Posts Tagged 'Citoyen'



Sophisme du jour

Si l’État suppose que le citoyen est libre, alors le citoyen n’a pas à lui prouver son identité.

Tiré d’un texte de la Coalition des esprits libres sur lequel je n’ai pas vraiment d’opinion, à l’instant, puisque je l’ai lu rapidement en diagonale et que je suis tombé sur cette phrase, subitement, ce qui m’a poussé à vouloir la partager avec vous. Sans blague, essayez de faire cadrer ce raisonnement avec n’importe quel sujet pour qu’il puisse avoir l’air vrai et je vous félicite grandement, parce que pour le moment, je n’y arrive pas du tout!

Je peux vous avouer que j’ai sauté sur cette citation sans trop m’inquiéter du reste, mais oui, après être retourné lire un peu plus, afin d’également copier l’hyperlien du billet, j’ai trouvé que le reste du texte est aussi inutile que la citation.

Alors, c’est ça être un esprit libre! Libre d’écrire n’importe quoi! Libre d’amalgamer les concepts un peu n’importe comment pour que ça ait l’« air » intelligent!

(Le pire, c’est que ce regroupement compte pour collaborateur Jonathan Hamel, qui s’est séparé de la droite dernièrement, et qui a pondu quelques textes que j’ai appréciés, malgré ses positions générales que majoritairement je ne partage pas – mais lui au moins est capable de construire quelque chose qui se tient.)

Le journalisme citoyen à la poubelle?

Philippe Schnobb fait une chronique sur le site Sur le Web au sujet du journalisme citoyen, sur les conclusions de la fédération des journalistes et « On y a dit que le journalisme citoyen n’existe tout simplement pas. » Il y a eu des réactions du côté de Mario tout de go (Mario Asselin) et d’Oniquet (Olivier Niquet). J’y ai laissé mon point de vue en commentaire, que j’ai expliqué aussi, oralement, à Frédéric Laflamme la semaine dernière; mais j’aimerais bien l’exposer ici aussi et même poursuivre la réflexion.

Voilà, je crois que le dénominateur commun entre le journalisme traditionnel et celui dit citoyen repose essentiellement sur l’idée de la chronique. On peut faire un calcul simple : est-ce qu’un chroniqueur est un journaliste? Oui. Est-ce qu’on peut dire d’un blogueur qu’il fait dans la chronique? Oui. Alors, voilà le lien à mon sens (il y a aussi l’importance de vouloir s’inscrire dans une démarche comme telle). Sinon, il faudrait faire une distinction claire entre les chroniqueurs et les journalistes.

Et, il est difficile pour le blogueur d’aller au-delà de la chronique étant donné le caractère bénévole du blogue, à priori (d’un autre côté, l’appropriation des blogues par les journalistes est plus un phénomène de mode qu’un désir de dialogue personnel avec les citoyens : essayer de poser des questions à un journaliste-blogueur pour voir… les chances d’avoir une réponse sont quasi nul – mais, comme dans tout, il y a des exceptions, deux selon Mario Asselin). Il y a l’information véhiculée par les médias, et les réactions dans la blogosphère, rarement du contenu informatif généré par les blogueurs. Sûrement plus pour l’ensemble des citoyens, mais il faut que les citoyens soient au courant de la possibilité de le faire et qu’ils désirent aussi les rendre publiques, s’investir dans le procédé.

Il y a aussi le fait que le terme blogueur est trop large et ne saurait désigner seulement les blogueurs qui discutent de sujets d’intérêt public. Au départ, il ne sert qu’à désigner celui ou celle qui s’épanche sur un carnet web, met à la disposition de tous les internautes ses notes, ses états d’âme. En fait, les premiers web log (d’où le terme blog, qui est apparu à cause du jeu de mots : we blog) n’étaient que des suites d’hyperliens vers des sites web, avec parfois des commentaires. L’implication citoyenne est apparue par la suite. Elle était une possibilité intrinsèque qui a pris de l’ampleur avec la facilité qu’apporte le média blogue.

Donc, je crois que la dénomination « journalisme citoyen » sert simplement de faire-valoir pour les blogueurs qui considèrent leur démarche sérieuse au niveau de l’analyse du contenu médiatique. Mais je comprends bien la réaction des journalistes professionnels à vouloir garder le terme « journalisme » pour eux, de le protéger, avec tout l’aura de crédibilité que cela leur octroie (malgré la baisse de confiance généralisée du lectorat dû à l’importance que prend la commercialisation de l’information — pour ne pas dire le sensationnalisme — dans les grands médias, ce qui influence les choix éditoriaux globalement).

Il y a donc évidemment un déficit de crédibilité des deux côtés même s’il est inégal : de l’un les journalistes parce qu’ils sont assujettit à un employeur qui influe sur l’agenda journalistique de plus en plus, et de l’autre les journalistes citoyens (et/ou les blogueurs) parce qu’ils ne sont pas garants d’un code d’éthique, ne peuvent risquer de perdre leur travail, donc libre de raconter n’importe quoi. Soit. Il y a manifestement un bel équilibre qui se bâtit : l’objectivité que les premiers ont perdue est récupérée par la subjectivité des deuxièmes, qui parfois gagnent en objectivité. Le déficit moins lourd du côté des journalistes est contrebalancé par l’importance de la visibilité qu’ils ont : à contrario, les blogueurs sont moins visibles au total, donc leur manque de crédibilité est moins présent, dans le calcul des influences. Nous verrons bien comment cela évoluera au Québec.

Pour faire baisser la pression (ou en ajouter…), je crois que les journalistes mettent trop l’accent sur le terme « journalisme » dans la dénomination et trop peu sur le terme « citoyen ». Ce dernier est comme une contredanse, une pénalité qui fait bien ressortir le caractère libre de ce « journalisme ». Je ne dis pas non plus bien sûr que les journalistes sont muselés… loin de là, mais ils devraient se battre encore plus pour acquérir davantage de liberté. Et bien sûr les blogueurs, ceux qui le désirent, encore plus de crédibilité.

Au-delà du débat sur le terme « journalisme citoyen », ce que je retiens c’est qu’il y a une belle histoire qui se dessine pour la démocratie. Et Philippe Schnobb y participe d’une merveilleuse manière, je ne peux que l’en remercier chaudement, au nom de tous ceux qui ont à coeur l’implication citoyenne sur le web.

Aventure abitibienne (entrevue radio et retour)

Donc, voilà, je continue mon récit.Après avoir fait ma conférence, je me sentais beaucoup plus en confiance pour l’entrevue à la radio de Radio-Canada le lendemain matin. On a même fêté un peu la veille, moi, Benoit Duverneuil et Pierre Sauvé (le président du festival), qui nous hébergeait (merci beaucoup!). Malgré le peu de sommeil, ça s’est assez bien passé pour l’entrevue, avec le très sympathique Frédéric Laflamme, mon hôte m’a chaudement félicité, mais vous pouvez en juger par vous-même ici (c’est le lien en date du 23 novembre). (J’ajoute le lien direct aussi, au cas.)

Comme vous pouvez l’entendre, il est clair que le phénomène des blogues intrigue et questionne (peut-être encore trop négativement) le milieu du journalisme. Avant ce jour, je le pressentais, mais là, je m’en suis vraiment rendu compte. Et c’est compréhensible, car c’est tout le lien de confiance qui est encore à bâtir du côté de la blogosphère, même s’il semble que le lien de confiance au niveau des médias traditionnels soit aussi en péril. D’où mon optimisme par rapport au fait que l’ajout des citoyens dans la formule pourra faire évoluer tout ce qui touche l’information, mais dans un sens de plus en plus critique. Il est terminé le temps où on se faisait bourrer comme des cruches!

Nous avons rencontré après l’entrevue un homme, un employé de Radio-Canada, et il nous a parlé de sa méfiance envers la blogosphère, pour toutes les raisons négatives à laquelle nous pouvons penser. Après avoir discuté quelques minutes, il m’a avoué avoir maintenant confiance en ma bonne foi et qu’il pourrait bien venir faire un tour ici. Je le salue s’il y a lieu! Je vois dans cette anecdote la démonstration qu’il faut bien faire ses preuves pour penser être pris au sérieux. Je ne pourrai pas rencontrer comme ça tout mon lectorat potentiel, il faut donc par ricochet que la blogosphère politique (et même son entièreté, des blogueurs aux commentateurs) s’organise autour d’un projet de justification par le raisonnable de nos interventions.

Alors, maintenant, il faut vraiment que les internautes se responsabilisent. Comme le dit bien Patrick Lagacé dans un de ses derniers billets, par rapport aux commentaires gratuits et irrespectueux des internautes qui profitent de l’anonymat que procure les pseudonymes :

Des fois, je lis les commentaires et je me sens comme un gars qui invite des amis à souper et qui, au milieu de la soirée, se retrouve avec des convives encagoulés, qui n’avaient pas été invités, et qui écoeurent les autres, en vomissant au passage dans ma salle de bain.

Donc, si vous voulez intervenir où que ce soit, faites-le avec intelligence, ça vous profitera, et à tout le monde!

Pour terminer, le retour s’est bien passé, il y a juste que tout ça m’a bien vidé de mon jus, en plus du spleen automnal. Mais je sens que ça revient…

Aventure abitibienne (conférence)


Et je continue mon récit.

Sous le signe de la nervosité, j’ai quand même remarqué la différence de température entre Montréal et Rouyn… température hivernale qui s’est installée entre temps à Montréal, je l’ai bien vu en revenant!

Entre autres choses, j’ai rencontré l’incontournable François Charron, très efficace vulgarisateur techno à la télé et sur le web, qui a été nommé Président d’honneur pour le Festival de Webdesign 2007. C’est un homme très sympathique et j’ai pu échanger avec lui à quelques reprises pendant mon séjour, et bien sûr au sujet de l’exercice des conférences : nous allions partager l’après-midi du jeudi, sa conférence étant avant la mienne. Le meilleur conseil qu’il m’a donné a été de me dire d’être moi-même. Ce que j’ai tenté de faire, mais un moi-même magnifié, quand même : la pression était donc assez forte dans ma tête!

J’ai rencontré aussi Benoit Duverneuil, un expert des usages web, aussi consultant, entrepreneur, et bien sûr conférencier. Par malchance, devant partir vendredi matin, j’ai manqué sa conférence. Mais nous avons tellement discuté du web, il m’a donné tellement de bons conseils et tout et tout, que je peux attendre tranquillement de recevoir une copie de sa captation.

Après avoir revisé quelques trucs en fin d’avant-midi, nous avons dîné et puis c’était la première conférence : celle de François Charron. Je me suis assis en avant, et une dame est venue me saluer avant que ça commence : c’était Zoreilles (j’avais invité cette blogueuse abitibienne à venir me rencontrer et elle est venue)!

François nous a parlé dès le départ du problème environnemental qui vient avec les gadgets rapidement désuets, d’où l’importance de ne pas les jeter à la poubelle, mais bien de les donner à des organismes capables de les recycler et surtout de disposer du plomb qu’ils contiennent. Ensuite, il a fait le tour de l’évolution technologique du travail. Un bon tour d’horizon de la nouvelle manière d’envisager la collaboration au sein des entreprises. Une image qu’il utilisait souvent : l’aplanissement de la pyramide classique. Beaucoup de points de sa conférence rejoignaient la mienne, puisque oui, la révolution du web 2.0 transforme toute la société.

Quand il eut terminé, je me suis dirigé rapidement sur la scène pour terminer de m’installer sur l’ordinateur qui servait de rétroprojecteur : je voulais montrer quelques exemples de blogues. Quand tout fut enfin prêt, il restait 10 minutes avant le début de ma conférence et je me suis dirigé vers Zoreilles.

C’est une femme vraiment très sympathique. Et elle a contribué à faire baisser un peu ma pression par ses bons conseils. À 3 heures, je me suis dirigé sur la scène, me suis présenté et me suis lancé.

J’ai expliqué sommairement le concept du blogue et puis j’ai fait un tour d’horizon des blogues selon 6 catégories (qui regroupent des sous-catégories, prises sur les sites de référencement Tout le monde en blogue et Top Blogues) : Perso (Personnel, Femmes/Famille, Photo blogues, Podcast/Video blogue), Divertissement (Adultes, Animaux, Cinéma/Télévision, Cuisine/Gastronomie, Érotisme/Sexy, Humour, Monde/Voyages, Sports), Éducation (Cuisine/Gastronomie, Éducation, Informatique/Internet, Science/Nature, Philosophie/Religion, Santé, Technologie), Culture (Arts/Culture, Culture web, Littérature, Design, Musique), Société (Actualité, Opinion, Politique, Société/Vie courante) et Divers (Autres/Divers, Affaires/Entreprises, Mode/Beauté). Et, pour chaque catégorie, j’ai donné quelques exemples : 1000 et 1 Petits Rien, Un taxi la nuit et Zoreilles pour la catégorie Perso; Le Loft Blogue et Les amateurs de Stars pour la catégorie Divertissement; Mario tout de go, Nouvelles non censurées, Mazzaroth et Le professeur Masqué pour la catégorie Éducation; P45 et La plus jolie fin du monde pour la catégorie Culture; Un homme en colère et Antagoniste.net pour la catégorie Société; Blogosphère et le Blog du paranormal et de l’insolite pour la catégorie Divers.

Pour le reste, j’ai exposé mon idée de la psychologie en lien avec la pratique du blogue, les perspectives au niveau de la démocratie, de l’éducation, du journalisme citoyen, de la philosophie (je reviendrai certainement là-dessus plus en détail). J’ai répondu à quelques questions intéressantes qui sont venues m’obliger à clarifier certains points assurément nébuleux, et j’ai commencé à me sentir de mieux en mieux.

Au final, je peux vous avouer avoir beaucoup appris de cette expérience, même si tout au long de ma conférence je me suis senti réellement comme un imposteur. Le langage parlé n’étant pas pour moi aussi facile que l’écrit, je reste quand même avec la satisfaction d’avoir réussi à élever mon niveau de langage à l’oral. Peut-être que je vais déchanter quand je vais visionner le document filmé…

Je vous reviens avec la suite, mon entrevue radio le lendemain matin.

Le pétard mouillé de Mario Dumont

La longue mèche de la motion mariodumontesque s’est consumée assez longtemps pour catapulter sous le feu des projecteurs médiatiques son désir de débureaucratisation par raccourci, mais ne restera qu’un pétard mouillé pour la démocratie.

Il était clair que ce coup était pipé et qu’un appui du côté péquiste était un fantasme malavisé, de la manigance à peine voilée. Mais la grande question : comment les fervents mariodumontistes peuvent-ils se regarder dans le miroir aujourd’hui alors que leur Grand Manitou handicape ainsi l’Assemblée Nationale pour démontrer sa position divergente?

Pourtant, tout le monde la connaissait déjà sa position : il n’en veut plus des commissions scolaires, mais encore! N’importe quel citoyen peut ne plus en vouloir, comme lui, mais il faudrait bien qu’il aille plus loin que la simple position d’un citoyen. Ce citoyen qui peut, s’il le désire, puisqu’il n’a pas été élu pour travailler dans notre intérêt à tous, choisir entre le noir ou le blanc. Peut-être qu’un projet de loi aurait été plus constructif? Par contre, on voit bien où ça peut mener…

Pour un homme ouvertement populiste qui prétend vouloir brasser du concret, il encourage ici la politicaillerie, bien assis dans son carré de sable personnel, en lançant cette flèche avec son arc-jouet, ce qui est très éloigné de l’action. Alors, avec « action » et « démocratique » dans sa dénomination, il serait aisé d’accuser ce parti mégalomaniaque d’avoir perverti ces termes hautement positifs dans un but de mise en marché. Bon, j’admets que ce choix date de plusieurs années et qu’il peut difficilement être mis à jour…

Voilà bien le problème : on accapare la démocratie, qui devrait être bien avisée, pour la réduire à un rapport unilatéral entre un roi et ses ouailles. On se targue de l’action, qui devrait faire avancer les choses, mais on fait de plus en plus souvent le « moonwalk »!

Pourquoi pas alors « L’Option Autocratique du Québec », ça serait un peu plus clair!

Sans blague et sans sarcasme, ne serait-il pas temps de débarrasser l’Assemblée Nationale de la partisanerie? Donc d’enlever le plus possible le petit côté stratégique des travaux de nos élus? En tant que néophyte de la mécanique parlementaire, je me demande s’il n’y aurait pas moyen de rejeter à la base ce genre de tactique qui est clairement improductive.

Le seul moyen que je verrais serait d’ajouter un jugement direct, externe et impartial à ce qui se passe à l’Assemblée : un genre de comité moral qui veillerait à proscrire des démarches de la sorte. Car, à la base, je ne suis pas contre l’idée de pouvoir faire une motion de confiance, mais c’est la préparation qui manquait, et surtout un appui assez solide pour justifier cette démarche. Mais tant que nos élus défendront autant, sinon plus, leur parti que les électeurs, la joute politique paraîtra truquée pour la majeure partie de la population. Ce n’est donc pas si surprenant de voir la population se rabattre alors sur le culte de la personnalité.

(La photo provient d’ici.)

L’accord tacite #7

Pour plus d’information quant au sujet de cette publication, consultez L’accord tacite #1.

7) J’accepte que l’on fasse la guerre pour faire régner la paix. J’accepte qu’au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J’accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale,

Il y a plusieurs questionnements qui me viennent à la lecture de ce point. Le premier concerne la prévention, et non pas dans le sens de guerre préventive. Je pense plutôt à la prévention dans le sens où il faut prévoir ou non une force militaire « au cas où ». Ceci est assez propice à la discussion, car même tout pacifiste peut voir l’utilité pour la société d’avoir en sa possession une telle force.

Là où le bât blesse, c’est quand on se rend compte que c’est en fait le cloisonnement et la disparité des différents nationalismes, qui provoque cette nécessité. Étant moi-même très pacifiste, je ne vois pas comment on pourrait éliminer le militaire sans aussi éliminer le concept de pays, et même de regroupement de pays, car tout désarmement ne pourrait se faire que d’un commun accord, d’un point de vue mondial. En espérant que la collaboration qui se retrouve en majorité au niveau économique s’étendra un jour à tous les domaines…

Alors, on voit bien par cela que le militaire est aussi fort aujourd’hui parce qu’il est passéiste et relié à une vision conservatrice du monde, où la suprématie a encore un sens. Qui ne sent pas qu’il est branché sur un respirateur artificiel, nourri seulement par les nécessités économiques? Il est clair que l’humanité est virtuellement beaucoup plus haute et plus loin que ça, philosophiquement. Mais, parce que l’énergie intellectuelle principale se porte vers ses domaines, parce que toutes nos majeures avancées technologiques découlent d’elle, un changement de paradigme aussi extrême serait difficile. La guerre est le nerf de la guerre globale.

Il serait donc facile de me traiter d’utopiste même si la piste que je suis se déroule déjà, dans un monde possible où tout instrument qui risque de signer l’arrêt de mort de quiconque serait formellement et moralement interdit, et toute pensée dans ce sens taboue… Pour en arriver là, il n’y aurait que la population, dans toute sa force citoyenne, bien qu’encore inerte et improductive, pour concrétiser ce changement. Si la liberté est relative au bien-être de la collectivité, puisque nous ne sommes pas chacun sur des îles désertes, il faudra débarrasser la sécurité de la force brute des explosions, de sa plus petite jusqu’à sa plus grande échelle.Mais avant la fin du règne de George W. Bush, tout cela n’est que de l’hypothétique, assurément!

(L’image vient d’ici, via une plogue de Y-Man.)

(Pour continuer de lire la série : L’accord tacite #8)

La religion est un luxe, comme le macramé…


À la lecture de la lettre « La liberté religieuse et les catholiques d’ici » de Michel Labonté, publiée dans Le Devoir.com, je ne peux que rétorquer que la religion est un luxe que toute la société ne peut plus prendre en charge, puisque l’auteur, comme la Coalition pour la liberté en éducation (CLE), semble penser que l’éducation se doit d’être en partie religieuse pour qui le désire. Et ce n’est pas tant le concept de la laïcité qui m’anime, mais bien plutôt le bon sens.

Je semblerai extrémiste, mais les familles religieuses devraient avoir le courage de leurs convictions et s’occuper elles-mêmes de l’éducation religieuse, et à leur frais, et selon leur disponibilité temporelle, si justement leurs convictions sont solides à ce point. Le temps imparti à l’éducation des enfants québécois ne devrait pas être tronqué d’un temps alloué à l’éducation religieuse, car ce sont les enseignements les plus subjectifs qui soient, et le nombre de religions et de confessions différentes en est bien une preuve flagrante. Est-ce que les parents ont le choix sur l’enseignement de la mathématique, du français, de l’histoire? Non. Si dans ma famille nous sommes des amateurs de macramé, est-ce que nous allons exiger de l’État de fournir pour nos enfants des cours de macramé?

L’éducation doit rassembler par des connaissances en dehors de la religion et le nouveau cours, Éthique et Culture des religions, qui remplacera les traditionnels cours de religion et de morale, sera plus adapté à la pluralité ethnique, à l’ouverture sur le monde, à la connaissance historique des religions et surtout, à l’éducation citoyenne. Il est clair que cela n’aidera pas à l’endoctrinement religieux des jeunes, mais est-ce que ça ne serait pas une très bonne chose pour tout le monde? Et, de toute façon, est-ce qu’un croyant bien avisé ne serait pas un meilleur élément pour un regroupement religieux?

Photo de Eduard.

Ajout (mercredi 14h45) :

J’aimerais ajouter ici un commentaire anonyme que j’ai reçu par rapport à ce même texte, publié sur Cent Papiers, et qui fait paraitre mon propos assez modéré… quand même! Le voici :

Non non et non, l’éducation religieuse, sous toutes ses formes, doit être proscrite du cadre laïc d’enseignement public.

Même « l’initiation à ».

Je crois fermement qu’un cours de « pseudo-socio-théologie » est aussi prioritaire que l’enseignement du tricot.

Notre « sacré », ce sont les lois et les droits. Éduquons nos citoyens, nous, sur notre État. J’opterais pour l’enseignement de notre VRAI Bible, le code Civil/Criminel et l’approfondissement de nos textes de lois et de droits.

Même l’enseignement du Code du travail dans nos classes serait plus profitable que l’enseignement de la théologie.

La VRAI morale laïque, les droits d’États.

Notre ignorance crasse en la matière, lorsque nous sortons des bancs d’école, est franchement honteuse.

Arrêtez de polluer le système public avec votre novlangue québécoise et les cours bonbons et propagandistes.

Wal-Mart sur la voie du recyclage : un opportunisme payant

Il y a de ces nouvelles qui sont très positives malgré le fait qu’elles sont à la fois ambiguës…

Hier matin, un article est paru dans lapresseaffaires.com selon lequel Wal-Mart Canada « va recycler le carton et le plastique qui sert à emballer ses produits mis sur ses tablettes. » La compagnie « espère ainsi améliorer son image auprès du public, mais ce n’est pas sa raison principale » : la « chaîne répond d’abord à la demande des consommateurs, plus soucieux de l’environnement. Ensuite, elle augmente ses revenus annuels d’environ quatre millions, par la vente de ses déchets recyclés. »

On ne peut qu’applaudir cette nouvelle qui aura, pour sûr, beaucoup de répercussions sur les grandes entreprises en général, qui ne pourront faire autrement que de suivre la vague, même si cette décision est loin d’être purement vertueuse. Comme on dit : à cheval donné on ne regarde pas la bride…

C’est une belle preuve que la population peut influencer les choix des entreprises, et que ces dernières trouveront toujours le moyen d’en tirer profit, de toute façon. Mais il reste quand même que c’est la démonstration du rapport de force très sain qu’est le lobby libre des citoyens, qui s’exerce par le droit de veto pécuniaire.

Et, comme le souligne le journaliste Laurier Cloutier, c’est une « position qui a de quoi faire réfléchir des chefs politiques craignant que des programmes environnementaux nuisent à l’économie. »

En conséquence, je me demande bien comment les dénigreurs de tourner au vert se relèveront de ce revers qui, idéologiquement parlant, rebrasse les cartes à un niveau inédit. Car il était facile pour eux de planter l’aiguille de l’économie dans la poupée vaudou de la gogauche environnementaliste pour faire pencher la balance du côté du néo-libéralisme. Maintenant, leur argument clé est rouillé et hors d’usage. Mais, je leur fais confiance, ils bâtiront bien assez rapidement d’autres portes, que je m’efforcerai de claquer encore aussi fort.

Pour ce qui est des efforts de Wal-Mart, ils sont sur la bonne voie, et je ne me gênerai pas pour le répéter encore et encore. Mais, je n’irai pas plus économiser quelques sous chez eux, parce que je ne veux pas l’économiser dans l’espoir de tout ce qu’il leur reste à accomplir, au niveau mondial et social, pour devenir une entreprise vraiment éthique, même s’il semble que cela sera toujours assujetti au rendement économique.

Ce qui me fait le plus sourire, comme sa virtuelle mascotte jaune, rondelette et souriante, c’est qu’il est clair que ce géant a peur. Et plus il aura peur que les consommateurs montrent leurs dents, plus les citoyens en sortiront gagnants. Et des dents, nous en avons beaucoup trop pour ne pas mordre.

Les anarchistes font peur


Au-delà du cliché du punk saoul qui quête dans la rue, l’anarchisme est premièrement un mouvement citoyen qui revendique l’individualisme au service de la coopération, qui veut donc reprendre le contrôle du pouvoir sur leur propre vie, en éliminant la mainmise de l’État.

Selon Wikipédia :

L’anarchisme est une philosophie politique ou un ensemble de philosophies et d’attitudes qui rejettent toute forme de gouvernement doué de pouvoir coercitif (principalement : l’État) et réclament son abolition, manifestant le plus souvent un rejet plus général de toute forme de hiérarchie et de contrainte sociale. Le terme « anarchisme » provient du mot grec αναρχία (« sans archontes » ou « sans chefs »). Il existe une grande variété de courants anarchistes plus ou moins éloignés, jusqu’à un degré de complète incompatibilité. Les courants anarchistes se distinguent notamment quant au système économique prôné. La plupart se réclament du socialisme, d’autres soutiennent le mutualisme, d’autres une économie de marché libertaire et d’autres un capitalisme de libre marché. L’anarchisme s’étend ainsi du collectivisme le plus total à l’individualisme le plus extrême[1].


Si le sujet vous intéresse plus amplement, je viens de visionner via le blogue Ya Basta! un excellent documentaire français « Ici et maintenant » qui donne l’heure juste sur ce mouvement dans ce pays.

Personnellement, je me suis retrouvé en terre d’accueil avec ce reportage, puisque je clame la responsabilisation des citoyens par l’éducation depuis longtemps, surtout depuis que je blogue. Aussi, comme un des intervenants vers la fin, je crois que le travail, tel qu’il nous est imposé maintenant, fait de nous des moutons dociles. Pensez-vous vraiment que je serais aussi allumé sur les problématiques sociales et que je pourrais donner autant d’énergie là-dedans si je travaillais soixante heures semaines?

Je peux vous avouer que quand je vois une bande de punks dans la rue, je me dis que je suis plus légitimement anarchiste qu’eux…

J’ai trouvé l’image ici.

La blogosphère encore en eau trouble

Je viens d’apprendre que mon ami graphiste, humoriste et bien sûr blogueur Inkognitho cesse ses activités bloguales. Il était pour moi de la couleur dans la grisaille politique et une autre preuve qu’il y a moyen de s’exprimer par l’humour tout en volant haut. Il laisse en suspens le fait qu’il pourrait revenir un jour sous un autre jour et j’espère que ce sera le plus rapidement possible.

Il ne donne pas la vraie raison de son départ et c’est bien ainsi. La blogosphère ne se doit pas d’être intrusive, nous ne sommes en fin de compte que des avatars, jamais au complet dans cette mini-société, même si parfois il y a de vraies répercussions sur la réalité.

Car il faut bien s’en attendre, bloguer est une activité qui peut bouleverser certaines personnes ou bien seulement être trop prenante pour d’autres. Moi-même je me demande parfois si ça en vaut la peine, si tout le temps que je passe ici n’est pas seulement futile, même si ça me passionne, si dans le fond personne ne comprend tout à fait ce que je veux faire, ce à quoi je rêve alors qu’il me semble que parfois j’en beurre même trop épais pour l’expliquer.

Je crois que ce qui se passe ici est utile et le sera encore plus avec le temps, car c’est bien de notre implication citoyenne, bien plus que d’un simple moyen de se divertir et de socialiser, qu’il s’agit. Inkognitho nous donnait le compte rendu de sa vision de la société et de son actualité à sa manière, ce n’était pas futile. Il avançait à tâtons autant que nous tous dans ce médium assez jeune et j’appréciais beaucoup sa contribution.

Bonne et longue vie à lui!

Un ruban qui dit non

Comme vous pouvez le voir, je suis contre la guerre à laquelle je participe malgré moi, parce que je suis légalement un Canadien, parce qu’il y a un peu de ma sueur qui a contribué à payer ces dépenses militaires.

J’affiche ce ruban parce que je n’ai pas honte de ma honte d’être mené par Stephen Harper, parce qu’une minorité de citoyens qui ont des valeurs contraires aux miennes ont voté pour lui; et j’espère qu’il payera cher pour cette trop grande latitude qu’il s’est permis de prendre sur notre dos, sur mon dos. Et je n’aurai jamais le dos assez large pour accepter la barbarie érigée en système économique.

Pour cela, le peu de fierté canadienne qu’il me restait est tombé comme tomberont prochainement les feuilles des érables, comme tomberont certains hommes qui n’ont fait que suivre des ordres en délaissant leur liberté au nom de la liberté.

Ma définition de la liberté est toute autre.

En arborant ce slogan simple et sans équivoque, je veux m’assurer de communiquer que je crois en un humanisme qui tend vers la totale non-violence, vers la collaboration qui, au contraire de l’agression, irrigue et nourri au lieu d’allumer des feux.

Parce que ce non est positif.

Un gros merci et bravo à Inkognitho pour le beau ruban! À partir d’une demande de Louis.

Un peu de réflexion

Je suis en train de lire un livre très intéressant, une sorte de compilation des plus grands philosophes de tous les temps, selon l’auteur Peter J. King : 100 philosophes — Guide des plus grands penseurs de l’humanité. J’y ai trouvé voilà quelques jours une citation très éloquente et j’aimerais la partager avec vous :

Nous avons tous tendance à penser que le monde doit être en conformité avec nos préjugés. Adopter un point de vue opposé implique un effort de réflexion, et bien des gens mourraient plutôt que de faire cet effort — d’ailleurs, c’est ce qui leur arrive.

L’ABC de la relativité
Bertrand Arthur William Russell (1872-1970)
Philosophe et mathématicien

Pour ma part, cette réflexion réveille en moi beaucoup de choses. La principale, que nous devons fuir comme la peste nos propres réflexes de défense innés, nos déterminismes, notre subjectivité primaire. Et j’ajoute primaire à la subjectivité, car je crois à l’analyse personnalisée, ce que l’objectivité ne permet pas, a priori. Donc, de ne pas tomber dans le piège du circonstanciel, dans la facilité de laisser les faits colorer la pensée au lieu de les confronter, malgré la force de l’émotivité qui est la première réaction à tout événement.

Concernant la dernière partie de la citation, il faut la replacer dans son contexte historique (le livre « L’ABC de la relativité » est paru en 1925), mais qui ne manque pas de nous mettre en face de nos propres opinions par rapport au militaire, puisque c’est ce pouvoir qui démontre le mieux l’étroitesse d’esprit de l’humanité, sa bestialité exponentiellement élevée en système hiérarchique, à la merci de l’opportunisme partisan et du dogme économique, dans le cas qui nous concerne.

Donc, je ne peux pas passer à côté de la question de la guerre en Afghanistan et des morts québécois qui font la manchette en ce moment. Ma critique du militaire se construit en premier lieu autour de la déresponsabilisation de l’individu, car il s’agit bien de cibler que c’est cet « effort de réflexion » qui est absent dans le soldat; après bien sûr sa décision d’entrer dans l’armée, qui peut s’être décidé pour des raisons aussi terre-à-terre que d’avoir des opportunités de carrières et des revenus sûrs, ou du simple désir de s’obliger à un mode de vie stricte. Mais en fin de compte, ça reste une certaine faiblesse citoyenne, alors que certains pourraient croire qu’au niveau personnel c’est herculéen de s’astreindre à une discipline de la sorte. Peut-être. Je préfère la discipline qui privilégie la connaissance de soi, du monde et des autres, dans une optique pacifiste.

Bertrand Arthur William Russell était un pacifiste, c’était écrit dans le ciel que sa citation allait me plaire…

Le Plan Kaki des conservateurs

J’ai eu une discussion voilà quelques jours avec ma copine sur le Plan Vert des conservateurs (c’est elle qui a eu l’idée du Plan Kaki).

Quand on parle de ça, c’est certain que ça monte en épingle (vers un consensus), car on est d’accord pour dire que les conservateurs basent leur politique diplomatique sur un rôle de petit caniche en laisse et à la merci des désirs de l’oncle Sam. Et la question qui en ressort est : pourquoi l’argent des Canadiens est si difficile à dépenser quand il s’agit d’environnement alors que ça devient presque un bar ouvert quand il s’agit de dépenses militaires?

C’est drôle hein! C’est comme s’il y a et avait toujours de l’argent qui peut servir comme par magie pour des dépenses idéologiques (donc partisane). Il me semble que l’ancien rôle canadien, traditionnellement neutre, nous allait bien (et ça serait bien une autre bonne raison pour moi de vouloir qu’on revienne à ce rôle pacifiste avec un Québec souverain, mais, ça, c’est une autre histoire… je ne voudrais pas être taxé d’opportuniste, hé hé!).

Imaginez si tout cet argent consacré à la guerre était mis dans la recherche pour l’efficacité énergétique et la mise en place de nouvelles technologies moins polluantes, toute cette énergie employée dans la mise en place de législations encourageant les citoyens et les entreprises vertes! Entre régler le problème environnemental et faire la guerre, qu’est-ce qui est le plus urgent pour la survie de l’humanité?

Haro sur le Plan Kaki!

Le Phénomène des blogues: vers une démocratie technologique

Comme on le voit avec le phénomène des blogues (surtout ceux où se discute l’actualité), la participation politisée des citoyens en phase avec les nouvelles technologies est magnifiée au point où l’exercice traditionnel de la démocratie par le droit de vote semble aujourd’hui insuffisant. Dans un monde idéal, le pouvoir de décision appartiendrait réellement au peuple et l’utilisation du réseau Internet à cette fin serait la solution. L’accélération exponentielle de l’évolution des activités humaines et la plus grande complexité de notre rapport à la société commande une aussi grande évolution de la part de l’appareil gouvernemental pour donner une plus grande place à la vigilance des citoyens. Alors, pourquoi se priver d’une possibilité aussi évidente? Le Québec, en se lançant dans la modification de son système au diapason de la technologie, pourrait faire figure de proue au niveau mondial et donner le ton pour le futur.

À la lumière du scandale des commandites, devant le risque de plus en plus grand de dérapage des politiciens face à notre démocratie qui se déguise alors parfois en demi-dictature, le phénomène des blogues, comme métaphore des forces vives d’une société énergique et concernée, m’apparaît assez représentatif du changement à opérer dans le rapport entre le citoyen et les élus. J’admets que ce changement ne pourrait qu’advenir graduellement, en suivant l’évolution des mentalités et de l’augmentation de l’utilisation (sécuritaire) de la technologie, mais il ne tient qu’à nous de pousser dans ce sens. Imaginez-vous chaque message sur un forum ou un blogue comme une personne dans une manifestation tenant une pancarte avec un message assez élaboré, lisible par quiconque, et vous comprendrez pourquoi je milite par ce texte pour une décentralisation du pouvoir politique avec l’aide de la technologie.

De toute manière, je crois qu’il faut déjà s’attendre à voir de plus en plus les citoyens s’impliquer dans ce sens, étant donné la facilité avec laquelle tout un chacun peut participer à la démocratie (donc à la liberté d’expression) dans le confort de son foyer. Voilà bien la preuve que l’impopularité grandissante de la politique est due à un sentiment d’impuissance, situation qui semble un peu se redresser aujourd’hui grâce à la popularité et à l’influence de quelques blogueurs – dont Patrick Lagacé – et à l’enthousiasme des gens, dont je fais partie, qui participent au brassage et au choc des idées dans ce média évolutif (j’ai retrouvé récemment l’intérêt pour la politique grâce aux blogues).

Donc, à l’instar de tout bon phénomène de société, toujours embryonnaire de quelque chose de nouveau, je me permets de croire que cela contribuera à faire naître un système démocratique participatif et anti-bureaucratique, relayant notre système parlementaire britannique, archaïque et balourd, à quelques chapitres des livres d’histoire.

Selon ma vision, le rôle des politiciens devra changer pour devenir celui d’accompagnateur et de mentor dans un système décisionnaire décentralisé où le citoyen aurait la majorité du pouvoir. Alors serait-ce une utopie, une erreur de croire que la politique se portera mieux à mesure qu’elle serait envahie par une démocratie vraiment participative, ouverte et inclusive, portée par la facilité d’action intrinsèque à la technologie, même si par cela la politique, dans sa forme actuelle, serait portée à disparaître? Je suis convaincu du contraire. La preuve: on voit bien en ce moment que le paysage politique change grâce à la (sur)utilisation des sondages et à la montée en force d’un discours populiste représenté politiquement par l’ADQ, symptomatique d’un ras-le-bol ambiant face à la surdité légendaire des politiciens. Par contre, je suis très loin de dire que l’utilisation des sondages est parfaite et que le populisme est la solution à tous nos problèmes. Sur ce, je ne me gênerai pas pour dire que l’interprétation des sondages par les partis – et leurs supporteurs – n’a pour but que de manipuler stratégiquement l’information afin de leur permettre de se positionner le plus près possible de la prise du pouvoir, et, du seul côté de ces médias intéressés, pour mettre de l’avant des idéologies sous le couvert convainquant de l’objectivité journalistique. Le sondage – mit en très grande évidence pendant un bon bout de temps dans la section « Élection » du site « Cyberpresse »- sur les intentions de vote au Saguenay-Lac-St-Jean en est pour moi un bon exemple: La Presse montrait fièrement la possible défaite du PQ dans son propre bastion souverainiste en guise d’appui au fédéralisme, donc au PLQ. Et, du côté strictement médiatique, nous avons bien vu, avec toute l’histoire des sondages sur le racisme publiés par Le Journal de Montréal, que les sondages ont souvent pour but de mousser la vente de leurs publications et de grossir globalement la redevance publicitaire de leurs émissions en créant de toutes pièces avec cet instrument de l’événement, du sensationnalisme.

Quant au populisme de l’ADQ, je trouve que Mario Dumont va encore plus loin dans cette quête démagogique. Par contre, ça serait redondant de ma part de répéter qu’il a improvisé son programme selon toutes les dernières informations disponibles, selon toutes les tendances à la mode, je me garderai donc d’élaborer encore plus longuement sur ce sujet… Mais devant ce concert de manigances, dont le PQ n’est surtout pas en reste (la liste de leurs faux pas n’est pas secrète), j’ai la nette impression que les trois principaux partis s’éloignent de plus en plus de l’idéal démocratique qui nous tient tellement à cœur; en regardant autour de moi j’en doute parfois, encore plus quand je vois Jean Charest… Quant aux deux autres partis (presque) visibles, QS et le PV, leur manque de moyens et leur discours alternatif les rendent pratiquement intouchables, quoique l’avenir nous le dira.

Mis à part le jugement assassin que j’en ai fais, je voulais simplement utiliser ces exemples pour faire ressortir qu’il est déjà possible d’intervenir au jour le jour dans les aboutissants de la politique par des consultations citoyennes qui tâtent le pouls de la population, et que l’on pourrait se débarrasser de la partisanerie qui mine le populisme et les sondages pour créer un nouveau besoin populaire de s’impliquer dans les décisions communes.

À partir du moment où c’est évident que nous nous lançons déjà (et assez maladroitement) dans cette voie, une utilisation judicieuse de la technologie dans le processus démocratique pourrait faire la différence dans l’avenir. Entre la prise de pouvoir théâtralisée que l’on nous sert maintenant, opportuniste, mené par un marketing de façade et, au contraire, l’idée d’un futur système transparent, où le meilleur de chacun pourrait se manifester volontairement, où le pouvoir de décider serait réparti de plus en plus à tous et chacun, vers où allons-nous choisir d’aller? À mon avis, il n’y aurait qu’une minorité de gens pour choisir de rester dans l’enlisement du pouvoir que nous subissons, dans ce statu quo malsain: ceux-là ont déjà assez profité de la situation, nous n’attendons que le retour du balancier.

Au-delà du rêve, du projet positif, il est clair qu’il faut dès maintenant être vigilant face à l’hypothétique évolution d’une démocratie technologique car là où il y a une multitude de chemins à prendre, il y aura toujours un risque exponentiel de dérapages et de feux à éteindre. En parlant de feu, je sens déjà que cette idée risque de provoquer les hautes classes politiques, économiques et intellectuelles qui y verront naturellement une possible perte de leur pouvoir sur les masses, qui sont devenues, pour leur plus grand plaisir, encore plus facilement malléables depuis les dernières vagues revendicatrices des années 70 (il me semble que la montée en catimini du néo-libéralisme en est bien la preuve). Mais ce que je prône, à défaut d’être encore très étoffé, est au moins humaniste. Et, surtout, cela pourrait changer la dynamique de la société au point où nous ne pourrions que nous blâmer nous-mêmes face aux problèmes, ce qui nous responsabiliserait d’emblée. Du moins, je l’espère.

C’est malheureux mais aujourd’hui, admettons-le, nous sommes dans une dynamique de chasse aux sorcières car la politique nous est présentée comme un concours d’opinions manipulées à coup de promesses inlassablement non tenues et de pirouettes des politiciens qui, dans une logique d’accumulation des intentions de vote, sont pris en otage par la langue de bois. Certains espèrent nous hypnotiser en nous lançant du vide, d’autres nous endorment par la répétition, et d’autres encore s’habillent en miroir pour tenter de nous refléter le plus possible, tous bien sûr prêts à repartir à neuf et dans une autre direction au lendemain des élections.

C’est que j’aimerais bien pouvoir voter facilement sur n’importe quel sujet, qu’il y ait des référendums hebdomadaires, mensuels, sur des questions d’actualité. Pouvoir m’impliquer intellectuellement dans un dossier chaud, un projet de loi, sans avoir à me déplacer, à m’investir totalement jusqu’à devenir politicien pour faire avancer une cause sociale qui me tient à coeur, et ainsi continuer à avoir une vie, des passions.

Encore, j’aimerais bien pouvoir décider, du moins en partie, où mes impôts iront; donc, j’aimerais bien qu’on cesse de me dire: « Paye et tais-toi ». Mais j’aimerais surtout que cela contribue à éliminer la hargne ambiante que provoquent pendant quatre ans nos choix de votation flous et individualistes, qui ne donnent jamais les résultats escomptés. Nous pourrions ainsi nous diriger vers un peu plus de transparence, de justice, d’éducation, faire de nous des citoyens éveillés et conscients, des citoyens impliqués et heureux de faire partie prenante de la société.

Finalement, pour ajouter un dernier clou de fantaisie à ma construction, je propose que cette projection visionnaire soit en totale contradiction avec les scénarios futuristes cauchemardesques d’un monde à la merci de la technologie qui ont meublé les imaginations depuis George Orwell avec son « 1984 » jusqu’aux frères Wachowski avec la trilogie « Matrix ». Simplement pour l’implanter, par une superstition métaphorique, dans un terreau fertile et optimiste.


Nethique.info

Finaliste Grands Prix AJIQ catégorie Illustration éditoriale

Catégorie : Illustration éditoriale

Fier collaborateur de…

Infoman
Reflet de Société

Babillages (Twitter)

Erreur : veuillez vous assurer que le compte Twitter est public.

Un sous à la fois!

RSS Billets choisis de mon agrégateur (blogoliste dans la bannière)

  • Erreur, le flux RSS est probablement en panne. Essayez plus tard.

Archives

copyleft

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Catégories

Statistiques (depuis 01/01/2008)

  • 632 784 hits

RSS Art

  • Incidence
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/
  • Barack Obama + Hillary Clinton = Scarlett Johansson!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Oui, oui, je sais, quel drôle de titre… C’est que je suis tombé tantôt sur un billet de Benoit Descary qui pointe un nouveau service de recherche d’images similaires nommé GazoPa. Étant donné que je me suis déjà fait piquer une image, je me suis amusé à essayer les […]
  • Quelques images en passant…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Pour avoir la tête dans le cul, je l’ai quand même un peu. Je suis encore légèrement enrhumé (la petite a ramenée ça de la garderie), pas grippé de l’ah! (contrairement au blogueur qui tient Le Gros BS). J’avais trouvé cette photo naguère sur le blogue de Mazzaroth et […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Monsieur l’articide,
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ À la suite de mon billet précédent, on m’a pointé un texte d’un auteur qu’un certain Pierre Côté considère comme étant « Le plus grand auteur québécois de sa génération » (découvert via @patdion), soit Carl Bergeron. Chacun a droit à son opinion, mais de mon côté, je n’ai pas hésité […] […]

RSS Critiques

  • André Sauvé : un monde fou!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Hier soir, je suis allé voir le spectacle d’André Sauvé avec, je vous avoue, un préjugé défavorable, bien qu’à la base j’aime beaucoup cet humoriste. C’est que j’ai pas mal vu de ses sketches sur le web, à la télé et ses « chroniques » à 3600 secondes d’extase, et j’avais […] […]
  • Autour de Nipi
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Tant qu’à être dans la poésie, continuons! De Claude Péloquin, je ne connais pratiquement rien, sauf bien sûr sa chanson ultra connue : Lindberg; et son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez. ». J’ai bien dû lire sans trop m’en rendre compte […] […]
  • Questions nationales : impressions et réactions
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ J’aimerais revenir sur ma soirée d’hier au cinéma Quartier Latin où j’ai assisté au visionnement du film « Questions nationales », en compagnie du blogueur Lutopium. De visu, j’ai pu remarquer la présence de Pauline Marois, Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Françoise David, Pierre Dubuc, Michel David, […]
  • Questions nationales : un film utile
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Le projet, qui germe, meurt et regerme depuis les années 70, s’est concrétisé hier soir par une première au Festival des films du monde. Dans une salle comble, où se trouvaient entre autres les chefs des partis souverainistes, j’y étais, question de goûter à « Questions nationales », ce […] […]
  • Mauvais Oeil
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ La poussière est retombée, on respire par le nez, je vais donc pouvoir revenir sur le cas Pascal-Pierre Fradette. Hier, mon sixième sens me disait qu’il fallait que je google son nom et je suis tombé sur son nouveau projet : Mauvais Oeil. Je me souvenais d’un de ses […]

RSS Culture

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Questions nationales : impressions et réactions
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ J’aimerais revenir sur ma soirée d’hier au cinéma Quartier Latin où j’ai assisté au visionnement du film « Questions nationales », en compagnie du blogueur Lutopium. De visu, j’ai pu remarquer la présence de Pauline Marois, Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Françoise David, Pierre Dubuc, Michel David, […]
  • Questions nationales : un film utile
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Le projet, qui germe, meurt et regerme depuis les années 70, s’est concrétisé hier soir par une première au Festival des films du monde. Dans une salle comble, où se trouvaient entre autres les chefs des partis souverainistes, j’y étais, question de goûter à « Questions nationales », ce […] […]

RSS Humanisme

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Prix à la consommation : comme une odeur de prise d’otage
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Il y a de ces choses qu’on sait, mais quand on se les refait remettre en pleine face, elles puent. C’est ce qui m’est arrivé quand […]
  • Ce n’est pas la nature qu’il faut sauver, c’est nous!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Après tout ce bleu, étourdissant pour certains, sombre pour d’autres, en attendant le rouge noyé sous la pizza et la bière des déménagements, il serait bon de retourner à la réalité. Une de celles-là, c’est que les contaminants qui nous entourent diminuent « l’écart de poids à la naissance […] […]
  • Né pour un grand pain (les osties, c’est pas assez…)
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Vous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter [… […]

RSS Littérature

  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Ce que je n’ai pas encore pu dire au sujet de Nelly
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au figuré, je me mords les doigts presque au sang depuis mon petit billet d’humeur suite à la mort de Nelly Arcan. Attendre que la poussière retombe pour être certain de ne pas me précipiter stupidement dans le regret. Mais en même temps, comme le souligne bien justement Christian […]
  • Autour de Nipi
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Tant qu’à être dans la poésie, continuons! De Claude Péloquin, je ne connais pratiquement rien, sauf bien sûr sa chanson ultra connue : Lindberg; et son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez. ». J’ai bien dû lire sans trop m’en rendre compte […] […]
  • Un foutu beau débordement de singularité
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite […]
  • Le luxe du temps
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Bon, voilà, j’ai publié aujourd’hui mon dernier billet sur Blogosphère. Cette collaboration me grugeait du temps comme c’est pas possible! Je pouvais passer trois heures par jour à scruter mon agrégateur pour suivre ce qui se passait dans la blogosphère; et trois heures, c’est conservateur comme chiffre […]

RSS Musique

  • Pourquoi les gens sont gaga de la Lady?
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ À la fin de son billet « Le filon pop et les archétypes de certitude », Jean-Simon DesRochers pose une question qui attire une réponse de ma part : Et puisque je m’interroge sur la pop; quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi Lady Gaga fait un tel tabac? N’étant pas totalement idiot, […] […]
  • Blogue-notes
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au menu, quelques notices qui pourront sûrement vous intéresser. Premièrement, question de réagir virtuellement à la corruption en cours depuis trop longtemps, il est possible de s’inscrire au groupe Facebook « http://www.nonalacorruption.com/ » et aussi de signer la pétition en ligne. Commentaire […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Un pied dans le dubstep
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Même si je suis DJ, c’est très rare que je parle musique ici. C’est mon monde parallèle. Mais je vais déroger à cette habitude. C’est qu’hier je me suis rendu en compagnie d’un compagnon de travail au Piknik électronique pour entendre deux DJ d’Angleterre : Skream et Benga. Ils […] […]
  • Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Il va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hie […]

RSS Philosophie

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Un dinosaure dans la blogosphère
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre comment […]
  • Sur le nationalisme
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je regrette qu’il n’existe pas en français de mot pour désigner l’attachement que l’on peut ressentir pour le lieu où nous vivons notre enfance, entouré de gens qui nous aiment et qu’on aime — et pourvu que notre enfance ait été heureuse. Mais si vous retirez du nationalisme cet […] […]
  • Ne bouge surtout pas!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Je suis tombé sur cette photo la semaine dernière. Elle m’a troublé. Au-delà de la confiance aveugle, j’y vois une allégorie de notre condition sociétale. Les […]