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"L’art pipi-caca-yark" ?

Photo d’Orlan, artiste qui travaille son corps-canevas par la chirurgie esthétique.

Le texte de Steve Proulx aujourd’hui sur le blogue Opinions du site Branchez-vous m’a fait beaucoup réagir. J’ai écrit un long commentaire et je voulais le partager avec vous ici :

Si ce n’était de cette phrase, « Parce que la masse ne s’intéresse plus aux arts visuels, les artistes doivent faire dans le scato, le dégueu, le scandalisant pour espérer attirer l’attention. », je croirais votre analyse simpliste. Par contre, ce constat me fait penser à ceux qui chialent contre le BS en général parce qu’il y en a qui reçoivent des chèques même s’ils n’en ont pas besoin. Pour avoir fait mes études en arts visuels justement, je peux dire que la diversité des démarches est aussi importante que dans n’importe quel art : le fait de ne pointer que les démarches extrémistes ne fait que mettre de l’huile sur le feu de l’incompréhension générale par rapport à l’art visuel. C’est comme si les gens n’entendaient parler de musique que lorsque des artistes comme Marilyn Manson sortaient des albums… Ou Boredoms (groupe noise japonais)…

En tant qu’étudiant dans ce domaine, je me suis vu confronté au dilemme de faire des démarches dans le sens d’en vivre, avec l’aide des bourses, et j’ai plutôt choisi de mettre cette partie de moi en plan et de l’analyser par l’écriture. Ç’a donné un roman qui expose, entre autres, la démarche tellement extrémiste d’un artiste (qui veut installer une oeuvre dans une propriété privée après y être entré par effraction) que la fiction romanesque était la seule manière possible de le présenter (pour ceux que ça intéresse, j’en publie une partie chaque semaine; le lien est sur mon blogue et le titre est : Auréole instantanée). Et il va sans dire que ce roman n’a pas été retenu par les maisons d’édition où je l’ai envoyé, et je ne veux par démarrer un débat sur sa qualité, les commentaires que j’ai eu de ceux qui l’ont lus sont assez éloquents pour me permettre de croire qu’il est au moins bon, passable au pire (et combien de roman passable selon vous il y a sur les tablettes des librairies?)…

Alors, c’est certain que votre texte m’interpelle beaucoup puisqu’en grande partie, ma réflexion vient du fait que le grand public ne s’intéresse à l’art que dans les moments où il y a scandale, ou lorsque les moyens et les projets sont tellement gros que les médias ne peuvent passer à côté. En passant, pour ce qui est de l’exposition « Le monde du corps 2 », on ne peut pas la catégoriser dans l’art visuel, le côté scientifique est trop présent, et sans ça, c’est éthiquement indéfendable : ce n’est pas pour rien que c’est diffusé au Centre des Sciences… Et en plus, il n’y a, en dehors de la technique et d’un certain talent d’arrangement, qui se rapproche plus de l’étalagisme à mon sens, pas grand-chose d’artistique là-dedans…

Mais je pense juste qu’il y a un problème d’éducation et de diffusion. Et j’en ai eu la preuve hier. J’ai repeinturé ma cuisine dernièrement et ma copine avait invité ma voisine (une septuagénaire, veuve à la retraite, sans trop d’éducation) à venir voir le résultat. J’étais plus loin et je les entendais parler d’une de mes oeuvres, installées dans la cuisine. C’est un (faux) mur de gypse recouvert de tapisserie où trône, accroché à un crochet, une poêle enfoncée (comme si on avait frappé quelqu’un avec) recouverte de petits coeurs découpés dans la même tapisserie. C’est comme si la partie de mur avait été arrachée parce que la découpe est irrégulière, brisée. Ma copine m’a confirmé après coup que ma voisine a vraiment aimé ça même si je n’y croyais pas du tout. En fait, ça m’a beaucoup surpris parce que cette oeuvre a été chez un ami pendant quelques années (il pensait peut-être l’acheter) et il me l’a redonné parce qu’il s’obstinait trop souvent à son goût avec des visiteurs, parce qu’ils la trouvaient trop bizarre…

Alors, la grosse question à mille piastres : est-ce que ce sont les artistes qui vont trop loin ou c’est la majorité du grand public qui n’est pas capable de suivre, de s’ouvrir à autre chose que de l’illustration ou de l’abstrait décoratif? Je considère les arts visuels comme étant le résultat de recherches aussi importantes que la science, c’est simplement que les gens n’ont pas de respect pour ça étant donné que ce n’est pas utile à court terme. Pourtant, culturellement, tous les arts et surtout la pub, donc le graphisme, sont influencés par les oeuvres avant-gardistes, tant décriés par le passé. Je ne donnerai pas d’exemple, il y en a trop, mais il m’arrive souvent de voir des influences de la sorte dans la pub. Ça me fâche même des fois, car je me dis que l’artiste a eu une vie difficile et que le graphiste qui le cite (ou l’imite) est grassement payé pour le faire…

"Running the Numbers" par Chris Jordan

Un ami m’a envoyé ce lien vers un site où sont exposée des oeuvres d’art assez spéciales. Tout se joue sur les détails, et ça donne froid dans le dos…

Le titre de celle-ci :

Cans Seurat, 2007
60” x 92”
Depicts 106,000 aluminum cans, the number used in the U.S. every 30 seconds.

Marci!

La vie de blogueur est pleine de surprises. Patrick Lagacé m’a fait l’honneur de me mettre en lien sur son blogue et, depuis ces quelques heures, le nombre de clics augmente à une vitesse folle et mon rang dans les sites de référencement a bondi de plus belle. Je me demandais à quel niveau se situait le trafic de son blogue, j’en ai maintenant une bonne idée!

Un gros merci à Pat pour cette pub gratuite, j’espère que grâce à ça mon blogue intéressera quelques personnes de plus, que je découvrirai par le fait même d’autres blogueurs, et que je recevrai ainsi quelques commentaires constructifs de plus.

Pour poursuivre sur cette lancée, je pense que je peux faire un petit récapitulatif. Depuis que j’ai démarré mon blogue, voilà presque 5 mois, en réaction à quelques frustrations de voir mes commentaires censurés sur le blogue de Pat et d’être noyé dans l’amoncellement des commentaires, j’ai tellement appris sur moi-même et sur le monde que je ne pense pas pouvoir me regarder et le regarder autrement qu’en nous décortiquant, en réfléchissant sur notre avenir et en partageant mes analyses avec vous.

J’ai surtout appris à affronter ma peur de la critique, à ne pas prendre trop les débats personnellement, chose que je peux avouer, presque à contrecoeur, avoir appris en premier grâce à Richard Martineau, dans une émission des Francs-tireurs où il exposait son stoïcisme devant la critique, un peu avant que je commence à bloguer. J’étais, comme beaucoup, du genre à ne pas dire mon opinion pour ne pas froisser les gens…

Mes premiers vrais débats musclés chez UHEC et puis mes collaborations ont terminé de me construire une carapace essentielle, car je peux vous avouer que j’ai failli tout lâcher étant donné mon caractère très sensible (tempérament artistique oblige…). Vraiment, j’ai eu peur, ça m’étourdissait, j’étais confronté à quelque chose de nouveau, je n’arrivais pas à savoir si j’allais me défaire, ou quoi. J’ai franchi un mur, comme celui qui apparaît au coureur de marathon, et j’ai souri à nouveau.

Donc, je crois que c’est le début d’une autre étape puisque c’est beaucoup grâce à Pat si j’ai commencé à bloguer, et aujourd’hui il me donne un petit coup de pouce. Donc, je vais continuer de faire mon gros possible. Mon gros gros possible.

Des armes sur quatres roues

Je suis vraiment fâché. Je me promenais en vélo tantôt avec ma copine et, arrivé au coin Champlain et Dollar, à Ville Lasalle, nous attendions tranquillement que le petit bonhomme s’allume pour qu’on s’engage, moi devant, pour aller rejoindre la piste cyclable afin de se rendre chez nous. Je venais d’avoir une petite prise de bec, donc je n’étais pas très pimpant ni joyeux… Donc, le petit bonhomme vert s’allume pour m’indiquer que c’est mon tour, mais, dès que je donne un premier coup de pédale, une voiture me klaxonne. J’entends le conducteur baragouiner quelque chose en freinant et moi je ne me gêne pas pour crier :

– Regarde où tu vas, cal…!

Il m’a contourné et n’a pas demandé son reste, une chance pour lui! J’étais bleu! Rouge comme une tomate, la vapeur me sortait par les oreilles! Je me suis senti un tout petit peu mal parce qu’il y avait un enfant assis sur le siège arrière. Mais je vous jure qu’il n’aurait pas fallu que le conducteur s’arrête et sorte, parce qu’il aurait payé pour tous les autres qui m’ont fait suer depuis belle lurette! Habituellement, je suis doux comme un lapin (ma copine m’appelle souvent comme ça, ou chaton…), mais là je me sentais comme un prédateur, sans pitié et sans merci. Grrr!

Voilà pour l’anecdote. Le comportement de ce crétin est bien représentatif de beaucoup de conducteurs qui pensent que la route leur appartient et qui oublient aussi que les piétons et les cyclistes n’ont pas une cage d’acier autour d’eux, et surtout, que ces derniers ont pratiquement toujours priorité. Je suis bien placé pour le savoir, car je suis justement mes cours de conduite en ce moment même.

Je crois que tout conducteur se doit d’avoir constamment en tête qu’ils peuvent tuer et se tuer avec leurs bolides. Vivement des tests de conduite cyclique pour tous! À tous les cinq ans, ça ne serait pas de trop, question de rappeler à tous les règles de base. Est-ce que vous laisseriez une arme dans les mains de n’importe qui?

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Et là, en cherchant des images, je suis tombé sur une belle image d’un artiste (Benjamin Maloway) qui se trouvait sur un blogue anti-voiture. Je peux vous avouer que j’ai bien aimé cette lecture…

Tout faire pour ne rien valoir

Je me suis remis à la peinture (virtuelle) et, comble de malheur, d’après Gilles Brown, propriétaire-fondateur de la galerie Clarence-Gagnon à Outremont, vice-président de l’Association des galeries d’art professionnelles du Québec : «Un peintre vivant qui peint des carrioles ne vaut rien»

Pauvre de moi… et surtout pauvre Jocelyn Bolduc, j’espère qu’il ne tombera pas sur cet article… Quoiqu’il doit bien vendre plus que les artistes représentés par cette galerie-là.

Non, mais sans blague, la situation des artistes est assez problématique au Québec. La preuve, je préfère bloguer que de peindre, même si je me suis endetté pour l’apprendre (mais surtout pour aller plus loin que la peinture). Je trouve les artistes qui s’acharnent très courageux : tout est plus payant qu’être artiste en art visuel… Et dire qu’une partie de la droite prône à tour de bras de couper toutes les subventions, autant ceux qui ne font que survivre (les B.S.), que ceux qui se battent pour faire avancer la culture avec un grand C.

Il faudrait que les amants du « gros bon sens » primaire se rendent compte que tout ce que les artistes créent se retrouvera plus tard sous une forme ou une autre dans des oeuvres commerciales ou pire, de la pub, et tout le monde criera au génie. Souvent, les vrais génies ont des petites jobines…

Trop banane…

J’ai fait ma B.A. : j’ai acheté le dernier Omnikrom… Je l’écoute en ce moment. C’est du bon divertissement. Bien fait, kitsch à souhait! Y’a un côté de moi qui aime bien, car ça me fait sourire. Mais, d’un autre côté, ça me déprime parce que ça représente à mon avis une certaine faillite idéologique (de l’artiste comme vecteur de changement autre que stylistique). Par contre, j’avoue que je suis assez idéaliste.

Mais je dois avouer aussi qu’ils ont la généralisation drôle et surtout baveuse : « les vieux sont bornés », « j’ai des relations sexuelles, et je crois qu’eux ils n’en ont vraiment pas beaucoup », etc. Surtout que pour eux, je suis tellement vieux, j’ai deux fois 18 ans (sûrement la moyenne d’âge de leurs admirateurs). Donc, j’embarque pas aveuglément dans leur trip, quoique j’embarque beaucoup plus dans le leur que dans celui de Les Trois Accords ou Les Cowboys Fringants, par exemple… Au moins, Omnikrom ne sonne pas folklorique comme la majorité des groupes du Québec. Mais je ne serai pas complaisant avec eux pour autant, même si j’aime leurs beats!

Mais les paroles sont tout sauf subtiles… C’est de la grosse tartinade grasse et calorifiquement vide, de l’auto congratulation qui leurs procurera pour sûr ce qu’ils désirent : de l’argent, de la gloire et surtout des femmes. Et ça les rend pour moi (presque) sympathiques, leur stratégie fonctionne, même s’ils en ont beurré un peu trop à mon goût leurs chansons. Et j’ai contribué par mon achat : alors, le vieux a bien le droit de chialer un tout petit peu!

Inland Empire : poésie audio-visuelle

Inland Empire. Hier. Un moment passé avec la liberté d’expression pure. Celle à laquelle tout artiste fantasme, incroyablement laide et belle à la fois dans ce cas-ci, nous déjouant d’autant plus, ou moins, selon son degré de liberté qui atteint une quintessence inégalée en bout de course. (Le générique est un chef-d’oeuvre en soi!)

Comme tous les films de David Lynch, j’attendais cette dernière livrée avec une impatience tranquille depuis Mulholland Drive : qui pourrait servir d’introduction à Inland Empire, pour quiconque ne connaîtrait pas ce réalisateur. Mais je voudrais rajouter pour ceux-là que son oeuvre est de moins en moins accessible, donc que ce dernier est très très loin de ce qu’on nous sert habituellement en salle et en boutique de location : c’est plus un délire visuel que du cinéma, comme on l’entend du côté d’Hollywood (le fait que l’« action » se passe à Hollywood, justement, n’est sûrement pas étranger à ça…). Alors, je fais cet avertissement pour ne pas recevoir de commentaires de bêtises plus tard…

Avant de louanger cette oeuvre plus en détail, j’aimerais ajouter un bémol (celui de la longueur du film en est un autre, mais ce n’est que mon corps qui en a souffert…). Et il s’agit du choix de l’image numérique (bien qu’il soit moins coûteux et plus facile à travailler et à retravailler, selon l’avis de Lynch). Quand le film (que je ne devrais pas appeler ainsi, car ce n’est pas du film), quand la présentation a commencé, j’avais presque l’impression de regarder un vidéo sur YouTube sur écran géant. Le même effet de contraste pas très subtil, la même espèce de pixelisation aléatoire, donc, une texture assez agressive qui contraste avec le support sur pellicule qui sert à la projection en salle, avec la poussière et les saletés en prime. (Cet effet devrait être moins évident en DVD, les écrans maison étant beaucoup plus petits.) Et, tout au long du visionnement, étant donné que la facture numérique et sa qualité étaient plus ou moins évidentes, je me suis demandé si Lynch a varié cette qualité pour servir son propos. Il faudrait que je le revoie avec cette optique, ou que je fouille un peu sur cette question sur le web. Peut-être…

Mis à part ça, je me suis régalé. Ce maître de l’autoréférencement a joué cette carte à fond, ce qui amène un côté presque humoristique à cette oeuvre, assez sombre et cauchemardesque à la base. Il se joue de nous en nous faisant basculer d’une émotion à son contraire pour nous déstabiliser. Et c’est bien là l’intérêt de voir cette oeuvre cinématographique. L’histoire du remake d’un ancien film inachevé où les deux vedettes auraient été tuées ne sert qu’à nous asseoir pour mieux nous faire décoller vers « Là-haut dans les lendemains bleus (On High in Blue Tomorrows) », titre du scénario dudit film.

L’autre force de cette oeuvre est l’utilisation des acteurs pour différents rôles, procédé qu’il utilise aussi dans Mulholland Drive d’une manière plus floue. Mais ici, ce procédé est encore plus probant et presque plus « logique », car tout le scénario est construit autour de l’acteur versus son personnage, et de ce qui peut en découler comme questionnements et parallèles. Donc, le point de vue se promène d’un à l’autre, et où se greffe aussi d’autres points de vue métaphoriques, un peu comme dans le classique de la vidéo où la caméra filme l’écran, qui se retrouve à l’infini reproduite : j’utilise cet exemple, car justement, il y a une très belle scène où Lynch s’en inspire.

J’ai lu quelques critiques de ce film (je vais quand même utiliser ce terme, à défaut d’un meilleur, plus à jour…). La comparaison avec le rêve revient souvent et c’est bien vrai : au premier abord certains éléments semblent absurdes, tant dans les liens que dans la pertinence, mais il y a moyen d’en faire une interprétation, et, comme le dit lui-même le réalisateur dans d’autres mots, ce n’est pas tant de trouver celle de David Lynch que celle que le spectateur se forgera par lui-même. Pour ma part, je compare encore plus ce film à la poésie : une oeuvre poétique qui se sert des moyens cinématographiques. Le lien avec l’image, la métaphore, le rythme est assez éloquent. Quel art est plus pur et libre que la poésie?

En somme, si la création et la liberté vous intéressent, courrez voir ce film.

Le vide de Patrick Senécal

Pour rester dans la littérature, je viens de terminer la lecture du thriller « Le vide », de Patrick Senécal. Je ne suis pas un fan de ce genre-là, mais les propos de l’auteur pendant les quelques interviews que j’ai pu voir à la télé mon convaincu de l’acheter quand même. Et je n’ai pas été déçu, loin de là, même s’il a fallu que je m’habitue au style d’écriture assez impersonnel. Ce qui s’est avéré comme une qualité après-coup : cette brique de 642 pages ne s’en alourdissait pas, et je l’ai lu en un temps record!

Le sujet principal, une sorte de « reality show », ne pouvait que me plaire de prime abord. Le point de vue de l’auteur est affirmativement contre ces émissions et surtout, contre notre société qui permet la popularité de telles émissions. Donc, son ton est assez critique, il tire sur tout ce qui bouge : par des paraboles assez imagées, il nous explique certaines choses parfois dures à prendre. Si vous êtes incapables de vous faire dire vos quatre vérités, n’achetez pas ce livre. Mais je vous mets quand même au défi!

Je peux vous avouer que, pendant ma lecture, j’ai un peu, comme on dit, halluciné! Si j’étais un tant soit peu dérangé du coco, je pourrais croire à un complot : qu’un de mes lecteurs aurait pu vendre voilà cinq ans mon roman à cet auteur tellement il y a des concordances thématiques et même anecdotiques. Qu’il aurait transformé mon histoire à son compte en l’adaptant pour que ça ne paraisse pas, en tout cas assez pour ne pas se faire accuser de plagiat! Je ne pourrais malheureusement pas exposer ici ces ressemblances, car j’en dévoilerais trop, sur son roman comme sur le mien…

Heureusement que je ne suis pas fou : par contre, cela ne fait que confirmer les étranges coïncidences artistiques, l’espèce de subconscience collective que les artistes attrapent au passage, sujet que j’ai déjà traité dans mon billet « Parallèles ».

Cette vie est parfois si étrange!

Des poubelles éventrées

Je vais vous parler d’art, mais, s’il vous plait, lisez un peu avant d’aller voir ailleurs. Pour ceux qui ne sont pas très à l’aise avec l’art contemporain, je vais tenter de vous emmener quelque part où vous n’avez jamais été, en dépit de l’avis que vous allez avoir à la fin du texte. Vos tomates n’en seront que plus juteuses.

Ce ne sera que des mots. Ce ne sera pas de l’art abstrait, ce ne sera pas des excréments en guise de sculpture. Des mots comme les autres, presque les mêmes que dans le Journal de Montréal. Dans un autre ordre. Et, en plus, je n’ai jamais été subventionné…

Car je comprends que, souvent, les propos des artistes (et je ne parle pas des vedettes de la télé, qui galvaudent ce terme à outrance, même si on ne sait pas trop c’est à qui la faute…) peuvent paraître un peu absurdes pour quelqu’un qui n’est pas à l’aise avec ça, mais je vais tenter quelque chose avec vous. N’ayez pas peur.

Alors, quand j’étais étudiant en art, au début des années 90, j’ai eu une idée de performance (ou une action) que je n’ai jamais mise à exécution, car, comme vous le verrez, malgré la noblesse de la cause, il y avait un problème moral (et légal) qui me chicotait.

Le thème de ma performance était l’environnement (ce n’était pas très à la mode dans ce temps-là…). La logique de mon idée concernait le concept de l’ébouage, de tout le système de ramassage des ordures et de leur enfouissement dans les dépotoirs. Je pensais que les gens — et je le pense toujours — sont insensibles aux problèmes de la pollution par les déchets ménagers parce que premièrement ces déchets sont rassemblés dans des sacs verts et des poubelles : cachez ce sein que je ne saurais voir! Aussi, parce que ces déchets disparaissent comme par enchantement pendant qu’on a le dos tourné : un camion d’éboueur n’est pas très invitant pour le regard… Alors, j’ai toujours en tête l’image de balayer la poussière en dessous du tapis : l’humanité a toujours eu tendance à faire ça, malheureusement.

Donc, le coup que je voulais faire était du vandalisme pur et simple, et je voulais que quelqu’un me filme pour diffuser ce document dans un contexte d’exposition plus tard : je voulais me promener dans les rues un jour où les gens laissent leurs sacs d’ordures dehors et les détruire, étendre leur contenu partout, foutre un bordel monstre! Je voulais que les gens voient là, étendu devant leurs yeux, la quantité de choses qu’ils jettent. Mais qu’est-ce qui est le plus absurde? La situation de la pollution, ou la performance que je voulais faire?

Oui, je sais, certains répondront que c’est mon idée qui est la plus absurde. Je suis d’accord, c’est un coup d’éclat qui ne pourrait être clair pour tout le monde, et c’est entre autres pour ça que je ne l’ai jamais fait. Et, c’est pour ça aussi que je vous le raconte ici. Je ne fais de mal à personne en exposant cette vue de l’esprit — et encore moins à ceux qui n’ont pas continué leur lecture jusqu’ici — je ne fais que mettre de l’avant un problème quasi philosophique. À vous de le regarder avec votre propre jugement, votre propre talent, à partir de vos valeurs et vos connaissances. Et de surtout en parler à votre manière. Mais de grâce, ne tuez pas le messager même s’il ne parle pas comme les autres.

Pour que tout ne goûte pas PKP

Avec cette histoire de lock-out au Journal de Québec, j’avoue qu’il est facile de critiquer PKP et c’est vrai que les critiques contre cet homme peuvent paraître simplistes parfois. C’est comme si c’était obligatoire de chialer contre lui parce qu’il est riche et puissant. Je dirais à ceux-là d’étayer un peu plus leurs arguments, car oui, il est possible de critiquer cet homme pour d’autres raisons qu’une haine viscérale et quasi génétique, même si je la ressens parfois (comme certains d’entre vous la ressentent sûrement pour moi…) pour ceux qui n’ont qu’une philosophie centrée sur leur profit à court terme. Par exemple, son père, ayant étudié en philosophie, justement, me paraissait plus humain.

Et ce n’est pas tant la haine des patrons. Moi, par exemple, les miens sont vraiment humains et respectueux envers les employés — ce sont en plus des amis que j’ai rencontré pendant mes études : la preuve que je ne suis pas extrémiste comme certains peuvent le penser. Surtout, le plus important, ils n’ont pas un quasi-monopole et le moyen de faire de la convergence comme Quebecor. Ils font parti des PME. Et j’y repense, le pire, c’est qu’ils pourraient commencer à en faire un peu de convergence, car ils possèdent quelques bars et viennent de lancer un label de disque et de sortir un album avec un artiste. Ils pourraient très bien me faire de la pression, mais je n’ai même pas reçu de leur part de disque de cet artiste alors que je suis DJ pour eux… Et moi-même, je ne suis même pas capable de profiter du fait que je suis DJ pour faire de la promotion pour mes propres chansons quand je travaille. Bien des gens me disent que je devrais, mais je ne me sentirais pas à l’aise de le faire si je n’ai pas fait un petit bout de chemin de mon côté, comme avec les nouveaux artistes qui parviennent à mes oreilles, d’une manière ou d’une autre. Et, je ne suis pas très opportuniste, car je me tire dans le pied en partant, étant artiste, en critiquant le média le plus puissant de la sorte, mais je m’en fous : en plus, ça me surprendrait beaucoup que Quebecor m’approche un jour, je ne cadre pas trop avec leur philosophie, au départ…

Pour revenir au sujet principal, un autre exemple emblématique de la doctrine de PKP : je me suis retrouvé par hasard sur le blogue de Dominic Arpin (employé de cette oligarchie médiatique) dernièrement et, à un de ses sujets, j’ai voulu écrire un petit mot pour diriger les gens intéressés vers mon blogue, où j’ai écrit un commentaire sur le même sujet (J’ai un secret pour vous). Quand j’ai appuyé sur « Envoyer », j’ai vu un petit message du genre apparaitre : « Erreur. Vous ne pouvez pas insérer d’adresse ou de code HTML ». Un peu déçu et outré par cette interdiction qui dénature à mon avis le concept même du blogue, j’ai envoyé un message directement au blogueur pour lui expliquer mon point : que je trouvais assez bizarre que son blogue ne permette pas ça comme pratiquement tous les autres blogues, surtout qu’il discute lui-même du web et des découvertes qu’il y fait dans le sien.

Quelques minutes plus tard, je recevais une réponse de sa part. Il me donnait tout à fait raison : il faisait de la pression auprès des instances supérieures pour que ça change. Ça m’a surpris, étant donné que personnellement, je l’avoue, j’ai un préjugé défavorable envers tout le monde qui gravite autour de Quebecor. C’est que je ne vois pas la culture comme eux, je trouve qu’ils la travestissent la plupart du temps vers du divertissement complaisant, consensuel, fade et sans goût distinct. Oui, je sais, les goûts ne sont pas à discuter…

Je peux me mettre dans la peau de cet homme et je suis certain que son désir le plus cher est que toute la culture au Québec, et ensuite le monde, passe entre ses mains pour que tout goûte un peu le PKP. Ça va pas mal à l’encontre de l’idée derrière la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle. Pour la totalité des travailleurs de l’industrie culturelle, n’y a’-il pas une différence entre travailler pour Quebecor et travailler pour pleins de petites compagnies? La différence réside dans les produits culturels qui en résultent, étant donné le nombre plus ou moins élevé des décideurs, c’est-à-dire sur quels poulains tout l’argent disponible des Québécois ira et qui influencera les achats.

Je crois que n’importe qui a trop de pouvoir est susceptible de se comporter en dictateur : c’est la nature humaine paraitrait-il! De le défendre en clamant qu’il fait travailler des gens est simpliste : les gens travailleraient quand même si le pouvoir était séparé en plus de mains.

Je suis un mal nécessaire, comme tous ceux qui rejettent cet état de fait. C’est sain pour une société d’avoir des éléments discordants. Et le pire, je peux très bien chialer, car je paye chaque mois mon tribut au roi Peladeau, deuxième du nom.

Le festival des refus

Ce matin, j’ai reçu une lettre de refus de la maison d’édition Triptyque. Malheureusement, ce n’est vraiment pas la première fois que je reçois un refus depuis que j’ai commencé à envoyer mes manuscrits aux maisons d’édition, je suis même habitué, ça me passe presque dessus comme de l’eau sur le dos d’un canard. Même Les intouchables, la maison d’édition dans laquelle je croyais et espérais le plus m’a refusé voilà quelques semaines et ça ne m’a pas trop déprimé. J’en étais même surpris tellement je n’ai pas réagi à la nouvelle.

C’est que je suis assez réaliste sur les chances que quelqu’un édite mon premier roman : il est assez à l’image des propos que je tiens ici, pas très complaisant par rapport à notre monde et où il semble vouloir aller. Donc, engagé, sans être ennuyant (enfin, je crois, et la majorité de mes lecteurs-correcteurs aussi, semble-t-il), mais peut-être pas assez axé sur le divertissement par rapport à ce qui se fait aujourd’hui. Je dirais même qu’il a un certain charme, si je puis me le permettre. En fait, je crois qu’il a assez de qualités pour avoir sa chance, et surtout, le message est on ne peut plus actuel dans la conjoncture mondiale.

Eh! l’illustre inconnu que je suis n’a pas de poids dans la balance du pouvoir médiatique et culturel pour que ça passe facilement. Je me creuse la tête depuis des années pour trouver un moyen de faire scandale et d’avoir ma face sur toutes les pages couvertures des journaux, à potin inclus, mais je n’ai pas encore trouvé…

Bon, pour revenir à nos moutons, cet après-midi, en sortant de la maison, tout en marchant, j’ouvre une lettre envoyée par Triptyque qui va comme suit, après les formules protocolaires et l’annonce du dit refus :

Nous recevons plusieurs centaines de manuscrits chaque année et sommes dans l’obligation de procéder à une sélection des oeuvres qui correspondent le plus à nos attentes éditoriales.

Jusque-là, ça va, ça ressemble pas mal aux autres lettres que j’ai reçues. Mais après la lecture des deux phrases suivantes, mon bouchon a sauté, la pression sanguine m’a fait rougir de colère :

Celles-ci privilégiant l’originalité du travail d’écriture, la maîtrise de la langue, la modernité du propos ou l’intérêt historique de l’oeuvre. Nous avons dû favoriser d’autres titres.

Ah! oui! C’est ça!

Pour moi, même si je me sens beaucoup plus calme, ça a encore du sens de trouver que cette partie est comme un coup de couteau dans le dos. Le refus que je venais d’apprendre ne demandait pas tant de précision chirurgicale. La lettre que j’ai écrite à la directrice (dont je vais taire le nom) du comité de sélection est plus concise quant à ce que j’en pense :

Mme,

j’ai reçu plus tôt par la poste votre avis de refus pour mon manuscrit qui portait le titre de : « Auréole instantanée ».

Sur ce sujet, j’aimerais simplement vous faire part d’une suggestion quant au message standard que vous envoyez aux auteurs refusés (et j’espère que c’est bien d’un message standard qu’il s’agit…). Vous devriez vraiment y enlever la phrase qui suit : « Celles-ci privilégiant l’originalité du travail, la maîtrise de la langue, la modernité du propos ou l’intérêt de l’oeuvre. » Car il est évident que tout auteur vous envoie son manuscrit parce qu’il croit profondément que celui-ci est original, bien écrit, moderne et intéressant, sinon, il ne vous l’aurait pas envoyé…

Et je ne vous écris surtout pas pour me plaindre d’avoir été refusé, mais bien parce que je crois qu’il n’y a rien d’anodin dans la vie.

Donc, je ne crois pas que vous avez besoin d’exposer ainsi vos critères de sélection dans votre correspondance, car ils sont implicites par le résultat : vous avez refusé l’oeuvre. Le message serait le même, mais simplement plus respectueux du « deuil » de l’auteur.

Pour ma part, peut-être que je suis trop fragile (quel artiste ne l’est pas?), mais, de tous les refus que j’ai reçus, le vôtre a été le plus difficile pour cette raison. Ce que je trouve le plus insidieux dans cette phrase, c’est qu’elle m’a semblé impliquer une officialité objective quand je l’ai lue pour la première fois et qui, vous serez bien d’accord avec moi, est très subjective en vérité : quel jugement ne l’est pas? En conséquence de quoi, je me suis permis de vous en faire part pour peut-être aider ceux, qui, à l’avenir, recevront un refus de votre maison d’édition en amoindrissant le choc par l’omission que je vous propose.

C’est que choisir de s’impliquer à fond dans toute oeuvre d’art est déjà assez courageux et difficile — surtout pour la confiance en soi de quiconque rêve à l’assentiment des autres. Alors, je crois qu’il faut essayer au moins de le respecter le plus possible, malgré l’impitoyable conjoncture dans laquelle le milieu de la culture, et surtout celui de la littérature, se retrouve.

Je viens de faire lire à ma conjointe (qui est aussi auteur) la lettre et elle m’a dit penser que cette phrase est là pour décourager les auteurs de vous demander des explications pour le refus. Possiblement. Mais si c’est le cas, il faudrait peut-être bien changer la tournure de la phrase pour ne pas qu’elle soit mal interprétée, ou bien donner vos critères de sélection comme explication à ceux qui vous le demanderont : même si je ne pense pas qu’ils différent beaucoup d’une maison d’édition à l’autre…

J’espère ne pas vous avoir trop importuné avec mes idées.

Veuillez agréer mes salutations les plus sincères, ainsi que beaucoup de succès dans l’avenir pour votre entreprise.

Renart L’éveillé

L’intellectualisme pour tous

Voilà un commentaire que j’ai écrit au Bum intello, en rapport à un texte qu’il publie dans son blogue sur sa haine des gauchistes:

« T’es tough rare!

(Avant de commencer, je ne suis pas gauchiste, ni droitiste, peut-être écologiste dans le sens où si on ne règle pas ce problème en premier, on va avoir un gros gros problème: vaut mieux être pauvre et vivant que de mourir riche… et si tu n’es pas d’accord, ça sera un autre débat à faire.)

Mais je me demande, quel est le but de ta liste de la philosophie des gauchistes? Tu te vantes d’avoir un discours original mais tes préjugés sont tout à fait semblables à ceux de tes pairs, tu réussis simplement à élaborer un peu plus. Le pire, il y a certains points avec lesquels je suis d’accord, par exemple qu’il faudrait couper dans la bureaucratie. Aussi, certains points me font penser aux libéraux, qui ne font pas très gauchistes quand même!

Je passe tes points en revue:

1. Ce point montre le préjugé facile que quelqu’un à gauche est obligatoirement dans le champ au niveau de l’économie.

2. Mais qu’est-ce qu’il y aurait à payer avec la société distincte? Je ne comprends pas le point, désolé…

3. Là je suis d’accord avec toi, reste à savoir comment…

4. Là j’comprends pas non plus, c’est quoi le rapport avec la gauche? c’est du copinage politique.

5. Ce point est obscur…

6. En tout cas, si je me fis à ce que je vois, une grosse majorité des gens vont voter pour l’ADQ pour cette raison, désolé de péter ta bulle!

7. Idem que pour le point 4.

8. Si tu trouves que les gens que tu vois à la télé sont majoritairement des artistes, tu as raison. Mais moi je trouve que le glissement du terme « artiste » vers le sens de « vedette » me tape sur les nerfs, surtout parce que j’ai étudié là-dedans, justement.

9. Ça sort d’où ça?

10. Ça je pense que c’est le lot de pratiquement tout le monde, à gauche comme à droite.

Pour finir, pour un intellectuel, tu devrais essayer de faire moins de fautes de français, ça te donnerait un peu plus de crédibilité. »

Le temps de la quête (titre du texte à lequel je réfère)

Voici un commentaire que j’ai laissé sur le site gogauchewatch. Étant donné que je ne suis pas vraiment certain que l’ auteur du blogue laissera passer mon commentaire, je le laisse ici, question de ne pas avoir écrit dans le vide:

Bonjour, on vient tout juste de me faire de la publicité pour votre site. En général, la vision que vous proposez sur les sujets m’attriste.

En fait, c’est normal car je suis un artiste (c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas le droit d’avoir sa propre vision, peut-être un peu déformée par l’utopie je l’avoue, mais la vôtre l’est tout autant par le matérialisme). Et je ne vous dis même pas que je suis à gauche, j’y penche pour contrebalancer à ma manière, car je suis assez centriste, je prône un équilibre qui demande parfois des solutions aux antipodes.

Donc je ne cracherai pas ici sur vous car vous me semblez assez intelligent pour faire des analyses, quoique d’une manière trop manichéenne à mon goût.

Quant au sujet du texte sur le déséquilibre fiscal, vous semblez a priori croire que la date de tombée du budget fédéral relèverait d’une quelconque tombola, qui ne vient en rien faire de la propagande fédéraliste au moment même des élections pour graisser la patte des électeurs indécis et mous (peut-être que je me trompe sur votre opinion là-dessus…).

Mais j’aimerais comprendre ce que vous prônez, que le Québec tombe vraiment dans la dèche, mais pour prouver quoi? Que les péquistes, donc les gogauchistes (il ne faut pas oublier qu’il y a une faction très à droite dans le PQ), depuis le début du projet souverainiste, ont scrapés les finances du Québec? Ça serait oublier les libéraux… et ce sont aujourd’hui les adéquistes qui vont régler tous les problèmes, laissez-moi rire! (En plus d’être centriste, je ne me reconnais pas vraiment entièrement dans aucun parti… Pour comprendre mon point de vue, vous pouvez lire le texte plus bas, sur mon blogue, « Le Phénomène des blogues: vers une démocratie technologique ».)

Je ne suis pas très fort en économie ni en histoire mais je sais par contre que le fédéral a fait du ménage à Montréal et transféré ses pénates à Toronto depuis que l’option indépendantiste a pris de l’ampleur. Je suis encore canadien, donc je m’attends (en tant que québécois) à obtenir réparation quand je sens qu’on m’a mis des bâtons dans les roues… Et quand je vois du favoritisme économique évident du côté de l’aéronautique (domaine pourtant prétendument concentré au Québec), j’en tire des conclusions… C’est comme si le fédéral imposait des retombées directes pour le Québec sur le pétrole des Albertains (ce qui revient presque au même, selon votre lecture)! Alors, il faudrait se décider: ou nous formons une grande nation canadienne, ou nous devenons des états unis du Canada!

Enfin, je pense qu’il y a moyen d’avoir une économie florissante sans mettre les pauvres à la rue. Qu’il y a manière de faire payer un peu plus les riches sans pour cela leur faire faire faillite. Je pleure pour les pauvres mais pas pour eux…


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