Sur le Web pointe un article du magazine Forbes qui titre « Gates No Longer World’s Richest Man » : il s’agit bien sûr du nouveau palmarès des plus riches de la planète. La nouvelle a été reprise un peu partout, mais seulement à un niveau anecdotique. Alors, un portrait plus global serait intéressant à dresser.
À la base, puisque Bill Gates s’était fait détrôner voilà plus de six mois par le mexicain Carlos Slim (j’ai pondu un billet à ce sujet en juillet 2007), et que le palmarès de Forbes est annuel, il est clair que dans ces hautes sphères de la finance les milliards se gagnent à une rapidité époustouflante : par exemple, la fortune de Carlos Slim a doublé depuis deux ans.
Or donc, le nouveau roi de la montagne est Warren Buffet, qui prend les devants avec une fortune évaluée à 61 milliards $. Carlos Slim le suit avec 59 milliards $ et Bill Gates avec 57 milliards $. Il a fait fortune grâce à « des entreprises sous-évaluées avec un bon potentiel de croissance à long terme » et en évitant les « entreprises de haute technologie, […] parce qu’il préfère investir dans des secteurs qu’il comprend. »
Par contre, il semble comprendre beaucoup d’autres choses. Entre autres, il affirme que les États-Unis sont déjà en récession malgré le fait que « l’économie n’a pas encore enregistré deux trimestres consécutifs de croissance négative. » Au sujet de la crise du crédit, il fustige la folie des spéculateurs, et, politiquement, il se range derrière les démocrates, ce qui va assurément à contre-courant dans le monde de la finance.
En conclusion de l’article de Forbes, il est dit qu’en octobre, Buffet a lancé un défi aux membres états-uniens de la liste des plus riches au monde, promettant qu’il ferait un don charitable d’un million de dollars si le groupe (ou un nombre important d’entre eux) admettait qu’ils paient moins d’impôts, par rapport au pourcentage de leurs revenus, que leurs secrétaires.
Un jour après avoir proposé cette gageure, Buffett a dit devant le Congrès que la richesse dynastique, l’ennemi de la méritocratie, est à la hausse.
Est-ce que par hasard le vent tournerait? Avec un Bill Gates qui s’est converti à la philanthropie, espérons que les gens d’affaires comprendront de plus en plus qu’une grande richesse vient avec une grande responsabilité sociale. Espérons aussi que Warren Buffet perdra rapidement son rang pour cause de charité.
Je trouve ça indécent qu’une seule personne puisse avoir une fortune plus grande que le PIB d’un pays, peu importe lequel!
Tu l’as bien dit… Espérons que ces gens-là comprendront un jour qu’une grande richesse devrait être synonyme de grande responsabilité sociale.
Ils ne se sentent pas mal des fois ?
Et qu’on ne vienne pas me dire que ces gens-là ont travaillé pour.
Je ne doute pas qu’ils aient travaillé fort pour bâtir leur fortune… Mais est-ce qu’on peut s’entendre pour dire qu’il n’y a aucun labeur qui mérite une si grande somme d’argent?
AH ! Vous ne comprenez rien… Il faut créer la richesse avant de la répartir ! 😉
Noisette Sociale,
au-delà du dégoût que cela provoque, je crois qu’il faut voir ce Warren Buffet d’un bon oeil, puisque l’aura qu’octroie l’argent est fortement influente. Il faut donc surtout entendre la positivité de son message. Ce qui est complètement nul du côté de Carlos Slim, par exemple.
Tétoine,
ha ha!
Fallait écouter le grand reportage sur la philanthropie pour mieu comprendre un peu ce qui peut parfois les motivers.
Je pousse un peu l’exemple, mais si Mom Boucher a sa sortie de Prison se met a la philanthropie, son image changerait-elle pour vous?
Un coup ta fait 10 000 coup bas pour te rendre au sommet, donner la moitié de ta fortune (ce qui n’affectera même pas ton train de vie) pour vivre mieu avec ta conscience c’est réelement un geste d’altruiste?
Moi le plus drôle dans tout ce palmarès de riches, c’est que la plupart des noms je ne les ai juste jamais entendus, ou je ne sais pas du tout à quoi les associer…
Bien sur je pourrais chercher, mais je me rendrais compte finalement que je ne suis pas du tout surpris… À quoi bon 😛
« AH ! Vous ne comprenez rien… Il faut créer la richesse avant de la répartir ! »
Ouep, parce qu’il n’y a pas assez de richesse dans le monde actuel pour mieux la répartir ^^.
@Le détracteur constructif
C’est normal, tu ne me connais que sous le pseudo Lewannabe tandis que dans la liste j’apparais sous mon vrai nom. 🙂
Le wannabe,
j’avoue que la question que tu soulèves est assez intéressante. Mais je te répondrai par : vaut mieux tard que jamais! Et pour Mom Boucher, on dira de lui plus tard : vieux motard que j’aimais! 😉
Sans blague, ce que j’essayais de soulever par ce billet c’est que cet homme pourra hypothétiquement changer les mentalités dans sa classe sociale qui se résume à peu de spécimens… Si ça devient à la mode d’être riche et d’avoir des idées plus de « gauche », imagine la révolution qui s’en vient! Je me contenterais même d’une demi-révolution, d’un quart, d’un dixième! Je ne cracherai pas sur de l’amélioration idéologique…
Le Détracteur Constructif,
tu connais pas Bill Gates?
Ça durerait pas comme révolution. Le temps que les riches deviennent moins riche (du à leurs idées plus à gauches, leurs consciences et leurs ethiques) et que cette classe de riche soit dépassé par celle qui le serait beaucoup plus (celle plus a droite).
Ce que j’essai de dire, c’est bien beau avoir des idées plus a gauche, mais pour s’être rendu a ce niveau de richesse, il faut avoir été a droite un bon boute.
C’est un peu un non sens, comme si tu me disais « ce serait bien que les riches soit moins capitaliste ». C’est parce que sans être capitaliste, ils ne seraient pas riches.
Et pour moi que des multi miliardaire passé 60 ans, se donne un semblant de conscience en redistribuant une parti de leur richesse acquis souvant au détriment des autres c’est pas vraiment une révolution en soi 🙂
Moi quand je vois ça, Warren Buffet entre autre, je vois quelqu’un qui me criss un coup de pied au cul et qui me dédomage en me donnant 5$ par la suite. J’aurais aussi bien mieu pas la croiser sur mon chemin cette personne.. 🙂
Je pille les richesses de l’Afrique via mes investissements dans des cie qui exploitent ces ressources, par la suite je fait un don de 100 000$ via mes oeuvres de bien faisance pour faire construire une école.
Et tout le monde n’y vois que du feu.
« Ce que j’essai de dire, c’est bien beau avoir des idées plus a gauche, mais pour s’être rendu a ce niveau de richesse, il faut avoir été a droite un bon boute. »
Connais-tu Guy Laliberté? président du Cirque du Soleil? Il est très attaché dans son milieu et a appuyé des projets qui favorisent l’art, comme la TOHU, situé à côté de ses bureaux de Montréal, dans un des quartiers les plus défavorisés du Canada.
Il fait encore affaire avec Desjardins, même si sa compagnie est de calibre international et qu’il est premier ou deuxième (avec M. Desmarais, de Gesca, et sa femme Hélène, de la CCM et de l’IEDM) en termes de richesse au Québec. Plusieurs de ses associés ont lancé des projets dans leur région respective et ailleurs dans le monde, au niveau du développement.
Comme quoi faut pas être à droite pour être milliardaire. M. Laliberté a suivi un parcours où son entreprise s’est inscrite dans un développement social approfondi.
Quant aux grands noms du top richesse de Forbes… À part Bill Gates, je ne connais aucun nom alors.
Renart écrit : …espérons que les gens d’affaires comprendront de plus en plus qu’une grande richesse vient avec une grande responsabilité sociale.
Espérons aussi que Warren Buffet perdra rapidement son rang pour cause de charité.
Ces grands hommes d’affaire américains ont déjà tout compris ça.
Pour ton information, et celle de wannabe, M. Buffet a donné 85% de TOUTE sa fortune à des oeuvres de charité, dont surtout la Fondation Bill et Melinda Gates, soit environ 30G$.
C’est très québécois comme réflexe, ça, de porter un jugement moral très dur sur les gens qui ont réussi financièrement.
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Et qu’on ne vienne pas me dire que ces gens-là ont travaillé pour.
Je ne doute pas qu’ils aient travaillé fort pour bâtir leur fortune…
Mais est-ce qu’on peut s’entendre pour dire qu’il n’y a aucun labeur
qui mérite une si grande somme d’argent?
Noisette: il n’y a strictement aucun lien logique, moral ou autre entre l’accumulation de capital et le nombre d’heures travaillées. Je sais, je sais, nos curés nous ont enseigné le contraire pendant 300 ans, mais ils n’étaient pas forts en économie…et nous ne sommes pas beaucoup plus forts en économie en 2008, d’après ce que je peux voir.
En fait, la relation est même inverse: plus tu perds ton temps à travailler, moins t’auras la chance de t’enrichir.
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Tiens…Tiens…. Le monsieur d’Ikea est en 6è place (bien avant les Walton, des tristement célèbres Wal-Mart). Il a dû en « crosser » du monde pour devenir aussi riche….
Beaucoup de ces nouveaux milliardaires proviennent des pays en émergence, notamment de l’Inde. Je ne sais qu’une seule chose, c’est que quand ces pays auront pris le contrôle de l’économie mondiale, les petits pays gras et dodus comme le Canada, la France et le Québec, vont passer à la moulinette et vite. Nous ne serons pas en mesure d’être compétitifs.
Manx écrit: Comme quoi faut pas être à droite pour être milliardaire. ..
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Bien évidemment. Tous peuvent profiter des bienfaits du marché dans un pays libre, pas besoin d’être de droite ou de gauche….tout comme on n’a pas besoin d’être écolo pour profiter des bienfaits de l’environnement…
C’est bien beau ce petit palmarès de trip de riches, mais lorsque les riches donnent c’est malheureusement pour soutenir une idéologie ou encore le maintien du statu quo. Wannabee soulève de bonnes questions.
Je ne me souviens plus de la référence désolé, mais un auteur s’interroga sur la Fondation Gates. Elle est l’une des fondations les plus riches du monde. Elle finance plusieurs gros projets de recherches dont plusieurs en Afrique. Le danger selon l’auteur. Que la philanthropie se retrouve uniquement entre les mains de quelques gros joueurs et ils viendraient orienter la recherche selon leurs bon vouloir. Le milieu de la recherche souffre de financement et tout bon chercheur est pute devant l’argent. C’est ça qui est ça.
Le monopole du financement de la recherche dans les pays en voix de développement seraient et est déjà trop souvent entre les mains d’une grosse fondation ou d’une quelquonque idéologie. Inquiétant pour la liberté intellectuelle et scientifique sous des apparences de philanthropie…
On peut discourir comme on veut sur le sujet et défendre les riches et dire que sans eux il n’y aurait pas de recherches, et bien bâtard si nos gouvernements augmenteraient les budgets de recherche et bonifieraient aussi leurs contributions envers les pays pauvres; on ne se jetterait pas dans les bras d’une fondation privée…
Autre sujet mais en lien sur le financement : On ne construit pas la paix en faisant la guerre. On rétablie la justice et l’équité, et ce, sans piller un pays. Est-ce que c’est les orientations du Canada? NON. Du Québec? Trop nombrillisme et aucun moyen financier. L’UE? Sa constitution est encore fragile et elle doit solidifier sa structure. L’ACDI? Peut-être, si on augmente ses budgets en partenariat avec la Croix-Rouge, l’OMS, et d’autres organisations louables…
Désolé pour la longueur, mais parfois c’est utile 😉
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« … mais un auteur s’interroga sur la Fondation Gates. Elle est l’une des fondations les plus riches du monde.
Elle finance plusieurs gros projets de recherches dont plusieurs en Afrique. Le danger selon l’auteur. Que la philanthropie se retrouve uniquement entre les mains de quelques gros joueurs et ils viendraient orienter la recherche selon leurs bon vouloir »
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Encore une accusation gratuite et sans fondement. Elle doit provenir d’un « intellectuel » français. Ils sont tellement objectifs… Enfin…
La Fondation Gates ne s’occupe essentiellement que de projets de santé en voie de développement, notamment sur la santé des femmes. CEs projets veulent donner aus femmes plus d’autonomie, plus de liberté et plus de santé. En quoi le financement de projets de santé sur les femmes en Afrique posent-ils un réel problème??
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Le milieu de la recherche souffre de -financement et tout bon chercheur est pute devant l’argent. C’est ça qui est ça.
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Non, non, non…. c’est faux.
Encore des généralisations à outrance, de la caricature et des sur-simplifications. Tu parles à travers ton chapeau. Tu parles de choses dont tu n’as pas la moindre idée, ça paraît.
Un chercheur universitaire dispose de la liberté universitaire et peut choisir librement ses collaborateurs. Je ne connais aucun chercheur qui accepte de faire des projets de recherche qui vont à l’encontre de ses principes moraux (… qui ne sont pas nécessairement les tiens).
Au Québec et au Canada, les bons chercheurs sont très très bien financés par le gouvernement et les méchants industriels. Ce sont même eux, les chercheurs, qui tiennent nos universités à bout de bras en renouvelant le parc d’équipements des labos et les retours de frais indirects.
En sciences humaines, la situation en recherche est plus délicate, je l’admets. Eux profitent un peu plus de leurs 4 mois de vacances durant l’été….
Tu perds ta crédibilité à écrire comme ça. Respecte donc les participants de ce blogue en évitant de répéter comme un perroquet les petits slogans éculés de la gauche alter-mondialiste.
Il n’y a rien qui me fait plus disjoncter, à part le trou de 400M$ de l’uqam, que de lire ces petites fausses demi-vérités sloganisées et répétées sans esprit critique par des militants (qu’ils soient de gauche ou de droite, d’ailleurs). La pensée militante est le réel cancer de notre civilisation et ce sont les jeunes, malheureusement qui en sont le plus atteints.
À part ça, la vie est belle 😉
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ArnoldS (et à tous),
Quand ça?
Voilà bien la preuve ici de la subjectivité de chacun. J’ai essayé d’écrire un billet le plus neutre possible, et chacun penche d’un bord ou de l’autre…
Le wannabe trouve que je suis trop gentil avec Warren Buffet (même si j’écris qu’il peut faire mieux) et ArnoldS me rentre dedans parce qu’il trouve que je ne suis pas assez gentil… Est-ce que je serais le plus modéré par hasard?
Ça, c’est le dogme de la spéculation, qui rend le financier comme un dieu au-dessus de la plèbe, l’élu plein aux as devant lequel les petites gens se prosternent, en espérant un jour rejoindre sa grandeur! C’est caricatural, mais ça dit bien ce que j’en pense : le monde ne va pas mieux parce que le nombre de milliardaires a passé le cap du mille…
Ça, c’est de l’individuation, qui consiste à faire descendre au niveau de la singularité un discours général. Ça ne prend pas avec moi…
À quoi sert la compétitivité? À réduire les prix? Les salaires? Si c’est les deux, ça s’annule…
Et pour terminer, tu ne me feras pas croire que la recherche scientifique, universitaire, n’est pas de plus en plus assujettit au secteur privé pour ce qui est des fonds de recherche, et donc, des sujets de recherche et des résultats. Ça tombe que je suis justement en train de lire quelque chose là-dessus…
Pour ce qui est de la situation ici, j’aurais plus tendance à croire l’Association canadienne des professeurs d’université et la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université, qui pensent le contraire.
Survoler la page dédiée à la recherche sur le site de la FQPPU est assez probant…
Assez pathétique sa façon de défendre ses points. Aucune preuve de ses affirmations outre que des accusations. Fouille un peu et regarde le financement privé dans les universités. Je t’aide, la recherche en pharmaco avec les clauses de non-publications selon le bon vouloir des cie. Des noms de chercheurs? On parle de liberté intellectuelle? Bah, je n’ai pas de crédibilité et je suis aveuglé par mon militantisme… Re-pathétique…
Tu pourrais aussi lire sur le site du FQRSC et FRSQ. Le nombre de subventions orientées selon leurs bon vouloir à augmenté au détriment de plusieurs champs de recherche. Au pire, discute avec quelques profs d’université, ils vont le dire qu’ils travertisent leur demande de subventions. Ha oui, je suis un pauvre alter-quoi au juste? Je t’aide à sauver un peu la face en guise de respect pour ce blogue…
Pour ton information, et celle de wannabe, M. Buffet a donné 85% de TOUTE sa fortune à des oeuvres de charité, dont surtout la Fondation Bill et Melinda Gates, soit environ 30G$.
Quand ça?
Le 25 juin 2006
Réf.
http://money.cnn.com/2006/06/25/magazines/fortune/charity1.fortune/
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…et ArnoldS me rentre dedans parce qu’il trouve que je ne suis pas assez gentil
Ben voyons… Commence pas toi non plus à faire la mémère. Je ne te rentre pas dedans du tout.
Je vous suggère d’aller passer quelques années en France, vous allez voir que les débats là-bas sont toujours très vifs et animés. Mais on reste bons copains quand même.
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Ça, c’est le dogme de la spéculation, qui rend le financier comme un dieu au-dessus de la plèbe, l’élu plein aux as devant lequel les petites gens se prosternent, en espérant un jour rejoindre sa grandeur!
Ben non, Renart, pas du tout. Je ne peux pas croire que tu sois sérieux quand tu écris de telles sottises.
T’as beaucoup trop d’imagination (le dieu, la plèbe, le prosternage…Hé! Ho!) c’est du délire alter-gauchiste, Hé! Reviens sur terre un peu!)
Quand j’ai écrit : (…« la relation est même inverse: plus tu perds ton temps à travailler, moins t’auras la chance de t’enrichir. »), je n’ai fait que reprendre ce que tu trouves dans tous les textes d’économie….rien à voir avec la spéculation, mais tout à voir avec le travail, le risque, les connaissances, le timing, la spéculation (un peu) .
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le monde ne va pas mieux parce que le nombre de milliardaires a passé le cap du mille…
Au contraire, le monde va beaucoup beaucoup mieux.
Regarde ce qui se passe en Inde, en Chine et au Brésil. Ils commencent à s’en sortir, péniblement c’est vrai, mais ils avancent. Et c’est en partie grâce aux milliardaires indiens que tu peux voir sur la liste qu’ils s’en sortent.
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tu ne me feras pas croire que la recherche scientifique, universitaire, n’est pas de plus en plus assujettit au secteur privé pour ce qui est des fonds de recherche
Tu penses avec des concepts sortis tout droit de pamphlets du PCCML.
La recherche scientifique canadienne n’est pas asujettie au secteur privé. Elle COLLABORE avec le secteur privé. C’est différent.
Les chercheurs universitaires ont la liberté universitaire absolue. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Et dans 90% des cas l’université conserve un bon % de la propriété intellectuelle qui en découle. Tout le monde est gagnant.
Que vous avez une vision gnagna et fleur bleue du monde réel…
C’est de cette façon (avec les royalties) que Stanford, MIT, etc. sont devenues des universités multimilliardaires.
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J’aurais plus tendance à croire l’Association canadienne des professeurs d’université et la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université, qui pensent le contraire.
Tes soi-disants « penseurs » de la FQPU n’admettent comme moralement valable que la recherche financée par les fonds publics. Ils ont un biaisidéologique « anti-néolibéral » et ils sont carrément dépassés par les évènements. Ces profs de la FQPPU qui trouvent le temps de militer dans des organisations syndicales ont généralement délaissé la recherche active ou ont fait leur doctorat en France… ou sont de l’uqam 😉 . Des socialistes, je vous dis….
Je vais te dire un chose: crois-moi, je te dis la vérité. Je n’ai pas de salade à vendre ou de causes à défendre.
Et merci pour la discussion! 😉
@folly:
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« Fouille un peu et regarde le financement privé dans les universités. »
Pas besoin de fouiller. Évidemment qu’il y a du financement privé dans les universités. Heureusement même. C’est un indice que nos labos sont de bonne qualité. C’est un signe de santé.
Les collaborations scientifiques avec les industriels sont extrêmement positives pour les 2 parties. Et elles sont particulièrement utiles pour les universitaires, qui avaient tendance à se réfugier dans leur tour d’ivoire.
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la recherche en pharmaco avec les clauses de non-publications selon le bon vouloir des cie.
Les clauses de non-publication das les contrats industriels sont d’une durée limitée, généralement un maximum de 3 ans. N’oublie pas que ce sont ces contrats qui financent la horde d’assistants de recherche, post-docs, de thésards, etc. qui pullulent sur un campus.
Et s’il n’y a strictement aucune publication, c’est que le chercheur lui-même et l’université vont tirer en participation financière aux découvertes qui en résultent. Les universitaires ne sont pas de cons, t’en fais pas. Les contrats bénéficient aux deux parties.
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Bah, je n’ai pas de crédibilité et je suis aveuglé par mon militantisme… Re-pathétique
À parler comme tu parles, je pense que tu n’en as pas .
On peut voir que tu n’as certainement jamais conçu et réalisé un projet de recherche et encore moins dirigé un labo.
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Au pire, discute avec quelques profs d’université, ils vont le dire qu’ils travertisent leur demande de subventions.
J’en connais plusieurs très bien.
Je n’ai strictement aucune idée de ce que tu veux dire par « travertisentleur demande de subvention ». Si c’est vrai, donne-moi 3 exemples. Je pense que tu te laisses trop influencer par les discussions de taverne et les « on dit que… ».
Pour le meilleur ou pour le pire, les universités font maintenant partie du « complexe techno-industriel-militaire ». Perso, je pense que c’est une évolution très bénéfique pour le Québec et pour tout le monde.
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Ha oui, je suis un pauvre alter-quoi au juste? Je t’aide à sauver un peu la face en guise de respect pour ce blogue…
…Un pauvre alter-enfant, probablement entretenu par ses parents ou par l’état.
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Sidérant la façon d’étiqueter et aussi ta psychologie à 5 sous. Ce n’est pas ton domaine, ça j’en suis certain! (…Un pauvre alter-enfant, probablement entretenu par ses parents ou par l’état.)
« Les chercheurs universitaires ont la liberté universitaire absolue. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. »
Vite dis-moi l’université et le lab. On dirait presque que tu y travailles… Le terme absolue m’angoisse tellement qu’il n’y a pas de possibilité de doute chez toi. Et pourtant la réalité diffère de ton univers. Dernièrement, un rapport québécois sur le financement de la recherche a clamé le manque de rigueur et d’éthique de plusieurs chercheurs. À suivre si je retrouve le lien web. Recherche du côté de l’équipe de recherche sur le transfert de connaissance de l’UdM. Tu dis aussi la vérité. Ai-je bien lu? De quelle véritée et surtout de quel niveau parles-tu? Tu dis à Renart : crois-moi, je te dis la vérité… Hum. Encore là la rigidité des propos et le sens absolue que tu y donnes. Inquiétant.
Discussions de taverne? Les profs en parlent dans leurs cours tellement qu’il est difficile d’obtenir du financement selon leurs thématiques. Et on ne sert pas la bière dans les cours… Je n’oserais pas rapporter vos propos aux prochains cours, tellement que c’est dissonant avec la réalité.
Peut-être que nous parlons un langage de sourd? Il y a un monde entre la recherche sociale, biosanté, génie-mécanique, etc.
Bof, j’espère que dans votre travail vous n’étiquetez pas les gens comme ça, car cela n’a rien de scientifique et encore moins sérieux. On ne bâtit pas sa crédibilité en jugant les autres et en les provoquant. Vos arguments? Ils sont noyé dans le reste de vos jugements. On arrive à peine à suivre votre pensée tellement que vous vous préoccupé à démolir l’autre. Ce n’est pas la première fois que j’observe votre tactique. Mais bon, ce n’est pas donné à tous de se considérer égal aux autres…
« On peut voir que tu n’as certainement jamais conçu et réalisé un projet de recherche et encore moins dirigé un labo. »
Rien de scientifique dans ton commentaire et tu te bases sur le jugement, encore, sans fondement et sans connaître. Tu sembles combler les vides par des stéréotypes. Au bacc. j’ai appris le doute et les peut-être. Probablement que tu ne proviens pas des sciences sociales ou humaines. Mais, j’espère vraiment que tu t’amuses car si tu es sérieux, je m’inquiète…
Sans rancune, mais je ne répond plus. Je ne veux pas te donner gratuitement la chance d’essayer encore de miner mes propos. Après tout, tu es qui?
Sans rancune, mais je ne répond plus.
Oh la la…. Quel cinéma!
Commence pas à faire la « moumoune » toi aussi! Je ne sais pas ce qu’ils ont les québécois, mais dès que la discussion commence à devenir serré (…et intéressant), ils s’enfuient, ils s’évaporent!
Enfin… c’est triste, tu avais pourtant de bons arguments.
Du cinéma. Ben oui, j’ai pleins d’amis français. Je suis allé à la bonne école! 😉
Je ne savais pas que tu étais français ArnoldS…
J’aurais dû m’en douter avec ton pseudo…
@Renart,
Je suis un québécois pure laine.
Ah…
j’aimerais que Bill Gate m’aide à réaliser mon projet qui sera bénéfique à tout le monde.
Le parasitisme nocif de Bill Gates ne survivra pas le jugement de l’Histoire… mais le mal sera fait…
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/06/27/bill-gate-avance-technique-peut-etre-regression-socio-economique-certainement/
Paul Laurendeau