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Au sujet de la poste, d’un train et des vaches

J’écoutais l’émission La Facture voilà quelques jours et un reportage, « Achat par Internet aux États-Unis: attention aux frais cachés! », m’a semblé tout à fait représentatif du mensonge qui dit que les lois du marché, donc le tout privé, sont toujours à l’avantage des consommateurs. Il est démontré dans le cas du service de la poste que Poste Canada (et le système de poste public états-unien) est meilleur marché que ce qu’offre les entreprises privées. Tandis que le système de poste public s’occupe de donner un bon service à un prix honnête, les entreprises jouent sur la crédulité des gens en ajoutant des frais après-coup, pour augmenter leurs profits, que la majorité ne conteste pas.

Ça m’est arrivé assez souvent de me faire avoir de la sorte (pas avec la poste privé), car je me disais que j’aimais mieux payer pour avoir la paix… Je n’étais pas prêt à perdre du temps et de l’énergie pour contester des montants dans le fond pas si importants. Mais plein de petits montants, ça en fait des gros avec le temps, et pour nous, et surtout pour ces entreprises.

Pour aller du côté des idéologies, on repassera avec le dogme du tout privé et de l’abolition totale de l’État, ça serait se tirer dans le pied, pour l’instant. Le train du marketing et des petites crosses en tout genre avance à une vitesse folle et nous sommes encore trop seulement des vaches qui le regardent passer, prêt à gober sans rechigner l’herbe qu’il participe à faire pousser.

(Photo : BigFrank)

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Retour sur le dernier débat gauche-droite

J’attendais avec impatience le débat « La gauche est-elle démodée? » dans le cadre de l’émission « Il va y avoir du sport » à Télé-Québec. Beaucoup d’attente pour un peu de déception, je l’avoue.

Premièrement, Amir Khadir, de Québec Solidaire, même si j’adhère majoritairement à ce qu’il
dit, m’a semblé borné et agressif, presque tout autant que Martin Masse, le directeur de l’organe de diffusion du libertarianisme en ligne « Le Québécois libre ». Pour sa part, Gabriel Sainte-Marie, économiste à la Chaire d’études socio-économiques de l’UQAM, m’a semblé ne pas trop être à sa place, malgré quelques mots lumineux, comme son explication du mythe droitiste qui consiste à croire que la richesse égale au travail et que la paresse égale à la pauvreté. Il n’y a que Michel Kelly-Gagnon, président du Conseil du patronat du Québec, qui m’a impressionné par son discours et son attitude assez modérée. Ce n’est peut-être de sa part qu’un bon sens de la mise en marché de ses idées, mais il a gagné ma sympathie, malgré tout.

Le gros problème, à la base, c’est que le débat aurait dû porter seulement sur les valeurs et les buts à atteindre, et non sur la mainmise de l’État sur nos vies, puisque l’État est un moyen de réguler nos rapports sociétaux, tout comme pourrait le faire une solution plus anarchiste. Le cadre du questionnement était trop ouvert par cette question-titre trop vague. Il est clair que les panélistes n’allaient pas se contenter de parler de l’effet de mode, même si c’est un trait de société intéressant à analyser.

Aussi, pour pointer premièrement la performance de Martin Masse, cette manière de coller ensemble automatiquement la gauche et l’étatisme, comme si l’un était l’enfant de l’autre, prouve à mon sens un manque d’ouverture et d’argumentaire, et donne surtout l’impression qu’il a le « piton collé », tout comme la totalité des libertariens et des autres qui ne jurent que par un anticommunisme obsolète et par une distorsion de la société qui nous fait conceptuellement vivre, en tout cas sous leurs yeux accusateurs, dans une sorte de banditisme collectif institutionnalisé où le vol (par l’impôt entre autres) est la norme.

Il y a manière de pointer du doigt notre État voyou en proposant de le nettoyer au lien de vouloir lui couper les jambes. Je suis d’accord sur l’idée du changement, mais un plan doit se développer sur le long terme et quand quelqu’un clame sans trop d’explication qu’il faudrait tout raser pour recommencer à neuf, je me dis qu’en plus de 2000 ans d’évolution, la civilisation a bien dû trouver quelques solutions au problème de la cohabitation entres humains dissemblables…

D’un autre côté, il a apporté un très bon point en insistant sur la mondialisation qui fait exploser les possibilités, entre autres au niveau de la Santé, où tout un chacun peut (bien sûr surtout ceux qui ont les moyens!) magasiner sur le web ses soins partout dans le monde. Mais c’est un questionnement que je n’élaborerai pas ici, pour l’instant.

Pour ce qui est du président du conseil du patronat, j’ai bien aimé sa manière de faire valoir positivement les solutions que le privé apporte. Par contre, le problème réside justement dans l’amalgame de la prise en charge du public par le privé, et des subventions du public au privé, et en même temps de l’allégement de la fiscalité des entreprises privés. Donc, en laissant une plus grande part du gâteau au privé, il faudrait obligatoirement un plus grand retour financier de leur part à la société, sinon il y a déséquilibre, comme on le voit en ce moment.

Aussi, j’aimerais ici citer mon confrère Lutopium qui a pondu une analyse intéressante, et qui élabore un argument sensé qui n’est pas ressorti de ce débat :


Par exemple, la gauche aurait pu leur rappeler que c’est le privé qui est parfois « interventionniste ». Depuis les années trente, des services publics ont été repris par les gouvernements parce qu’ils étaient presqu’inexistants ou défaillants… Entres autres, maintenant que les services de santé sont universels et gratuits, que les hôpitaux et structures sont bien en place, c’est le privé qui veut s’en accaparer. Les tenants de la gauche ne veulent pas nationaliser tout ce qui est lucratif, c’est plutôt le contraire. C’est ce genre d’argument qui aurait pu être lancé hier soir…

Voilà qui est bien dit. Tout autant que l’opinion de Dan Bigras qui, en bon musicien, a commis un fabuleux crescendo à ce débat. Il a mis fortement le doigt sur l’importance des valeurs, sur l’injustice et surtout, sur les faux boucs émissaires, c’est à dire ceux que l’on surnomme communément les BS. Il a bien su globaliser sans non plus démoniser inutilement la droite. La preuve qu’il y a moyen d’aller de soi aux autres.

Au bout du compte, ce que je retiens de ce débat, c’est qu’il y a encore des ponts à tricoter, et ensuite à durcir pour qu’ils soient praticables, pour que le dialogue entre les différentes idéologies se fasse d’une manière constructive. Mais comme dans toute négociation, il faudra bien que tout le monde y gagne, pas juste les gagnants…

(Pour revoir le débat : lundi le 14 janvier 2008 à 14 h à Télé-Québec.)

Philo so so…

Steve Proulx commence son texte d’aujourd’hui, « Pénurie de philosophes » avec cette prémisse :

Il n’y a pas de pénurie de philosophes actuellement. Et on ne prévoit pas une demande accrue pour des philosophes spécialisés au cours des 100 prochaines années. Par conséquent, l’État doit-il financer la formation de nouveaux philosophes?

La question est intéressante à considérer, j’en conviens. Et il continue en expliquant que la société à besoin de médecins, qu’il en manque 25 000, et qu’« En revanche, l’État n’a pas besoin de docteurs en philosophie, qui finiront par se trouver un poste dans une université, à former d’autres docteurs en philosophie. Ce n’est pas un jugement que je porte, mais un constat. »

La discussion à la suite du billet a porté majoritairement sur la nécessité des philosophes, partant du crétiniste « Autant les ignorer. Ils n’ont qu’à écrire des téléromans 😉» jusqu’au lumineux « On risque aussi de voir une demande accrue pour les philosophes dans le futur car, c’est une des seules spécialisation qui forme à l’analyse argumentative. Cette formation offre un avantage réel pour les employeurs quand il veulent former des spécialistes pour penser. Je pense particulièrement en matière de déconstruction des arguments politiques ou la rationalisation de problème complexe tel que la décision de gestion. Une personne formé à penser peut voir ce qui échape au monde des chiffres et présenter des solutions pratiques beaucoups plus efficace. »

Mon petit grain de sel à été :

Tout n’est question que d’historique. La religion, en se séparant de la philosophie s’est appuyée sur elle pour prendre le dessus, idem pour la science.

La philosophie est sourde, latente, comme l’art contemporain, d’où s’abreuve tout le reste. Assujettir la pensée et la créativité aux intérêts du libre marché serait une erreur de plus à ne pas commettre, parce que chaque compagnie sur terre aurait besoin de penseurs et de créatifs.

Et j’ose même aller jusqu’à penser que cela deviendra la norme, dans un monde éthique où les considérations environnementales, sociales et économiques seraient intimement liées. Parce que la fuite en avant vers le Saint-Profit amincit la pensée, étant donné que le but est tellement limpide, il est un repoussoir pour ce qui se place dans son chemin. Ce n’est alors pas surprenant de voir comment la philosophie est repoussée du revers de la main par ceux qui se drapent à profusion du « gros bon sens »…

Alors, quelle est la place de la philosophie dans votre vie?

(Photo : urbanmkr)

Stéphane Gendron contre les sacs de plastique

Jasons plastique. Je viens de savoir via Nada sur le net! qu’Huntingdon, la célèbre ville du maire Stéphane Gendron (le colon intelligent, comme vient de me le spécifier gentiment Douce), « a pris la résolution de ne plus rien emballer avec ce matériau et demande à tous ses commerces de faire la même chose.» On indique dans l’article paru chez Corus que La Presse, contrairement au Journal de Montréal, « ne s’est pas encore plié à la nouvelle réglementation »…

C’est le monde à l’envers! Je croyais qu’il pensait que les gens qui s’inquiètent de l’environnement étaient des… des… non, vraiment, je ne peux qu’applaudir! Comme on dit, donnons à Gendron ce qui appartient à Gendron…

Et là, je me demande bien qui montera aux barricades contre ce mouvement, qui fera assurément jurisprudence. Les anti-étatistes chroniques congénitaux? Les éconophiles qui pleureront comme des madeleines sur le sort des pauvres fabricants de sacs de plastique qui vont perdre de plus en plus de ventes?

Mais est-ce que les mariodumontistes vont y comprendre quelque chose? J’ai bien peur qu’ils vont freezzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzer…

Vroum vrum vrm

Regard Urbain propose aujourd’hui un texte en réaction à la nouvelle idée de Julie Boulet, la Ministre des Transports, d’interdire les publicités automobiles faisant l’éloge de la vitesse. Puisant en grande partie son argumentaire sur l’inutilité d’une telle idée (ce qui reste quand même dans la sphère de l’hypothèse et de l’opinion) et la pensée que l’État serait trop interventionnisme, je lui ai répondu :

Si on met bout à bout l’absurdité des publicités qui vantent la vitesse, puisqu’ils font la promotion de quelque chose de plus psychologique que réaliste, et le fait évident que la conduite automobile en dehors des pistes de courses prévues à cet effet est la chose la plus dangereuse en société, je crois que ce genre d’interdiction permettrait de forcer la créativité des publicitaires automobiles, ou mieux, de mettre l’emphase sur la sécurité, parce qu’il faudrait bien qu’automobile rime plus avec sécurité que vitesse. Et on sait très bien quand même qu’à force de répéter, le cerveau finit par faire des liens, surtout les cerveaux pas très entraînés à analyser des signaux…

Autre absurdité, que tu nommes avec ton point 4 : les moteurs trop puissants. Mis à part les polices, les pompiers, les ambulances et les bolides de course, pour le sport automobile, pourquoi quelqu’un aurait besoin d’un moteur plus puissant que la vitesse maximale permise? Et c’est bien ça qui justifie la pub qui vante la vitesse : parce qu’il y a possibilité de, car cette puissance existe.

Alors, je crois que c’est une bonne idée, au-delà de la critique que tu fais de la mainmise de l’État dans nos vies. Parce qu’entre le statu quo et la manière coercitive, je crois sincèrement qu’il y a plus de chance d’amélioration en étant plus sévère sur tous les aspects. Je suis prêt à laisser tomber ma liberté de voir des annonces de chars qui vont vites pour risquer d’avoir moins peur de me faire frapper dans la rue…

Questions de positionnements…

J’ajoute ici un texte, paru avant hier sur UHEC, qui concerne le libertarianisme, du moins la vision obtuse qu’ils ont de la gauche. (J’ai aussi publié d’autres textes sur cette question du libertarianisme, ici, ici et ici.) À ce jour, il y a eu 67 commentaires, et c’est assez intéressant, bien libre à vous d’aller les lire et même de poursuivre la discussion si cela vous chante. Il y a des argumentations idéologiques assez tranchées, mais c’est toujours dans le respect, j’aime ça de même! Le voici :nullDeux billets, « Les subventions aux entreprises, symbole d’une banqueroute morale et intellectuelle » et « Pour la fin des subventions à l’entreprise privée » parus le 22 novembre sur Le blogue du QL m’ont beaucoup questionnés.Dans le troisième paragraphe du premier article, l’auteur émet un jugement sur la gauche, et je ne m’y reconnais pas, mais pas du tout :

Si votre amie est du type gauchiste qui croit qu’il faut imposer davantage les méchants capitalistes qui font du profit pour redistribuer cet argent aux plus pauvres, demandez-lui si elle serait d’accord pour abolir tous ces programmes étatiques d’aide aux entreprises qui redistribuent la richesse des citoyens ordinaires aux capitalistes, pour mettre à pied tous les fonctionnaires qui s’en occupent, et pour réduire de façon correspondante les impôts des particuliers. Et observez-là faire du patinage de fantaisie intellectuel pour justifier l’intervention de l’État dans l’économie et l’existence de ces programmes, même s’ils vont à l’encontre de ses prétendues «valeurs citoyennes».

En fait, ce que je comprends, c’est que les libertariens croient que tous les gauchistes sans exception sont étatistes, mais il n’en est rien. Mais, je comprends aussi et surtout que la logique libertarienne justifierait alors un retrait total de l’État partout à la suite d’un retrait au niveau des subventions aux entreprises.Pour ma part, je suis tout à fait en accord avec l’idée de couper les subventions étatiques aux entreprises, même s’il doit bien y avoir quelques entreprises qui en ont été vraiment aidées. Mais je ne vois pas pourquoi le monde des affaires ne pourrait pas se constituer par eux-mêmes un fond d’aide au démarrage de nouvelles entreprises, par exemple. La majorité des moyens financiers sont entre leurs mains et je ne m’inquiéterais pas outre mesure pour eux.Alors, je vous demande, est-ce qu’un gauchiste peut être en accord avec des idées que beaucoup considèrent comme étant de droite?Je crois que nous avons ici la preuve qu’il faut se positionner aussi au niveau étatique, les positions gauche-droite étant clairement insuffisantes pour nous sortir de cette impasse idéologique.(La photo provient d’ici.)

Pauline la pas fine!


Toute l’histoire autour du mauvais anglais de Pauline Marois commence à devenir on ne peut plus ténébreuse, dans le sens qu’elle brasse le côté obscur de notre rapport à cette langue. J’essayais de ne pas regarder ça plus loin que son propre problème à elle, dans tout ce qu’il y a de plus personnel, voire même pratique, utilitaire, mais je ne peux maintenant plus le voir sans toutes les fioritures ajoutées dans les médias corporatifs et de la blogosphère.

À la base, je crois que les Québécois sont pris avec une relation amour-haine envers l’anglais. Cette relation colore fortement notre regard sur le monde et toute cette histoire en est bien une belle allégorie. C’est que pour nous il est difficile de séparer l’anglais comme ouverture sur le monde et l’anglais comme menace. Et le pire, c’est que la situation de Pauline Marois semble être tout à fait en dehors de ces deux schèmes : c’est l’interprétation de tous qui va dans ces sens.

Je crois qu’une analyse assez simpliste de la situation pourrait ressembler à celle-là : Pauline Marois est la chef du principal parti souverainiste, qui base toute sa justification sur la promotion de la langue française en contradiction avec la langue anglaise, donc cela vient amplifier sa position. L’autre analyse, au contraire irait plutôt comme suit : étant donné que Pauline Marois vise un poste de chef d’État, et qu’elle aura possiblement à communiquer avec d’autres chefs d’État et que la langue anglaise est la langue mondiale commune, donc cela vient amoindrir sa position.

Pour ma part, en y allant le plus simplement possible, je crois que la langue française n’est malheureusement pas en situation de force et que c’est pratiquement un luxe de pouvoir fonctionner quand on a du pouvoir dans ce monde sans parler anglais; sinon, l’existence d’unilingues francophones au Québec dérange qui? On reproche justement à Pauline Marois beaucoup son amour du luxe, mais en tout cas celui-là, devant toute cette pression digne d’un marteau-piqueur, n’est déjà plus à sa portée…

Moi, je vais continuer d’écouter la plupart de mes films en version française et, pour mon modeste temps passé devant la télé, de me contenter d’écouter quelques émissions produites ici et en français : ce qui me donne beaucoup plus de temps pour bloguer… hé hé!

Un hiver plus froid pour les itinérants

À Montréal, la situation financière critique des refuges pour les itinérants, et l’éternel refus du gouvernement québécois d’augmenter les subventions, est un bel exemple du manque d’empathie général. Alors que, entre autres, certains clament le retard du Québec au niveau du paiement des frais de scolarité par les usagers, il semble qu’il y a un retard aussi du côté gouvernemental, puisque les autres provinces donnent plus aux organismes d’aide aux itinérants. Parfois, il est bien de se comparer aux autres, mais ça fonctionne aussi des deux côtés…

Étant donné le nombre effarant d’itinérants, 20 000 à Montréal, selon la Maison du Père, dont la moitié aurait moins de 35 ans, c’est un problème grave qui demande une solution en dehors de la partisanerie politique, car il s’agit quand même de la vie d’humains, même s’ils sont, en partie, en dehors du système. Donc, ce refus est un message clair du désengagement progressif de l’État envers ses citoyens dans le besoin alors que son engagement, au niveau des classes les plus riches, est assez évident avec les récentes baisses d’impôts.

L’hiver qui s’en vient s’annonce froid pour les gens de la rue.

Ajout (jeudi 12h30) :

Ce texte a influencé Colourful Vision à publier sur son blogue un poème écrit après avoir aperçu, un matin,, Des corps inertes, entassés et couchés sur du carton… C’est ici.

Les anarchistes font peur


Au-delà du cliché du punk saoul qui quête dans la rue, l’anarchisme est premièrement un mouvement citoyen qui revendique l’individualisme au service de la coopération, qui veut donc reprendre le contrôle du pouvoir sur leur propre vie, en éliminant la mainmise de l’État.

Selon Wikipédia :

L’anarchisme est une philosophie politique ou un ensemble de philosophies et d’attitudes qui rejettent toute forme de gouvernement doué de pouvoir coercitif (principalement : l’État) et réclament son abolition, manifestant le plus souvent un rejet plus général de toute forme de hiérarchie et de contrainte sociale. Le terme « anarchisme » provient du mot grec αναρχία (« sans archontes » ou « sans chefs »). Il existe une grande variété de courants anarchistes plus ou moins éloignés, jusqu’à un degré de complète incompatibilité. Les courants anarchistes se distinguent notamment quant au système économique prôné. La plupart se réclament du socialisme, d’autres soutiennent le mutualisme, d’autres une économie de marché libertaire et d’autres un capitalisme de libre marché. L’anarchisme s’étend ainsi du collectivisme le plus total à l’individualisme le plus extrême[1].


Si le sujet vous intéresse plus amplement, je viens de visionner via le blogue Ya Basta! un excellent documentaire français « Ici et maintenant » qui donne l’heure juste sur ce mouvement dans ce pays.

Personnellement, je me suis retrouvé en terre d’accueil avec ce reportage, puisque je clame la responsabilisation des citoyens par l’éducation depuis longtemps, surtout depuis que je blogue. Aussi, comme un des intervenants vers la fin, je crois que le travail, tel qu’il nous est imposé maintenant, fait de nous des moutons dociles. Pensez-vous vraiment que je serais aussi allumé sur les problématiques sociales et que je pourrais donner autant d’énergie là-dedans si je travaillais soixante heures semaines?

Je peux vous avouer que quand je vois une bande de punks dans la rue, je me dis que je suis plus légitimement anarchiste qu’eux…

J’ai trouvé l’image ici.

L’accord tacite #6

Pour plus d’information quant au sujet de cette publication, consultez L’accord tacite #1.

J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états,

(Ça fait un petit bout de temps que je ne me suis pas penché sur ce projet de décortiquer à ma manière cette liste…)

Ce point est assez vaste et implique, comme je pourrais l’appeler, le rejet du bon sens de la prévention, pour des raisons économiques à court terme, bien sûr. Il est clair que la taxation des cigarettes et sa légalité sont traditionnelles : c’est un droit acquis qui va tomber prochainement à mon avis, surtout avec la fin du paiement du stade olympique depuis 2006 et le pourcentage de fumeurs qui diminue à une vitesse folle. Et c’est quand même un drôle d’adon pour 2006 : la même année, le gouvernement va-de-l’avant et interdit de fumer dans les bars, les restaurants et dans pratiquement tous les endroits publics du Québec.

Je suis un ex-fumeur depuis environ huit mois et l’interdiction de fumer dans les bars a été le coup de pied au cul qui a été fatal pour cette fâcheuse habitude. Mais la grande question que je me pose maintenant est celle-ci : est-ce que c’est un hasard si la propagande antitabac a pris de l’ampleur à ce point l’an passé ou c’est une planification par rapport à la fin de la dette olympique? Si c’est planifié, je peux donc considérer que l’État, plus que les fabricants de cigarettes, est coupable d’avoir sali mes poumons tout ce temps! Car il est clair que la société, quand j’ai commencé à fumer à l’âge de 15 ans, encourageait cette habitude pour payer ce foutu bâtiment à l’honneur du sport : quel beau contraste! Et qui, à part les fumeurs — et qui ne voulaient surtout pas le savoir, encore aujourd’hui… — , ne savait pas que le tabac est dommageable et fortement addictif? L’État? Non, au contraire.

Sans rire, je suis vraiment en train de me rendre compte que je me suis fait avoir physiquement, psychologiquement et monétairement. Et je ne parle pas du reste : les produits chimiques qui se retrouvent partout dans les produits de consommation, les émanations des voitures à essence, la pollution aérienne et aquatique des entreprises, etc. En fait, tout ce qui est autorisé même si on sait qu’il y a un risque énorme pour la santé publique. Et c’est encore drôle, car justement un des gros questionnements actuels est le prix de la santé… Voyez-vous où je veux en venir?

(Poursuivre la lecture avec L’accord tacite #7, c’est ici.)

Pourquoi je ne suis pas libertarien (mais que je suis quand même quelque peu sous le charme)

Depuis peu, je me suis intéressé au libertarianisme. Cette philosophie politique, à forte tendance économique, selon le site Le Québécois Libre, repose sur la croyance « que la liberté individuelle est la valeur fondamentale qui doit sous-tendre les rapports sociaux, les échanges économiques et le système politique. » Ils croient « que la coopération volontaire entre les individus dans un marché libre est préférable à la coercition exercée par l’État », « que le rôle de l’État n’est pas de poursuivre des objectifs au nom de la collectivité – comme redistribuer la richesse, « promouvoir » la culture, « soutenir » le secteur agricole, ou « aider » la petite entreprise –, mais bien de se limiter à protéger les droits individuels et laisser les citoyens poursuivre leurs propres objectifs de façon libre et responsable. »

Aussi, sur l’échiquier politique, que nous caractérisons habituellement par l’antagonisme gauche-droite, ils ne veulent pas se situer d’un côté ou de l’autre, car ils considèrent que la gauche et la droite « ne sont plus que les deux revers de la même médaille étatiste. » Donc, ils veulent se distinguer comme étant « la seule véritable alternative : d’un côté, les étatistes de gauche et de droite; de l’autre, les défenseurs de la liberté, de la prospérité et de la civilisation. » Ce qu’il y a de clair, c’est que les libertariens sont contre l’interventionnisme de l’État et des groupes corporatistes, pour une implication citoyenne basée sur la responsabilité.

Sur le même site, dans un autre texte (qui se retrouve sur la même page que celle citée plus haut), « Cinq attitudes libertariennes essentielles », l’auteur Martin Masse dresse une liste, dont il élabore chaque point, qui résume bien cette philosophie :

1- assumer ses choix et cesser de rejeter la responsabilité de ses actions sur les autres
2- voir l’aventure humaine avec optimisme
3- refuser de s’en remettre à des abstractions collectives
4- viser une amélioration constante à long terme plutôt qu’une perfection statique à court terme
5- être tolérant et accepter la diversité

Voilà pour la présentation, maintenant la critique. En soi, il serait presque trop facile d’adhérer à ce système de pensée, car il est logique et répond même à la plupart des questionnements actuels si on le regarde seulement en surface. Il pourrait rallier une bonne partie de la population puisque son but est de nous débarrasser de la connivence entre l’État et les groupes d’intérêt, phénomène qui éloigne de plus en plus le peuple des considérations politiques. Par contre, après l’avoir examiné plus attentivement, il est utopique de penser que la société pourrait s’adapter rapidement à un système de la sorte : pour cela, il faudrait occulter l’histoire, remettre les pendules à l’heure au niveau socio-économique; en somme, repartir à neuf. Et cela est impossible, car à mon sens l’inégalité déjà présente se creuserait davantage, étant donné que l’implication citoyenne n’est pas de mise dans notre monde corporatiste et antidémocratique, où le conformisme est roi.

Personnellement, je pourrais vivre dans un système semblable, car je suis assez confiant de mes capacités d’adaptation, mais je ne crois pas que tout le monde pourrait suivre, même que plusieurs tomberaient encore plus bas qu’ils ne le sont maintenant si les libertariens étaient au pouvoir dans un avenir rapproché. La scission entre les individus et l’État a déjà trop fait de dégât pour que la responsabilité citoyenne soit bien exercée maintenant, à froid, par tous : il nous faudra un filet encore longtemps et beaucoup de travail à faire auprès de la population pour qu’elle reprenne goût à la démocratie. Et ce serait malheureusement l’égoïsme qui primerait si les individus étaient laissés à eux-mêmes aujourd’hui : le constat actuel sur les comportements irresponsables des automobilistes en est un bon exemple à mon avis.

Donc, la solution libertarienne est trop statique, trop extrémiste pour moi qui pense aux répercussions à court terme (et à long terme aussi bien sûr…). Je crois que la société idéale ne pourrait s’appuyer sur un seul dogme, car les individus sont trop dissemblables : le système se devrait d’être toujours malléable, équilibré. Et cette philosophie, même dans son équilibre (implicitement centriste, par son rejet de la gauche et la droite) n’est pas équilibrée, puisqu’elle n’est pas relative et repose sur un monde rêvé où les individus n’ont que des qualités, où l’optimisme serait un idéal partagé par tous.

Si la liberté individuelle est la valeur fondamentale, qu’est-ce qu’on fait avec les défauts des individus? Comment la société pourra freiner la cupidité, l’égoïsme qui caractérise déjà les comportements de l’élite économique? Et si l’État est réduit au maximum et que le secteur privé prend le contrôle de tout le reste, qu’est-ce qui nous assurera que le facteur humain ne deviendra pas encore plus secondaire qu’il ne l’est aujourd’hui? Je le répète encore, mais c’est de l’équilibre qu’il nous faut entre l’État et les citoyens.

Aussi, leur diabolisation de l’État est compréhensible dans le contexte actuel, et je la partage. Mais si l’État était vraiment une extension de notre individualité, basé sur les forces vives de chacun, leur critique, et surtout leur dogme, ne tiendrait pas la route. C’est la corruption actuelle qui lui donne sa légitimité. En réexaminant la thèse libertarianiste, alors que l’on expulse momentanément le parasite corporatiste de l’appareil étatique, il apparaît clairement que l’idée d’abandon de l’État comme régulateur et filet social serait une erreur monumentale pour les mêmes raisons que j’ai décrites plus haut.

Pourtant, après avoir discuté et débattu avec certains libertariens sur leur blogue, j’ai bien vu que leur philosophie est noble, et qu’elle tend vers le bien-être de la communauté. Par contre, elle est peut-être trop optimiste, justement, et j’irais même jusqu’à dire qu’elle se rapproche de la pensée magique : leur position sur la charité privée au détriment d’une concertation étatique sur la pauvreté est fortement utopiste à mon humble avis. Si on laisse le choix aux riches de partager, ils ne le font qu’en minorité alors qu’il faudrait qu’ils le fassent en majorité, et je n’ai pas besoin de donner d’exemple pour le prouver… Peut-être que si dans une société où tous les individus étaient éduqués globalement à leur juste valeur, selon leur capacité, où les superstitions seraient disparues, où la science médicale et le système de santé serait axé sur la prévention, où l’économie serait au diapason avec les vrais besoins de la population (sans création de besoins artificiels pour nourrir la production), où l’environnement serait considéré avec le plus grand des respects, il y aurait place pour un système comme celui-là. Pas avant.

Pour l’instant, je pense qu’il faut collectivement laisser une grande place au dynamisme que provoquent les libertés individuelles, tout en se dotant d’une « assurance tout risque » que prendrait en charge un État vraiment démocratique. Donc, en conservant un système public fort qui regrouperait le bien commun — soit les domaines reliés à la santé, à l’éducation fondamentale (et à tous les domaines de la connaissance, ceux qui ne concernent pas la technique), à l’aide à la famille et à des mesures d’aide aux gens en difficulté, aux relations de travail (dans le but de rendre caduc les différents syndicats, afin de faire profiter de meilleures conditions possibles à tous les travailleurs), entre autres — et en laissant les individus (donc le privé) s’occuper du reste — entre autres l’économie, les biens de consommation (incluant tous les alcools…), la culture de masse, toute éducation qui sert seulement aux besoins de main-d’oeuvre des entreprises — selon des règles justes et équitables qui seraient assujetties le plus possible au bien-être de la collectivité.

Si la responsabilité est une valeur importante pour les libertariens, il faudra aussi qu’ils la confrontent à la responsabilité des autres, tant que l’idéologie ne pourra prendre sa vraie place, dans une société à sa mesure. C’est en faisant la promotion de l’éducation citoyenne de base et en l’instaurant ensuite pour tous que la responsabilité deviendra importante pour tous les individus. Car je crois que l’individualisme, la liberté individuelle acquise sans préparation aurait tendance à se transformer facilement en égocentrisme, je le répète. Et l’égocentrisme est bien le contraire de l’humanisme.

Le "gros bon sens" de Jesse Ventura


Voilà quelques citations que je viens de voir sur antagoniste.net, organe préféré des propagandistes de la droite, tiré de l’autobiographie de Jesse Ventura, gouverneur du Minnesota de 1999 à 2003. L’auteur du site a ajouté « Des propos que les états providences devraient méditer… ». Je vais tenter de les décortiquer à ma manière, même si je ne suis pas un « état providence »… Mais qui donc pourrait se targuer d’en être un? C’est comme demander à une chaise de se défendre…

#1 : La défense d’une juste cause ne donne pas droit à l’argent public. Il existe beaucoup de causes excellentes, et l’État est incapable de les prendre toutes en charges.

Si l’État peut investir dans l’économie, pourquoi pas dans les justes causes? L’existence de l’État devrait garantir une tentative de régulation des problèmes, parce qu’il est et surtout devrait être, à la base, une sorte de syndicat global qui régirait les rapports de force dans la société, puisque l’égalité des chances n’existe pas. Donc, la pensée de cet homme est réductrice et négative quant aux possibilités d’une société plus juste, occultant ainsi les moyens réels et les possibilités de régler les problèmes puisque ces moyens monétaires sont pris en otage par les nouveaux rois du corporatisme et leurs groupuscules de pression.

#2 : Je crois qu’au fond, la plupart des citoyens comprennent que l’État ne peut pas fonctionner quand il se transforme en organisme caritatif.

Je détournerais cette phrase vers l’idée de prévention et non de charité, qui, cette dernière, tente de régler les problèmes à la sauvette, sans jamais les régler (donc, mon opinion sur la charité personnelle est assez négative — puisqu’elle est aux prises avec le « bon vouloir » de chacun, le hasard des causes à la mode — et mon opinion sur la charité étatique est qu’elle n’agit seulement que comme un pansement sur la bactérie mangeuse de chair…). Si je comprends bien, cet homme croit que l’État n’a pas d’emprise sur la réalité, qu’il ne pourrait influer sur autre chose que la bonne marche de l’économie, comme si elle était séparée du reste…

#3 : La Constitution garantit le droit à la vie, la liberté et la recherche du bonheur – un point c’est tout. Il ne garantit pas le droit à la charité…

Cette citation expose bien tout le mépris de cet homme envers le bien commun, comme source de changement positif. Le droit à la vie, la liberté et la recherche du bonheur ne sont pas seulement des recherches égoïstes, qui ne concernerait seulement que le bonheur de sa famille et ses amis. La liberté de celui qui exploite ceux qui sont en dessous n’est pas protégée nécessairement de l’autre qui se trouve libre de se venger de la manière qui lui conviendra. Une société qui n’a plus comme base le bonheur de tous peut bien se protéger par les armes et la peine de mort : c’est le chemin le plus court, penser à des solutions positives n’est pas le propre de la pensée sociale économique à courte vue.

#4 : Il ne faut jamais oublier que l’État ne gagne pas un seul dollar qu’il dépense. L’argent qu’il vous donne doit être pris à quelqu’un d’autre.

Voilà qui représente bien la cupidité extrême. Cet homme a vraiment été gouverneur pendant quatre ans? C’est une vraie honte pour l’Humanité.

#5 : Quand quelqu’un veut aller à la fac sans payer ses études, décide d’avoir des enfants sans s’y être préparé financièrement, ou a fait des mauvaises affaires, il est injuste que cette personne prenne l’argent des autres.

Si une société décide d’un commun accord que le bonheur et la richesse de tous ses enfants passent par une éducation gratuite de qualité (qui entre autres cultive le sens critique), il y a de fortes chances que les mauvaises décisions que cet homme à la vue basse nous expose soient moins courantes.

#6 : D’autant plus que dans de nombreux cas, le dindon de la farce est quelqu’un qui a fait des choix plus sensés. Veut-on pénaliser ceux qui mènent leur vie de façon responsable?

Pénaliser de quoi? De s’acheter un deuxième Hummer? La valorisation des gens plus apte à se débrouiller dans la vie à ses limites. La dévalorisation des perdants est déjà assez honteuse comme ça. Les gens ne sont pas du bétail, même s’ils ont, pour certains, des capacités réduites : pourtant, leurs contributions à la société sont importantes et mériteraient un salaire et une considération plus importante.

#7 : Veut-on faire comprendre aux citoyens qu’une conduite financièrement irresponsable n’entraîne aucune conséquence, et que l’État sera toujours là pour les tirer d’affaire?

Un pas de plus et on croirait qu’il prône la peine de mort pour les pauvres et les gens qui ont fait faillite…

Un peu de mesquinerie pour finir : regardez cet homme; ne trouvez-vous pas qu’il a l’air d’un escroc? Je n’en voudrais surtout pas comme président, ou pire, premier ministre…

Vote idéologique ou colérique?

En étant optimiste, j’espère que la venue en force de l’ADQ dans le paysage politique fera bouger le gouvernement sans nous ramener en arrière. Par contre, si on regarde les trois préoccupations importantes de l’électorat (si je ne me trompe pas), la santé, l’éducation et l’environnement, on ne peut que se demander si l’idéologie de l’ADQ a contribué à son élection étant donné son importante préoccupation familiale qui venait après dans la liste (et qu’il devrait, si je puis me permettre, jumeler avec une préoccupation environnementale extrémiste car ça serait illogique de ne pas souhaiter pour ses enfants un futur plus rose que ce qui s’annonce…). Et encore, aucun désavouera que l’ADQ est plus à droite que tous les autres partis, donc, qu’il endosse le néolibéralisme: est-ce que, mis à part l’intelligentsia adéquiste, la majorité des électeurs sont au courant de cette donnée importante? Et j’ose croire que le Québec des régions n’est pas si individualiste, à l’argent, xénophobe et conservateur, selon toute vraisemblance. Un vote idéologique ou colérique? Je crois qu’il était majoritairement colérique.

Pour revenir à l’environnement, est-ce que les gens ne sont pas capables de faire le lien entre le néolibéralisme et la pollution? Je me pratique à dire des évidences, quoique importantes : la recherche du profit à tout prix pour combler les besoins des actionnaires, et donc au système capitaliste de la bourse, est très loin des préoccupations urgentes comme l’environnement et la santé. Alors comment l’ADQ va-t-il réussir à concilier ces valeurs qui se contrarient à la source: la famille en opposition avec un capitalisme encore plus libre, une déresponsabilisation de l’état contre une promesse de meilleurs soins de santé (et qui risquent de s’améliorer seulement pour ceux qui vont pouvoir payer, il faut l’avouer), une timide volonté verte (du moins durant la campagne) et encore le beau jeu pour les pollueurs, etc.

Et ce n’est pas tant sur le marché de l’emploi que je m’interroge, il faut bien gagner sa croûte, mais plus sur les vues à court terme des employeurs pollueurs qui, en ne se plaçant pas en position de contribuer à la prospérité écologique, foncent rapidement dans un mur en nous ayant, au préalable, bien attaché à eux…


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