En bons points… ô baise!

Voilà quelques jours, Noisette Sociale a créé tout un émoi avec un billet où elle discutait de l’obésité. J’y ai mis mon grain de sel en pointant le problème global du train de vie occidental où la dépense d’énergie n’est pas proportionnelle à la quantité de nourriture ingérée. Cela et le gaspillage en temps, en argent et en énergie.

J’ai ajouté : « Mais c’est certain que ce discours est très culpabilisant et je suis le premier à me sentir coupable, avec mes quinze livres de trop… Et je sais tout à fait que c’est mon rythme de vie qui en est la cause et qu’il faudrait donc que je coupe dans mes portions pour être en phase avec ce que mon corps à besoin. Pas besoin de dire que c’est très difficile de changer ses habitudes à ce point. »

J’y reviens, car j’ai le goût d’ajouter que la culpabilité et l’orgueil sont de bons moteurs de changement. La dernière fois que je suis allé voir mon ami L’équilibriste, il m’a un peu taquiné par rapport à mon poids : j’avais le goût de me défendre avec le fait que j’ai arrêté de fumer et que lui non, mais je me la suis fermé (ou plutôt j’ai dû rétorquer quelque chose de comique), parce que je sais que ce genre de pique me remet la réalité en pleine face, que ça va me travailler, que si je ne fais pas attention aujourd’hui, demain je vais trouver ça dur…

Tiens, ça me fait penser à la cigarette, justement. C’est pour moi assez connexe comme problématique. J’ai accueilli la nouvelle de l’interdiction de fumer dans les bars comme une bénédiction. Et toute la pression sociale qui pesait sur les fumeurs me plaisait aussi, car je savais que c’était pour moi des mesures incitatives de plus pour m’aider à réussir d’arrêter cette foutue habitude qui me pourrissait la vie. Dans ce temps-là, et encore aujourd’hui, je ne comprenais pas ceux qui se complaisaient avec acharnement et fierté dans cette culture du tabagisme, montée de toutes pièces par les magnats de l’industrie de la boucane légale, et qui regrettent le bon vieux temps où ça sentait la mort partout, puisque plus de la moitié des gens fumaient. Comment se sortir de quelque chose quand nous en sommes subjugués?

Ce qui est beaucoup ressortit dans les nombreux commentaires à la suite du billet de Noisette, c’est qu’il faut se sentir bien dans sa peau. Je suis bien d’accord, mais comme incitatif au changement ce n’est pas fort fort, il faut se l’avouer. J’aimerais alors analyser ici l’idée de se sentir bien dans sa peau plus amplement. Si « manger » ses émotions est la cause d’un surplus de poids, est-ce qu’on peu dire que la quête d’être « bien dans sa peau » devrait plutôt passer par un travail sur le pourquoi du lien entre l’émotion et la nourriture que par l’acceptation de soi dans un état de statu quo corporel? Si la cause du surpoids est de mauvaises habitudes et de trop grosses portions, pourquoi travailler à « se sentir bien dans sa peau » alors qu’il serait plus profitable de changer ses habitudes (j’allais écrire « plus facile », mais c’est faux, il n’y a rien de plus facile que le laisser-aller…)? Et « être bien dans sa peau », ne serait-ce pas seulement une expression fautive qui représente l’utopie d’être bien dans sa tête alors que l’extérieur nous rappelle notre différence et que notre corps ne se porte pas tout à fait bien?

J’aurai des réponses pragmatiques à ces questionnements : en somme, une recherche d’équilibre entre le repli sur soi et l’acceptation du regard des autres. Cela revient à l’harmonie, ou plutôt le va-et-vient, entre l’individu et la collectivité. Je ne crois pas que le mouvement social de culpabilisation ne soit tout à fait bon ni tout à fait mauvais. Il faut simplement savoir s’en servir à bon escient.

Je n’aime pas trop me donner en exemple, mais, même sachant que j’ai depuis toujours un physique avec tendance à l’embonpoint, il a toujours fallu que je reçoive une gifle à l’orgueil pour que je me reprenne en main!

Alors, le but de ce billet n’est pas de faire se sentir mal qui que ce soit, mais bien de mettre carte sur table, sans aucune méchanceté. À la suite de ça, vous pourrez clamer tout haut votre liberté de ne pas prendre en compte mon avis sur cette question qui semble devenir de plus en plus tabou, cela vous regarde. Et cela me sert encore plus amplement que vous ne pouvez le penser…

(Photo : caryndrexl)

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37 Responses to “En bons points… ô baise!”


  1. 1 Alcolo avril 29, 2008 à 1:45

    « en somme, une recherche d’équilibre entre le repli sur soi et l’acceptation du regard des autres.  »

    À moins que la somme des plis sur soi et leur acceptation nous fassent se foutre du regard des autres pour notre recherche d’équilibre! 😉

  2. 2 Blogue_l'Eponge avril 29, 2008 à 5:23

    Je suis d’accord avec toi, mais il reste que, même à travers le cheminement qui mène vers la perte de poids, il est important de garder à l’esprit une certaine zone de confort psychologique, au risque de tomber dans la dépression et autres comportements destructeurs. Je dis cela, parce que selon les morphologies, certaines personnes ne pourront jamais être « minces ». Dans mon cas, mon poids santé se situe quand même un peu au-dessus de 300 lbs, mais avec mon 1.90 mètre et ma musculature, ça relativise la question de poids. Et même lorsque j’aurai atteint ce poids « idéal » (j’y travaille, juré!), je devrai également travailler sur l’acceptation de mon apparence physique, puisque les différentes pressions sociales subies depuis mon enfance font que je me sens coupable d’avoir l’air de ce que je suis.

    En terminant, je voudrais ajouter que le problème « aujourd’hui » (lire : à notre époque) se situe autour de l’espèce de phobie collective du gras sous toutes ses formes. Je veux bien admettre que l’obésité est un problème social grave, mais reste qu’il y a une méchante marge de manoeuvre entre faire de l’embompoint et souffrir d’obésité. Et lorsque des études prétendent que le fait de se tenir avec des amis obèses (ou simplement gros?) augmente les chances de prendre du poids, je décroche tout simplement… Parce qu’au nombre de personnes stupides que j’ai croisé dans ma vie, je devrais techniquement être un crétin fini et, heureusement, ce n’est pas le cas!

  3. 3 Y-man avril 29, 2008 à 7:13

    dans le fond notre vie forme un tout, si on a un certain style de vie ou le look a son importance (sans être le seul fait important) le regard des autres vient nous affecter aussi un peu. De l’autre coté si nous priver de manger nous rend malheureux alors il faut trouver un juste équilibre entre le manger qui nous rend heureux, le poids qui fait que l’on a pas le goût de se cacher et le regard des autres qui ne fera pas que le notre baissera pour éviter leurs moqueries et ça varie d’un individu à l’autre
    Parce que le fait de vivre en société implique nécéssairement le rappel que les autres sont là, pour le meilleur ou pour le pire

  4. 4 lutopium avril 29, 2008 à 7:29

    Je me souviens plutôt d’un renart bien dans sa peau…

  5. 5 Mandoline avril 29, 2008 à 8:08

     »Et « être bien dans sa peau », ne serait-ce pas seulement une expression fautive qui représente l’utopie d’être bien dans sa tête alors que l’extérieur nous rappelle notre différence et que notre corps ne se porte pas tout à fait bien? », j’irais en ce sens…

    Et daccord aussi pour le laisser-aller, y’a rien de plus facile que ca, sauf que ca fait un bon mois à pédaler quand ces demoiselles sortent les petites jupettes et qu’on a à peine commencé à se remettre au rasoir! Le laisser-aller… Ca donne envie de faire un billet ca!

    Bonne journee Renart 🙂

  6. 6 Mandoline avril 29, 2008 à 8:13

    @ Alcolo :  »À moins que la somme des plis sur soi et leur acceptation nous fassent se foutre du regard des autres pour notre recherche d’équilibre! » J’l’aime bien celle-là ! Plis sur soi, plis en soi… Dur dur que de se fouttre véritablement du regard des autres… Quand ca sera fait, on sera probablement un beau paquet de plis réconfortants pour nos petits-enfants et d’une tout autre dimension pour tous ceux qui s’imaginent en être immunisés… Plus ca change plus c’est pareil!

  7. 7 Intellex avril 29, 2008 à 8:49

    …à moins que le regard de ces autres CONTEMPORAINS, j’ajouterais. Par rapport aux dictats sociaux actuels.

    Dans tout ce qui a été mis en place depuis le début des temps pour exercer une pression sociale, les seuls résultats probants sont au niveau d’une prise de conscience extérieure, d’une image perçue, du symbolique. La répression ne donne que le germe vers l’envie de tout foutre en l’air. Pour que véritablement il y ait une prise de conscience, autre que symbolique, bénéfique pour soi-même, il est impératif qu’elle vienne naturellement de soi. Pas des autres, pas du regard des autres, pas de la pression des autres, mais de soi.
    Autrement, ça ne fait que creuser un fossé entre sa propre représentation (être bien dans « sa » peau) et le miroir des autres (par rapport aux peaux des « autres »).

    De la prémisse #1, on peut tirer la conclusion que si, au départ, une personne est bien dans « sa » peau/ »sa » tête, elle n’aurait pas tendance à surcharger/souscharger son corps. Des squelettes jusqu’aux outremangeurs anonymes…
    On en revient au corps comme réflexion sociale, comme projection de notre statut social. Et ça, ça m’emmerde.
    L’utopie la plus agréable pour moi serait sans doute de croire que comme Neo dans la Matrix, on aurait pris la pilule rouge.

    Ce genre de réflexion, ils ont ça, les Papous de Nouvelle-Guinée ?
    Allez, je vous laisse, je pars chez mon psy.
    😉

  8. 8 ND avril 29, 2008 à 9:04

    Pas évident d’être bien dans sa peau quand on manque d’énergie…

    J’ai perdu beaucoup de poids. 52 livres en un an. Je suis passée de presque obèse à plein centre de mon poids santé. Puis, deux ans plus tard, je suis tombée enceinte à nouveau et j’ai repris 50 lbs. Il m’en reste un peu plus de 20 à perdre, encore…

    Ce qui m’a frappé le plus, ça a été la différence dans mon niveau d’énergie. Quand je suis grosse, je me sens patate. Zéro énergie. Ça prend un effort psychologique surhumain pour me lever et faire de l’exercice. Quand j’ai pris conscience de mon alimentation et que j’ai décidé de m’attaquer à mes portions, et que j’ai fait cet effort de sortir de mon sofa (j’ai dû me battre contre moi-même pour éteindre la télé…), l’énergie est arrivée. J’en avais tellement que je ne savais plus quoi en faire. Même avec mes 20 lbs de surplus maintenant, le fait de bouger me donne l’énergie nécessaire pour me sentir bien dans ma peau. Même si je suis tannée de traîner une bédaine et des hanches, je peux dire que je me sens « bien dans ma peau ». C’est peut-être les endorphines de ma séance intensive d’aikido combinées aux antioxydants dans la tasse de raisins que j’ai bouffé après la pratique, ou c’est peut-être le fait que mon sang circule mieux dans mon corps et oxygène mieux mon cerveau… j’sais pas. Mais d’expérience, l’activité, même celle qui ne fait pas perdre de poids, ça aide à l’estime de soi.

    Je ne peux pas parler de la cigarette, je n’en ai jamais fumé, mais je peux imaginer que ça ne doit pas aider à l’estime de soi, parce que quand on a du mal à respirer en grimpant des escaliers, ce n’est pas évident de se trouver « hot »…

  9. 9 Modotcom avril 29, 2008 à 9:18

    Renart : éclairé comme toujours. Je viens de lire le billet en question, par Noisette Sociale qui critique notamment que les minces reprochent aux moins minces des gestes qu’ils commettent eux-mêmes. Matière à réfléchir. Renart encore : les incitatifs. Je crois que le laisser-allez dans certains cas gagne à être encadré : l’interdiction de fumer dans les endroits publics a créé plus d’un ex-fumeur, dont je compte fièrement maintenant depuis 5 ans. Intellex : bien sûr, vous avez raison. Bien dans « sa » peau ou dans celle des autres : un autre incitatif, le regard des autres. Oui, oui, en société, cela existe et est omniprésent. Croyez-le ou non, le regard des autres a le pouvoir de gonfler ou crever un ego, particulièrement puissant dans les matinées d’incertitude ou de grouillements dans l’estomac… Malheureusement, il en est ainsi. Bien sûr, si on démarre en étant bien dans sa peau, l’énergie est meilleure mais je ne crois pas que l’on soit imperméable au jugement des autres. Bonne journée à tous.

  10. 10 renartleveille avril 29, 2008 à 11:03

    Alcolo,

    hé hé!

    Blogue l’éponge,

    « il est important de garder à l’esprit une certaine zone de confort psychologique, »

    je suis tout à fait d’accord. Et le but du billet n’était pas non plus de prôner un malheur thérapeutique pour les personnes en surpoids… loin de là!

    Je crois juste que le travail sur soi est parallèle au travail par rapport au poids, enfin il devrait, sinon il y a risque de dérape!

    Y-Man,

    oui, séparer le grain de l’ivraie… 😉

    Lutopium,

    ah! je suis très bien dans ma peau, effectivement, mais j’ai 15 livres à perdre, pour ne pas avoir à en perdre 20, 25, 30, etc. plus tard… Je sais que c’est difficile 15, alors plus c’est terrible! Je peux t’avouer que ça me chicote beaucoup depuis quelque temps, mon linge commence à être serré, j’ai vu que mon père a perdu un peu de poids depuis qu’il a changé quelques petites habitudes, et je me fais dire de plus en plus par les gens autour de moi que j’ai engraissé…

    Mandoline,

    eh! oui, les jeunes qui l’ont facile… je devais bien manger le double de ce que je mange aujourd’hui dans la vingtaine et j’étais toujours mince… Une carrosserie plus capricieuse demande plus de bons soins…

    Intellex,

    je ne parle surtout pas ici des « dictats sociaux actuels », de la maigreur, de la musculature aux bonnes places, des gonflements chirurgicaux, ni rien qui pourrait ressembler à ça, c’est vraiment une autre question!

    « Pour que véritablement il y ait une prise de conscience, autre que symbolique, bénéfique pour soi-même, il est impératif qu’elle vienne naturellement de soi. »

    Là, nous ne sommes vraiment pas sur la même longueur d’onde… Et je l’explique assez bien avec mon billet. L’orgueil est relié au regard de l’autre. Notre psychologie tout autant. Nous sommes des animaux sociaux. Nous sommes en réaction avec l’extérieur. Et je crois que l’obésité est parfois une forme de repli sur soi, une carapace subconsciente. Alors, je trouve assez dangereux le discours sur « se sentir bien dans sa peau » s’il n’est qu’une manière détournée de se débarrasser du problème, et personnel, et collectif.

    « De la prémisse #1, on peut tirer la conclusion que si, au départ, une personne est bien dans “sa” peau/”sa” tête, elle n’aurait pas tendance à surcharger/souscharger son corps. Des squelettes jusqu’aux outremangeurs anonymes… »

    Voilà!

    Mais :

    « On en revient au corps comme réflexion sociale, comme projection de notre statut social. Et ça, ça m’emmerde. »

    Je ne crois pas tellement qu’il y ait tant un lien à faire avec le statut social, il y a des gros, des minces, dans toutes les couches de la société…

    ND,

    bon exemple ça!

    Modotcom,

    ce commentaire me fait penser à la différence entre les railleries, qui viennent de « connaissances » un peu ou très stupides, et les commentaires d’amis qui le font pour notre bien. Pour n’avoir seulement fait que de l’embonpoint dans ma vie, je me demande bien comment ça se passe pour les gens obèses, ou mêmes obèses morbides.

  11. 11 Nicole avril 29, 2008 à 11:06

    «…c’est qu’il faut se sentir bien dans sa peau. Je suis bien d’accord, mais comme incitatif au changement ce n’est pas fort fort, il faut se l’avouer.»

    Exact. Mais. Il faudrait aussi tenir compte de tous les autres facteurs. L’obésité, le surpoids, bien que l’inactivité et l’alimentation inadéquate en soient toujours CERTAINES causes, il faut aussi penser à celles qui ont un trouble thyroïdien, celles qui doivent prendre à vie une médication qui leur sauve la vie mais qui, du même coup, leur fait prendre plus de place dans une société qui ne veut pas d’elles si elles sont grosses… Je fais partie de celles-ci. Et je ne tente pas d’excuser quoi que ce soit, mais avant d’en arriver à prendre les mesures pour mincir, j’ai jugé plus important de faire le ménage dans ma tête.
    Je considère aussi qu’être bien dans sa peau, même si ce n’est pas un incitatif, est un élément indispensable à une démarche saine de perte de poids. Parce qu’autrement, on fera des régimes à répétition pour : ne plus être jugée; se conformer à la norme imposée par la société qui, elle, est fortement influencée par les médias; plaire aux autres; se dire qu’on sera plus belle quand on aura perdu. Et si, une fois les 50, 60, 100 livres perdues, le problème qui faisait qu’on n’était pas bien dans sa peau à ce moment-là subsistait encore? On chercherait une autre cause et on se lancerait dans une autre dépendance.
    Alors qu’être bien dans sa peau, peu importe le format, nous mène à faire des choix pour les bonnes raisons et poser des gestes qui ne mettront pas en péril notre santé, physique et mentale. (Je pense ici aux régimes miracles qui promettent une perte de 50 livres en 50 jours…) Et puis, autant dire les choses comme elles sont : perdre du poids, surtout quand on en an beaucoup à perdre, c’est long. Et être mal dans sa peau et malheureuse n’y changera rien. Pourquoi alors ne pas renverser la vapeur, s’accepter et être bien ? Le processus ne sera pas moins long, mais il risque d’être beaucoup moins pénible.

  12. 12 Noisette Sociale avril 29, 2008 à 12:10

    Salut Renart!

    Un peu en retard, j’étais pas mal occupée ce matin!

    Bon, pour l’essentiel, je suis d’accord avec ton texte. Il est vrai que le débat qui est très d’actualité sur l’obésité a servi de coup de pied dans le derrière à plusieurs personnes et pour le mieux.

    Tu as raison quand tu dis que la culpabilisation et l’orgueil peuvent certainement contribuer à ce coup de pied au derrière.

    Cependant, en ce qui me concerne, être consciente de mon surpoids n’entre pas en conflit avec l’acceptation de soi. Je sais que je ne retrouverai pas mon 130 livres d’ici peu. Et probablement même que je ne le retrouverai jamais. J’essaie d’adopter des habitudes de vie plus saines et je suis consciente que j’ai encore beaucoup de chemin à faire.

    Si la prévention et le fait de montrer le problème du doigt sont très pertinents à l’heure actuelle, il n’en est rien de l’ostracisation dont les personnes obèses souffrent actuellement et des accusations gratuites, des commentaires méchants. Ça vaut pour l’obésité et pour toutes les autres formes de discrimination.

    On lâche pas 🙂

  13. 13 Reblochon avril 29, 2008 à 12:20

    La majorité des gros le sont à cause d’un trouble comportemental souvent heriditaire. Alors les troubles thyroïdiens et autres maladies ont peut les oublier dans notre lutte à l’obesité, c’est negligeable.

    Suffit d’aller à la sortie des ecoles. Reperez un enfant obese, suivez-le et vous tomberez 90% du temps sur un parent obese ! Donc il y a un mot qui me vient à l’esprit : education.

  14. 14 Nicole avril 29, 2008 à 12:34

    Reblochon : ma mère n’est pas grosse, ni mon frère, ni ma soeur. Mon fils, pour sa part, est grand et fort, mais pas gros ni même gras. Quant à moi, avant ma dépression majeure, je ne l’étais pas non plus. On pourrait débattre longtemps de pourquoi ci et pourquoi ça, mais moi je sais ce que je sais. Alors les affirmations généralisées, s’il vous plaît…

  15. 15 Eric Bondo avril 29, 2008 à 13:23

    Aïe aïe aïe, quel sujet délicat. J’userai donc de délicatesse.

    Le premier *&? »/&?$ de problème, c’est une société du prêt à penser. Tout le monde se fait dire ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, ce qui est beau, ce qui est bien. Et qui nous dicte, plus que tout autre chose, de bouffer. 2 pubs sur 3 veulent nous donner l’eau à la bouche! C’est l’empoisonnement de l’esprit. Si vous voulez avoir l’espoir d’être bien avec vous même, lâchez la télé, écoutez la radio, lisez des livres, pas de photos retouchées por favor.

    Et d’un autre côté, l’empoisonnement du corps : dans la bouffe, les emballages de bouffe, l’air, l’eau, les produits nettoyants et autres produits de la vie courante, les plats de plastique, les sacs en plastiques, les méga-dépotoirs à 1km de la ville d’où émanent toutes sortes de gaz, des ondes à micro-ondes qui sortent de partout, des murs, des toits, du téléphone sans fil. Du poison, en veux-tu, en v’la. On fait même des mélanges que personnes n’a jamais pensé expérimenter. Ça se ramasse même dans les bouteilles d’eau-de-robinet-que-tout-le-monde-pense-que-c’est-de-l’eau-de-source. Jusqu’à 56 produits pharmaceutiques dans l’eau, plus de 200 000 composés chimiques qui se retrouvent en présence les uns des autres uun peu partout, etc.

    Difficile de se surprendre de l’augmentation de l’obésité « pathologique », comme de l’augmentation des coûts de santé.

    Ainsi, on ne s’en sort pas vraiment. D’un côté on vous empoisonne la cervelle en vous suggérant constamment de vous nourrir. D’un autre côté on vous empoisonne le corps, créant toutes sortes de problèmes qui rendent la relation avec la bouffe très complexe.

    Le problème, c’est qu’on s’attaque toujours aux effets, non aux causes. Notre système est une grosse roue qui tourne et qui se nourrit d’elle-même par des sacrifices humains en tout genre. Personne ne sait ce qui se passerait si on tentait de l’arrêter, mais les apôtres de la terreur sont là pour nous donner leur version apocalyptique d’une telle tentative. Pourtant, plus la roue tourne vite, plus elle sacrifie du monde (chômage, maladie, famine, guerre), et plus elle sacrifie du monde, plus elle tourne vite.

    Le monde est une saucisse Schneider.

  16. 16 renartleveille avril 29, 2008 à 13:36

    Nicole,

    bienvenue ici! 😉

    Je connais bien sûr ces troubles… la femme à mon père est dans ce cas, je crois, en plus d’avoir à prendre des médicaments qui la font grossir, elle qui a toujours été même trop maigre dans sa vie.

    Alors oui, je suis d’accord pour dire aussi à Reblochon de faire attention avec la généralisation… même s’il a partiellement raison : il y a quand même des familles qui se complaisent dans la rondeur…

    Noisette Sociale,

    super, on se comprend tout à fait!

    Eric Bondo,

    effectivement, il est dans l’intérêt des multinationales de rendre le plus possible de gens obèses, car la bouffe c’est aussi un produit de consommation. Et on pense aux autres multinationales qui voient l’avenir avec optimisme devant les profits qu’ils feront grâce aux contrecoups que cela occasionnera : médicaments pour régler les problèmes de santés; programmes d’entraînement, de diètes ou produits minceurs pour régler les problèmes d’estime de soi; modification des infrastructures (contrats donnés à des entreprises privées, bien sûr) pour accommoder de plus en plus de gens en surpoids, etc.

  17. 17 Noisette Sociale avril 29, 2008 à 13:56

    Je reviens pour applaudir Éric Bondo. 😀

  18. 18 Anarcho-pragmatiste avril 29, 2008 à 16:41

    Quel titre!

    À part l’égoïne (dont la présence est légitime), c’est une belle photo!

  19. 19 Anarcho-pragmatiste avril 29, 2008 à 16:59

    Je comprends que la génétique joue un certain rôle dans le métabolisme mais les deux principales causes de l’obésité sont, dans l’ordre, le manque d’activité physique (le plus important) et l’abus de malbouffe (surtout l’abus de glucides). Donc, la quasi-totalité des obèses, comme moi, sont responsables de leur problème (sauf pour une minorité d’obèses morbides).

    Par contre, cela ne justifie pas cette ostracisation.

  20. 20 Anarcho-pragmatiste avril 29, 2008 à 17:06

    @Renart

    À part la réglementation anti-fumeurs-dans-les-bars, ton billet est excellent!

  21. 21 Anarcho-pragmatiste avril 29, 2008 à 17:11

    Excellent commentaire Reblochon!

  22. 22 renartleveille avril 29, 2008 à 17:31

    « la réglementation anti-fumeurs-dans-les-bars »

    il reste que c’est ÇA qui m’a encouragé le plus à arrêter de fumer. Je suis certain que c’est le cas de beaucoup de monde. Dans ce cas, eh! bien je dit : Vive l’État! 😉

  23. 23 Safwan avril 29, 2008 à 17:36

    1. Si « manger » ses émotions est la cause d’un surplus de poids, est-ce qu’on peu dire que la quête d’être « bien dans sa peau » devrait plutôt passer par un travail sur le pourquoi du lien entre l’émotion et la nourriture que par l’acceptation de soi dans un état de statu quo corporel? Oui!
    2. Si la cause du surpoids est de mauvaises habitudes et de trop grosses portions, pourquoi travailler à « se sentir bien dans sa peau » alors qu’il serait plus profitable de changer ses habitudes (j’allais écrire « plus facile », mais c’est faux, il n’y a rien de plus facile que le laisser-aller…)? Re-oui!
    3. Et « être bien dans sa peau », ne serait-ce pas seulement une expression fautive qui représente l’utopie d’être bien dans sa tête alors que l’extérieur nous rappelle notre différence et que notre corps ne se porte pas tout à fait bien? Rere-oui!
    Selon moi, et je suis loin d’être sociologue, le grand paradoxe occidental en ce qui concerne l’obésité, en ce moment, c’est l’écart immense entre les corps représentés dans les domaines de la mode, de la pub, des médias en général et le corps de l’occidental moyen, de plus en plus gros à en croire les statistiques sur l’obésité. Aux États-Unis, c’est pire qu’ici, mais notre moyenne au bâton augmente et ce n’est pas pour le mieux. Cet écart, je crois, en décourage certains à se prendre en main: le «standard» est beaucoup trop irréaliste.
    En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu à lutter avec mon poids. Cela ne m’empêche pas de bien manger. Je crois qu’il faut bien manger pour être en santé et non dans le but de maintenir son poid. Sinon, j’estime que l’on fait fausse route et que la «rechute» dans la malbouffe nous guette.

  24. 24 renartleveille avril 29, 2008 à 17:54

    Safwan,

    et si le fait de cet écart était justement pour décourager de plus en plus les gens, étant donné l’inatteignable des canons de beauté?

  25. 25 Reblochon avril 29, 2008 à 18:17

    Qui a lu que je generalisais que je lui achete des lunettes ? Je parle d’un des cas les plus grave, l’obesité chez les jeunes qui est rarement le cas d’une maladie. C’est comportemental, pas que les gens se complaisent dans leurs rondeurs, mais que bien souvent ils n’ont pas eu l’education que tout parent devrait recevoir quant à l’alimentation de leur gamin. Je passerai sous silence les concours de matante qui font la course aux premiers bebes qui mangera du solide ou des cereales dans son biberon!

    L’amerique du nord, ce n’est pas qu’une culture de char…

    Les adultes, ca ne m’interesse pas. La plupart sont des cas perdus. C’est encore plus dur de changer les mentalités culinaires d’une personne que de faire arreter un fumeur. De plus ceux qui font l’effort de vouloir changer, et j’eprouve beaucoup de respect devant ce courage car il en faut, font souvent des regimes peu ou pas adapté et ne font qu’empirer leur etat de santé. Et nous tairons les simplets qui pensent faire un petit effort en prenant du « light » plutot que du regulier. Aussi con qu’un fumeur qui pense se soigner en fumant des lights ! Mais bon, allez dire ca à un gros… ca passe mal. Sale con de fumeur on peut, sale con de polueur aussi, mais pour l’autre categorie… ca ne passe pas forcement, meme quand dans certains cas, ca releve effectivement de la betise crasse.

    Y en a qui ne supporte pas ceux qui enfument les autres, meme quand ces gens ne sont pas reellement fautif (culture, société, education, …), car vous savez on peut trouver des excuses pour tout le monde sur cette planete… et ca commence à me peser sur le haricot. Moi ce sont ceux qui bouffent comme quatre et ensuite me pourrisse la vie dans les transports, dans les hopitaux, … On a parlé de faire payer les fumeurs… pourquoi pas les gros ?

    Bon moi aussi je suis malade. Je suis un gros con. Va-t-on me comprendre et me pardonner ? Parce que je connais peu de gens qui aient de l’empathie pour mon cas. Et pourtant j’essaye de me soigner, la preuve je lis Renart.

    Pour finir je pourrais sortir l’excuse qui pardonne tout … j’ai des amis gros.

    Alors peut-on parler de tout ?

  26. 26 renartleveille avril 29, 2008 à 19:58

    Reblochon,

    « vous tomberez 90% du temps sur un parent obese ! »

    90%… c’est un peu fort… mais c’est vrai que si vraiment tu ne pointes que les enfants obèses…

    « Alors peut-on parler de tout ? »

    Oui, le plus possible et surtout, le mieux possible.

    En écrivant ce billet, sur un sujet difficile, c’est réellement le but que je me suis donné.

  27. 27 Safwan avril 29, 2008 à 20:45

    C’est ce que je voulais écrire. Désolée si ce n’était pas clair :-S

  28. 28 Reblochon avril 29, 2008 à 21:02

    Tu serais surpris comme le comportement familial, plus que le culturel et social peut etre un facteur determinant chez l’obesité d’un enfant ! Au conseil d’etablissement, le sujet est souvent soulevé ; jusqu’où peut-on se permettre d’aller dans l’education sans empieter sur la vie privée de gens. On voit des cas hallucinants et c’est flagrant que les parents sont responsables soit par manque d’education ou de lucidité, soit par demission de leur role. Mais que veux-tu que l’on fasse ? De la repression ? C’est l’enfant qui va ecoper en bout de ligne. L’information ne marche pas, on se fait envoyer promener, ils sont etanches et aveugles. C’est desesperant. Et comme les jeunes sont de plus en plus informés des problemes de l’obesité, ca fait un paquet de gamins qui se moquent de leur camarade obese et un donc un paquet d’obeses qui sont mals dans leur peau. Youpi… un cercle vicieux… parce qu’apres ils bouffent leur angoisse comme on dit en psychologie et donc engraissent encore plus.

  29. 29 La Belette lachinoise avril 29, 2008 à 21:07

    Il faut comprendre que nos parents (j’ai 52 ans) ont vécu la Crise et que c’était pour eux une source de fierté de nourrir abondamment leur famille.

    Pour la femme au foyer ça peut devenir aussi une question d’orgueuil que les gnes trouvent bon ce qu’elle prépare, surtout si c’est sa seule réalisation dans la vie.

    Moi j’ai connu le chômage, les banques alimentaires, l’abandon affectif, la violence conjugale… Quand on a connu la faim, la solitude, le boutte de la marde, remplir l’assiette est une façon de célébrer, de se remonter, de se donner de la force, de se rassurer… pour combler se vide intérieur de la personne dénigrée sans arrêt qui n’a ni crédibilité, ni pouvoir de décision, ni amour.

    Et avec les diètes débiles que j’ai suivies à 21 ans (800 calories par jour!), mon métabolisme est en état de famine permanente et stocke tout ce que je mange.

  30. 30 La Belette lachinoise avril 29, 2008 à 21:10

    Quand tu ne t’aimes pas et que personne ne t’aime, c’est facile de tomber là-dedans. Encore beau que je ne sois pas tombée dans l’anorexie ou la boulimie. Je mange bien, mais mes portions sont trop grosses en ce moment. Je saute des repas parce que je travaille trop (pas le temps de faire du sport et avec mon dos c’est quasiment impossible anyway) ou que je suis trop stressée pour manger.

  31. 31 La Belette lachinoise avril 29, 2008 à 21:12

    La Crise et le rationnement durant la guerre!

  32. 32 La Belette lachinoise avril 29, 2008 à 21:15

    Et la sacro-sainte restriction contre le «gaspillage». Ben oui, je vais me donner un infarctus pour manger tes maudites patates pilées au beurre la belle-mère.

  33. 33 renartleveille avril 29, 2008 à 22:33

    Safwan,

    ben oui, j’ai compris! 😉

    Reblochon et La Belette,

    on n’en sort pas…

  34. 34 Reblochon avril 29, 2008 à 22:44

    je pense que nous ne sommes pas pret de sortir de ce probleme.

    Ah, mes parents ont connu la guerre, l’occupation, les tickets de rationnement, les privations, je suis pere au foyer et n’ai pas toujours roulé sur l’or. Je comprends tres bien ce que tu veux dire La Belette et c’est exactement ce que je decris : une mentalité à changer par l’education pour casser ce cercle vicieux car malheureusement la majorité des gens n’ont pas su mettre le doigt sur le bobo comme toi. Je te trouve formidable.

  35. 35 Morgane avril 30, 2008 à 16:57

    Je pense, Sieur Goupil, que vous devriez aimer les commentaires que j’ai laissé sur le blogue de Noisette :

    http://noisettesociale.wordpress.com/2008/04/24/reflexion-xxl/#comment-2972

    J’y parle d’un certain Michel Brûlé de votre connaissance…

    😉

  36. 36 renartleveille avril 30, 2008 à 17:06

    J’y vais de ce pas!

  37. 37 Djemaa Pascal août 12, 2008 à 3:04

    Bonjour, je vous adresse mes félicitations pour ce blog et vous convie à venir découvrir le mien consacré au ciné et à la dérision.Sans oublier mon ouvrage dédié aux fumeurs occasionnels. Merci, Pascal Djemaa.


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