Posts Tagged 'Anglais'



Citation du jour

Au Québec c’est pas compliqué, les anglophones sont majoritaires dès qu’ils dépassent le nombre de zéro.

Accent grave

(Lu quelque part, mais je n’arrive pas à retrouver où… finalement, c’était sur le blogue de Bibco)

La colère a des limites…

D’habitude, le lundi, j’écris toujours un bon gros billet touffu parce que je me suis reposé le dimanche et que je suis en forme, en ce deuxième jour de congé. Mais là, j’ai passé ma journée à me battre, mais métaphoriquement quand même…

La cause : mon ami Louis, blogueur principal et créateur d’Un Homme en colère, est tombé sur la tomate d’un autre blogue, Angry French Guy, parce qu’il opère un blogue souverainiste, mais en anglais. Il croit que ce blogueur est un traître à la nation, comme tous les autres qui usent de l’anglais, même le blogue Sovereignty en Anglais (dont je vous parlé précédemment, troisième paragraphe du texte).

Je suis foncièrement en désaccord avec sa position que je considère extrémiste. Je me considère assez modéré donc je me dresse contre toutes les positions extrémistes, même si c’est mon ami, qu’il le soit en vrai ou seulement virtuellement, comme c’est le cas avec Louis.

Ce n’est pas en insultant tous les gens qui ne sont pas tout à fait en phase avec nos propres manières de penser qu’on va faire avancer les débats de société.

Et puis j’ajoute Angry French Guy à ma blogoliste par solidarité, même si personnellement je ne lis pas, puisque je ne lis l’anglais que quand j’y suis obligé. J’exerce mon droit de vivre en français, même sur le web.

Vive l’arrogance!

Dans tout le débat linguistique, il y a une constante qui concerne l’attitude des francophones, que l’on pourrait qualifier d’aliénés, pour les besoins de la cause — même si ça semble un tantinet exagéré —, et l’attitude des anglophones, fiers, et qui ne se gênent pas, entre autres, pour exiger des services dans leur langue et pour parler fort en public, comme vous l’avez sûrement parfois remarqué. Moi, en tout cas, je l’ai remarqué et, au-delà du fait que ça m’excède au plus haut point, j’ai parfois le goût de faire exprès pour les imiter, juste pour entendre cette langue que j’aime résonner à son tour sur les murs, faire vibrer l’air de sa musique. Juste pour jouer à l’arrogant. Mais je ne le fais pas. Est-ce que c’est seulement parce que je veux respecter la quiétude des autres que je m’en empêche?

Alors oui, en plus, le francophone se sent mal de parler parce qu’il a mal appris à le faire, la glorification du joual a été avalée, digérée et évacuée depuis belle lurette, et il se sent aussi mal de ne pas parler assez bien l’anglais, parce que c’est synonyme d’ouverture sur le monde, parce que l’économie mondialisante fait en sorte que la majorité des francophones vont devoir personnellement marchander avec le monde entier… oui, oui! Non mais, quand même, que de pression! Encore, le francophone se sent mal parce qu’il se sent seul dans ce monde, sa langue maternelle n’est qu’une barrière linguistique, un caprice presque archaïque, même s’il sait qu’il y en a des millions comme lui tout près, et il a parfois le goût de baisser les bras pour toutes les raisons évoquées plus haut. Honte à ceux qui dérogent des standards! Et si les standards viennent des cerveaux des plus grandes poches, ils doivent bien avoir raison…

Pourtant, comme mon arrogant collègue blogueur Martin Beaudin-Lecours, j’en ai plein le bas du dos du bilinguisme qu’on nous étale à grande pelletée :

Ce qui m’agace particulièrement, c’est cette supériorité morale qu’affichent et s’octroient ceux qui parlent plus d’une langue. Comme l’aurait fait Parizeau avec sa déclaration sur les “imbéciles qui ne parlent pas anglais”. Facile à dire quand on a fait un doctorat en économie à Londres! […] Hormis les immigrants qui par définition doivent apprendre la langue de leur pays d’accueil, qui peut pratiquer plusieurs langues sinon les migrants en général, ceux qui voyagent et ont les moyens de le faire? Quel est le pourcentage de gens sur la planète qui voyagent ainsi? Peut-être ne faut-il pas voyager pour pratiquer, qu’il suffit de lire, prendre des cours de langue et suivre des ateliers de conversation? Mais encore là, qui a ce loisir? En résumé, l’affirmation selon laquelle quelqu’un qui ne parle qu’une langue est nécessairement fermé d’esprit m’apparaît d’un snobisme incroyable et vient le plus souvent de gens qui oublient qu’ils sont privilégiés.

Moi ce que je pense, c’est chacun ses forces, chacun ses faiblesses! Est-ce que quelqu’un qui n’a pas la bosse des langues devrait être considéré plus faible qu’un autre en général, surtout dans un cadre où sa langue est objectivement celle de la majorité, et surtout, qu’elle est légalement la langue du travail? Est-ce que je passe mon temps à faire suer la majorité des gens bilingues de ma supposée supériorité en français, puisque objectivement le temps qu’ils ont mis à étudier l’anglais, je l’ai mis à étudier le français et à apprécier des oeuvres dans cette langue? Non. Ç’a l’air que même ce respect mutuel serait trop peu, enfin pour nous, puisque la compétition est partout.

Alors, au moins, bilingues, pas bilingues, ayons le courage d’être fiers de notre différence, de notre singularité dans cette Amérique anglo-hispanique. Soyons même arrogants s’il le faut! Avec l’arrogance comme amplification de notre commun dénominateur, que certains pourraient appeler notre culture, même si ça semble trop réducteur pour certains. L’arrogance comme récapitulatif de notre survivance, comme preuve de notre succès pérenne. Aussi, une arrogance qui nous fera nous sentir forts quand nous nous sentirons minoritaires, et insistants quand nous nous sentirons majoritaires. Donc, une juste arrogance qui affirmerait la fin de la modestie et qui inspirerait le respect. Car le respect se cultive.

Et en plus, il faudra un jour se rendre compte collectivement que, contrairement à l’anglais, le français est une question essentiellement québécoise en Amérique, comme le dit bien l’arrogant Claude Jasmin :

Rentrons nous cela dans le crâne : le français est la langue des Québécois et les Canadians -demi-amerloques, faux-américains- qui habitent les neuf autres provinces de cette pseudo-fédéréation n’ont nul besoin du français. Un fait têtu. Notre langue est inutile dans toutes ces autres régions. Ça grogne avec raison chez les voisins : « cette langue française nous servira à quoi? À aller jaser au Carnaval de Québec, une fois l’an ? C’est regrettable pour nos minorités francos hors-Québec ? Ils sont devenus des exilés malgré eux ! Rien à faire. Aux USA il n’en va autrement n’est-ce pas ? Pas un mot en français, ni à New York ni à Los Angeles, nulle part. On dit rien, évidemment. Pareil pour ce Canada désormais !

Est-ce qu’on va alors encore atteindre l’assentiment des autres pour nous projeter?

(Photo : R.e.a.s.o.n.)

Des montées de lait en poudre aux yeux

J’aimerais revenir sur le débat entre Allen Nutik, le supermâle des anglos, chef du jeune parti Affiliation Québec, et Gilles Proulx, le contradictoire défenseur du fait français, qui se tenait aux Francs-Tireurs hier. Premièrement, s’il y a une manière de nous faire avoir l’air fou, il faut Gilles Proulx dans l’kodak, comme dirait Patrick Lagacé (l’expression « dans l’kodak », on s’entend), le modérateur de ces deux bêtes assoiffées de sang… (Question saignement, j’ai été un peu déçu, hé hé!)

Au départ, on y parlait du fait de se mettre à genoux et de parler anglais lorsqu’on se retrouve devant un anglophone ou un allophone qui parle français avec un accent et Gilles Proulx nous en fait la démonstration tout au long du débat en parlant anglais à qui mieux mieux, alors qu’il sait très bien que l’émission passe à Télé-Québec, poste francophone. Même Allen Nutik lui a fait valoir qu’il comprenait très bien le français, et rien n’y a fait, le grisonnant personnage se la jouait anglo de manière intermittente pour on ne sait qu’elle raison… L’âge équivaudrait automatiquement à la sagesse? On repassera!

Et oui, du côté d’Allen Nuttik, le fait que l’homme parle très bien français lui donne beaucoup de points à mes yeux. Il l’écrit assez bien aussi (sauf sur son site…), et je le sais, pour avoir reçu un commentaire de sa part ici. Par contre, c’est quand il parle de nettoyage ethnique qu’il perd tous ses points. Y’a vraiment des anglophones pour prendre cet argumentaire au sérieux? Come on!

On parle de se rallier autour d’une langue commune dans le territoire québécois qui se base sur la majorité linguistique de ce territoire, pas d’exaction envers les droits des minorités. Est-ce que j’ai besoin de rajouter, comme Proulx, que du nettoyage ethnique ne pourrait s’accompagner d’un réseau scolaire, d’universités, d’hôpitaux? Détourner le sens d’une expression chargée comme celle-là, ça s’appelle faire de la dramatisation, de l’hypertrophie, de la manipulation, donc, de la grosse démagogie à cinq cents. Ça part mal pour un chef de parti… Allen, Mario Dumont n’est pas une bonne influence.

Et pour revenir à Gilles Proulx, je me demande sur quelle planète il vit celui-là! Il a affirmé tout haut que les palmarès de musique francophone n’existaient plus, et que maintenant il n’y en a que pour l’anglais dans la musique chantée. Un minimum d’ouverture sur le monde lui aurait fourni une indication claire qu’il y a encore des palmarès francophones et donc qu’il y a encore de la musique francophone qui se compose, et un regard historique sur ce monde lui aurait fait remarquer que l’omniprésence de l’anglais dans la musique populaire est un phénomène qui dure depuis son apparition, un peu avant qu’Elvis Presley fasse peur aux biens pensants de l’époque. N’importe quoi! On appelle ça se tirer dans le pied.

Pour terminer, via Le Devoir, « Christine St-Pierre, ne voit aucun problème déontologique ou autre à la nomination à titre de membre du Conseil supérieur de la langue française (CSLF) de Sylvia Martin-Laforge, directrice générale et membre du conseil d’administration d’un groupe de pression de la communauté anglophone, le Quebec Community Group Network (QCGN). »

Mais qu’est-ce que c’est que ça?

(Je réprime un sacre moi là…)

Lettre à Allen Nutik

Monsieur Nutik (à l’attention de mon lectorat : je viens de recevoir une demande d’aide au français de la part du chef du nouveau parti Affiliation Québec, Allen Nutik, pour la version française de leur site web, à la suite de mon billet sur leur acceptation par le DGE),

désolé de vous décevoir, mais, comme vous le savez sûrement, aujourd’hui la crise linguistique prend du poil de la bête avec les cachotteries du parti Libéral au sujet de la situation difficile du français à Montréal, et même à la grandeur du Québec, qui s’ajoute au constat récent du JdeM, alors je vais diriger mes énergies et mon temps disponible de ce côté-là. En espérant que votre déception sera contrebalancée par la visible et audible vigueur de votre communauté linguistique.

En espérant que vous vous trouverez un francophone assez gentil pour vous aider, ce qui ne devrait pas être très difficile à trouver, vu la situation, ils sont majoritairement très accommodants…

Pour ce qui est de la crise, si vous n’êtes pas encore convaincu, je peux vous aider à jubiler (happy happy joy joy!) en vous laissant quelques hyperliens utiles :

Les allophones choisissent l’anglais au collégial

Français : Québec dissimule des statistiques

Québec tait des données alarmantes

Cacher le dégât

De la bombe

Bonne lecture!

Pour leur souhaiter la bienvenue

QuébecPolitique.com annonce officiellement que le parti politique Affiliation Québec « vient tout juste d’obtenir le statut de parti politique autorisé par le directeur général des élections. » Intéressant. Je clique sur le lien qui mène vers le site officiel, en anglais bien sûr, et ils offrent gentiment une version française. Bien. Dans la première section, Préavis (? : traduction de Notices), on peut y lire, sous, Notre Mission :

*Poursuivre activement les intérêts et les pleins droits des Canadiens loyaux habitant au Quebec.
*Partition du Quebec si nécessaire, mais pas nécessairement partition.

Aidez-moi quelqu’un, je ne comprends pas exactement ce que la première ligne veut dire… Je suis bafoué dans mon droit de bien comprendre la mission de ce nouveau parti! Et ils ont omis l’accent aigu du Québec, comme Celine. Eh! que le Québec est malmené, en plus de ceux qui veulent lui ajouter un « or » à la fin…

Sans blague, les anglophones du Québec ont-ils vraiment besoin d’un parti comme ça en plus de l’influence de la langue anglaise qui nous provient du ROC, des États-Unis, des médias, de la culture, du web, donc mondialement? Ça me semble exagéré, mais on verra bien où cela nous mènera.

En tout cas, si ça peut enlever des votes aux Libéraux, ils sont la bienvenue!

EN GROSSES LETTRES

Le texte du jour de Stéphane Laporte m’a fait un peu rager. Il dépeint EN GROSSES LETTRES une fiction où deux clientes se trouvent aux prises avec l’unilinguisme anglophone. Et la morale de cette histoire c’est que nous utilisons tellement d’anglicismes que les unilingues peuvent bien ne pas avoir besoin d’apprendre le français.

Je ne lui donne pas tout à fait tort, nous utilisons beaucoup de mots anglais et d’anglicismes, mais qui dit « phone », « understande », « tonight », « émotionne », « submarine » et « chicken wings » parmi vous? Pas moi en tout cas. Pousse, mais pousse égal mon Stéphane!

On a le dos large quand même! On se fait assaillir de toute part par une Amérique anglocentriste, qui a bien sûr influencé notre parlure, et on se fait taper sur les doigts parce qu’on s’en rend compte et qu’on se braque un peu… Il reste que pour le français parlé ici le mal est fait et un retour en arrière ne se fera pas en criant ciseau! Tandis que d’agir tout de suite au niveau légal semble être un crime. La nouvelle devise du Québec devrait être : maintenir le statu quo.

Aussi, il faudra bien qu’on m’explique pourquoi je devrais me sentir mal à l’aise de parler ce français châtié que j’ai appris à parler premièrement par mes parents, avec toute la valeur liée à l’historique qu’il contient, et que j’entretiens par mimétisme dans la vie de tous les jours, tandis que c’est mal vu de pointer du doigt ceux qui ne le parlent pas du tout?

Parlons hypocrisie maintenant!

Je suis rouge comme une tomate, la fumée me sort par les oreilles après ma lecture de l’article du JdeM, « Les 15 employeurs s’expliquent », qui s’ajoute au dossier « I don’t speak french » dont j’ai discuté la teneur ici avec mon texte « Speak Trade! ». Vraiment, s’il y a une manière de prouver que nous ne sommes pas pris au sérieux collectivement, nous, la bande de francophones qui parasitent le bon fonctionnement des affaires en ville, la voilà! Entre les statistiques globales quand même assez positives sur la santé du français au Québec, et même à Montréal, et ce constat ma foi triste à mourir, il y a un pas à franchir qui me semble presque absurde, du moins mystérieux…

Si à la base la politesse n’est pas respectée dans les commerces, comment voulez-vous qu’il y ait espoir de se faire respecter au niveau de la politique?

Justement, en ce moment, le Bloc Québécois fait pression auprès des instances fédérales pour que la loi 101 soit respectée :

Pour reconnaître la nation québécoise, il faut aussi respecter la primauté de la loi 101 au Québec. L’un ne va pas sans l’autre! Le gouvernement conservateur prétend reconnaître la nation québécoise mais s’oppose à ce qu’Ottawa respecte la loi 101. Cela relève de la pure hypocrisie », a déclaré le leader parlementaire et député de Joliette, Pierre Paquette, qui a ainsi fustigé l’attitude du gouvernement conservateur à la suite du report de la décision concernant la constitutionnalité du projet de loi présenté par le Bloc Québécois sur le respect de la loi 101 par Ottawa au Québec.

En novembre dernier, la députée de Drummond, Pauline Picard, a déposé le projet de loi C-482 qui vise à amender la Loi sur les langues officielles. Les amendements proposés par le Bloc Québécois obligeraient le gouvernement fédéral à reconnaître la primauté de la loi 101 au Québec, ainsi que les entreprises privées sous juridiction fédérale à respecter l’usage du français comme langue de travail.

Cela montre bien que tout le monde doit collaborer. Les commerçants, contrairement à ce que Christine St-Pierre – l’insuffisante ministre responsable de la loi 101 – croit, il faudrait aussi leur taper sur les doigts, même si pour l’instant les amendes sont ridicules. Un ami me racontait tantôt comment c’est long avant même qu’une plainte soit menée à terme, simplement par une lettre toute gentille, et comment les grosses compagnies sont mortes de rire et payent finalement les minces amendes comme si c’était un abonnement…

Oui, nous sommes risibles, mais allons-nous un jour arrêter de rire avec eux?

Ajout (14h50) : 

Je vous conseilles fortement la lecture du texte, « Hi! Can I help you? », de Cecile Gladel.

(Image : lino.com)

Speak trade!

Comme toujours, le JdeM a le tour de vendre des copies avec ses enquêtes à l’emporte-pièce. Il est certain que sa dernière enquête au sujet du service en français à Montréal va marcher fort, c’est un sujet chaud, comme en fait foi ma consoeur blogueuse Emma.

Mais, au-delà du côté populiste de la chose, je me demande si on peut considérer cette enquête comme étant du côté objectif. Si j’ajoute ma subjectivité, je donne raison à la journaliste Noée Murchison, du JdeM, puisqu’à mon souvenir, la majorité des moments où j’ai eu des problèmes à me faire servir en français a été lorsque je me suis trouvé dans des commerces du centre-ville de Montréal. Il faut que j’ajoute que pour moi il est important que ma vie en public se passe en français, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

Je pense à mon prof de conduite automobile qui parlait en anglais avec son petit garçon, d’environ huit ans, avec un accent gros comme ça. Je pense à Éric Grenier, né au Québec, élevé en anglais en Ontario par ses parents francophones et qui, après s’être rendu compte que sa culture et ses valeurs étaient québécoises, est revenu s’installer au Québec, apprends le français et s’est donné le mandat d’expliquer la souveraineté du Québec aux anglophones, puisqu’il est devenu souverainiste.

Et je pense à certains qui sont bilingues et qui s’en foutent – que la nouvelle de la disparition du fait français demain matin au Québec ne leur ferait même pas un peu de peine –, et certains autres qui sont trilingues et qui mettent le français sur un piédestal, puisqu’ils croient à l’importance de notre histoire, de notre culture, qui s’appuie fortement sur la langue. Je pense surtout au fait de ne rien dire, pour ne pas avoir l’air chialeux. Le pire, c’est que j’en suis, et j’essaye de me forcer pour faire valoir ma langue. C’est difficile, surtout quand tu as vécu ton enfance et ta jeunesse dans la chicane et que tu aimerais bien vivre dans un monde un peu plus harmonieux…

Alors viens le dilemme entre un Québec qui se dote de lois qui font en sorte que la vie en société (en public et au travail) se passe en français parce que c’est important pour la majorité (mais vous me direz : de quelle majorité s’agit-il?), et un Québec qui laisse aller la situation en imaginant que chacun va prendre au sérieux ses responsabilités (envers ses désirs, bien sûr s’il y en a…) et mettre de la pression sur les commerces, et les unilingues anglais, et les allophones ne parlant pas français, pour que ce laisser-aller se résorbe par la nécessité.

Désolé, mais j’ai bien peur que la majorité va rejeter de plus en plus la mise en place de lois protégeant le français et que même individuellement les francophones vont plier, et rompre.

Défaitisme quand tu nous tiens…

Ajout (mardi 14h) :

Pour la suite, c’est ici.

(Photo : ikes)

Un début d’automne sans trop de lumière…

Pour continuer ma rétrospective, septembre a été le mois des différences, avec entre autres le début de la commission sur les accommodements raisonnables, la disproportion de Gérard Bouchard et l’avis trouble de Kevin Parent sur cette question à TLMEP.

Encore, Stephen Harper a essayé de se montrer un peu plus vert… on a fêté les 6 ans du tragique 11 septembre et le regard accusateur du monde s’est tourné vers la Birmanie.

Personnellement, j’ai élaboré en long et en large ma pensée politique sous la loupe philosophique après avoir découvert le political compass.

Du côté de la blogosphère, ç’a pas mal brassé. J’ai tenté de calmer le jeu en expliquant quelques risques de dérapage et l’histoire autour du blogue de l’insaisissable Élodie Gagnon-Martin est venue commencer d’éclabousser les blogueurs anonymes.

Justement, en octobre, pour affirmer le sérieux de ma démarche de blogueurs, j’ai dû sortir du garde-robe

Aussi, du côté entrepreneurial, nous avons appris que Wal-Mart s’est lancé dans le recyclage et que Dove, qui vante la vraie femme, et Axe, qui vante les pitounes, est une seule et même entité contradictoire, que j’ai nommée DovAxe.

Mais c’est en politique que ç’a brassé fort : Simon-Pierre Diamond s’est mis les pieds dans la bouche, Mario a rabaissé la blogosphère, quelques parlementaires ont traficoté Wikipédia, Pauline a trop mal baragouiné l’anglais pour certains, elle a projeté à la face du Québec une loi sur l’identité québécoise, ce qui a bien sûr fait son lot de réponse, dont la mienne. Le B’nai Brith s’est joint à la tourmente et de l’autre côté, La fédération des Québécois de souche est venue la noircir encore plus qu’elle ne l’était.

En somme, un début d’automne assez… automnal!

Avoir du sang colonisé, ça se peut!

« Qui sont les Québécois pour être reconnus comme une nation ? »

Voilà des belles paroles du rejeton à l’âme empruntée qu’est Justin Trudeau. Mais ce que je peux lui donner, c’est qu’il pousse cette âme à un niveau jamais égalé de la part d’un “French Canadian living in La Belle Province of Quebec”… (Merci à Davidg pour cette dénomination hautement véridique!)

Déjà que je trouvais que ce cadeau de Harper était si peu, ce charmant jeune homme (qui devrait par ailleurs se lancer dans une carrière de mannequin, on ne l’entendrait plus songer tout haut…) décide que ce maigre symbolisme est trop gros pour notre ego québécois.

Dans le fond je suis bien content, car de voir un ennemi se tirer dans le pied intentionnellement est un plaisir présent qui semble déjà avoir des répercussions sur le futur.

Chicanez-vous fédérâleux pendant qu’on se prépare à lever la voile!

(Merci à V de m’avoir aiguillonné là-dessus!)

Ajout (23h45) :

Je vous conseille fortement la lecture du texte de Claude Jasmin, encore bien sûr sur la question de Just-Inn St-Clair-Trudeau (dixit l’auteur)… (« sûr sur », acidulé comme je disais plus bas…)

Québécois, au petit coin!

J’étais de bonne humeur en me levant, mais là je le suis un peu moins… Steve Proulx a commis ce matin un texte pénible — le propos, pas sa plume —, où justement il utilise les résultats scolaires désastreux en français pour encore nous rendre coupables de désirer une plus grande francisation des immigrants (et, pour ce faire, il dénigre bien sûr le projet de loi de Pauline Marois…). J’en ai parlé voilà quelque temps déjà dans mon texte « Notre langue molle », mais voici quand même mon commentaire :

Je suis aussi amoureux du français, mais je ne fais pas cet amalgame douteux entre le désir que les immigrants puissent au moins converser avec nous dans cette langue et notre défaillance au niveau du français écrit.

Ce sont deux points qui n’ont aucun lien : attendrons-nous d’être collectivement des champions de l’orthographe, de la syntaxe, de la grammaire avant de pouvoir oser demander aux nouveaux arrivants d’opter pour la langue française au lieu de la langue anglaise, qui est plus facilement assimilable? Non, car ce sont deux problématiques parallèles.

Je comprends bien le but de faire sentir la population coupable de son mauvais français, et c’est louable, enfin presque, mais ça ne fait que détourner le regard, tandis qu’il faudrait globaliser un peu plus.

Voilà comment je vois ce raisonnement exécrable et paternaliste : quand les Québécois seront bons en français, on pourra leur faire le cadeau de les laisser influencer l’immigration à parler leur langue, sinon, ils sont en punition!

(L’image vient d’ici.)

Heil Marois!

Il y a quelque chose qui me fait bien rire avec toute l’histoire du projet de loi de Pauline Marois, c’est la prétention au racisme des adversaires alors que, de prime abord, cela concerne seulement des formalités et un but à atteindre : une plus grande francisation au Québec. J’ai écrit tantôt en commentaire sur Branchez-vous!, dans la section à Steve Proulx, en lien avec le portrait positif que fait La Presse de la francisation au Québec par un jeu de statistiques :

L’article paru dans cyberpresse dénote d’une amélioration, mais est en même temps une distorsion de la réalité. Les ghettos allophones et anglophones sont bien constitués, il faudrait un taux de francisation quasi total pour contrebalancer. Donc, l’amélioration ne veut surtout pas dire que le but est atteint. C’est facile d’aligner des chiffres, surtout pour l’organe officiel des fédéralistes…

Aussi, sachant que je ne suis moi-même pas raciste, et que j’appuie en partie cette idée, il y a un récent sondage qui donne l’indication que la population serait assez divisée là-dessus :

Appuyez-vous le projet de citoyenneté québécoise de la cheffe du Parti québécois Pauline Marois?

Ensemble de la population
Oui 44%
Non 46%
Indécis 10%

Francophones
Oui 52%
Non 38%

Êtes-vous en faveur du délai de 3 ans qui serait imposé aux nouveaux arrivants pour apprendre le français?
Oui 62%
Non 33%

(Via Le blogue de la république)

Sans rire, qui pourrait dire sérieusement que la moitié de la population est raciste? Ça ne va pas un peu trop loin?

Ajout (15h20) :

Je viens de me rendre compte que Patrick Lagacé, bien que contre le projet de Marois, est d’accord pour dire que ça va trop loin ces accusations de racisme et ces liens avec Hitler. Je viens d’apprendre aussi qu’il a ajouté Un homme en colère à sa blogoliste, et je l’en remercie! C’est un choix qui semble un peu politique mais c’est quand même tout à son honneur, étant donné que Louis l’a écorché un peu dernièrement…

Pauline, un Allemand et une toile

Comme La plume souverainiste, je suis assez ambivalent sur la teneur du projet de Pauline Marois de constituer une citoyenneté québécoise qui peut sembler coercitive pour plusieurs… Je trouve aussi l’initiative bonne puisqu’il est clair que rien n’est ni noir ni blanc. Les uns trouveront que ça dérape, les autres le prendront pour ce que c’est à la base : la protection du fait français au Québec.

Justement, hier j’étais dans un resto en attendant des frites pour emporter, et je lisais le JdeM. D’un côté, un vox pop donnait une majorité de gens d’accord avec cette idée et de l’autre, un article d’un juriste expliquait le danger au niveau international.

Et aujourd’hui, la lecture d’une lettre ouverte d’un allemand, Christophe Hinz, parue dans Le Devoir est venue faire pencher la balance du côté de Pauline…

Mais je ne peux pas omettre d’ajouter un lien vers une autre lettre qui elle appuie son propos sur la toile qui affuble mon billet.

Sans vouloir nier l’histoire, je suis plus un amant du contextuel

Ajout (14h20) :

La balance penche de plus en plus du côté de Marois… Ce texte de Jean-François Lisée discute des citoyennetés internes dans le monde, et même… au Canada!

Sur la question linguistique : pour un nationalisme pratique

Bien qu’il ait été analysé de toutes les manières, je crois que le problème linguistique du Québec repose essentiellement sur l’aspect social puisqu’il transcende toutes les questions culturelles et religieuses qu’apporte le présent débat sur les accommodements; justement, le fait que cette commission se déroule en français est déjà une bonne piste de réflexion. Et ce problème serait même au-delà de l’éthique, de la morale, car il s’appuie sur un acquis de taille : la majorité des citoyens du territoire du Québec utilisent le français, dans sa version américaine, afin d’interagir.

Et c’est bien là son utilité : se comprendre entre nous dans un territoire donné. Alors, à mon avis, le « nous », ne tient qu’à cela. Exit la couleur de la peau, exit la religion, exit même la culture : la langue française est le contenant tout en étant le véhicule, émouvant et mouvant, émouvant dans sa mouvance. Ainsi, la passion, pour l’antagoniser avec le sens pratique, en devient le résultat et non le moteur. La différence est ténue, mais compte pour beaucoup dans le calcul. Il n’y a qu’un pas de la passion jusqu’à la guerre…

C’est pour cela que je prône ici un nationalisme pratique, extérieur à la passion, pour qu’elle en fleurisse plus aisément, en fin de compte, au travers du tissu serré de nos nouvelles interactions interculturelles et interraciales. Parce qu’on le voit bien, la passion qui s’appuie sur la tradition, a priori, est la plupart du temps réactionnaire, destructive, négative. Un nationalisme qui ne s’appuierait que sur le consensus linguistique serait comme une remise à zéro, un moment charnière, d’où pourrait ressortir quelque chose d’important, de concluant.

Puisqu’en fait rien ne justifie la poursuite du rêve francophone en Amérique sinon sa seule existence, son usage; nous devons par conséquent gager sur son côté utilitaire pour assurer sa pérennité. En somme, il faut que le français soit utilisé par le plus grand nombre possible et qu’il soit à la base de tous nos rapports sociaux, parce qu’il est fonctionnel, inclusif, et non pas parce qu’il serait un boulet issu de l’histoire, un résultat fortuit, interchangeable. Il est vivant parce qu’aujourd’hui on en use. Quelle meilleure preuve et quel meilleur argument pouvons-nous avoir?

Qui sera alors contre le fait de vouloir réunir la totalité de la population autour d’un code commun qui s’actualiserait par le français? Alors, qui pourrait être d’accord avec ce projet et refuser en même temps toute idée de réglementation dans ce sens, comme entre autres, celui que le Parti Québécois propose?

Au-delà de la politicaillerie et des grands discours, il va bien falloir un jour trancher dans le compromis canadien, le multiculturalisme, le bilinguisme officiel insidieux, asymétrique, parasite maladroit du bilinguisme volontaire, utilitaire, qui lui s’appuie avec raison sur le statut mondialisant de la langue anglaise. Il faudra faire le tri.

J’ose croire que sans le couperet référendaire, la population va enfin accepter de se mouiller afin d’établir un plan linguistique logique, qui clarifiera sa position au-delà de la mondialisation anglicisante, justement. Sinon, aussi bien passer à un autre niveau et accélérer l’assimilation en intégrant la totalité des nouveaux immigrants par l’anglais et en offrant des cours d’anglais gratuits pour la population francophone.

L’entre-deux-chaises devient franchement imbuvable… et surtout, improductif.

(La photographie provient d’ici)

Pauline la pas fine!


Toute l’histoire autour du mauvais anglais de Pauline Marois commence à devenir on ne peut plus ténébreuse, dans le sens qu’elle brasse le côté obscur de notre rapport à cette langue. J’essayais de ne pas regarder ça plus loin que son propre problème à elle, dans tout ce qu’il y a de plus personnel, voire même pratique, utilitaire, mais je ne peux maintenant plus le voir sans toutes les fioritures ajoutées dans les médias corporatifs et de la blogosphère.

À la base, je crois que les Québécois sont pris avec une relation amour-haine envers l’anglais. Cette relation colore fortement notre regard sur le monde et toute cette histoire en est bien une belle allégorie. C’est que pour nous il est difficile de séparer l’anglais comme ouverture sur le monde et l’anglais comme menace. Et le pire, c’est que la situation de Pauline Marois semble être tout à fait en dehors de ces deux schèmes : c’est l’interprétation de tous qui va dans ces sens.

Je crois qu’une analyse assez simpliste de la situation pourrait ressembler à celle-là : Pauline Marois est la chef du principal parti souverainiste, qui base toute sa justification sur la promotion de la langue française en contradiction avec la langue anglaise, donc cela vient amplifier sa position. L’autre analyse, au contraire irait plutôt comme suit : étant donné que Pauline Marois vise un poste de chef d’État, et qu’elle aura possiblement à communiquer avec d’autres chefs d’État et que la langue anglaise est la langue mondiale commune, donc cela vient amoindrir sa position.

Pour ma part, en y allant le plus simplement possible, je crois que la langue française n’est malheureusement pas en situation de force et que c’est pratiquement un luxe de pouvoir fonctionner quand on a du pouvoir dans ce monde sans parler anglais; sinon, l’existence d’unilingues francophones au Québec dérange qui? On reproche justement à Pauline Marois beaucoup son amour du luxe, mais en tout cas celui-là, devant toute cette pression digne d’un marteau-piqueur, n’est déjà plus à sa portée…

Moi, je vais continuer d’écouter la plupart de mes films en version française et, pour mon modeste temps passé devant la télé, de me contenter d’écouter quelques émissions produites ici et en français : ce qui me donne beaucoup plus de temps pour bloguer… hé hé!

Loi 101 : la marche est une activité qui se pratique debout

Je viens de lire un texte d’opinion très intéressant sur le site du journal Le Devoir. L’auteur, Jean-Claude Corbeil, linguiste, discute de la situation du français versus celle de l’anglais au Québec, dans le contexte de la loi 101, et bien sûr de celle de la loi 104 bafouée récemment. La conclusion à laquelle il arrive, c’est que le système d’éducation devrait mettre l’emphase sur l’apprentissage de l’anglais d’une manière intensive dans les écoles francophones, tout en maintenant rigoureusement des balises pour l’accession à l’école anglaise. Là-dessus, je ne peux que lui donner raison : mon éducation anglaise a été bâclée, de mon côté comme de l’autre, et j’aurais bien aimé avoir une bonne base étant jeune : ça serait moins ardu aujourd’hui, surtout pour mon anglais littéraire.Mais je ne peux passer sous silence l’envers de la médaille, c’est-à-dire le système d’enseignement anglophone qui entretient à mon avis un fossé linguistique et donc une ghettoïsation des anglophones unilingues et des allophones qui ont comme deuxième langue l’anglais. J’ai réagi dernièrement fortement à un article de l’Agence de Presse Étudiante Mondiale, paru sur Cent Papiers, où les auteurs arrivent au constat suivant, dans le contexte où l’école d’été de l’Institut du Nouveau Monde offrait pratiquement seulement des conférences en français :

C’est à se demander si un tel forum est capable d’attirer des jeunes anglophones autour de discussions qui touchent à l’avenir de la société québécoise dans son ensemble.

Leur questionnement a déteint sur le mien, et j’en suis venu à la conclusion, que j’ai inscrite en commentaire :

Si la langue commune au Québec était vraiment le français, les anglophones n’auraient pas besoin de conférences en anglais.

Bien sûr, quand il s’agit d’un événement censé être ouvert aux jeunes québécois en général — et non pas un événement international —, étant donné que, je le répète, la langue commune est le français. Alors, notez bien que je ne suis pas en train de dire que toute manifestation publique en anglais ou dans toute autre langue est à proscrire, dans le cas d’événements organisés pour et par les communautés anglophones et autres, au contraire, mais s’il faut absolument que toute activité grand public soit bilingue pour accommoder les non-francophones et ainsi les attirer, le taux de francisation des anglophones au Québec tombera à une vitesse folle. C’est la loi du plus fort contre la loi du moindre effort qui est la norme ici-bas alors… Et je ne parle que du Québec, bien sûr. Le contexte canadien est très influent, mais je ne me dirigerai pas dans ces eaux aujourd’hui…

En fin de compte, je crois que de fêter le 30ième anniversaire de la loi 101 et d’aller marcher demain, le dimanche 26 août, est une bonne manière de dire et de montrer que nous sommes fiers de notre héritage et de notre participation à la francophonie, et en même temps surtout, ouvert sur le monde. Le respect se donne et se demande, mais il ne faut pas être gêné d’appuyer un peu plus sur la demande. Ça s’appelle aussi se tenir debout.

Ajout (lundi 27 août) :

Je reviens de lire un texte de Louis sur le même sujet et je ne peux qu’insérer ici le commentaire que j’ai laissé sur son blogue car je parle aussi de ma perplexité de ne pas avoir eu de commentaire à la suite de ce texte ici :

Je suis bien content de lire ce texte de Louis, car j’ai écrit et publié un texte sur mon blogue sur ce sujet et, bizarrement, je n’ai reçu aucun commentaire, bien que j’en reçoive au moins quelques-uns à chaque texte, en majorité. J’étais en train de me demander si mon propos était trop extrémiste, mais il rejoint tout à fait celui de Louis.

Je pense que mon propos se place surtout en contradiction avec la position de Christian R. (Rioux?) pour qui l’ouverture sur le monde passerait par l’obligation d’accepter au Québec des individus qui rejettent par choix notre langue, et qui serait donc une sorte de pont culturel. Ha ha! Désolé Christian, mais j’aimerais bien choisir quand ça me tente de pratiquer mon anglais… Donc, on pourrait appeler ça un pont obligé! Et pour construire un pont, il faut bien qu’il y ait un obstacle à franchir…

Travaillant dans le public, je n’ai pas le choix de répondre en anglais à un client qui m’aborde dans cette langue, alors ça serait bien le minimum que je puisse avoir le même traitement partout où que je sois, en tant que consommateur. Comme le dit bien Louis, cette pensée (fédéraliste?) est de l’à-plat-ventrisme; et je rajouterais que c’est de l’à-plat-ventrisme déguisé en dogme mondialisant, où le nationalisme est à la remorque du conformisme, de l’efficacité, des intérêts économiques, d’où la peur de s’affirmer pour ne pas nuire à la force du statu quo.

Et il y a la question du rapport de force avec l’anglais comme langue internationale qui nous oblige à renforcer les mécanismes de protection du français et d’une politique d’immigration qui préconise des individus francophones à la base ou avec le désir d’apprendre le français. J’irais encore plus loin : de bons résultats à un test de français de base (surtout à l’oral) devraient être conditionnels à l’acceptation d’un immigrant ici.

Si on veut se faire respecter, il faudra bien clarifier les choses à l’avance pour les immigrants. Sinon, je ne vois pas comment nous pourrons freiner le recul du français, surtout à Montréal.

Alors la grande question : est-ce que vous me trouvez extrémiste de penser qu’il faut cesser ce laisser-aller pour ce qui est de la question du français versus les immigrants non-francophones et les unilingues anglophones du Québec?

Si d’accorder une grande importance à ça est extrémiste, je l’accepterai comme telle…J’ai l’impression que juste le fait d’inscrire dans une phrase « immigrant non-francophone » et « unilingue anglophone » est blasphématoire…

Loi 104 : une torture?

Je viens de voir au Téléjournal l’histoire sur la loi 104 invalidée, et ça m’a vraiment retourné. Pour être plus explicite, cette loi empêchait « un moyen utilisé par certains parents pour envoyer leurs enfants à l’école anglaise, en dépit de la Charte » de la langue française. « Selon le jugement rédigé par le juge Allan R. Hilton et appuyé par le juge Pierre Dalphond, l’article en question est déclaré inopérant parce que contradictoire avec la Charte des droits. »

Je ne peux que féliciter le courage de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, quand même du Parti Libéral, qui portera la cause en Cour Suprême. À suivre. Car c’est bien la base de notre survie que la langue d’enseignement au Québec. Pour l’instant, cette décision est un recul énorme pour la survie du français et la cohésion sociale.

Excusez-moi, mais quand j’ai entendu cet immigrant pakistanais annoncer en souriant et en anglais qu’il était content de cette décision, ça m’a tordu le coeur. Nous sommes vraiment considérés comme un élément du folklore canadien pour certains immigrants, et de faire des efforts pour s’ouvrir à notre langue et notre culture serait la pire des tortures, semble-t-il.

En arrivant au Québec, le respect serait-il donc optionnel?

Ajout (Jeudi 23 août) :

Il y aura une marche dimanche prochain pour appuyer et souligner le 30ième anniversaire de la loi 101. Pour plus d’info, c’est ici. Je compte bien en reparler d’ici dimanche et compte bien y aller.

Un blogue pour toute la famille!

Je viens de voir ça sur Is this not what you expected to see?

Online Dating

Mingle2Online Dating

En testant, je me suis bien rendu compte que le programme travaille avec l’anglais… Les mots cochons français sont inoffensifs!

Mais je pense quand même que mon blogue a de la classe! Hé hé!

Oh! what a day!

J’ai passé une vraie belle journée aujourd’hui, et surtout bien dormi hier… Ma douce ne filait pas doux cette dernière nuit : elle se tordait, gémissait, frappait sur le lit comme un lutteur en douleur! Son bedon ne filait pas bien bien. Après une matinée à avoir peur à répétition, à midi, notre choix s’est porté sur l’hôpital, étant donné ses heures d’ouverture infinies, au cas.

Nous avons entre autres, pendant 10 heures et demie, réinventé le système de santé, remis les priorités à la bonne place, fait un peu de social, un peu beaucoup diffamé sur Charest et Couillard avec leur foutu parti qui proclamait ce refrain comme une mouche très agaçante : « Notre priorité, c’est la santé! » Avec notre nouvelle amie qui avait attendu presque deux jours pour obtenir des papiers et des résultats, nous avons fait le tour de nos bobos personnels, et même de quelques bobos collectifs pour passer le temps.

Après que notre amie ait finalement passé devant le doc et que nous nous soyons fait quelques adieux, une autre dame est arrivée pour venir rejoindre sa mère qui s’était blessée à l’épaule. Nous avons échangé quelques mots sympathiques, ri ensemble après qu’une adolescente ait monté sur ses grands chevaux, sûrement parce qu’il y avait trop d’attente à son goût… Ensuite, le mari de la dame est arrivé avec ses deux enfants. Ils s’appelaient Michael et Ryan! Ma douce s’est approché de moi pour me le faire remarquer dans l’oreille, j’avais déjà remarqué : on trouve ça bien drôle les Québécois francophones qui choisissent des noms anglophones pour leurs enfants… si j’étais méchant, j’irais jusqu’à qualifier ça de pathétique… Détrompez-vous, ça ne les a pas rendus plus méchant, ni nous non plus : après notre passage devant la toute jeune doc (qui ne nous a pas appris grand-chose de plus que ce que les tests sanguins vont nous fournir s’il y a quelque chose de suspect), nous nous sommes salués respectueusement et souhaité bonne chance pour l’avenir. J’espère que ces prénoms anglophones apporteront plein de succès à ces enfants, donc une retraite dorée aux parents!

Dehors, en attendant notre taxi pour le retour, il y avait des policiers qui semblaient avoir été avertis par un gardien de sécurité de l’hôpital quant à un vagabond, un gars au début de la trentaine que nous avions remarqué et qui discutait en anglais avec un autre, le père ou le chum de la mère d’une patiente (et le mot est faible…). Les policiers se dirigent vers le gars en question et s’adressent à lui en français et il répond, d’un ton très condescendant :

I don’t speak french.

Le policier lui demande quel est son nom et il répond :

Ray…

Le policier répète sa question pour qu’il lui donne au complet et l’autre ajoute :

Raymond. Raymond Robichaud.

Je me suis retenu pour ne pas éclater de rire! Pendant que je ricanais dans ma barbe et que je tournais le dos pour ne pas que le gars me voit la face contorsionnée, j’écoutais la conversation et il expliquait qu’il venait de Toronto et qu’il était en voyage à Montréal. Le taxi est arrivé et, après avoir refermé la porte, je me suis permis de rire un bon coup.

Raymond Robichaud!


Nethique.info

Finaliste Grands Prix AJIQ catégorie Illustration éditoriale

Catégorie : Illustration éditoriale

Fier collaborateur de…

Infoman
Reflet de Société

Babillages (Twitter)

Erreur : veuillez vous assurer que le compte Twitter est public.

Un sous à la fois!

RSS Billets choisis de mon agrégateur (blogoliste dans la bannière)

  • Erreur, le flux RSS est probablement en panne. Essayez plus tard.

Archives

copyleft

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Catégories

Statistiques (depuis 01/01/2008)

  • 632 780 hits

RSS Art

  • Incidence
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/
  • Barack Obama + Hillary Clinton = Scarlett Johansson!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Oui, oui, je sais, quel drôle de titre… C’est que je suis tombé tantôt sur un billet de Benoit Descary qui pointe un nouveau service de recherche d’images similaires nommé GazoPa. Étant donné que je me suis déjà fait piquer une image, je me suis amusé à essayer les […]
  • Quelques images en passant…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Pour avoir la tête dans le cul, je l’ai quand même un peu. Je suis encore légèrement enrhumé (la petite a ramenée ça de la garderie), pas grippé de l’ah! (contrairement au blogueur qui tient Le Gros BS). J’avais trouvé cette photo naguère sur le blogue de Mazzaroth et […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Monsieur l’articide,
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ À la suite de mon billet précédent, on m’a pointé un texte d’un auteur qu’un certain Pierre Côté considère comme étant « Le plus grand auteur québécois de sa génération » (découvert via @patdion), soit Carl Bergeron. Chacun a droit à son opinion, mais de mon côté, je n’ai pas hésité […] […]

RSS Critiques

  • André Sauvé : un monde fou!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Hier soir, je suis allé voir le spectacle d’André Sauvé avec, je vous avoue, un préjugé défavorable, bien qu’à la base j’aime beaucoup cet humoriste. C’est que j’ai pas mal vu de ses sketches sur le web, à la télé et ses « chroniques » à 3600 secondes d’extase, et j’avais […] […]
  • Autour de Nipi
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Tant qu’à être dans la poésie, continuons! De Claude Péloquin, je ne connais pratiquement rien, sauf bien sûr sa chanson ultra connue : Lindberg; et son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez. ». J’ai bien dû lire sans trop m’en rendre compte […] […]
  • Questions nationales : impressions et réactions
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ J’aimerais revenir sur ma soirée d’hier au cinéma Quartier Latin où j’ai assisté au visionnement du film « Questions nationales », en compagnie du blogueur Lutopium. De visu, j’ai pu remarquer la présence de Pauline Marois, Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Françoise David, Pierre Dubuc, Michel David, […]
  • Questions nationales : un film utile
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Le projet, qui germe, meurt et regerme depuis les années 70, s’est concrétisé hier soir par une première au Festival des films du monde. Dans une salle comble, où se trouvaient entre autres les chefs des partis souverainistes, j’y étais, question de goûter à « Questions nationales », ce […] […]
  • Mauvais Oeil
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ La poussière est retombée, on respire par le nez, je vais donc pouvoir revenir sur le cas Pascal-Pierre Fradette. Hier, mon sixième sens me disait qu’il fallait que je google son nom et je suis tombé sur son nouveau projet : Mauvais Oeil. Je me souvenais d’un de ses […]

RSS Culture

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Questions nationales : impressions et réactions
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ J’aimerais revenir sur ma soirée d’hier au cinéma Quartier Latin où j’ai assisté au visionnement du film « Questions nationales », en compagnie du blogueur Lutopium. De visu, j’ai pu remarquer la présence de Pauline Marois, Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Françoise David, Pierre Dubuc, Michel David, […]
  • Questions nationales : un film utile
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Le projet, qui germe, meurt et regerme depuis les années 70, s’est concrétisé hier soir par une première au Festival des films du monde. Dans une salle comble, où se trouvaient entre autres les chefs des partis souverainistes, j’y étais, question de goûter à « Questions nationales », ce […] […]

RSS Humanisme

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’endoctrinement, l’éthique, la culture et la religion
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je me souviens avoir déjà pris la défense du cours d’éthique et de culture religieuse. Je le voyais comme une bonne manière de sortir la religion de l’école en l’incluant dans l’Histoire (globale), par la mise en contexte. Il semble que ce soit plutôt le contraire. La religion, avec […] […]
  • Prix à la consommation : comme une odeur de prise d’otage
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Il y a de ces choses qu’on sait, mais quand on se les refait remettre en pleine face, elles puent. C’est ce qui m’est arrivé quand […]
  • Ce n’est pas la nature qu’il faut sauver, c’est nous!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Après tout ce bleu, étourdissant pour certains, sombre pour d’autres, en attendant le rouge noyé sous la pizza et la bière des déménagements, il serait bon de retourner à la réalité. Une de celles-là, c’est que les contaminants qui nous entourent diminuent « l’écart de poids à la naissance […] […]
  • Né pour un grand pain (les osties, c’est pas assez…)
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Vous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter [… […]

RSS Littérature

  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Ce que je n’ai pas encore pu dire au sujet de Nelly
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au figuré, je me mords les doigts presque au sang depuis mon petit billet d’humeur suite à la mort de Nelly Arcan. Attendre que la poussière retombe pour être certain de ne pas me précipiter stupidement dans le regret. Mais en même temps, comme le souligne bien justement Christian […]
  • Autour de Nipi
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Tant qu’à être dans la poésie, continuons! De Claude Péloquin, je ne connais pratiquement rien, sauf bien sûr sa chanson ultra connue : Lindberg; et son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez. ». J’ai bien dû lire sans trop m’en rendre compte […] […]
  • Un foutu beau débordement de singularité
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite […]
  • Le luxe du temps
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Bon, voilà, j’ai publié aujourd’hui mon dernier billet sur Blogosphère. Cette collaboration me grugeait du temps comme c’est pas possible! Je pouvais passer trois heures par jour à scruter mon agrégateur pour suivre ce qui se passait dans la blogosphère; et trois heures, c’est conservateur comme chiffre […]

RSS Musique

  • Pourquoi les gens sont gaga de la Lady?
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ À la fin de son billet « Le filon pop et les archétypes de certitude », Jean-Simon DesRochers pose une question qui attire une réponse de ma part : Et puisque je m’interroge sur la pop; quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi Lady Gaga fait un tel tabac? N’étant pas totalement idiot, […] […]
  • Blogue-notes
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Au menu, quelques notices qui pourront sûrement vous intéresser. Premièrement, question de réagir virtuellement à la corruption en cours depuis trop longtemps, il est possible de s’inscrire au groupe Facebook « http://www.nonalacorruption.com/ » et aussi de signer la pétition en ligne. Commentaire […]
  • Pour en finir avec le lipdub, entre autres…
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Un certain David Descôteaux (affilié à l’IEDM : un organisme de charité, soit dit en passant!), est venu me spécifier voilà quelque temps (à la suite d’un vieux billet, « La peur d’Anne Dorval ») qu’il a signé une chronique dans le journal Métro et que ça devrait m’intéresser. Si […] […]
  • Un pied dans le dubstep
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Même si je suis DJ, c’est très rare que je parle musique ici. C’est mon monde parallèle. Mais je vais déroger à cette habitude. C’est qu’hier je me suis rendu en compagnie d’un compagnon de travail au Piknik électronique pour entendre deux DJ d’Angleterre : Skream et Benga. Ils […] […]
  • Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!
    Visitez mon nouveau blogue : http://renartleveille.com/ Il va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hie […]

RSS Philosophie

  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Un dinosaure dans la blogosphère
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre comment […]
  • Sur le nationalisme
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je regrette qu’il n’existe pas en français de mot pour désigner l’attachement que l’on peut ressentir pour le lieu où nous vivons notre enfance, entouré de gens qui nous aiment et qu’on aime — et pourvu que notre enfance ait été heureuse. Mais si vous retirez du nationalisme cet […] […]
  • Ne bouge surtout pas!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Je suis tombé sur cette photo la semaine dernière. Elle m’a troublé. Au-delà de la confiance aveugle, j’y vois une allégorie de notre condition sociétale. Les […]