfin je crois. Mais, n’étant pas moi-même très sympathique à la cause de Georges W. Bush (remarquez la distinction entre le président et le peuple), j’ai eu beaucoup de difficulté à lui trouver des points positifs, même après sa mort symbolique…

Alors, si vous vous intéressez à la politique et au documentaire, vous allez sûrement trouver quelque intérêt à voir ce film. Son montage est dynamique, le propos est captivant, plein de retournements. À voir.

Les Immigrants Rejettent les Séparatistes Québécois


Ceci est un texte déjà publié chez Louis voilà quelques jours :

Pour continuer dans la lignée de la votation des groupes ethniques et de leur position en bloc (voir le texte Le vote juif de Louis), j’aimerais revenir sur un texte que j’ai lu sur le blogue de Richard Hétu sur Cyberpresse, paru le 12 mai qui relate un autre article paru sur le site internet du New York Times. Pour citer les paroles traduites d’Aymar Missakila, un Congolais d’origine (agent des plaintes du CRARR : centre de recherche-action sur les relations raciales — notez le poste qu’il a, c’est assez important, je crois…): «Je comprends la lutte pour un plus grand rôle du Québec, mais je ne crois pas que la souveraineté soit la solution. Plusieurs immigrants pensent qu’un Québec souverain ne serait pas bon pour l’économie, la santé et les questions touchant à l’immigration.»

Donc, il reste à savoir si, comme l’article du journal états-unien le préconise, d’où son titre : « Immigrants Reject Quebec’s Separatists », que le vote des immigrants constitue vraiment un bloc ou non. Le point de vue du journaliste Christopher Mason va dans ce sens, tandis que le propos de Aymar Missakila est plus dosé : « Plusieurs immigrants pensent »… Et, comme vous avez pu le lire (après vous être abonné à l’édition électronique du NY Times), l’article met en lien la situation politique québécoise dans une optique où les « non-souverainistes » détiennent le pouvoir, et de la déconfiture du PQ comme preuve que le mouvement souverainiste serait un mal de moins en moins nécessaire… Heureusement, nous savons tous que les États-Uniens sont les alliés naturels des fédéralistes et Canadians de tout acabit dans la lutte contre les discours qui pourraient aller à l’encontre de leur hégémonie internationaliste, comme si un Québec souverain allait se replier sur lui-même jusqu’à imploser. Laissez-moi rire!

Qu’il y ait une crainte de la part des néo-québécois par rapport à une possible souveraineté du Québec, soit! Il y en a aussi de toute façon du côté des « pure-laines » francophones, et elle est bien palpable, et surtout influençable selon les conjonctures, on l’a bien vu. Mais que le fait, pour les immigrants de fraîche date, d’être nouveau ici ne soit pas l’argument clé, la peur de l’inconnu, celui qui soutient tous les autres. Il faut convenir que cela manque un peu de profondeur et de discernement, comme dans toute réaction à chaud. Car je pense que l’avis des néo-Québécois, de deuxième génération et plus, rejoint en proportion celle de la totalité des Québécois de souche française sur cette question, donc assez partagée. Pourquoi est-ce que c’est différent pour eux? Poser la question c’est y répondre. Pour ce qui est des anglophones, la question ne se pose même pas…

Ainsi donc, les immigrants devront bien faire leur devoir et un effort de s’intégrer à la société d’accueil et de se faire ensuite une opinion qui puisse prendre en considération l’histoire et le contexte dans lequel vit le peuple qui les a accueillis. Et ce premier effort serait d’apprendre, pour ceux qui ne la maîtrisent pas, la langue commune : c’est à dire le français. Et que la problématique du choix linguistique des immigrants soit un des enjeux de la souveraineté est tout à fait dans le ton!

Si, après que le premier ministre du Canada nous a fait l’honneur de nous affubler du titre de nation, les immigrants ne peuvent nous reconnaître comme tel et comprendre le point de vue des souverainistes (je ne dis pas d’être d’accord, mais au moins d’être empathique à notre vision des choses), cette position monolithique est irrecevable à mon sens, voire même insultante, et c’est presque ce discours que je m’imagine entendre : vous êtes canadiens, vous devriez être content, car il y a le bilinguisme pour vous protéger, votre nationalisme est inconséquent, car nous sommes sur la même planète, etc.

Par contre, je crois avec optimisme que tous les néo-québécois, et même les anglophones, feront preuve d’un peu plus d’ouverture d’esprit sur cette question quand nous frapperons le mur constitutionnel, incessamment.

Avant de terminer, est-ce que j’ai besoin de spécifier que je ne suis pas raciste du tout? Donc, l’utilisation des termes « groupes ethniques », « immigrant », « néo-Québécois », ou même « pure-laines » et « Québécois de souche française » ne doit pas être lu péjorativement.

Freedom Writers

Avez-vous vu « Freedom Writers« , avec Hilary Swank? Je viens de le voir à l’instant.

Ça fait un peu film pour la télé, mais c’est intéressant, car c’est basé sur une histoire vraie. C’est aussi un peu larmoyant, mais ça démontre bien l’ambiance des milieux défavorisés aux États-Unis dans le début des années 90 (toutes les cliques se haïssent et se canardent à qui mieux mieux; enfin, je me demande vraiment si ça va mieux aujourd’hui… je n’ai pas l’impression).

Ce film montre les efforts d’un professeur pour rapprocher les étudiants d’une classe de différentes origines et leur donner le goût d’étudier. Pour se faire, et déclencher un rapprochement, elle leur explique l’Holocauste en faisant le lien avec les gangs de rue : si les Autres n’étaient pas là, ça irait mieux, si on les élimine c’est pas bien grave, ils sont inférieurs, etc. (C’est drôle, mais ce raisonnement peu, en plus de s’appliquer aux races et aux religions, s’appliquer aussi aux classes sociales… et j’inscris ici un MESSAGE en néon sur fond noir qui clignote pour ceux qui ont la fâcheuse habitude d’avoir un sentiment de haine envers les pauvres.) C’est un beau message et c’est très touchant : ça fait presque office de documentaire (sûrement un peu romancé) pour la réelle expérience pédagogique de cette femme.

Et je ne peux finir cette critique sans vous donner la réflexion qu’a provoquée ce film : on est quand même chanceux d’être ici où le phénomène des gangs de rue est encore très marginal. Donc, il ne faut pas suivre les États-Unis vers le gouffre d’inégalité dans lequel ils se trouvent déjà empêtrés. Par contre, il ne faut pas baisser les bras parce que le nôtre est moins profond. Et ce que cette femme a accompli est la preuve que l’on peut améliorer le sort de quiconque sur cette Terre, si on y met de la volonté, et c’est bien le but du film de nous le montrer. Alors, il faut convaincre le plus de gens possible à l’entraide, la compassion, la tolérance, donc de la possibilité de bonheur pour tous.

L’égocentrisme est la cible à abattre! Si on peut aimer notre famille et nos amis, on peut aussi aimer virtuellement le reste de la planète, ça serait un bon début, déjà de la bonne énergie lancée en l’air! Finalement, l’athéiste en moi vous dit : aimez-vous les uns les autres, en tout cas le plus possible, ça serait déjà ça!

Les États-Uniens ne sont pas trisomiques v.1.2

Un ami m’a envoyé un lien vers la section Insolite de cyberpresse, qui relate un reportage disponible aussi sur YouTube. Ce reportage montre un journaliste australien posant des questions sur la géographie mondiale et la politique internationale à des États-Uniens, dans la rue. C’est un fait divers qui pour moi a beaucoup de sens.

C’est certain que, comme Christopher Hall dans ses faux vox-pop à « Et Dieu créa Laflaque » (pour ceux qui ne connaissent pas, désolé, je n’ai pas trouvé de lien vers un vidéo sur le web), le montage ne retient que les pires réponses. Malgré le fait que nous ne sommes pas devant un sondage scientifique, je trouve que ce constat est représentatif de l’intérêt que portent les États-Uniens pour les questions externes à leurs préoccupations immédiates (ce sont quand même des gens normaux, dans la moyenne, pas des trisomiques!). Le même reportage aurait pu être fait ici, à quelques différences près (nous ne sommes quand même pas des États-Uniens, même si nous sommes Américains…).

Et je ne dis pas non plus, contrairement au titre donné sur YouTube (Americans are NOT stupid), que tous ces gens sont stupides, mais, ce que je pense, c’est que dans cette société, aux valeurs très matérialistes, il est normal que ces sujets, mis à côté du divertissement (l’exutoire au stress) et de la question monétaire (le confort), semblent moins intéressants et réconfortants pour les gens. Et, en ajoutant aussi à ce constat l’éducation de plus en plus spécialisée vers le marché du travail, on se retrouve avec un peuple plus facilement manipulable. Je n’ai pas besoin de vanter les mérites d’une éducation civique et politique, en voie de disparition comme certaines espèces animales, l’humain compris.

Finalement, je ne dis rien de nouveau en clamant haut et fort que Bush et Harper profitent de cet état de fait : si les gens réduisent leur compréhension du monde en un entonnoir dirigé vers eux-mêmes d’un côté comme de l’autre, il leur manque obligatoirement quelques éléments pour se faire une opinion éclairée (et j’inclus là-dedans les médias qui trafiquent l’objectivité journalistique, au besoin…). Alors, je vous pose cette question : devons-nous continuer de suivre les États-Unis?

Cogitation en attendant la lettre de Cho Seung-Hui

C’est peut-être ridicule, mais aujourd’hui j’ai eu un flash en repensant à Kimveer Gill, le tueur de Dawson. Vous souvenez-vous comment il haïssait ceux qu’il appelait les « jocks ». Je ne peux pas m’empêcher de faire le lien avec Cho Seung-Hui et le fait qu’il s’insurgeait contre « les gosses de riches ».

On peut quand même y voir que ces garçons-là étaient en mode de conflit et de frustration vis-à-vis d’un groupe social envers lequel ils semblaient se sentir en complexe d’infériorité, que ce soit par la différence de mode de vie, le style vestimentaire, la richesse matérielle, la position sociale ou même bien tout à la fois. Il serait intéressant de voir s’il y a moyen de faire d’autres liens du genre avec les autres tueurs fous.

Je pense à Marc Lépine et c’est évident qu’on peut le lier avec la position sociale: en tout cas, celle des femmes qu’il n’acceptait pas. Pour Eric Harris et Dylan Klebold, les tueurs de Columbine, j’ai trouvé ça sur Wikipédia : « il s’est avéré très vite que les deux garçons étaient les têtes de turc de leurs camarades de classe, et qu’ils étaient rejetés par ces mêmes camarades parce que « différents » (cette idée est contestée) ». Encore, apparemment, des histoires d’ostracisme (même si cette dernière est contestée). Ou cette partie, encore sur Wikipédia : « Parias de leur lycées, où ils étaient appelés « les phénomènes » ou les « fagots » (pédales), il était dans l’ordre des choses pour eux de se venger. » Et ça aussi, qui vient me mélanger encore plus : « Contrairement à ce que beaucoup croient, déformant les faits, Eric et Dylan étaient bien intégrés dans leur classe, avaient des amis, comme le prouvent les témoignages et les vidéos qu’ils ont tournés. Cela vient du fait que certains sportifs insultaient Eric (d’où la haine d’Eric pour ceux-ci), trouvant Dylan plus impressionnant (il était bien plus grand qu’Eric). » Encore les sportifs… ça commence à ressembler drôlement à l’histoire de Dawson avec la loi 101… je vais arrêter ça là!

Bon, je ne suis pas en train de dire que j’ai trouvé la solution, mais j’y vois l’ébauche d’une réflexion, vous pouvez maintenant la poursuivre si ça vous chante! (Je tenais à finir ce texte sur une belle note, c’est assez déprimant comme ça aujourd’hui…)

Ajout:

Une petite pensée, concernant l’idée géniale de la NRA d’armer les étudiants et, plus globalement, de la difficulté de trouver des solutions à ce problème:

Quand il y a possibilité d’avoir des armes, ce n’est pas tout le monde qui décide d’en avoir une ou plusieurs. Quand c’est interdit, il n’y a pas de choix, c’est tous les gens qui n’en ont pas, enfin presque…

J’avoue que c’est un peu utopique, mais cette logique est très démonstrative de la situation. Le seul moyen pour les États-Uniens de protéger les étudiants serait d’augmenter la sécurité dans toutes les écoles s’ils tiennent mordicus à laisser tout un chacun à posséder des armes. Sauf qu’il leur faudra investir dans un programme social (qui coûtera beaucoup d’argent) et donc laisser la place à une plus grande ingérence gouvernementale. Mais feront-ils ce choix?


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  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Questions nationales : impressions et réactions
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ J’aimerais revenir sur ma soirée d’hier au cinéma Quartier Latin où j’ai assisté au visionnement du film « Questions nationales », en compagnie du blogueur Lutopium. De visu, j’ai pu remarquer la présence de Pauline Marois, Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Françoise David, Pierre Dubuc, Michel David, […]
  • Questions nationales : un film utile
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Le projet, qui germe, meurt et regerme depuis les années 70, s’est concrétisé hier soir par une première au Festival des films du monde. Dans une salle comble, où se trouvaient entre autres les chefs des partis souverainistes, j’y étais, question de goûter à « Questions nationales », ce […] […]

RSS Humanisme

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
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  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Prix à la consommation : comme une odeur de prise d’otage
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Il y a de ces choses qu’on sait, mais quand on se les refait remettre en pleine face, elles puent. C’est ce qui m’est arrivé quand […]
  • Ce n’est pas la nature qu’il faut sauver, c’est nous!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Après tout ce bleu, étourdissant pour certains, sombre pour d’autres, en attendant le rouge noyé sous la pizza et la bière des déménagements, il serait bon de retourner à la réalité. Une de celles-là, c’est que les contaminants qui nous entourent diminuent « l’écart de poids à la naissance […] […]
  • Né pour un grand pain (les osties, c’est pas assez…)
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Vous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter [… […]

RSS Littérature

  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Ce que je n’ai pas encore pu dire au sujet de Nelly
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au figuré, je me mords les doigts presque au sang depuis mon petit billet d’humeur suite à la mort de Nelly Arcan. Attendre que la poussière retombe pour être certain de ne pas me précipiter stupidement dans le regret. Mais en même temps, comme le souligne bien justement Christian […]
  • Autour de Nipi
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Tant qu’à être dans la poésie, continuons! De Claude Péloquin, je ne connais pratiquement rien, sauf bien sûr sa chanson ultra connue : Lindberg; et son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez. ». J’ai bien dû lire sans trop m’en rendre compte […] […]
  • Un foutu beau débordement de singularité
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite […]
  • Le luxe du temps
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Bon, voilà, j’ai publié aujourd’hui mon dernier billet sur Blogosphère. Cette collaboration me grugeait du temps comme c’est pas possible! Je pouvais passer trois heures par jour à scruter mon agrégateur pour suivre ce qui se passait dans la blogosphère; et trois heures, c’est conservateur comme chiffre […]

RSS Musique

  • Pourquoi les gens sont gaga de la Lady?
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ À la fin de son billet « Le filon pop et les archétypes de certitude », Jean-Simon DesRochers pose une question qui attire une réponse de ma part : Et puisque je m’interroge sur la pop; quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi Lady Gaga fait un tel tabac? N’étant pas totalement idiot, […] […]
  • Blogue-notes
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au menu, quelques notices qui pourront sûrement vous intéresser. Premièrement, question de réagir virtuellement à la corruption en cours depuis trop longtemps, il est possible de s’inscrire au groupe Facebook « http://www.nonalacorruption.com/ » et aussi de signer la pétition en ligne. Commentaire […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Un pied dans le dubstep
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Même si je suis DJ, c’est très rare que je parle musique ici. C’est mon monde parallèle. Mais je vais déroger à cette habitude. C’est qu’hier je me suis rendu en compagnie d’un compagnon de travail au Piknik électronique pour entendre deux DJ d’Angleterre : Skream et Benga. Ils […] […]
  • Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Il va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hie […]

RSS Philosophie

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Un dinosaure dans la blogosphère
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre comment […]
  • Sur le nationalisme
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je regrette qu’il n’existe pas en français de mot pour désigner l’attachement que l’on peut ressentir pour le lieu où nous vivons notre enfance, entouré de gens qui nous aiment et qu’on aime — et pourvu que notre enfance ait été heureuse. Mais si vous retirez du nationalisme cet […] […]
  • Ne bouge surtout pas!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Je suis tombé sur cette photo la semaine dernière. Elle m’a troublé. Au-delà de la confiance aveugle, j’y vois une allégorie de notre condition sociétale. Les […]