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Cette pub qui soulève la problématique de l’anorexie et de la boulimie vise trop juste.
Opinion, humeur, politique et poésie!
Cette pub qui soulève la problématique de l’anorexie et de la boulimie vise trop juste.
J’ai pris ce cliché sur le blogue de quelqu’un que je ne fréquente plus, parce que j’ai suivi un hyperlien trouvé sur Twitter…
Qui est-ce?
(Et j’ai modifié le cliché, de la couleur aux tons de gris, pour augmenter la difficulté.)
En fait, l’identité de cette personne est plus ou moins importante, mais la teneur de sa question l’est, de par ce qu’elle induit. Mettre sur le même pied d’égalité une question de Justice et une question de Morale, en les rassemblant insidieusement sous le vocable « criminel », tient de la bien belle et juteuse sophistique. On ne peut pas dire qu’Henry Morgentaler est un criminel puisqu’il y a la loi humaine comme solide base pour le protéger, pour ne pas qu’il se fasse renverser par le vent de la loi divine. La qualifier de vent est trop poli, c’est plus une brise…
Les cathos, fachos, chrétos, crétins auront beau sortir de leurs poches des chapelets composés de foetus avortés qu’ils brandiront à la face du monde, ça continuera de faire moins de vagues médiatiques que les images de blanchons et de phoques se dévidant de leur sève rouge sur la banquise blanche, moins de sueurs froides collectives que des grippes porcines, aviaires, alouette!
Comme vous le savez, à défaut de consacrer toute ma vie à en faire de la façon requise, j’aime bien parler d’art contemporain. En ce jour d’Halloween, voilà, ci-haut, un exemple d’un concept génial qui démontre bien où en est rendu l’art aujourd’hui, et ce qui le différencie de l’illustration.
Il y a là-dedans les deux éléments, dichotomiques, les plus importants de cette fête : l’horreur et l’enfance. Les clichés convenus pour illustrer l’Halloween consistant à ne montrer que l’horreur, sans faire entrer le niveau sociologique. Et c’est là où le regard artistique va plus loin que l’illustration. L’illustration s’occupant de développer une « manière », un style, un crayonné (un coup de pinceau!), un graphisme aguichant pour l’oeil, ce qui est aussi très bien. Et ce n’est surtout pas une tentative de dénigrer les illustrateurs…
C’est convenu, les détracteurs de l’art contemporain pointeraient, dans l’exemple de la photo de l’ourson aux ciseaux, une certaine facilité technique : c’est donné à n’importe qui de faire ça! La belle affaire…
Pour ma part, je regarde ça et je suis juste jaloux de ne pas avoir eu cette idée, parce que je sais très bien, contrairement à la population en général, que ce n’est pas donné à tout le monde.
(Trouvé via My Arts)
(Photo : t.ducornetz)
Bon, après avoir parcouru mon agrégateur ce matin, je ne peux pas faire abstraction du fait que c’est la St-Valentin. Eh! oui, cette fête que je fête, que nous fêtons à l’année, moi et Douce, pour mieux s’en foutre aujourd’hui.
Avec nos horaires, on va se voir à peu près une demi-heure en ce jour, et c’est pas bien grave. Le temps de se donner quelques bizous, comme d’habitude, mais je dois ajouter que ce n’est pas encore devenu une habitude… pour vrai!
Je vous laisse ici un poème que j’ai écrit à Douce voilà presque trois ans. Nous en étions à nos premières armes en tant que couple et elle me parlait bien sûr de ses anciennes relations, dont un poète, qu’elle me décrivait excellent, et qui lui avait envoyé quelques poèmes d’amour, même après notre rencontre. Ça m’a un peu piqué bien sûr et j’ai décidé de me battre avec la même arme.
Je l’ai beaucoup travaillé ce poème. Et il faut que je rajoute que Douce est bachelière en littérature et qu’elle est une poète accomplie, acceptée par ses pairs puisqu’elle a publié dans diverses revues de poésie reconnue. Elle vise maintenant un premier recueil, mais c’est difficile.
Alors, laissez-moi vous dire que j’étais nerveux quand je lui ai donné. Je ne veux pas trop vous influencer, mais elle a pleuré quand elle l’a lu, et elle m’a fait le plus beau compliment, que je cite de mémoire : « Mon amour, tu t’es éloigné des pièges, des clichés… »
Tout ce qui va suivre est vrai, seul le nom a été changé.
*
Haute fidélité
le mot amour maintenant ressemble à toi
(dans un livre pour enfant ton image est le nouveau symbole associé)
âme ou rein ou tête ou cœur comme réceptacle ne change rien ni n’importe
et je ne peux qu’aujourd’hui chérir mon état amplifié
à l’unisson
je suis sûr que tu y goûtes tout autant
ce certain se dresse en pavillon
chacune de nos petites notes se complète
même la nostalgie devient coulante on se baigne l’un dans l’autre
on est multiplié
et ça prend beaucoup d’ampleur
pas besoin de se mordre pour ça
juste la douce furie
qui s’élance en crescendo
pour ensuite reprendre la mer calme
*
je n’ai que quelques mots incertains pour te dire des certitudes
je n’ai que de la petite maladresse à t’offrir car je ne m’enrobe pas d’un mélange
tu sais déjà où je me trouve où tu te trouves
et où on se trouve
tu ne sauras vraiment jamais combien tes baisers me font oublier les autres univers
dans l’heureuse noirceur de ton abysse
ma souveraineté t’appartient
*
(le rivage a glissé jusque sous mes pieds)
j’ai vu en écho ton visage d’innocence et tes cheveux changeants
par addition tes souvenirs sont venus nourrir l’album que je tiens
j’ai vu bien plus que des images
j’ai entendu bien plus que ton histoire
des harmonies se sont soulevées autant de fois que le silence
meublant ma conscience et mon inconscience
mes nuits mes jours
je m’imprégnais de toi dans l’ailleurs
coquins
le bois craquant comme tes chevilles le lit défait semblait nous dire plus haut
dans les nuages le gris se teintait d’orange et de rouge parfois de vin
nous y étions tellement
les yeux fermés je ne me reposais pas de toi
je me fuyais pour mieux ensuite te déguster l’eau à la bouche
jamais je n’ai connu ces sentiers où tu m’entraînes
je te suivrais les yeux bandés car je connais par cœur ceux-là où j’ai eu mal
l’itinéraire est au complet une incartade un dessin en cavalcade
aussi j’aime bien sentir ton épaule
et ton sourire lorsque la braise me chatouille sous le pied
le monde se défait – à nous de le refaire
*
et moi
lorsque je me repose dans ta cabane dans les arbres sur une branche
plus léger qu’un pinson je n’ai plus peur
ma toute Douce
jamais je ne pourrai suffisamment te remercier de m’avoir si longtemps attendu
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