Posts Tagged 'Capitalisme'

En fric et vrac

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En vrac, quelques trucs intéressants.

Ça ne fera pas plaisir à nos amis éconocentrophiles, mais un sondage mondial soulève qu’une minorité de gens sont d’accord avec ce choix de réponse :

Le capitalisme fonctionne bien et toute augmentation de la réglementation va le rendre beaucoup moins efficace

Le plus grand pointage pour cette réponse provient des États-Uniens avec 25%. Pas surprenant et en même temps oui, vu qu’on aurait pensé à un chiffre beaucoup plus gros.

*

Michel Monette nous donne une claque en pleine face en dévoilant ce qui va suivre :

Chaque personne itinérante gruge entre 30 000$ et 40 000$ en services de toutes sortes et on en compte 30 000. Faites le calcul.

Ça coûte cher le laisser-faire…

*

Jimmy St-Gelais propose sur Politicoblogue un texte lumineux nommé : « Pour une démocratie plus participative ». Et je ne peux pas m’empêcher de faire un lien avec une nouvelle que j’ai pêchée sur le blogue imtl.com, comme quoi il y a un « nouveau mouvement politique au Québec » se nommant : Les Nouveaux Démocrates du Québec (NDQC).

Bien probant le texte qui se retrouve dans la section « Engagements » de leur site :

Les Nouveaux démocrates du Québec voient les choses du même bout de la lorgnette que les citoyens.

Ce serait dommage de mettre sur pied une autre organisation qui dessert les puissants lobbys d’intérêts privés […].

Nos engagements reflètent notre volonté d’amener la politique à tous nos concitoyens, quitte à la simplifier au point où elle finit par avoir du sens pour tout le monde.

The Motorhome Diaries bloqué aux douanes

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J’avais déjà bien l’intention de parler de l’histoire incroyable des deux libertariens de The Motorhome Diaries qui se sont fait bloquer aux douanes canadiennes. En lisant les commentaires à la suite du billet du blogue du Québécois Libre la relatant, je suis tombé sur celui-là, signé par un certain B.Vallée :

Deux libertariens américains, refoulés à la frontière canadienne comme de vulgaires criminels ? Mais qu’attendent donc nos « artistes », et leurs amis de Radio-Can, ces grands défenseurs de la liberté d’expression, pour monter aux barricades ? Ah, mais j’oubliais : ces libertariens sont d’affreux fascistes, des enragés d’extrême-droite, puisqu’il rejettent l’état-nounou, et qu’ils ont le mauvais goût de critiquer le divin Obama. Ils sont pour la « loi du plus fort » et contre le « partage équitable de la richesse », bien sûr, n’importe quel syndicaliste vous le dirait.

La liberté d’expression, voyez-vous, ça ne vaut que pour des « artistes » convenablement « engagés », c’est-à-dire des « créateurs » qui militent contre le capitalisme, la société de consommation, Wal Mart et les VUS. Pas pour de sinistres individus qui exigent qu’on respecte le droit de propriété et la liberté de conscience…

Je suis vraiment outré par cette histoire, même si je n’adhère pas à la philosophie libertarienne. Un n’empêche pas l’autre. Par contre, je crois que cet individu, qui est visiblement un libertarien aussi, se tire tellement dans le pied en écrivant de cette façon. Et, par-dessus le marché, dans le pied du mouvement au grand complet. Ça me surprend même que personne n’ait tenté de le ramener à l’ordre.

C’est de la présomption qui ne tient pas sur grand-chose. Ça ressemble même à un syllogisme assez simpliste : si les artistes sont pour la liberté d’expression et qu’ils ne montent pas aux barricades pour cette raison, ils ne sont pas conséquents, donc on ne devrait pas les croire quand ils disent qu’ils sont pour la liberté d’expression…

Dire que les libertariens sont réputés pour être des gens très intelligents.

L’éducation comme arme contre le capitalisme sauvage

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(Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.)

Sur le blogue de David Gendron, je suis tombé sur le terme « PARECON », via un commentaire de François Tremblay. J’ai cherché un peu et j’ai trouvé un texte sur Zombie qui en explique les grandes lignes. En gros, c’est un système économique basé sur des principes anarchistes (pas libertariens); « y sont bannis le marché (capitalisme), la planification centrale (social-démocratie, communisme centralisé, etc.), toute hiérarchie du travail (patron vs employé) et le profit. » C’est « un système décentralisé, démocratique, participatif et égalitaire. » Et c’est en fait une réponse aux critiques de la pensée anarchiste (du côté libertaire), question de donner du concret, de la chair autour de l’os.

À la suite de ce billet, il y a quelques commentaires. Un de ceux-là m’a beaucoup parlé :

Je trouve louable l’initiative PARECON, née d’une recherche d’équité dans un esprit anarchiste. Je n’y adhère pas pour 2 raisons : 1) cette construction idéologique va à l’encontre de la tendance naturelle humaine à systématiquement se laisser guider par ses instincts, lesquels nous poussent vers la facilité et l’individualisme. 2) L’individualisme débridé que nous connaissons aujourd’hui détruira peut-être le monde qui l’a vu naître, mais il ne sera jamais remplacé par un système intellectualisé trop complexe. Le résultat de la destruction du système actuel résulterait plutôt d’une copie neuve et identique de lui-même, condamné à se répéter tant qu’il n’aura pas appris à se transformer de l’intérieur. Le capitalisme n’est pas une création de l’intellect, mais bien une « herbe sauvage » qui ne veut que croître sans cesse, tel l’ogre affamé dont l’estomac à été remplacé par une pompe au mouvement perpétuel. Le capitalisme ne demande pas l’éradication, mais seulement d’être bridé et contre-balancé (sic) par une force d’opposition. La solution ? Instaurons un système d’éducation publique qui donnera la chance à chacun de développer son plein potentiel sans limite (sic) aucune, qui développera l’indépendance d’esprit et la critique constructive, et qui permettra à tous de devenir ce qu’ils veulent vraiment, à l’intérieur d’un cocon protecteur, à l’abris (sic) des interventions extérieures de la société jusqu’à, disons, 25 ans. N’essayons pas d’imposer nos vues sur la jeunesse, laissons-là (sic) plutôt contrôler sont destin seule. Faites ça, et je vous garantis un monde meilleur en 2 générations. Ceux qui d’entre-nous (sic) valorisons l’appât du gain et l’amas de capitaux comme seuls moteurs de la vie quotidienne sont déjà trop atteints pour changer d’eux-mêmes. Et comme la nature s’opposera, et triomphera TOUJOURS des solutions forcées et compliquées, PARECON restera une autre belle idéologie condamnée à mort le jour même de sa naissance, et qui si elle se développe, le fera tel le cancer sur l’organisme qu’est la société, comme le communisme pur et dur avant elle.

Tout revient à ça, encore et toujours : l’éducation. Et qui dit éducation, dit évolution. Si on regarde en gros l’histoire, on remarque une lente évolution des systèmes qui régissent la société. La démocratie qui semble aujourd’hui prendre toujours de plus en plus d’ampleur était considérée par beaucoup de philosophes d’antan comme étant un des pires systèmes. Notre époque est propice à la démocratie, même si cet idéal est loin d’être atteint. Et pour ce qui est de l’anarchie, c’est du futurisme, ce vers quoi nous devons tendre.

Pour faire une comparaison simple avec la vie d’un humain, je crois que l’humanité est dans son adolescence. Elle est excitée par les gadgets, a encore besoin de se faire dire quoi faire par ses parents, et surtout, il lui manque encore un peu d’éducation pour s’affranchir. Donc, qui se demande encore quel devrait être le programme numéro un des anarchistes de toutes les tendances? Malheureusement, ce n’est pas demain la veille que l’État lâchera prise sur l’éducation.

Il faudra faire avec.

Pendant que la poussière retombe sur les É-U

Ce billet vient de paraître parallèlement sur le blogue « Les 7 du Québec ». Les commentaires seront ici fermés, alors si vous désirez en laisser un ou bien les lire, suivre l’hyperlien précédent.

Dans l’élection d’Obama, il n’y a pas qu’Obama, le résultat. C’est un portrait très partiel du peuple qui ressort par cela. Les plus romantiques ont sabré le champagne, mais il faut admettre que le peuple états-unien n’est pas bien différent de la veille.

Tout compte fait, et cela frise l’absurde pour un citoyen comme moi, habitué au système électoral qui prévaut ici, il n’y a pas eu de balayage d’Obama auprès de l’électorat populaire, ce qui est franchement surprenant.

Une nouvelle est aussi venue me surprendre, du côté de la Californie. Lors d’un référendum, les citoyens ont voté dans le sens d’interdire le mariage gai, après qu’il eut été légalisé. Cela infirme une décision prise par la Cour suprême voilà environ 6 mois. Comme quoi même un des États réputés très progressistes ne l’est pas tellement…

Je parlais plus haut de romantisme, et il semble que l’économiste Gérald Fillion en soit un adepte. Cette phrase le démontre bien :

Et c’est sans surprise qu’on verra probablement Barack Obama prendre le leadership de cette reconstruction d’un capitalisme plus juste, d’un système d’échanges financiers moins spéculatifs, plus respectueux des gens et de l’environnement.

Cette phrase, il me semble l’avoir écrite de toutes les manières depuis que je blogue (sans la référence à Barrack Obama) et pourtant je la reçois avec des lunettes sombres aujourd’hui. Avant que l’économie ne soit chétive, le respect et la justice ne semblaient pas avoir grande emprise sur la réalité, alors imaginez avec l’inquiétude qui s’accumule depuis le gros de la crise financière. Est-ce que le slogan « Yes, we can » reviendrait à seulement signifier « oui, nous pouvons élire ce politicien en particulier »?

D’autant plus qu’Obama tente maintenant de minimiser les attentes qui ont gonflé exponentiellement et qui font en sorte qu’il aura à donner l’impression de « tenir ses promesses de changement ».

Après la foi, il faut bien voir.

(Montage photo : tsevis)

Une crise économique digne d’un suspense

Le billet qui va suivre est une collaboration au blogue « Les 7 du Québec ». Les commentaires ici seront fermés. Pour suivre la discussion et/ou laisser un commentaire, c’est par là-bas que ça se passe.

Devant la crise économique états-unienne qui nous tient en haleine, et en plus en crescendo, il y a bien sûr deux solutions diamétralement opposées, soit plus de réglementation pour encadrer le monde de la finance, soit un abandon total de la mainmise étatique sur l’économie. Je peux vous avouer ici que le dilemme est pour moi puissant. Deux lectures récentes m’ont influencé dernièrement sans que je puisse vraiment pencher d’un côté ou de l’autre. Il s’agit du billet « La fin d’un modèle », du Hou-Hou Blog, et de « Le château de cartes financier s’effondre » de Martin Masse pour le Blogue du Québécois Libre. J’espère pouvoir trancher à la fin de ce billet, mais je ne suis pas très optimiste.

Le premier, Houssein, prend pour preuve la restructuration des banques d’investissements indépendantes Morgan Stanley et Goldman Sach en société financière de portefeuille (Bank Holding Company — beaucoup plus sujette aux réglementations étatiques) pour affirmer que le « système financier hors de tout contrôle » est en faillite, et que c’est « un aveu des géants de la finance, un aveu d’échec : nous avons gaffé, nous n’y arriverons pas tous seuls, nous avons besoin de l’aide de l’État, et de garde-fous qui nous empêcheraient de faire des conneries dans le futur. »

Le deuxième, le libertarien, explique que le gros du problème concerne directement l’intervention de l’État, et pas seulement la réglementation : « on se prépare déjà à d’autres faillites en chaîne, le système financier étant construit sur une gigantesque fraude pyramidale, dont la base est constituée par la monnaie papier ne valant rien que nos banques centrales impriment en quantité industrielle depuis des années, et dont elles inondent les marchés par des politiques de taux d’intérêt maintenus artificiellement bas et d’autres techniques d’intervention encore plus directes. »

Voilà pour la mise en situation. Nous sommes en face de deux réalismes bien distincts qui prennent chacun le pouls de la situation selon leurs paradigmes bien impossibles à concilier, au premier abord. Tandis que le premier culpabilise les financiers quasi à outrance, le deuxième refuse totalement d’admettre leurs torts. Mais Martin Masse a beau écrire que la « cause première n’est pas la “cupidité des marchés” », il faut bien admettre que les requins de la finance nagent dans l’eau du système en place et qu’ils se sont servis où ils pouvaient se servir. Un changement vers « moins de réglementation et plus de liberté dans les marchés financiers » ne les rendra pas moins voraces et plus soucieux des répercussions sociales et environnementales de leurs activités. Ça, je n’y crois pas. L’hommerie ne disparaîtra pas par magie en coupant les tentacules de la bête nommée État.

Tant que le système économique n’aura pas été remanié en profondeur, j’aurai tendance à me ranger du côté d’Houssein, tout en prônant un retour à une économie basée sur autre chose que de l’air… ce qui sied très bien à la pensée de Martin Masse. En espérant que cela ressemblera à faire de la haute voltige sans filet de sécurité.

J’aimerais terminer avec un commentaire trouvé sur le carnet de Gérald Filllion, qui cite les mots, éclairants, du professeur d’économie Bernard Élie, de l’UQAM, ce qui me semble faire le pont entre les deux :

Toute crise économique est toujours due à un surinvestissement, qui a pour but d’atteindre une croissance de plus en plus élevée. La crise qu’on connaît aujourd’hui a été provoquée par cette recherche d’avoir toujours des rendements maximums en ce qui a à trait aux bénéfices des sociétés financières, peu importe les conséquences. La spéculation et toutes ces aventures de crédit sont complètement déconnectées de la réalité « vraie ». Actuellement, une des principales caractéristiques de notre capitalisme, c’est l’hyperconsommation et l’endettement au détriment de l’épargne. C’est, en quelque sorte, une fuite en avant en faveur de la consommation. La maximisation des rendements et des profits, toutes les crises économiques commencent comme ça…

Un château de cart…on!

Tatagoniste me fait bien rire en ce dimanche…

Quelle est la différence entre un socialiste et un capitaliste ?

Le socialiste, à la vue d’un homme riche habitant plusieurs maisons luxueuses se dit: “Aucun homme ne devrait posséder autant de richesse”.

Le capitaliste, à la vue d’un homme riche habitant plusieurs maisons luxueuses se dit: “Tous les hommes devraient posséder autant de richesse”.

Est-ce que tous les hommes devraient posséder autant de richesse? OK, si on croit que le bonheur passe majoritairement par la possession de maisons et de tout autres biens… Mais le plus boiteux là-dedans : imaginez si tous les humains sur cette planète possédaient plusieurs maisons et tout le tralala qui va avec. Je doute fort (et j’appuie de toutes mes forces sur « fort »!) de la possibilité de la chose.

Peut-être dans un monde ultra automatisé où la pollution est réduite à néant, les matériaux utilisés ultimement, donc un monde qui ne s’abandonne pas en pâture aux abstractions du marché, à la loterie boursière, à la déresponsabilisation sociale.

Post-scriptum : notez l’espoir sous-jacent, l’entre-les-lignes souriant.

(Photo : artcphoto)

Prière de pas déranger

Je repose mes yeux sérieusement sur mon blogue pour la première fois depuis la publication de mon billet précédent. Eh! oui, les circonstances ont fait en sorte de me priver de toute concentration pour autre chose que des questions d’hypothèque et surtout de plomberie…

Alors moi qui avait amorcé un dialogue, je n’avais et n’ai plus du tout la tête à ça étant donné que nous partions en vacance sitôt le minimum réglé pour la maison (nous sommes encore en plan pour cause de vacances généralisées, de la construction et autres…). C’est donc un dernier effort consenti à la blogosphère avant de me zombifier tout à fait dans la jungle abitibienne.

Tenez, si ça vous tente de vous amuser, je vous charge de répondre à, ou d’appuyer un lecteur qui m’a laissé un beau cadeau odorant à la suite de mon billet « L’affaire est (presque) dans le sac ». Ce commentaire était dans ma liste de modération, j’en ai lu un bout à mon beau-père hier et il m’a dit de ne pas le publier, mais je ne l’ai pas écouté. Je l’inscris ici et vous laisse là-dessus; je viendrai quand même m’amuser à vous lire une fois de temps en temps, et je me remettrai à la tâche sitôt mon corps et mon esprit bien reposés :

Léo Di Labine juillet 21, 2008 à 9:50

Bonjour Renardléveillé,

Drôle de nom pour un gars de la ville,
Il n’y a même pas de renard dans Montréal.

Félicitations pour votre projet de maison, mais tu t’ajouteras à ceux qui contribuent à polluer notre atmosphère, en faisant plus de route avec ton auto. Tu as droit, toi aussi, de participer à ta part de pollution, puis ensuite de t’inscrire à un groupe environnementaliste pour critiquer les entreprises qui polluent. C’est aussi ton droit.

Dans ce monde, on a le droit d’être pour la vertue et aussi de polluer, c’est ce qui nous distingue des autres peuples comme les USA, Cuba et les islamiques. C,est un droit espérons inaliénable, sinon ça n’aura pas de sens.

Quand tu parles de payer ta maison moins cher que ce qu’elle vaut, est-ce parce ce que tu as hâte de la revendre à profit après l’avoir rénové pour t,en acheter une plus grosse? Capitaliste?

Es-tu un gars «manuel» ou du genre «biblio»? Si t’es pas manuel, ta femme ne te trouvera pas drôle longtemps, car elle va attendre après toi pour pouvoir envoyer les jeunes dans le sous-sol, et rappelles-toi qu’aujourd’hui, les jeunes vont à l’école dès l’âge de 4 ans.

Concernant la pression d,eau de la ville, il arrive que dans des maisons en rangées il y a toujours quelqu’un qui pendant un bout de temps doit se priver d’eau pour faire en sorte que les autres aient plus de pression, et habituellement, c’est le dernier arrivé.

Bonne chance, et à l’ouvrage, ne prends pas de vacances cet été.

Léo Di

53$ pour une gageure perdue (bis)

Voilà, j’ai publié mon premier texte d’opinion sur Branchez-Vous! C’est par là!

(Photo : Mr. Mark)

Sourire mou ou moue sous rire?

Ah! ce Garnotte! J’étais un de ses grands admirateurs dans ma jeunesse (dans le temps de Croc) où je rêvais de devenir caricaturiste-bédéiste et aujourd’hui mes rêves ont beaucoup changé, moi de même, mais il m’impressionne toujours!

Je ne sais pas si vous me suivrez, mais je trouve un parallèle assez évident entre cette caricature et le texte qui va suivre :

Fascisme de renard, fascisme de lion

Le XXIe siècle s’ouvre sur la lutte sans merci. D’un côté un Occident judéo-chrétien libéral, au sens économique du terme, brutalement capitaliste, sauvagement marchand, cyniquement consumériste, producteur de faux biens, ignorant toute vertu, viscéralement nihiliste, sans foi ni loi, fort avec les faibles, faible avec les forts, rusé et machiavélique avec tous, fasciné par l’argent, les profits, à genoux devant l’or pourvoyeur de tous les pouvoirs, générateur de toutes les dominations — corps et âmes confondus. Selon cet ordre, c’est liberté théorique pour tous, en fait, liberté seulement pour une poignée, très peu, pendant que les autres, la plupart, croupissent dans la misère, la pauvreté, l’humiliation.

De l’autre, un monde musulman pieux, zélé, brutal, intolérant, violent, impérieux et conquérant. Fascisme de renard contre fascisme de lion, l’un faisant ses victimes en post-moderne avec des armes inédites, l’autre recourant à un hyper-terrorisme de cutters, d’avions détournés et de ceintures d’explosifs artisanales. Dieu revendiqué par les deux camps, chacun souscrivant à l’ordalie des primitifs. Axe du bien contre axe du mal, à fronts perpétuellement renversés…

Cette guerre se mène entre religions monothéistes. D’un côté, juifs et chrétiens, nouveaux croisés; de l’autre, les musulmans, sarrasins post-modernes. Faut-il choisir son camp? Opter pour le cynisme des uns sous prétexte de combattre la barbarie des autres? Doit-on vraiment s’engager ici ou là quand on tient ces deux versions du monde pour deux impasses?

Michel Onfray, Traité d’athéologie (page 274-275)

À la petite semaine

Je viens de faire une belle découverte aujourd’hui à l’émission Méchant contraste, sur les ondes de Télé-Québec. L’excellent Mathieu Dugal s’entretenait avec l’économiste Rodrigue Tremblay au sujet de la perte de souveraineté économique du Canada, beaucoup en lien avec la vente d’Alcan à Rio Tinto, consortium anglo-australien.

Il explique que nous glisserons, et glissons déjà, vers une économie semi-coloniale, puisque le concept du libre-échange semble avoir échappé à nos gouvernements, le rendant totalement perméable à des prises de possession massives de nos grandes industries par des compagnies étrangères. Et le pire, c’est que même les États-Unis se sont munis de leviers légaux pour empêcher ces pratiques économiques internationales et leurs retombées extranationales.

Mais ici, comme il le dit, nous avons affaire à une gouvernance « à la petite semaine »…

Version condensée de l’entrevue ici, version longue ici.

Le sens des accommodements est un puits sans fond…

Je fais écho ici à un texte de mon ami Alain B. Ce texte décrit en long et en large, avec un argumentaire tant historique que sociologique, sa déception suite au dernier sondage qui donne : « 65% des gens pensent que les petites musulmanes ne devraient pas pouvoir porter leur foulard à l’école ». Je le comprends tout à fait, même si, pour moi, dans un monde idéal, la religion ne devrait pas avoir « pignon sur rue », car dans le fond, quelle est la différence entre un homme-sandwich qui publicise un produit de consommation et quelqu’un qui affiche sa religion par un vêtement symbolique? Le premier comme le deuxième ont le droit de le faire, et j’ai le droit d’être d’accord ou non dans le privé de ma petite tête. Et surtout, j’ai le droit d’arborer des cheveux longs, ce qui, pour beaucoup de gens, est quand même synonyme de marginalité. Je me demande bien quel serait le résultat d’un sondage sur la question des hommes aux cheveux longs…

Mais là où je ne le suis pas, c’est quand il fait un parallèle avec l’orthodoxie de certains hommes juifs (qui demandent par exemple des accommodements pour ne pas avoir à faire avec des femmes) et « les jeunes gauchistes marginaux et idéalistes qui rejettent le système marchand qui, selon moi, leur permet d’exister » :

Que « La même proportion de répondants s’oppose à la demande des hassidim d’obtenir un évaluateur masculin pour un examen de conduite à la Société d’assurance automobile du Québec, » là aussi, je suis complètement dans la mouvance. Je vous confesse même le léger plaisir mesquin que je ressens à l’idée de l’Hassidim borné dont la « performance » est soudainement soumise au jugement d’une femme qui a l’autorité de lui dire qu’il « n’a pas les talents nécessaires » si c’est le cas. Le « raisonnement » qui me passe par la tête dans ce cas-ci est, j’imagine, semblable à celui de la moyenne de mes compatriotes: Tu as choisi de vivre selon des règles strictes et anciennes qui te viennent de Dieu, M. Hassidim? Très bien. C’est ton droit (et celui de ton épouse.) Mais n’oublies pas que tu vis dans une société qui a fait des choix différents. Et lorsque tu as affaire à l’appareil d’État de cette société, c’est à toi de t’accommoder. Sauf que j’ai la même attitude envers les jeunes gauchistes marginaux et idéalistes qui rejettent le système marchand qui, selon moi, leur permet d’exister: Vas-y avec ta simplicité volontaire et ton dumpster diving freeganistique, tu as mon respect car tu vis tes convictions (tout comme l’Hassidim,) mais ne viens pas ensuite me dire que tu as faim et que je dois contribuer davantage de mon pécule pour ton bien-être. La société a fait des choix différents et si tu veux y vivre en marge, très bien, mais accommode-toi.

Je crois qu’il ne faut pas mélanger les choses. Je crois surtout qu’il faut éviter de diaboliser la gauche en la vidant de tout son sens pratique. Donc, je ne crois pas que la simplicité volontaire est un chemin direct vers l’assistance sociale et pire, l’itinérance. Aussi, je ne crois pas que le rejet du système marchand s’accompagne obligatoirement d’une volonté de scission avec la société pour ceux qui la rejettent. Et je ne peux pas m’empêcher de dire que ce propos me fait joyeusement penser à ceux qui pensent que de prendre une bouffée de marijuana mène automatiquement au crack…

Je suis pour la décroissance, je suis donc pour un capitalisme responsable : j’ai bien de la difficulté à m’accommoder du fait que le capitalisme actuel fait la promotion de valeurs matérialistes pour aider à la vente de ses produits de consommation qui veulent combler en majorité des besoins secondaires et créés de toutes pièces. C’est pour moi un accommodement beaucoup plus difficile à accepter que celui de voir une petite fille avec un foulard islamique et pourtant la majorité de la société embarque dans le bateau onirique de la surconsommation sans trop rouspéter.

Donc, vivement une séparation claire entre la métaphysique et le physique, même si la métaphysique semble avoir des répercussions sur le physique : les guerres basées sur les religions en sont un bon exemple. Et toutes ces questions éthiques et morales qu’apporte ce débat sur les accommodements ont beaucoup plus à voir avec la métaphysique contrairement aux questions politiques de la gauche et de la droite, qui concernent beaucoup plus le physique, le matériel, même si cela semble s’auréoler de l’idéologie. Mais c’est vraisemblablement une autre question à régler, même si elle semble très connexe, car je ne crois pas que notre bonne Terre va s’accommoder très longtemps de nous…

Ajout (vendredi 11h30) :

Si cette discussion vous intéresse, elle se poursuit ici.

Combattre

À force de débattre un peu partout avec des gens de différents horizons, j’en viens à la conclusion que l’on parle souvent plus des moyens que des résultats que l’on veut obtenir. Il me semble qu’en partant de la base des aboutissements, personne ne perdrait de vue les gens et le contexte, puisque c’est souvent de la situation des gens en crise dont on parle, à différent niveau, dans leur environnement.

Les dogmes sont bien pratiques pour émettre des généralités, mais un discours plus relatif est préférable à mon sens. Donc, l’amalgame des idées est aussi préférable à un choix monolithique, que les vendeurs de rêve tentent de nous offrir, à rabais. Il faut les craindre comme la peste puisque si une idée et son contraire sont aussi défendables, qu’est-ce qui nous prouve qu’une des deux fonctionnera à coup sûr? Je crois qu’il faut, comme tout gadget, personnaliser le politique.

Personnellement, j’ai parfois de la difficulté à philosopher, car je sais trop que telle idée va dans tel tiroir, telle autre dans un autre. Le conservatisme est bon parce qu’il émane de la prudence. Le libéralisme est dynamique. Le progressisme est là comme une justice. Le capitalisme est un outil très utile.

Cela va de soi, mais de les mettre côte à côte les remet en perspectives. Et de se mettre d’accord pour avoir le but d’atteindre un équilibre dans tout ça serait un beau projet de société : qui nous propulserait dans un mode collaboratif.

J’écris tout ça comme si j’étais un homme tout à fait raisonnable : j’avoue quand même beaucoup aimer boxer à coups de mots!

Les fétichistes de l’accumulation personnelle de richesse

Ce texte n’est pas nouveau, mais je ne l’avais pas encore publié ici. Je pense que c’est toujours d’actualité…

Le capitalisme a créé des monstres mes amis. Les multimillionnaires et milliardaires de ce monde cultivent un vice: le fétichisme de l’accumulation personnelle de richesse. Ça devrait être interdit par la loi comme c’est interdit de tuer, car ils tuent indirectement. Ils privent la majorité de la population de cette planète des moyens de survivre pour pouvoir s’exciter devant l’évolution de leur compte en banque. Ils vident la Terre et polluent pour arriver à leurs fins. Comme toute bonne déviation sexuelle, il leur en faut toujours plus.

Le problème, c’est qu’ils ont toujours justifié leur fétichisme devant la société en créant des emplois et en devenant un moteur pour l’économie. Sauf qu’aujourd’hui, devant l’internationalisation de la main-d’oeuvre, la tentation de faire encore plus de profit en déménageant leur production et en créant par cela du chômage nous les rend un peu plus suspects. Comment accepter que des êtres humains se paient un luxe de la sorte? L’autre problème, c’est que la majorité de la population a déifié ces gens.

Réveillez-vous! ce sont des malades mentaux!

Et le grand gagnant est : Carlos Slim!

Bonne nouvelle? Bill Gates n’est plus l’homme le plus riche du monde. Il s’est fait ravir son titre par Carlos Slim, homme d’affaires mexicain spécialisé dans la télécommunication. Sa fortune personnelle atteint la vertigineuse somme de 67,8 milliards de dollars américains.

Avec l’ancienne suprématie de Bill Gates, au moins, ça coulait de source qu’un États-Unien soit l’homme le plus riche. Mais là, un mexicain, alors que le Mexique est un pays en voie de développement, et aux inégalités sociales beaucoup plus marquées qu’aux États-Unis. Voilà bien la preuve que l’idée générale de « création de richesse » peut donner des résultats désastreux. Est-ce que le Mexique se retrouve soudainement plus riche parce qu’un mexicain est l’homme le plus riche de la planète?

Justement, l’homme en question se garde bien de démontrer de la fierté devant sa nouvelle position, mais il ne semble pas non plus vouloir en faire quelque chose, contrairement à Bill Gates qui a au moins pris 30 milliards de sa poche pour sa fondation et qui se dirige vers une implication seulement philanthropique.

L’article se termine avec cette question : « Le trône de l’homme possédant le plus d’avoirs sur cette planète serait-il si peu convoité? » On voit bien que oui puisque celui-ci devient obligatoirement le symbole de la perdition capitaliste, le gagnant d’un jeu futile de spéculation.

En espérant que toute cette nouvelle attention l’influencera et qu’il redistribuera à sa manière un peu de sa veine au peuple mexicain.

Extrémisme en Virginie

Face à cette tragédie, je ne peux m’empêcher de faire plus de liens qu’il n’en faut, car il n’y a rien de gratuit ici bas, tout est relatif, comme le disait si justement le génie. Je pense que l’extrémisme de cet acte est une réponse à un mal de vivre profond que provoque chez certaines personnes plus fragiles la vie dans notre système occidental extrémiste. Mais, à la différence des extrémistes du Moyen-Orient qui se font exploser en compagnie de leurs ennemis, ici, ça explose à l’interne.

En écoutant d’une oreille le Téléjournal, je me dis que c’est encore une escalade de la violence, qu’il y aura d’autres événements encore plus meurtriers si nos sociétés ne font pas d’examen de conscience. Certains diront que le capitalisme sauvage n’a rien à voir avec ça, mais je ne pense pas que ce soit fortuit que ces événements se produisent surtout en Amérique du Nord, berceau du néolibéralisme.

Encore une preuve pour moi qu’on ne s’en va pas à la bonne place. Cette tragédie est un symptôme fort, pas un fait divers. Et je repense à la chanson que j’ai écrite au lendemain de la tragédie de Dawson, qui commence comme suit :

T’aurais dû écrire des chansons
Pour diluer le mal, les mots sont immortels
Au lieu de vendre ton âme au plus offrant
Au lieu d’crier ta peine en rafales

Et je repense à mon refrain, écrit dans un état de grande tristesse :

Tu as écrit ton dernier mot d’amour
Malheureusement, t’avais rejoint l’envers du décor

Ajout:

Après avoir su pour la rumeur du premier meurtre qui serait lié à une histoire d’amour, je regarde mon refrain d’un autre oeil…

Autre ajout:

Concernant la question de savoir si ce serait une peine d’amour qui aurait poussé le tireur à faire son crime, et ce qui donc expliquerait tout, en tout cas pour certains, j’ai écrit cela sur le blogue « Un homme en colère« , en commentaire au texte « L’échec d’un société » :

Si on va plus loin que l’histoire d’amour, on peut se poser la question suivante : pourquoi est-ce que le gars a choisi de régler son problème de cette manière-là? Poser la question c’est presque y répondre!

Et ce problème aurait pu être n’importe quoi, je pense que ça plus ou moins d’importance de cibler l’anecdotique histoire d’amour, étant donné que plus souvent qu’autrement la détresse humaine vient justement des rapports malsains avec les autres : nous sommes encore des animaux sociaux malgré la forte individualité actuelle. Je pense que c’est ça le noeud du problème, il y a une distorsion entre ces deux extrêmes qui se répercutent par des gestes symboliques extrêmes, comme s’il leur fallait crier leur peine le plus fort possible. Y’a-t-il un cri plus fort que celui de la mort?

Je tenais à ajouter ce commentaire ici pour la simple et bonne raison que le débat devrait se porter sur les causes profondes et non juste les faits, ce qui serait trop réducteur.

Pour moi, ça restera toujours un problème de société, pas seulement l’histoire d’une tuerie qui a battu le record du nombre de victimes, juste un peu plus sensationnelle que la précédente, moins que la prochaine.

C’est ça le problème d’avoir comme voisin un pays puissant qui se considère un peu encore comme au Far West, nous ne sommes pas immunisés contre ce genre de problème, au contraire.

Encore un autre ajout :

Cho Seung-Hui, le tueur, aurait écrit dans une lettre expliquant son geste, qu’il s’insurgeait « contre «les gosses de riches» et «la débauche» ». J’ai hâte de pouvoir lire la lettre au complet parce que pour l’instant, le peu que j’en sais me parle beaucoup. Beaucoup.

Commentaire à Christian


Je viens de laisser un commentaire sur Le blog politique de Christian, sous la rubrique « Pourqui la gauche ne peux pas marcher, ou Lucide vs Solidaire » (par respect, je n’ai pas corrigé la faute de français…) et je le laisse pour vous ici :

« Salut,

pour te situer, je ne suis pas gauchiste (peut-être un peu par nécessité, pour contrebalancer la droite omniprésente), surtout pas communiste. Je suis en fait réaliste et la vision que tu défends évacue malheureusement la donnée environnementale, c’est-à-dire tous les coûts afférents aux répercussions que provoque obligatoirement la pollution humaine, causée massivement, comme tu le sais sûrement déjà, par les entreprises : il est toujours bon de le rappeler…

Alors si on pense, comme Hervé Kempf (qui n’a fait que dire tout haut ce que beaucoup pensaient déjà tout bas), que le capitalisme serait à l’origine des crises sociales et écologiques, il va sans dire qu’on fonce à toute vitesse dans un mur si on continue à promouvoir une économie néolibérale comme celle que tu mets de l’avant : ces solutions qui nous font miroiter de la prospérité facile, mais qui ne profiteront finalement — et majoritairement — qu’à l’élite économique.

De ne pas le voir relève de l’aveuglement intentionnel et du dogmatisme : c’est peut-être extrémiste de ma part, mais je souhaite que ces comportements irresponsables soient traités comme des crimes contre l’humanité, rien de moins. L’air qu’on respire est un bien commun mondial, qu’on soit riche ou pauvre. Oui, je l’avoue, je suis dogmatique aussi, encore par nécessité.

Aussi, comme le disait dernièrement un certain économiste américain dont je ne me souviens plus du nom (j’avais lu un article sur cyberpresse le relatant, mais je n’ai pas réussi à le retrouver), je pense que c’est une bonne chose d’être déjà collectivement moins productifs et consommateurs que le reste du Canada : est-ce qu’on a vraiment besoin de suivre à la trace comme des moutons les américains quand on voit où ils en sont? Et, comme je pense que nous devrons tous tôt ou tard arrêter le cycle de la consommation à outrance, il nous sera donc plus facile de s’adapter si nous avons déjà un train de vie plus raisonnable.

Donc, il faut que la simplicité volontaire soit le modèle social à suivre. Le système d’hyper consommation est maladif et pathétique. C’est comme si la société était encore prise dans une crise d’adolescence où il est crucial de se situer socialement par rapport à son voisin en démontrant son pouvoir d’achat. Il faut maintenant troquer ces valeurs marchandes contre d’autres valeurs plus humaines. Nous ne mourrons pas si nous mangeons et consommons moins, surtout si l’économie suit la tendance et je crois que c’est tout à fait possible. Nous ne devrions pas être assujettis à l’économie, ça devrait plutôt être le contraire.

Et les emplois, il faut qu’ils soient de plus en plus créés dans des domaines autres que ceux de la production matérielle, ce qui est déjà le cas de toute façon, étant donné l’automatisation des tâches avec l’aide de la technologie. Et il ne faut pas oublier, en ce qui a trait à l’Asie et à l’Inde, que les salaires ne resteront pas toujours aussi compétitifs, ils vont augmenter pour sûr : qu’est-ce qu’il va arriver alors? Nous sommes dans une période charnière où les compagnies devront faire des choix moraux.

Justement, une personne morale — quelle belle expression pour décrire une compagnie! — ne respire pas d’air, ni ne boit d’eau, ni ne peut s’émouvoir devant un bel environnement, car elle ne vit que pour se gonfler d’argent. Il est donc normal qu’elle ne puisse promouvoir autre chose que sa gloutonnerie, s’armant d’autant d’oeillères que du nombre de problèmes sociaux et environnementaux qu’elle provoque! J’ai l’impression qu’elle a vraiment besoin d’une psychothérapie… »

Je suis bien content de savoir «Comment les riches détruisent la planète»

Je viens de voir au Téléjournal de Radio-Canada l’entrevue de Hervé Kempf qui parlait de son livre: Comment les riches détruisent la planète. Le sous-titre de l’article du Devoir « Les riches aux bancs des accusés » paru le 6 janvier 2007 et que je viens de découvrir, condense bien son sujet : « Le capitalisme serait à l’origine des crises sociales et écologiques ».

Sans vraiment me surprendre, cela vient simplement confirmer ce que je pensais déjà, ce que plein de gens comme Louis et Jimmy St-Gelais, les hommes derrière l’excellent blogue « Un homme en colère« , mettent de l’avant malgré l’adversité néo-libérale, qui compte malheureusement beaucoup d’adeptes dans la blogosphère.

Que ce journaliste expose tout haut dans les médias traditionnels ce que nous défendons ardemment ici bas nous donnera encore plus de munitions, mais ne changera pas instantanément les mentalités. J’entends déjà les contre-arguments de nos détracteurs qui trouveront bien le moyen de contredire sa thèse, son enquête, qui pour moi est bien plus près de la vérité que d’un raisonnement dialectique. Reste à voir quelles absurdités ils vont pouvoir encore nous sortir…

Parce que de nier le lien évident entre la montée du néo-libéralisme (donc du capitalisme sauvage) et l’agonie écologique de notre planète est irresponsable, voire moralement agressif — ce qui sied bien à leurs discours sans pitié pour la dignité humaine et la sauvegarde de l’environnement (loin de moi l’idée de transformer gratuitement en monstres mes adversaires, mais, d’un point de vue analytique qui prend en ligne de compte la causalité de ce qu’ils prônent, il m’est difficile de ne pas le faire au moins un peu… c’est quand même de la survie de l’humanité, de la faune et de la flore qu’il est question ici!).

Oui mais là, si Hervé Kempf passe au Téléjournal aujourd’hui (il est passé aussi à la Fosse aux Lionnes), est-ce que maintenant les arguments des gens plus à gauche et pro-environnement vont avoir plus de portée? Est-ce que les gens à droite vont dorénavant mettre un peu d’eau dans leur vin? Est-ce que les p’tits vieux vont commencer à recycler et arrêter de nettoyer leur asphalte avec un jet d’eau? Est-ce que tout le monde va enfin commencer à collaborer pour ralentir son salissage de la Terre? Je l’espère.

(Désolé pour les personnes âgées conscientisées, et j’espère qu’il y en a plus que je pense!)

Ajout:

Je viens de faire une recherche sur le site cyberpresse pour voir s’ils ont parlé de ce livre et, finalement, un seul journaliste, Mario Roy, le 3 février 2007, en discutait en ces termes:

« Le débat a souvent tendance à échapper à la raison, sombrant alors dans la vénération de Gaïa, la déesse-terre-mère, ce qui a mené quelques illuminés de la deep ecology à considérer l’espèce humaine comme une nuisance qu’il faudrait idéalement éliminer. Ou alors, et c’est beaucoup plus courant, on recycle ( ! ) la bonne vieille haine du capitalisme.

Nulle part ne verra-t-on ce dogme mieux exposé que dans un ouvrage attendu la semaine prochaine dans les librairies québécoises, Comment les riches détruisent la planète. Le journaliste militant Hervé Kempf y soutient que seul le capitalisme explique la pollution (comme on l’a vu dans les villes industrielles de l’ex-empire soviétique). Et qu’il faut donc réduire «sévèrement» les revenus, non seulement des «riches», mais aussi des 500 millions d’humains composant la «classe moyenne mondiale», fantasme bourgeois de paupérisation forcée du bourgeois qui a historiquement fait les beaux jours de la gauche extrême. »

Beaucoup s’interrogent sur le côté fédéraliste de La Presse, et avec raison je crois. Maintenant, en regard à une très bonne couverture à Radio-Canada (eux, ils en ont parlé, au moins…), on devrait s’interroger de plus en plus sur l’objectivité de ce journal qui semble privilégier les discours de droite (le point de vue des économistes et des entreprises a une place de choix) et dénigrer ceux de la gauche (comme dans cet article). J’ai toujours pensé que les antisouverainistes étaient beaucoup de droite, je pense qu’on en a bien un peu la preuve ici.

Vote idéologique ou colérique?

En étant optimiste, j’espère que la venue en force de l’ADQ dans le paysage politique fera bouger le gouvernement sans nous ramener en arrière. Par contre, si on regarde les trois préoccupations importantes de l’électorat (si je ne me trompe pas), la santé, l’éducation et l’environnement, on ne peut que se demander si l’idéologie de l’ADQ a contribué à son élection étant donné son importante préoccupation familiale qui venait après dans la liste (et qu’il devrait, si je puis me permettre, jumeler avec une préoccupation environnementale extrémiste car ça serait illogique de ne pas souhaiter pour ses enfants un futur plus rose que ce qui s’annonce…). Et encore, aucun désavouera que l’ADQ est plus à droite que tous les autres partis, donc, qu’il endosse le néolibéralisme: est-ce que, mis à part l’intelligentsia adéquiste, la majorité des électeurs sont au courant de cette donnée importante? Et j’ose croire que le Québec des régions n’est pas si individualiste, à l’argent, xénophobe et conservateur, selon toute vraisemblance. Un vote idéologique ou colérique? Je crois qu’il était majoritairement colérique.

Pour revenir à l’environnement, est-ce que les gens ne sont pas capables de faire le lien entre le néolibéralisme et la pollution? Je me pratique à dire des évidences, quoique importantes : la recherche du profit à tout prix pour combler les besoins des actionnaires, et donc au système capitaliste de la bourse, est très loin des préoccupations urgentes comme l’environnement et la santé. Alors comment l’ADQ va-t-il réussir à concilier ces valeurs qui se contrarient à la source: la famille en opposition avec un capitalisme encore plus libre, une déresponsabilisation de l’état contre une promesse de meilleurs soins de santé (et qui risquent de s’améliorer seulement pour ceux qui vont pouvoir payer, il faut l’avouer), une timide volonté verte (du moins durant la campagne) et encore le beau jeu pour les pollueurs, etc.

Et ce n’est pas tant sur le marché de l’emploi que je m’interroge, il faut bien gagner sa croûte, mais plus sur les vues à court terme des employeurs pollueurs qui, en ne se plaçant pas en position de contribuer à la prospérité écologique, foncent rapidement dans un mur en nous ayant, au préalable, bien attaché à eux…


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