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Une chance que JF était là…

PHOTO DE LA CICATRICE DE JF MERCIER PAR LÀ : ICI!

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J’étais bien content d’avoir enregistré le Bye-Bye. J’aurais vraiment été de mauvaise humeur de me taper la première partie musicale sans pouvoir appuyer sur la touche disponible pour faire une ellipse dans le temps, non sans avoir aperçu à la va-vite ce que Douce m’avait décrit comme étant vraiment long et plate. J’ai quand même entendu quelques bribes de l’oeuvre, et je n’ai visiblement rien raté. Un plus pour les boutons qui ne me sont pas poussés!

C’est chien, mais j’ai trouvé que Véronique Cloutier, jusqu’à ce qu’elle se vête de sa robe de soirée, ressemblait — avec ses gros cheveux et son « suit » noir — à la chanteuse du groupe Nuance, si mes souvenirs sont bons… Il me semble qu’on devrait réserver les pyjamas pour le dodo!

Sinon, une chance que Jean-François Mercier était là. Dans le palmarès de la méchanceté, sa charge contre le ROC-qui-a-ramené-toupet-en-plâtre-au-pouvoir lui vaut une levée de chapeau, malgré le fait que je me doutais qu’on pleurnicherait quelque part :

[…] je ne peux pas ne pas faire référence à la tirade de Jean-François Mercier sur le Canada anglais […] je n’ai pas compris la nécéssité (sic) d’aller insulter les canadiens anglophones de la sorte […] Imaginez une seule seconde qu’un commentateur anglophone du Canada ait émis des propos équivalents à ceux de Jean-François Mercier à propos du Québec? Le tollé serait général. On dirait encore que c’est une excellente preuve qu’il nous faut un pays et que le ROC rejette notre culture et notre identité. On relèverait (avec raison) le manque profond de respect d’une telle déclaration envers un peuple tout entier. Pourquoi, alors, le raisonnement inverse ne tiendrait-il pas? Pourquoi personne au Québec ne semble pour le moment avoir relevé le mauvais goût monumental de cette déclaration? Comme si ce n’était pas assez, celle-ci fait office de tout premier message que le Québec envoie au Canada anglais à l’aube de 2009. De quoi commencer l’année d’un très mauvais pied.

Il me semble que notre ami Alexis souffre d’amnésie (ou de lecture hautement sélective), puisque l’année 2008 (et les précédentes) a été assez chargée merci en affront contre le Québec de la part du ROC, et cela en plus la plupart du temps en dehors du cadre humoristique… Si J-F Mercier devait grafigner le ROC avec son humour méchant, il n’allait pas le faire en douceur quand même! Et, s’il faut le pointer, la blague a pas mal fait mouche auprès du public présent. Un applaudimètre aurait explosé!

De toute façon, il n’y a qu’au Québec où on s’émeut des mauvaises langues, je ne crois vraiment pas que l’humoriste sera cité dans le ROC

Quelques autres commentaires (pas insipides) :

J’ai trouvé ça ben drôle le Bye Bye hier mais j’ai aussi passé près de 2 heures à regarder l’air climatisé pis à le trouver ben drôle aussi.

-Goyette

Parce que ce n’était pas un Bye Bye (à ce sujet, l’équipe Cloutier/Morissette aurait dû conserver l’appellation de leur dernière revue, en 2003, Ceci n’est pas un Bye Bye), mais bien un show de variétés.

-Safwan

cheap, dégueu, vieille, injuste, puant la marde, crossing the line

-Christian Mistral

Je sais, je sais, quand Radio-Canada offre un Bye Bye, le Québec est aussi divisé que lors d’un référendum sur l’indépendance.

-Patrick Lagacé

Pourquoi Véronique Cloutier se sent obligé de toujours faire des simili “Fureur” dans ces shows de variétés ? On regretterait-tu d’avoir quitté le boulot à l’époque ?

-Le Satellite Voyageur

Mais là, j’suis comme un gars qui s’attendait à une méga baise et qui, au final, s’est retrouvé plus que déçu.

-Drew

Stéphane Gendron : futur roi de l’ADQ?

Ce billet vient de paraître parallèlement sur le blogue « Les 7 du Québec ». Les commentaires seront ici fermés, alors si vous désirez en laisser un ou bien les lire, suivre l’hyperlien précédent.

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À y regarder de plus près, à mon avis, le projet de Stéphane Gendron de briguer la direction de l’ADQ ne semble pas si loufoque, cela en considérant que le précédent chef s’est lui-même projeté dans un projet de pipolariser la figure traditionnelle du politicien sur son trône élitiste. Et qui dit peuple, dit ville, alors quoi de mieux qu’un ancien maire pour donner l’impression qu’un chef de parti (ou hypothétiquement un chef de gouvernement) peut venir souper chez soi!

Je vais essayer de regarder le phénomène sans mettre devant moi le voile gauchiste qui, en passant, m’apparaît de moins en moins confortable (pour ce qui est de celui de la droite, je le trouve trop criard…). Stéphane Gendron « dit avoir réfléchi à des pistes de réforme pour l’ADQ, dont à une rupture nette avec les obsessions identitaires », et rien ne me fait lever les cheveux sur la tête, quand je les regarde une à une. Justement, pour ce qui est de cette « obsession identitaire », moi aussi je crois qu’« être Québécois est une notion géographique », mais je rajouterais « premièrement » entre « québécois » et « est », parce qu’être côte à côte dans un territoire provoque des dommages collatéraux que l’on nomme communément « culture »… et que cette culture a un véhicule linguistique dont il faut tenir compte.

Je crois donc que le débat québécois se déroulerait beaucoup mieux en lui coupant le boulet identitaire, propice à la xénophobie, aux positions extrêmes. Donc, je vois dans cette position de Gendron une lueur encourageante, mais pas autant que son « idéal d’une société laïque, où il n’y aurait aucun accommodement raisonnable dans la gestion de l’État. »

Pour ce qui est de l’« abolition des commissions scolaires », je n’ai vraiment jamais compris le but de tout ça, surtout si cela repose seulement sur l’idée de couper dans les dépenses. Je n’arrive pas à croire que tous les gens qui travaillent dans ces commissions scolaires ne font absolument rien d’utile, qu’ils sont payés à tourner à vide.

Et son idée de ramener le « vouvoiement obligatoire dans les écoles » ne me semble pas si mal, mais le problème c’est que le vouvoiement ne semble plus vouloir rien dire à partir de la génération Y…

Encore, il poursuivrait avec cette fixation de limiter à « deux années les prestations d’aide sociale pour les personnes aptes au travail ». Le pire, c’est que je serais d’accord avec cette idée si notre société était tout autre, s’il y avait le plein emploi, etc. En plus, quoi de plus arbitraire que de proposer le chiffre magique de deux ans! Si quelqu’un ne s’est pas retrouvé sur le marché du travail après deux ans, permettez-moi de douter qu’il réussisse un jour… À part quelques exceptions, être sur l’aide sociale n’est surtout pas un cadeau, il faut être mal en point. Au lien de pointer le temps, il faudrait miser sur la réhabilitation globale de ces gens qui sont dans une période creuse.

Pour ce qui est de ramener la semaine de travail à 40 heures, je suis tout à fait contre. L’économie devrait s’ajuster à la vie des citoyens et non le contraire, surtout qu’on nous promet depuis quelque part au début du siècle dernier la société des loisirs, il serait temps qu’on lui voie le bout du nez! Il y a des ordinateurs, des machines, des robots, il serait temps que ça paraisse!

Autre sujet, je suis d’accord avec son idée d’abolir « les libérations conditionnelles dans les prisons ». Tant que la société n’aura pas assez évoluer pour que la Justice soit caduque, il y aura des prisons et des détenus pour y compléter leurs peines, point à la ligne. Si les prisons coûtent trop cher, investissons dans la prévention pour qu’il y ait moins de crimes et donc moins de prisonniers.

À la question de demander « au gouvernement du Canada d’abroger la Loi sur les Indiens et de transformer les réserves en municipalités sous juridiction provinciale », je me sens ambivalent. D’un côté, je crois que les réserves sont seulement des ghettos, et je ne vois rien de bon dans l’idée de ghetto. De l’autre, je comprends qu’historiquement les blancs sont redevables de la situation dans laquelle se retrouvent ces peuples, mais il serait peut-être temps de sortir de cette dynamique revancharde. Moi, aujourd’hui, j’ai des ancêtres blancs et, je suis certain, des ancêtres amérindiens, alors comment culpabiliser seulement une partie de moi?

J’ai lu quelque part que Stéphane Gendron aime le pouvoir, mais il ne doit pas l’aimer à un point absolu puisqu’il « imposerait des élections à date fixe » et il proposerait que les « élus provinciaux et municipaux seraient (sic) limités à deux mandats de quatre ans ». Mais bon, il aurait bien le temps de changer d’idée, rendu sur son trône…

Jean charrie!

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J’avais bien l’intention de rester au Québec pour discuter élection en pianotant sur mon clavier pour vous, mais même ici c’est la crise fédérale qui prime, bien évidemment. Ainsi, allons-nous voter au final pour le parti qui a le mieux réagi à cette crise? Et ce n’est presque pas une blague!

Alors, il est bien amusant de voir Jean Charest tenter de calmer le jeu au sujet de la montée du « Quebec bashing » dans le ROC à cause de la crise à Ottawa. Et c’est bien normal, car cela déroge de son agenda qui répète inlassablement « économie », « économie »…

Pourtant, le fait que les regards sont tournés vers là-bas lui permettrait de faire son petit bonhomme de chemin sans trop se faire remarquer en direction du 8 décembre. Alors, pourquoi s’égosille-t-il? Par excès de logique, parce qu’il le faut bien? Parce qu’il a peur que tout cela dérape en crise constitutionnelle, ce dont il a peur comme un chat a peur de l’eau! Doutons quand même qu’il puisse y faire quoi que ce soit. Notre Patapouf n’est surtout pas un contrepoison en soi!

À mon avis, il est même coupable de tenir un double discours :

Selon lui, l’unité canadienne n’est pas en cause dans la crise à Ottawa. «L’instabilité» n’est pas au Canada mais au gouvernement fédéral, a-t-il précisé.

Ce qu’on entend, c’est que le « Quebec bashing » est généralisé, c’est-à-dire, pas seulement au niveau du milieu politique. Même au Québec, bien des citoyens fédéralistes en beurrent pas mal épais sur le dos de Gilles Duceppe qui avoue simplement préférer faire affaire avec les Libéraux et le NPD, rien de plus. Le Bloc n’est pas qu’un parti souverainiste, s’il faut le répéter!

Et Johnny brandit l’unité canadienne comme si c’était un des éléments basiques de l’univers! L’instabilité est au gouvernement ET visiblement dans les réactions. Ce n’est pas une partie de hockey, un divertissement qu’on regarde en se gavant de croustilles. Est-ce que le chef du PLQ serait en train de dénigrer l’importance de la politique dans la vie des gens? Le pas est en tout cas facile à faire.

C’est pas grave, laissez-faire, je m’occupe de tout!

Le cynisme en politique a maintenant un nom.

Je ne voudrais pas être dans les culottes de Stephen…

À propos de Stephen Harper, Nicolas pense qu’il est porté par Machiavel et Sun Tsu.

Je pense que ce serait lui donner trop de génie. Notre bon père de famille national pensait plutôt que la « presque » raclée de sa dernière victoire s’était chargée d’étouffer l’opposition, surtout que cette opposition avait clairement refusé de se rapprocher. Mais changer d’idée en politique est une seconde nature… Et ça, il semble que le grand stratège l’a oublié!

Bryan rappelle aux admirateurs de Stephen qu’il a signé en 2004 un document avec le NPD et le Bloc pour éviter des élections, qu’il ne faut pas s’offusquer du soutien des « séparatistes » puisque deux budgets ont passés grâce à eux, et surtout, que le Premier Ministre « est la personne qui a la confiance de la chambre, pas la personne qui termine première dans les intentions de votes (sic). Harper ne peut blâmer que lui-même pour cette perte de confiance. »

Rien à rajouter.

Steve Proulx pense que ce « putsch » est « peut-être la meilleure chose qui pourrait arriver à la démocratie. »

Tout à fait d’accord. Et pour ceux qui pleurent comme des madeleines devant ce possible revirement, je me questionne quant à savoir si votre vision de ce qu’est un gouvernement ne se voile pas trop de partisanerie. Pourquoi les forces de l’opposition ne pourraient-elles pas appuyer fort à ce point, si c’est dans la possibilité qu’offre le système parlementaire?

En lien avec la position de Pauline Marois qui accepterait de voir Stéphane Dion à la tête de la fédération, Robert Dutrisac compare la situation au film Proposition Indécente, où un millionnaire offre à un jeune couple amoureux un million de dollars pour coucher avec la dame.

La comparaison est plus esthétique que logique. Au niveau individuel, pour les électeurs péquistes, que Gilles Duceppe « couche » avec Stéphane Dion pendant quelques mois, ça ne devrait pas bouleverser grand-chose… Et puis encore, pourquoi être souverainiste devrait-il signifier être tout le temps un gros grain de sable dans la machine fédérale? Être souverainiste c’est entre autres ne pas se contenter, et de ne pas se contenter est un bon point de départ pour faire bouger les choses.

Pcmarty, contre l’argument de l’opposition qui brandit le trop-plein d’idéologie de droite dans l’énoncé économique du PC, répond que la gauche est tout aussi idéologique, que la politique EST idéologie.

Je lui donne raison sur le fond. Par contre, je ne gagerais pas que la totalité, ni même une majorité des électeurs qui ont voté pour le PC soutiennent sans fléchir la partie économique de leur idéologie. D’autant plus qu’exhaustivement, la majorité des votes n’a pas été pour le gouvernement. Alors, la modération aurait eu bien meilleur goût, et nous n’en serions pas là!

Bref, dans le contexte économique actuel, je crois que de dilapider des fonds dans une autre élection fédérale serait le pire scénario. La GG doit jongler comme jamais. Il doit y avoir des accidents d’influx nerveux dans ses neurones…

(Photo trouvée chez P45)

Un drapeau de trop

Comme vous le savez peut-être, je ne suis pas un amoureux de tout ce qui se nomme drapeau, symbole national, etc. Si je suis nationaliste, et seulement si, c’est loin de la passion, proche du pragmatisme. Par contre, il y a une histoire autour du drapeau du Québec qui mérite d’être su, parce qu’elle est emblématique des deux solitudes et de la haine qui peut en ressortir.

Lors de l’assermentation de Maria Mourani, députée du Bloc, « le sous-greffier de la chambre des communes a refusé d’entrer dans la salle où se trouvaient les dignitaires et invités en raison de la présence du drapeau québécois à coté (sic) du drapeau canadien. »

Ils ont dû procéder, en privé, dans le bureau de la greffière en chef…

La députée a déclaré suite à l’événement :

Cela montre encore une fois que le vote sur la reconnaissance de la nation québécoise par Chambre des communes en 2007 ne veut absolument rien dire. […] Cette action du sous-greffier montre que, pour cette institution fédérale, l’identité québécoise est toujours vue comme une menace même si celle-ci est prétendument reconnue au sein du Canada. Cette mentalité doit changer, peu importe l’avenir constitutionnel du Québec.

Si cela avait eu un lien avec la religion, cela m’aurait beaucoup moins surpris, puisque ça semble tellement facile d’avoir des comportements ridicules quand un ami imaginaire les cautionne… Mais la feuille d’érable, symbole du Canada, à ce que je sache, n’a pas ce pouvoir, implicitement magique.

Faisons-nous face à une sorte de xénophobie politique?

Yoyolande James

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C’est par un billet de la blogueuse Nicole que j’ai appris que Yolande James, la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, a présenté la nouvelle stratégie de son gouvernement (synthétisée ici par Louise Leduc de La Presse):

Dès 2009, avant d’arriver au Québec, les immigrants devront avoir signé une déclaration démontrant qu’ils comprennent les valeurs du Québec, une société libre et démocratique où les hommes et les femmes ont les mêmes droits et où le français est la langue officielle.

Pourtant, le 22 octobre dernier, Madame James annonçait en grande pompe qu’il n’était « pas question que le gouvernement oblige tous les candidats à l’immigration à connaître le français avant de débarquer au Québec ». Il semble y avoir volte-face, mais la réponse se trouve à la fin du premier article cité :

En cas de bris de contrat (sic), l’immigrant ne pourra cependant pas être renvoyé dans son pays d’origine puisque (sic) aucune coercition ne sera exercée.

Visiblement, c’est une tentative de réunir l’opinion publique autour d’un double message. C’est le même désir d’en donner beaucoup pour calmer la crainte des francophones de voir le français reculer avec l’arrivée massive d’immigrants et de satisfaire à la fois les autres qui n’en ont rien à faire. C’est du symbolisme, autant que celui de la nation Québécoise dont nous a servi Stephen Harper et qui leur sert d’argumentaire. En espérant quand même qu’il sera porteur pour les nouveaux arrivants et qu’ils ne se seront pas fait dire le truc en catimini… Avec Immigration Canada dans les parages, j’en doute fortement.

Nicole se demandait : « est-ce que ça aurait un quelconque rapport avec la tenue possible d’élections en décembre? » Je dirais que oui simplement parce qu’il n’y a qu’une semaine entre les deux annonces. Le parti libéral a travaillé très fort pour se donner une aura consensuelle sur la question de l’immigration. Sans oublier la question linguistique.

Encore, une phrase de l’article de Louise Leduc me questionne beaucoup :

Au surplus, les immigrants devront commencer l’apprentissage du français avant de quitter leur pays d’origine.

Désolé, mais concrètement, je ne vois pas comment cela pourrait être contrôlé. Ce « contrat » ne semble pas être un test en bonne et due forme, alors tout repose seulement sur la bonne foi des candidats. Espérons que cela les influencera dans le sens voulu, en apparence.

Oh! le beau cadre!

Du côté des conservadéquistes (ou, plus imagé, les adéquistes en conserves), devant l’éruption du volcan artistique, il y avait une carte à sortir de leur manche et je vous la donne en mille : les mesdames qui font des tableaux en macaroni! Mais oui, j’exagère. Regarder le tableau qui orne ce billet, c’est évidemment plus de ce côté que vont les « artistes » à contre-courant qui soutiennent le Parti Conservateur, plus précisément le candidat Luc Harvey, celui-là qui a parrainé le symposium Plaines Couleurs.

Et cette carte repose bien sûr sur la tenue de cet événement supposément sans subventions. À voir sur le site, soit les bannières du site touristique du gouvernement du Québec, de Patrimoine Canadien, du Gouvernement du CanadaCommission des champs de bataille nationaux — et du candidat conservateur Luc Harvey, c’est assez difficile à croire que « Le symposium […] n’a bénéficié d’aucune subvention, assure Mme Beaudoin, ni des gouvernements, ni d’un budget discrétionnaire de député. » Au moins, on voit que la dame connaît l’expression « budget discrétionnaire de député »…

Mais en même temps, ce n’est pas si important, puisque les peintres qui font dans le classique (paysages, portraits, scènes de village, etc. — et même de plus en plus les tableaux abstraits décoratifs) n’en ont pas besoin, pour la plupart, de subventions, car il y a un marché, ça vend, c’est du travail presque à la chaîne, il n’y a pas de recherche et développement à faire (pour les premiers, ça été fait aux alentours de la fin du 19ième siècle avec l’avènement des impressionnistes, les derniers, pendant tout le 20ième siècle…). Donc, si on parle des artistes actuels qui font de l’exploration et qui ont donc besoin d’un peu d’aide, ils travaillent pour le futur, si vous me suivez.

Par conséquent, dans ce débat, la question à savoir si cette aide se fera par le mécénat ou les subventions participe à la confusion. Et c’est voulu comme ça. Dans cette vague du « tout de suite dans ma poche », c’est certain que le slogan « pas avec mes taxes! » soulève les passions et surtout, réduit la pensée. Je n’ose imaginer la place du Canada dans des symposiums d’art contemporain avec des petits tableaux manichéens qui montrent des églises… C’est bien sûr une blague puisque ça n’arrivera pas. Il se trouvera toujours quelqu’un d’assez courageux pour se sacrifier à son art contre vents et marées (j’ai pensé en être, plus jeune), même sans subvention ou mécène. À moins que Stephen Harper fasse lui-même le choix des artistes pour représenter le Canada…

Sur ce, je ne vois pas de différence entre les sportifs olympiques et les artistes en art contemporain, mis à part le fait que la population s’intéresse beaucoup plus aux sports. Ce qu’ils ont en commun : le dépassement et le progrès. Pour les sportifs, c’est un progrès plus technique, pour les artistes c’est un progrès qui se classerait plus du côté de l’originalité. Ce genre d’originalité qui jurerait trop pour la majorité, dans son salon.

(Peinture : Yvon Lemieux – P.S. Même si ça n’est pas trop dans mes goûts, je suis capable de voir la qualité de ce genre d’oeuvre, là n’est pas du tout mon point. Et j’ai bien hâte de voir si on va m’enlever l’autorisation d’afficher cette photo de peinture ici, comme ça m’est déjà arrivé…)

Ajout :

Sujet connexe, j’ai publié aujourd’hui sur BRANCHEZ-VOUS! (en remplacement de Fabien Major) un billet en lien avec le retrait par Stephen Harper de « la disposition du décrié projet de loi C-10 qui proposait un contrôle moral sur l’admissibilité au crédit d’impôt pour les films et les vidéos. »

Ajout (bis) :

Une photo d’une oeuvre d’art contemporain que je viens de trouver via CreaNova, comme ça, en passant :

Deux solitudes, deux campagnes

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En regard de la campagne électorale qui approche de la fin, et de la différence notable entre comment ça se passe au Québec et comment ça se passe dans le ROC, permettez-moi de soulever un peu le tapis décoré de l’unifolié et de scruter la souveraineté qui y a été balayée, bien mystérieusement. Pourtant, il est clair à mon avis que, et l’allure, et les résultats de cet exercice démocratique creusent encore plus le fossé entre les deux solitudes.

De un, le parti conservateur avait deux plans distincts, de deux, là où la question de la culture a faire bouillir le débat ici — et le fait bouillir encore, au grand dam de plusieurs —, ça été très secondaire ailleurs. Mais, le plus important, si on regarde les sondages (donc un peu l’avenir au travers d’une boule de cristal), le ROC aura beaucoup plus un gouvernement qui le représente que le Québec. Donc, si les résultats reflètent les pronostics, faire partie de ce pays représentera pour les Québécois un déficit démocratique quasi complet.

Voilà, c’est court comme réflexion, mais ça veut tout dire.

Quand est-ce qu’on va sortir de notre statut de sous carpette?

Version longue

Je viens de me taper la version longue de « Culture en péril », aussi hilarante que la courte, que j’ai trouvé via Amériquébec. Voilà pour vous aussi.

J’en connais une qui ne sera pas contente… 😉

Le contraire de vert se nomme Harper

Le billet qui suit a été publié sur le blogue « Les 7 du Québec ». Les commentaires ici sont fermés, alors si vous désirez les lire ou en laisser un, c’est par là-bas.

Dans cette campagne, le sujet environnemental semble important, mais quand on sait que Stephen Harper a refusé, selon une dépêche de Radio-Canada, de se joindre aux autres chefs de parti en payant « afin de compenser pour [ses] émissions carbone », il y a un signal contradictoire, et malheureusement, en même temps très clair.

Celui qui voudrait que son parti se fasse réélire majoritaire sait très bien que cette position je-m’en-foutiste ne lui fera pas de tort auprès de son électorat déjà gagné, et on se doute qu’il pense que cela sera bon aussi pour ses candidats du côté des indécis, enfin ceux qui penchent plus de son côté idéologique. Surtout, nous le savons assez calculateur pour avoir bien réfléchi au désaveu que représenterait son adhésion à un système de crédit carbone, le désaveu étant bien entendu en lien avec sa position sur Kyoto. Est-ce que je froisserais quelqu’un si j’écrivais que rien n’est quand même impossible avec un politicien?

Mais encore plus, ce qui pourrait faire changer la donne, et rendre caduque mon analyse précédente, c’est qu’on apprend aussi, via Cyberpresse, qu’en plus d’enquêter sur la légalité du groupe Facebook «Anti-Harper Vote Swap Canada» («Echange de votes anti-Harper»), que Élections Canada enquête « sur les achats par les partis de crédits d’émissions de gaz à effet de serre. [… ] M. Mayrand a indiqué que les crédits de carbone pourraient être enregistrés comme dépenses de campagne et entrer dans l’équation des dépenses limites d’environ 20 millions $ par parti. »

Quelle ironie du sort si ces partis étaient obligés de déduire ces dépenses comme étant électorales! Ça ferait cher pour appuyer une importance marquée envers l’environnement… Si je puis me permettre, si j’avais à juger de cette problématique, je la rangerais plus du côté technique, dans le sens où ça devrait être « normal » de compenser pour la pollution qu’une campagne provoque dans un si grand pays comme le Canada. (Petite pensée parallèle : juste pour cette raison, un Québec souverain serait électoralement beaucoup moins polluant…)

Alors, en somme, est-ce que cela serait trop prétendre d’écrire ici, au-delà du choix idéologique, que le Parti Conservateur était peut-être au courant du risque que représentaient ces dépenses « vertes »? Nous le verrons bien, dans le cas où ces dépenses ne sont finalement pas handicapantes pour les autres, si effectivement le chef du PC s’y inscrit sur le tard. Calcul, calcul et encore calcul!

Aussi, pour terminer, encore au sujet de l’environnement, je vous suggère grandement de consulter le nouveau site Materre.ca que j’ai découvert récemment et qui regroupe des nouvelles environnementales de différents médias (c’est là-bas que j’ai trouvé la première dépêche relatée plus haut), un blogue, des opinions et des initiatives.

Petit test partisan

Avec la campagne électorale qui débute, d’entrée de jeu, je vais vous étaler ma bien mince logique partisane, et cela sera en même temps un test à l’attention dÉlections Canada, question de voir jusqu’où ma liberté d’expression peut aller. À ce dernier sujet, lire l’excellent article de Bruno Guglielminetti sur le site du journal Le Devoir qui se titre : Internet comme outil de campagne.

Je suis d’accord avec lui qu’internet est sous-estimé et sous-utilisé en campagne. Ce n’est pas cette année qu’on engagera des blogueurs pour animer les débats qu’elle suscite… Pourtant, il y a déjà la blogueuse du PQ qui officine depuis un bout dans la sphère (bien que le dernier billet date du 14 juin sur son blogue…), cela aurait déjà dû donner de bonnes idées aux autres partis. Enfin. (Ajout : Je dois me rétracter un peu ici puisque le Bloc a son blogue, que signe Gilles Duceppe, et je l’ai découvert puisque j’ai reçu des visites d’eux : ils m’ont inclus dans leur blogoliste. Merci! Alors, tant qu’à être dans la partisannerie, je ne me gêne pas pour en parler! Reste à voir comment cette expérience se poursuivra, et je leur souhaites bien sûr le plus grand succès!)

Pour revenir à la partie partisane, je déclare que mon désir le plus cher est de voir au pire se répéter le dernier résultat : un gouvernement minoritaire conserve-à-terre. Et je répète, au pire du pire. Aussi, sans que cela m’influence outre mesure, j’ai quand même bien aimé l’avis de l’acolyte Mistral qui libelle :

À tout prendre, je préférerais pas de gouvernement du tout, mais s’il en faut un absolument, aussi bien qu’il soit minoritaire Conservateur et impuissant avec un Césarion en proue que majoritaire Libéral avec un impuissant au top et une légion de crosseurs revanchards derrière.

C’est un avis qui se défend, foi de précautionneux, mais je figure qu’une minoritaire tiendrait bien aussi par les couilles notre ami Stéphane (et ses congénères) pour le faire chanter en fausset, s’il y avait lieu. Mais quand même, qui voudrait à la tête d’un pays d’un homme qui n’est même pas capable d’aplomb alors qu’il a les bras en l’air pour démontrer son enthousiasme à la suite d’un discours?

Je vous le disais que je serai simplet, alors la petite case que je noircirai sera celle du député bloquiste de mon comté, pour que mon vote soit une épine dans le pied du Canada. Rien de trop compliqué.

(Photo : sashamd)

Piquer le PLQ

Le billet qui suit est ma première contribution au blogue « Les 7 du Québec ». Pour laisser un commentaire ou suivre la discussion, vous devrez vous rendre là-bas, puisque je ferme les commentaires ici.

Concernant le refus du Ministre de la Santé Yves Bolduc de permettre l’ouverture de piqueries supervisées, il est clair que c’est du calcul politique, électoraliste. Il ne faut pas se laisser berner, l’« ambiance » conservatrice dans laquelle baigne le Québec depuis quelque temps, au su et au vu des derniers sondages qui placent Stephen Harper et sa bande de réactionnaires dans une position assez confortable, n’en est pas étranger. Pas du tout.

C’est un bon indicateur de la position de l’électorat, et la preuve que le populisme est une manière comme une autre de mener les affaires gouvernementales. Même s’il est manifeste que l’instauration de ces centres serait un plus pour les toxicomanes, et la société, il semble d’autant plus payant de courtiser la fibre puritaine d’une partie de l’électorat pour investir dans le futur. Et ce futur ne concerne, s’il faut le répéter, que le Parti Libéral du Québec.

Serait-ce de la mimésis, étant donné que les conservateurs se battent pour faire fermer le seul centre canadien du genre, qui se trouve présentement à Vancouver? (Justement, mon collègue Pierre R. Chantelois discute de cette dérive conservatrice dans son billet d’hier.)

Alors, le PLQ est parfois, et surtout dans ce cas-ci, très loin de ce que son « L » présuppose, soit bien sûr l’adjectif « libéral », synonyme de tolérance, d’ouverture, et encore moins de la libéralité : « Acte par lequel une personne procure un avantage à une autre sans aucune contrepartie. » Les toxicomanes ne pourraient être comptés pour un groupe assez important d’électeurs…

Donc, ce qui est dit, entre les lignes, c’est que la seule place pour les toxicomanes est la prison, ou encore, s’ils peuvent croupir l’écume aux lèvres loin des regards dans un appartement crade à cet effet, et que la société n’a pas à se tremper dans cette lie, puisque s’ils sont dans cette détresse, c’est bien leur très grande faute, ils n’avaient qu’à ne pas faire ce choix.

Le problème, c’est que le choix n’existe pas dans leur cas, il n’y a que des circonstances, de la grande tristesse, des tendances et beaucoup d’inconsciences. Et pour la société, il n’y a que le choix entre la répression, au nom de principes éculés, et le soutien, avec toutes les possibilités que cela provoque. Mais quel est le démarreur de la rébellion déjà?

Entre celui d’un propriétaire d’une piquerie illégale, d’un gardien de prison ou d’un intervenant bienveillant, quel regard risque le plus d’allumer une étincelle positive dans les yeux du toxicomane?

(Photo : nikoumouke)

Des nouvelles du front…

Je vous écris avec la sueur au ventre et des pansements au cerveau, après une fin de semaine d’écriture ardue, de discjockeying assez prenante en énergie (pour cause de volatilité de la clientèle, due à la chaleur, aux terrasses et au jazz : moins il y a de monde, plus c’est difficile pour moi, l’hôte musical…), un samedi de couraillage vers une des nombreuses villes qui se terminent par « sur-le-Richelieu » et de bonheur simple dans la maison d’un joyeux luron nouvellement papa où j’ai expérimenté le sport de la tenue-du-bébé-dormant-dans-ses-bras, disserté à la rigolade avec de vraies gens tout droit sortis de la virtualité (pour viser le plus large possible…), revenu sur l’île pour continuer encore cinq heures dans la pénombre joyeusement sans fumée, après un long détour vers un autre riche lieu afin d’y emmener Douce et demi (mais je ne devrais pas écrire « demi », car c’est déjà tout un être : je trouvais seulement l’image belle, comme celle de « mini-nous »). Il me semble en plus que j’ai mal dormi sans ailes…

Comme à plat-ventre, j’ai quand même réussi à ne pas que déféquer sur ma supposée patrie pour ce jour de fête officiel (ou officieux?) qui a commencé depuis un peu plus de deux heure. D’autres sont mieux que moi dans cet art, faites-y un tour aussi, il y en a pour tous les goûts et les dégoûts!

Et cette image qui coiffe ce billet, je me la suis piqué parce que je voulais en profiter pour dévoiler son titre et l’étendre comme une banderole ici : Canada : mort ou vif? Au-delà du rapport avec mon autre billet, je trouve le lien de la feuille-d’érable-rouge-parce-qu’elle-est-morte assez jouissif. À chacun ses (ré)jouissances, comme on ne dit pas assez, même jamais!

Pour paraphraser : bonne journée des déménagements! Surtout si vous ne déménagez pas et que vous faites n’importe quoi d’autre que de fêter la joie d’être colonisé. Quand même.

Un Renart exemplaire

Suite aux réactions de ma morosité nationaliste, je crois que je vais me forcer pour être plus positif. Je vais essayer de me remémorer le plus possible le billet compilation de Patrick Lagacé qui accumulait les mots d’amour envers le Québec. Je vais m’exciter d’avance en répétant à tue-tête, vive la consommation!, pour décorer à Noël, à l’Halloween, enfin à toutes les fêtes, sans oublier bien sûr de me déguiser aussi à la St-Jean-Baptiste, en travaillant beaucoup plus pour payer tout ça et m’acheter une plus grande maison afin de tout entreposer.

En plus, je vais être fier de notre fermeture sur le monde, de faire partie d’« une société médiatiquement distincte » parce que toutes les raisons sont bonnes de fêter notre différence, même s’il s’agit de notre stupidité. Surtout, je vais faire confiance aux vieux de la vieille et leurs méthodes éprouvées pour me donner un beau pays tout neuf, enfin, en appelant obligatoirement ça faire du neuf avec du vieux… Pour conclure sur une belle note, je vais me mettre en mode veille, écrire sur le temps qui passe et je vais tenter, après de longues souffrances masochistes que je transformerai finalement en élévation spirituelle, de me bercer, la larme à l’oeil, sur du Kaïn.

Happy Canada Day!

(Photo : knitchick2/smallbi rd)

Le Québec profond

Ce soir, je ferai comme quelqu’un qui n’aime pas vieillir et fêter son anniversaire. Ce soir, je n’écouterai pas de musique québécoise parce qu’il le faut. Ce soir, si j’écoute la télé, je vais sacrer parce que je trouverai ça redondant, tout ce bleu partout, à tous mes zappings aux stations québécoises (et canadienne-française).

Je n’ai pas besoin de tout ça pour faire vibrer la fibre, pour moi elle est multiple et je m’en habille à l’année. De la musique québécoise, j’en écoute quand je l’aime et qu’elle ne se sacrifie pas à la consensuelle stupidité. La télévision, je l’aime beaucoup plus quand elle ne se résume pas seulement à une traduction québécoise.

Je n’ai pas de drapeaux bleus chez moi, encore moins de rouges, parfois j’ai les blues après avoir été rouge de colère, voilà tout!

(Photo : lorenzodom)

Ajout : Je ne pouvais pas m’empêcher d’ajouter ici ce billet de François Parenteau qui colle beaucoup avec ma pensée.

Un ici et des ailleurs

Aujourd’hui, je me fais encore aller du côté de Branchez-vous! encore en remplacement de Pascal Henrard qui est parti se la couler douce, le chanceux! Un billet sur le sujet des crimes haineux au Canada, inspiré d’un récent billet du copain Antipollution.

J’ai décidé d’ajouter à droite les hyperliens vers là-bas, si vous désirez me suivre à la trace… J’ajoute aussi une section avec le fil RSS de l’apparition des chapitres de mon roman (le premier chapitre devrait y figurer sous peu – ajout : c’est fait!). Tous les commentaires, critiques, idées, corrections seront les bienvenus, mis à part les tentatives de dénaturation : je raconte le plus simplement possible une histoire, en l’assaisonnant à ma manière, loin de moi l’idée d’essayer de composer un long poème de 250 pages… Ça sera peut-être pour un autre projet! Quoique, si je m’embarque dans un projet de longue haleine, ça risque plus d’aller du côté de l’essai.

Je ne l’écris pas assez souvent, merci de me lire et de participer! Tout le monde sans exception me fait avancer. Ce qui m’attire comme ce qui me repousse m’aide à trouver ma place.

53$ pour une gageure perdue (bis)

Voilà, j’ai publié mon premier texte d’opinion sur Branchez-Vous! C’est par là!

(Photo : Mr. Mark)

Retour de la censure

Je tapoche sur mon clavier et je me trouve chanceux. Doublement chanceux. Un, je peux écrire ce que je pense, et deux, je peux le publier ici. Pourtant, mondialement, d’après Freedom House, organisme qui surveille la liberté de presse, il y a un « net recul en 2007 dans le monde pour la sixième année consécutive » , surtout en Russie et au Mexique. La taille de la Russie est comparable au Canada, et le Mexique est en Amérique…

Alors, il faut rester vigilant, notre situation de liberté n’est pas un contrat à vie avec l’État… Et notre minoritaire gouvernement conservateur a déjà commencé à picosser dans la liberté d’expression avec son projet de loi C-10, qu’est-ce qui nous garantit, s’il devient majoritaire, qu’il n’entrera pas son gros bec d’aigle au complet pour museler toutes les libertés au nom de l’ordre public, même la mienne, étant donné qu’en ce moment même je le critique?

À plus petite échelle, il existe déjà de la censure sur le web. Je viens tout juste de lire que, sur son serveur, la CSDM bloquerait l’accès du blogue Le professeur masqué, blogue très critique envers tout ce qui se joue au niveau de l’éducation, pour ne nommer que ce cas-là.

Mon bonheur d’écrire et de communiquer est alors toujours un peu nerveux…

(Photo : Timothy Neesam)

Ajout :

Jusqu’à ce que j’aie une confirmation de l’information barrée, considérez cela comme de la spéculation…

Multiplillet du 29 avril

Le 17 mai prochain, participez à la journée internationale contre l’homophobie en pondant un billet sur la question. Vous pouvez vous inscrire auprès de Zed Blog, qui fera le pont entre tous les blogues participants.

Autre sujet, celui-là plus anecdotique, saviez-vous que le Texan George W. Bush est né dans un secteur états-unien fortement démocrate? Pour plus de détails, visitez l’ami Nicdou, émigrant québécois habitant à environ 300 mètres de la maison natale du présent président républicain.

Pour rester dans l’univers politique, Angry French Guy démontre ici avec brio les avantages économiques et culturels d’avoir bilinguisé Montréal avec la loi 101. Et on ose penser que ce gars-là fait du tort au français en écrivant en anglais et en discutant avec les anglophones…

Et, finalement, Michel Monette nous fait part de la « Lourde tendance vers plus d’inégalités au Canada », compte rendu d’une récente étude qui démontre que l’écart de revenu entre les riches et les pauvres se creuse, même si c’est moins grave que du côté états-unien. Aussi, « Mince consolation, la classe moyenne canadienne s’est globalement moins appauvrie que son équivalent aux États-Unis. »

Voilà!

Les cowboys et les Indiens

J’avais bien hâte de voir le dernier documentaire « Le peuple invisible » de Richard Desjardins et finalement, il passait à Radio-Canada, et je l’ai enregistré. Je l’ai visionné hier. J’ai la mâchoire à terre.

Aussi, j’ai la mâchoire à terre parce que j’ai fait quelques recherches web hier pour voir si on en parlait dans les médias et la blogosphère à la suite de sa diffusion à la télé d’État, et je n’ai pas trouvé grand-chose, à part un texte de Louise Cousineau sur cyberpresse (que je vous conseille fortement de lire si vous ne tenez pas absolument à voir le documentaire, c’est un résumé très très exhaustif) et quelques billets plus informatifs que critiques… Donc, la diffusion semble avoir passé comme dans du beurre, mais pourquoi? Parce qu’il y avait une partie de hockey en même temps! (Le titre du texte de Louise Cousineau est : « Le peuple invisible diffusé un soir de hockey… »)

Quelle mauvaise case horaire quand on sait que la fièvre du hockey bat son plein au Québec! Et quand on sait que le documentaire n’est pas tendre envers le gouvernement du Canada (et encore moins pour celui du Québec), on se demande très sérieusement s’il n’y a pas un peu d’opportunisme là-dedans : Radio-Canada a diffusé, donc paraît bien, démocratique, et tout et tout, mais la force de frappe de l’oeuvre se réduit à n’être pour ainsi dire qu’un pétard mouillé, pouin pouin, pouin…

Tous les Québécois devraient voir ça, point. Surtout les gens qui n’aiment pas beaucoup les autochtones. Je ne dis pas qu’ils vont plus les aimer, mais au moins ils vont comprendre un peu plus…

Ce que j’en ai compris, c’est que ces peuples sont les survivants d’un ethnocide tenu secret encore aujourd’hui. Et les grands coupables? La doctrine religieuse qui possédait anciennement le pouvoir, suivit par l’État qui leur donne des miettes aujourd’hui, afin de conserver le plus possible la totalité du butin : les terres et donc les ressources qu’ils pourraient en tirer pour se sortir de la misère.

Il y a un côté de moi qui se dit qu’ils devraient quitter les réserves au plus vite et se mêler à la population blanche pour sortir de ce marasme, mais en même temps cela serait injuste, ils étaient là avant les blancs. Et je n’en revenais pas de tous les voir déguisés en cowboys, écoutant du country et du western, parlant pour la plupart anglais et français, et ayant en plus beaucoup de prénoms et patronymes dans ces langues, alors que le cliché des « cowboys et des Indiens » est une dichotomie. Nous ne sommes pas loin du comble de l’assimilation, aussi bien pour eux d’embarquer complètement dans le bateau du 21e siècle… et avec cela, on comprend mieux l’extrémisme dans leurs rangs.

Ce que je pense, c’est qu’il y a bien assez de place pour tout le monde, et leur place est une prison de verre trempé.

(Photo : howlinhill)

Les conservateurs toujours en mode reculons

Les conservateurs (autant le parti que les idéologues, mais ce sera amplement le parti qui sera visé ici) sont de drôles de spécimens. Tandis qu’ils sont fortement soupçonnés d’avoir triché aux dernières élections, ils essayent en catimini de criminaliser à nouveau l’avortement par le dépôt d’une loi ambiguë et censurent un livre hautement factuel sur les drogues. Voilà bien une démonstration limpide du relativisme de la vertu, qu’ils veulent monopoliser pour le bien de tous…

Si on regarde la question de l’avortement, qu’on soit pour ou contre il est clair que le meilleur compromis réside dans le libre-choix, en s’imaginant les gens responsables au possible, donc avec l’apport de la prévention et de l’éducation. La question a savoir si la mort provoquée d’un foetus est un meurtre ou non est tellement difficile à répondre qu’elle me semble assujettie au contexte précis de la génitrice, dans le giron du système de santé, en phase avec une éthique bien construite, pas dans le regard réprobateur d’un dieu et/ou d’un groupe qui se proclame de la vérité et de la moralité. Et des génitrices irresponsables, il y en a encore beaucoup aujourd’hui, il faut en convenir, mais à qui la faute?

Cela me fait penser à la position du parti conservateur sur le livre « Savoir plus et risquer moins ». On pense de leur côté que le public n’est pas digne de recevoir des informations complètes et objectives sur les drogues. On pense que hors des règles édifiées les choix des humains seront obligatoirement déficitaires, qu’en dehors du contrôle étatique traditionnel la perdition guette les brebis égarées… On punit au lieu de comprendre, on répare au lieu de prévenir.

Je ne veux pas trop prendre parti… mais il me semble préférable de prôner l’éducation, la connaissance, le sens critique pour tous, au lieu d’une moralité toute faite pour contrer ces problèmes de société que sont les drogues et l’avortement. La pauvreté monétaire et intellectuelle est bien plus responsable que toute autre chose des choix embrouillés des gens, ces choix qui mènent vers le désespoir la plupart du temps. Connaissez-vous beaucoup de drogués et d’alcooliques pleinement équilibrés, de jeunes filles et de femmes qui utilisent l’avortement comme principal moyen de contraception qui sont allumées, tout à fait responsables, combien d’adolescents et d’hommes qui refusent le condom (et qui ne se renseignent surtout pas à savoir si la dame utilise un moyen de contraception) qui sont aptes à penser plus loin que leur désir du moment?

Et, alors, condamner après-coup ou regarder la situation en face, sans préjugés? Combattre la globalité du problème en examinant le contexte ou culpabiliser?

Répondre à ces questions sans se baser sur son propre dégoût face à ces problématiques est déjà un bon début.

(Photo : Venessa Nina Dot Com)

Sourire mou ou moue sous rire?

Ah! ce Garnotte! J’étais un de ses grands admirateurs dans ma jeunesse (dans le temps de Croc) où je rêvais de devenir caricaturiste-bédéiste et aujourd’hui mes rêves ont beaucoup changé, moi de même, mais il m’impressionne toujours!

Je ne sais pas si vous me suivrez, mais je trouve un parallèle assez évident entre cette caricature et le texte qui va suivre :

Fascisme de renard, fascisme de lion

Le XXIe siècle s’ouvre sur la lutte sans merci. D’un côté un Occident judéo-chrétien libéral, au sens économique du terme, brutalement capitaliste, sauvagement marchand, cyniquement consumériste, producteur de faux biens, ignorant toute vertu, viscéralement nihiliste, sans foi ni loi, fort avec les faibles, faible avec les forts, rusé et machiavélique avec tous, fasciné par l’argent, les profits, à genoux devant l’or pourvoyeur de tous les pouvoirs, générateur de toutes les dominations — corps et âmes confondus. Selon cet ordre, c’est liberté théorique pour tous, en fait, liberté seulement pour une poignée, très peu, pendant que les autres, la plupart, croupissent dans la misère, la pauvreté, l’humiliation.

De l’autre, un monde musulman pieux, zélé, brutal, intolérant, violent, impérieux et conquérant. Fascisme de renard contre fascisme de lion, l’un faisant ses victimes en post-moderne avec des armes inédites, l’autre recourant à un hyper-terrorisme de cutters, d’avions détournés et de ceintures d’explosifs artisanales. Dieu revendiqué par les deux camps, chacun souscrivant à l’ordalie des primitifs. Axe du bien contre axe du mal, à fronts perpétuellement renversés…

Cette guerre se mène entre religions monothéistes. D’un côté, juifs et chrétiens, nouveaux croisés; de l’autre, les musulmans, sarrasins post-modernes. Faut-il choisir son camp? Opter pour le cynisme des uns sous prétexte de combattre la barbarie des autres? Doit-on vraiment s’engager ici ou là quand on tient ces deux versions du monde pour deux impasses?

Michel Onfray, Traité d’athéologie (page 274-275)

Canada : quand l’humanisme tombe à l’eau

Il y a un vrai imbroglio à lire sur la question du gouvernement Harper qui « bloque une résolution de l’ONU sur le droit de l’eau ». D’un côté, le Canada s’acoquine des États-Unis (puisque « les États-Unis ne sont pas membre élu, mais ont un droit de participation selon les règles du Conseil » des droits de l’homme) pour mener à bien ce saccage, et de l’autre, le député Francis Scarpaleggia, du PLC, favorable à la position conservatrice, argumente : « On ne veut pas donner des arguments aux Américains. Ils pourraient nous dire: donnez-nous votre eau, on y a droit. » Mais comment s’y retrouver dans cette chaîne d’avis contradictoires? D’autant plus que Maude Barlow, du Conseil des Canadiens, favorable au droit à l’eau, rétorquait : « Le Canada a reconnu le droit à la santé, mais ça ne donne pas le droit aux Américains de se faire soigner chez nous »

Gageons qu’il se cache derrière tout ça quelques intérêts… Il est évident qu’un droit à de l’eau potable, reconnu internationalement, couperait l’herbe sous le pied des embouteilleurs d’eau qui ont bien sûr commencés depuis quelques années à vendre de l’eau puisée à même le robinet. Et les droits d’exploitation de la ressource, ce sont quand même des revenus pour les États!

Comme on dit : plus on en a et plus on en veut!

Et ce qui me surprend beaucoup, c’est la couverture minime de cette nouvelle dans les médias et le peu de réaction. J’ai vu la nouvelle par hasard dans la minuscule section « En bref dans l’actualité » du quotidien 24 heures et je n’en ai pas entendu parler ailleurs (façon de parler!). S’il y a quelque chose de bien important pour l’humanité, c’est bien l’eau, puisque nous en sommes quand même composés d’à peu près 60%… et qu’un humain ne peut pas vivre plus de trois ou quatre journées sans eau.

Décidément, quand l’éthique a été distribuée, il n’y en a pas assez eu pour tout le monde…

(Photo : Pascal Rouen)

John Baird et son plan du fond du coeur

Tantôt, au Téléjournal, j’ai presque été pris en convulsion devant un reportage où on voyait John Baird tout fier de son plan pour contrer les GES, avec des cibles de réductions à trop trop trop long terme, du maquillage quoi! Je l’imaginais avec une face de clown…

Après quelques reportages, environ quinze minutes, j’ai éteint la télé par manque d’intérêt, j’imagine assez bien avec quelle rapidité ça se serait passé si au lieu de Radio-Canada j’avais écouté les nouvelles TVA ou pire, (le futur dépotoir) TQS (je sais, je sais, c’est facile)… Pour ceux qui écoutent notre télévision dans tous ses États, ne trouvez-vous pas comme moi que Bernard Derome commence sérieusement à en arracher? Faute d’élision par-ci, trou de mémoire par là, déconcentration, humour douteux, mâchouillage de mots, et je pourrais continuer longtemps comme ça! Mais je m’éloigne. (Et je me sens comme un pigeon chiant sur un monument…)

Donc, voilà, je cherche sur le web quelque chose sur la sortie de John Baird, mais rien, nada, niet! Juste comme je pense abandonner et me rabattre à continuer d’errer dans ce billet au gré des flots de ma cervelle sans sujet d’attache précis, un courriel atterrit dans mon « Mail » et me cligne de l’oeil de son signal rouge : le webmestre du journal Le Devoir m’annonce l’arrivée de la nouvelle édition en ligne auquel j’ai droit en entier puisque je suis abonné! Je m’y rends nerveusement dans l’expectative et je ne suis pas déçu. Ah! ce Dev, toujours là quand on a besoin de lui!

Il n’y a pas à dire, visiblement, ce plan sert surtout à faire croire aux Canadiens que le gouvernement de Stephen Harper s’inquiète de la qualité de l’air que leurs enfants et petits-enfants vont respirer, ce qui, dans un contexte retardataire, est doublement (payant ou enrageant?) :

« Le gouvernement Harper résumait hier ainsi ses objectifs: le Canada réduira, d’ici 2020, de 20 % ses émissions par rapport à leur niveau de 2006. Les émissions actuelles du Canada dépassent de 25 % celles de 1990 et de 32 % l’objectif de Kyoto. Si rien n’est fait, précisait John Baird hier, les émissions du Canada pourraient atteindre 940 Mt en 2020, ce qui dépasserait de 58 % le niveau de 1990. »

Ce qui est le plus surprenant, c’est que le « Canada s’achemine vers une pénalité minimale de 35 milliards pour non-respect du protocole de Kyoto ». Il doit être pas mal payant de polluer, polluons en coeur alors!

(Photo : Mosaiq)

L’accent de cheu nous

La Fêlée, la blogueuse de Juste un peu frustrée, a fait de l’insomnie hier, comme elle le dit chez elle. Elle en a profité pour dénicher un article au sujet d’un phonéticien qui étale le résultat de ses recherches sur l’origine des différences entre les accents québécois et français.

C’est bien sûr anecdotique en très grande partie, comme toute l’Histoire, et nous devrions donc arrêter de nous autoflageller… Notre accent n’est pas mieux ou pire que celui de nos cousins.

Quelques citations pour les pressés :

Pendant longtemps, deux modèles de diction ont coexisté dans la Ville lumière, souligne M. Gendron : le «grand usage», qui était la langue savante des discours publics, employée au Parlement de Paris, dans les cours de justice, par la bourgeoisie instruite et au théâtre; et le «bel usage», utilisé en privé dans les salons de la noblesse. Sa prononciation, plus relâchée que celle du grand usage, devait paraître «naturelle», c’est-à-dire ni vulgaire, ni affectée.

Elle avait tendance à tronquer certaines lettres et faisait rager beaucoup de grammairiens français. Le bel usage prononçait ainsi, entre bien d’autres : «leux valets», «sus la table», «quéqu’un», «velimeux», «des habits neus», «ostiner», «neyer» (noyer), «netteyer», «frèt», etc.
[…]
Mais la haute société parisienne, qui a longtemps flotté entre les deux accents, bascule totalement à la révolution de 1789. Le roi de France, ou le «rouè», comme il disait peut-être, est décapité. L’aristocratie, dont le prestige donnait jusque-là préséance au bel usage, fuit la France (quand elle le peut), ce qui laisse toute la place à la bourgeoisie et à «sa» manière de parler.
[…]
Ce changement de la prononciation parisienne — certaines consonnes, comme le r manquant de «sus la table», seront carrément restaurées, dit M. Gendron — se fera aussi très vite, à l’échelle de l’histoire des langues : quelques décennies tout au plus. «Cela s’est fait naturellement, dit M. Gendron. Personne ne s’en est rendu compte.
[…]
«Alors quand les voyageurs reviennent avec le nouvel accent qu’ils ont acquis à la révolution, ils ne comprennent plus. Ils ont oublié leur ancien accent, qu’ils retrouvent chez les Canadiens, mais sans savoir que c’était le leur», dit M. Gendron. Et comme la langue de Paris est la référence la plus courante en français, les visiteurs des autres pays basèrent dessus leur opinion de l’accent canadien.

(Photo : smosch)

Ajout :

Le Détracteur Constructif ajoute de très pertinentes informations à ce sujet ici.

Le mystère René-Daniel Dubois

Le passage de René-Daniel Dubois à Tout Le Monde En Parle a été pour moi et pour plusieurs comme un peu de lumière dans la pénombre. Ça me parle beaucoup quand il dit que plus de 200 personnes de talent, des hypothétiques artistes de la trempe de Tremblay et Lepage, ont été scrapés par notre foutue société d’incultes. Et le mot « inculte », je le lui mets en bouche pour synthétiser, car ce terme représente bien sa charge contre l’inexistence culturelle, où la culture est désincarnée par le vedettariat, incluant ou non l’art (là, j’outrepasse sa pensée, je remplis les trois petits points…). Différents points de vue, même combat.

Mais j’ai titré mon billet en incluant le mystère pour une bonne raison, je ne comprends pas, ou mal, sa position antisouverainiste. Il a passé un bon moment dans l’entrevue à parler du Québec et de notre place dans le monde avec son image de la cour d’école, alors que nous serions le seul étudiant sur 1000, ce qui je crois est en complète contradiction avec l’idée de notre place dans le statu quo canadien et qui, lorsque quelque chose de nous brille dans le firmament mondial, fait briller le Canada et non le Québec, mis à part peut-être pour les pays francophones, enfin certains. Nous souffrons alors d’une extinction de voix!

Aussi, dans la même veine, son texte qui est paru dernièrement sur le nationalisme me laisse encore pensif : jusqu’où peut-on gonfler la définition de ce terme? Quand il écrit que « Le nationalisme, c’est le contraire de la démocratie », il l’instrumentalise et le place dans la bouche de ses ennemis, et encore mieux, il l’instrumentalise d’autant plus pour sa propre analyse. Pour ma part, j’ai essayé, peut-être maladroitement, de le réduire à un pragmatisme que je voulais au mieux relaxant, en insistant sur la langue commune, le français, mais je vais oser le réduire à une chose encore plus simple : le nationalisme, c’est la reconnaissance, c’est se reconnaître, dans son sens le plus large et le plus humaniste, ça pourrait se référer par exemple au seul fait d’avoir une adresse; aujourd’hui, surtout, c’est pouvoir élargir cette reconnaissance et arriver à y inclure de plus en plus de diversité. Au-delà de ça, c’est l’Histoire qui devient le moteur de l’acharnement contre les singularités, comme nous l’avons bien (ou mal) vu avec le cirque Bouchard-Taylor.

Au-delà de ce bémol, en fin de compte, pour ne pas trop m’éterniser, ce que je comprends de cet homme, en réécoutant son entrevue à répétition, c’est qu’il désire nous brasser en se plaçant lui-même contre nous tous, de quelque côté que nous soyons. Je l’applaudis ici à ma manière.

La paresse de Justin Trudeau

Justin Trudeau devrait tourner sa langue sept fois minimum avant de traiter les unilingues de paresseux. Surtout, il devrait apprendre à penser deuxième, troisième degré, ce que tout bon politicien devrait être capable de faire, en pratique (peut-être pas certains mariodumontistes, il faut l’admettre…), puisque la politique et la stratégie sont indissociables. Et quand un bon ou un mauvais politicien n’est pas capable de le faire, il se réfugie du côté de la langue de bois (bon, c’est vrai que la langue de bois est stratégique, mais seulement quand elle est utilisée avec parcimonie, ce qui est plutôt rare; c’est comme un truc qui, quand il marche, devient une seconde nature…).

Or donc, Justin Trudeau devrait viser alors le trilinguisme en ajoutant celle-là, la boisée. Mais bon, il est tellement un merveilleux épouvantail pour éloigner le tranquille statu quo linguistique que je peux bien lui donner au moins ça comme point positif.

Par contre, j’aimerais le traiter de paresseux à mon tour, puisqu’on sait très bien que l’apprentissage d’une langue en bas âge est ce qu’il y a de plus facile. Et ça tombe que sa mère est anglophone et, à ce que je sache, cet homme n’a pas appris une autre langue que celles officielles dans son beau et grand pays. À ce compte, je suis beaucoup plus travaillant (si travaillant est le contraire de paresseux) que lui. J’étais complètement nul dans mes cours d’anglais à l’école et j’ai repris le temps perdu à temps perdu depuis quelques années. Est-ce que Justin a appris une langue depuis quelques années? Je ne crois pas. Celui qui le dit, celui qui l’est…

En parlant de bilinguisme, objectivement, combien de citoyens québécois ont réellement besoin d’être bilingues? À part pour les gens qui travaillent au service à la clientèle (même là un anglais assez basique permet de bien se débrouiller, tout dépendant des domaines), les P.D.G., et les autres qui ont à faire avec l’étranger, nommez-les, l’anglais peut encore être considéré comme un passe-temps, un apprentissage très agréable, et surtout à la discrétion de chacun.

Si la langue du travail au Québec est réellement le français, pourquoi le bilinguisme serait-il synonyme de succès, surtout si une personne ne pense pas aller travailler à l’étranger? Et on est en droit de se demander, qu’est-ce que le succès? Faire des masses d’argent? Ma définition du succès est plus large que ça et elle n’est pas incompatible avec quelque quidam que ce soit, unilingue francophone se débrouillant ou non en anglais.

Apprends l’anglais, tout va bien aller : c’est encore un autre foutu message répétitif qui n’est pas hasardeux. Ça fait un petit bout de temps qu’il y en a plein des comme celui-là…

Dans le fond, la paresse et la promesse de succès n’est que l’argument des lâches fédéralistes qui essayent de faire rentrer tout le monde dans leurs convictions, dans leurs rêves éveillés. Il faudra bien un jour les réveiller, et pour de bon, foi de Renart L’éveillé!

Et je vous laisse sur cette citation creuse du joufflu et rougeoyant Philippe Couillard (rougeoyant pour la couleur du drapeau bien sûr…), aperçue sur l’excellent blogue de Michel Hébert (et vous comprendrez que c’est celle-ci qui m’a influencé pour la deuxième moitié de ce texte) :

Le bilinguisme ne mène pas à l’assimilation, mais au succès

(Photo : ycanada news)

Vive l’arrogance!

Dans tout le débat linguistique, il y a une constante qui concerne l’attitude des francophones, que l’on pourrait qualifier d’aliénés, pour les besoins de la cause — même si ça semble un tantinet exagéré —, et l’attitude des anglophones, fiers, et qui ne se gênent pas, entre autres, pour exiger des services dans leur langue et pour parler fort en public, comme vous l’avez sûrement parfois remarqué. Moi, en tout cas, je l’ai remarqué et, au-delà du fait que ça m’excède au plus haut point, j’ai parfois le goût de faire exprès pour les imiter, juste pour entendre cette langue que j’aime résonner à son tour sur les murs, faire vibrer l’air de sa musique. Juste pour jouer à l’arrogant. Mais je ne le fais pas. Est-ce que c’est seulement parce que je veux respecter la quiétude des autres que je m’en empêche?

Alors oui, en plus, le francophone se sent mal de parler parce qu’il a mal appris à le faire, la glorification du joual a été avalée, digérée et évacuée depuis belle lurette, et il se sent aussi mal de ne pas parler assez bien l’anglais, parce que c’est synonyme d’ouverture sur le monde, parce que l’économie mondialisante fait en sorte que la majorité des francophones vont devoir personnellement marchander avec le monde entier… oui, oui! Non mais, quand même, que de pression! Encore, le francophone se sent mal parce qu’il se sent seul dans ce monde, sa langue maternelle n’est qu’une barrière linguistique, un caprice presque archaïque, même s’il sait qu’il y en a des millions comme lui tout près, et il a parfois le goût de baisser les bras pour toutes les raisons évoquées plus haut. Honte à ceux qui dérogent des standards! Et si les standards viennent des cerveaux des plus grandes poches, ils doivent bien avoir raison…

Pourtant, comme mon arrogant collègue blogueur Martin Beaudin-Lecours, j’en ai plein le bas du dos du bilinguisme qu’on nous étale à grande pelletée :

Ce qui m’agace particulièrement, c’est cette supériorité morale qu’affichent et s’octroient ceux qui parlent plus d’une langue. Comme l’aurait fait Parizeau avec sa déclaration sur les “imbéciles qui ne parlent pas anglais”. Facile à dire quand on a fait un doctorat en économie à Londres! […] Hormis les immigrants qui par définition doivent apprendre la langue de leur pays d’accueil, qui peut pratiquer plusieurs langues sinon les migrants en général, ceux qui voyagent et ont les moyens de le faire? Quel est le pourcentage de gens sur la planète qui voyagent ainsi? Peut-être ne faut-il pas voyager pour pratiquer, qu’il suffit de lire, prendre des cours de langue et suivre des ateliers de conversation? Mais encore là, qui a ce loisir? En résumé, l’affirmation selon laquelle quelqu’un qui ne parle qu’une langue est nécessairement fermé d’esprit m’apparaît d’un snobisme incroyable et vient le plus souvent de gens qui oublient qu’ils sont privilégiés.

Moi ce que je pense, c’est chacun ses forces, chacun ses faiblesses! Est-ce que quelqu’un qui n’a pas la bosse des langues devrait être considéré plus faible qu’un autre en général, surtout dans un cadre où sa langue est objectivement celle de la majorité, et surtout, qu’elle est légalement la langue du travail? Est-ce que je passe mon temps à faire suer la majorité des gens bilingues de ma supposée supériorité en français, puisque objectivement le temps qu’ils ont mis à étudier l’anglais, je l’ai mis à étudier le français et à apprécier des oeuvres dans cette langue? Non. Ç’a l’air que même ce respect mutuel serait trop peu, enfin pour nous, puisque la compétition est partout.

Alors, au moins, bilingues, pas bilingues, ayons le courage d’être fiers de notre différence, de notre singularité dans cette Amérique anglo-hispanique. Soyons même arrogants s’il le faut! Avec l’arrogance comme amplification de notre commun dénominateur, que certains pourraient appeler notre culture, même si ça semble trop réducteur pour certains. L’arrogance comme récapitulatif de notre survivance, comme preuve de notre succès pérenne. Aussi, une arrogance qui nous fera nous sentir forts quand nous nous sentirons minoritaires, et insistants quand nous nous sentirons majoritaires. Donc, une juste arrogance qui affirmerait la fin de la modestie et qui inspirerait le respect. Car le respect se cultive.

Et en plus, il faudra un jour se rendre compte collectivement que, contrairement à l’anglais, le français est une question essentiellement québécoise en Amérique, comme le dit bien l’arrogant Claude Jasmin :

Rentrons nous cela dans le crâne : le français est la langue des Québécois et les Canadians -demi-amerloques, faux-américains- qui habitent les neuf autres provinces de cette pseudo-fédéréation n’ont nul besoin du français. Un fait têtu. Notre langue est inutile dans toutes ces autres régions. Ça grogne avec raison chez les voisins : « cette langue française nous servira à quoi? À aller jaser au Carnaval de Québec, une fois l’an ? C’est regrettable pour nos minorités francos hors-Québec ? Ils sont devenus des exilés malgré eux ! Rien à faire. Aux USA il n’en va autrement n’est-ce pas ? Pas un mot en français, ni à New York ni à Los Angeles, nulle part. On dit rien, évidemment. Pareil pour ce Canada désormais !

Est-ce qu’on va alors encore atteindre l’assentiment des autres pour nous projeter?

(Photo : R.e.a.s.o.n.)

Sex Bomb!

J’ai quand même bien apprécié cette première émission de TLMEP. Premier invité : Stéphane Dion, challenger numéro 1 pour la prise du titre de champion pour la direction du prochain gouvernement canadien. (En passant, le titre de ce billet fait référence à la chanson de Tom Jones qui jouait comme thème à son entrée sur le plateau.)

Comme je viens de l’écrire sur le blogue de l’ami Guill, qui conclu qu’« On savait que l’argumentaire fédéraliste était faible, mais pas à ce point! » – au sujet de l’explication de la conversion au fédéralisme de Stéphane Dion lors d’une brosse au rhum and coke – j’ai rétorqué : « J’avoue que son explication ressemblait à un tour de magie… » Une si longue histoire, assez bien menée, pour arriver à ce punch tronqué de tout son pouvoir d’émerveillement!

Encore, au sujet de son côté drabe – et j’ajoute ici la belle image du blogueur : « C’est comme un mini-wheat tranché au couteau, dont on aurait jetté le côté sucré aux ordures. » – j’ai renchéri : « Pour son problème de drabitude, c’est qu’il a la baguette plantée, telle une carotte, où tu penses! »

Ça, j’avoue que c’est mon côté séparatiste qui parle, celui où tout ennemi à la cause est complètement à faire fondre, à écrapoutir avec les moyens du bord. Pourtant, presque objectivement, je respecte cet homme, il n’a pas l’air de cacher son jeu, et non plus d’avoir toujours quelques copinants pas très loin dans sa poche, contrairement à un homme comme Stephen Harper, il me semble intègre et mené par un idéal louable. Peut-être que je me trompe, aussi. Et si j’étais fédéraliste, je crois que je pourrais lui faire confiance, en tout cas plus que Paul Martin…

Il fait surtout pitié, et ce, sans condescendance de ma part. Il y a tellement un gros fossé entre ce qu’il veut et ce qu’il peut. Il aurait eu sûrement plus de succès au début du dernier siècle, quand le spectacle n’était pas partie prenante de la politique.

En tout cas, le passage de Stéphane à TLMEP faisait partie de son plan de charme. Je pense qu’il a réussi, du moins en partie, au moins on l’a vu plonger. Se mouiller c’est toujours bon. Et remarquez aussi l’omission de son nom de famille, ça fait plus télé-réalité, hein? Alors pour quand le premier show politique-réalité, avec Stéphaaaane?

À la petite semaine

Je viens de faire une belle découverte aujourd’hui à l’émission Méchant contraste, sur les ondes de Télé-Québec. L’excellent Mathieu Dugal s’entretenait avec l’économiste Rodrigue Tremblay au sujet de la perte de souveraineté économique du Canada, beaucoup en lien avec la vente d’Alcan à Rio Tinto, consortium anglo-australien.

Il explique que nous glisserons, et glissons déjà, vers une économie semi-coloniale, puisque le concept du libre-échange semble avoir échappé à nos gouvernements, le rendant totalement perméable à des prises de possession massives de nos grandes industries par des compagnies étrangères. Et le pire, c’est que même les États-Unis se sont munis de leviers légaux pour empêcher ces pratiques économiques internationales et leurs retombées extranationales.

Mais ici, comme il le dit, nous avons affaire à une gouvernance « à la petite semaine »…

Version condensée de l’entrevue ici, version longue ici.

Pour leur souhaiter la bienvenue

QuébecPolitique.com annonce officiellement que le parti politique Affiliation Québec « vient tout juste d’obtenir le statut de parti politique autorisé par le directeur général des élections. » Intéressant. Je clique sur le lien qui mène vers le site officiel, en anglais bien sûr, et ils offrent gentiment une version française. Bien. Dans la première section, Préavis (? : traduction de Notices), on peut y lire, sous, Notre Mission :

*Poursuivre activement les intérêts et les pleins droits des Canadiens loyaux habitant au Quebec.
*Partition du Quebec si nécessaire, mais pas nécessairement partition.

Aidez-moi quelqu’un, je ne comprends pas exactement ce que la première ligne veut dire… Je suis bafoué dans mon droit de bien comprendre la mission de ce nouveau parti! Et ils ont omis l’accent aigu du Québec, comme Celine. Eh! que le Québec est malmené, en plus de ceux qui veulent lui ajouter un « or » à la fin…

Sans blague, les anglophones du Québec ont-ils vraiment besoin d’un parti comme ça en plus de l’influence de la langue anglaise qui nous provient du ROC, des États-Unis, des médias, de la culture, du web, donc mondialement? Ça me semble exagéré, mais on verra bien où cela nous mènera.

En tout cas, si ça peut enlever des votes aux Libéraux, ils sont la bienvenue!


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