Archive pour novembre 2007

Le journalisme citoyen à la poubelle?

Philippe Schnobb fait une chronique sur le site Sur le Web au sujet du journalisme citoyen, sur les conclusions de la fédération des journalistes et « On y a dit que le journalisme citoyen n’existe tout simplement pas. » Il y a eu des réactions du côté de Mario tout de go (Mario Asselin) et d’Oniquet (Olivier Niquet). J’y ai laissé mon point de vue en commentaire, que j’ai expliqué aussi, oralement, à Frédéric Laflamme la semaine dernière; mais j’aimerais bien l’exposer ici aussi et même poursuivre la réflexion.

Voilà, je crois que le dénominateur commun entre le journalisme traditionnel et celui dit citoyen repose essentiellement sur l’idée de la chronique. On peut faire un calcul simple : est-ce qu’un chroniqueur est un journaliste? Oui. Est-ce qu’on peut dire d’un blogueur qu’il fait dans la chronique? Oui. Alors, voilà le lien à mon sens (il y a aussi l’importance de vouloir s’inscrire dans une démarche comme telle). Sinon, il faudrait faire une distinction claire entre les chroniqueurs et les journalistes.

Et, il est difficile pour le blogueur d’aller au-delà de la chronique étant donné le caractère bénévole du blogue, à priori (d’un autre côté, l’appropriation des blogues par les journalistes est plus un phénomène de mode qu’un désir de dialogue personnel avec les citoyens : essayer de poser des questions à un journaliste-blogueur pour voir… les chances d’avoir une réponse sont quasi nul – mais, comme dans tout, il y a des exceptions, deux selon Mario Asselin). Il y a l’information véhiculée par les médias, et les réactions dans la blogosphère, rarement du contenu informatif généré par les blogueurs. Sûrement plus pour l’ensemble des citoyens, mais il faut que les citoyens soient au courant de la possibilité de le faire et qu’ils désirent aussi les rendre publiques, s’investir dans le procédé.

Il y a aussi le fait que le terme blogueur est trop large et ne saurait désigner seulement les blogueurs qui discutent de sujets d’intérêt public. Au départ, il ne sert qu’à désigner celui ou celle qui s’épanche sur un carnet web, met à la disposition de tous les internautes ses notes, ses états d’âme. En fait, les premiers web log (d’où le terme blog, qui est apparu à cause du jeu de mots : we blog) n’étaient que des suites d’hyperliens vers des sites web, avec parfois des commentaires. L’implication citoyenne est apparue par la suite. Elle était une possibilité intrinsèque qui a pris de l’ampleur avec la facilité qu’apporte le média blogue.

Donc, je crois que la dénomination « journalisme citoyen » sert simplement de faire-valoir pour les blogueurs qui considèrent leur démarche sérieuse au niveau de l’analyse du contenu médiatique. Mais je comprends bien la réaction des journalistes professionnels à vouloir garder le terme « journalisme » pour eux, de le protéger, avec tout l’aura de crédibilité que cela leur octroie (malgré la baisse de confiance généralisée du lectorat dû à l’importance que prend la commercialisation de l’information — pour ne pas dire le sensationnalisme — dans les grands médias, ce qui influence les choix éditoriaux globalement).

Il y a donc évidemment un déficit de crédibilité des deux côtés même s’il est inégal : de l’un les journalistes parce qu’ils sont assujettit à un employeur qui influe sur l’agenda journalistique de plus en plus, et de l’autre les journalistes citoyens (et/ou les blogueurs) parce qu’ils ne sont pas garants d’un code d’éthique, ne peuvent risquer de perdre leur travail, donc libre de raconter n’importe quoi. Soit. Il y a manifestement un bel équilibre qui se bâtit : l’objectivité que les premiers ont perdue est récupérée par la subjectivité des deuxièmes, qui parfois gagnent en objectivité. Le déficit moins lourd du côté des journalistes est contrebalancé par l’importance de la visibilité qu’ils ont : à contrario, les blogueurs sont moins visibles au total, donc leur manque de crédibilité est moins présent, dans le calcul des influences. Nous verrons bien comment cela évoluera au Québec.

Pour faire baisser la pression (ou en ajouter…), je crois que les journalistes mettent trop l’accent sur le terme « journalisme » dans la dénomination et trop peu sur le terme « citoyen ». Ce dernier est comme une contredanse, une pénalité qui fait bien ressortir le caractère libre de ce « journalisme ». Je ne dis pas non plus bien sûr que les journalistes sont muselés… loin de là, mais ils devraient se battre encore plus pour acquérir davantage de liberté. Et bien sûr les blogueurs, ceux qui le désirent, encore plus de crédibilité.

Au-delà du débat sur le terme « journalisme citoyen », ce que je retiens c’est qu’il y a une belle histoire qui se dessine pour la démocratie. Et Philippe Schnobb y participe d’une merveilleuse manière, je ne peux que l’en remercier chaudement, au nom de tous ceux qui ont à coeur l’implication citoyenne sur le web.

Maintenant, le cas Martineau

J’aimerais pouvoir, comme Christian Mistral, accouder des mots pour démontrer les sentiments sinistres qui me viennent à la lecture et à la vue du spécimen Richard Martineau. Il y a longtemps que j’ai ce projet, mais je n’y arrive pas, je comprends maintenant pourquoi.

C’est qu’il glisse ce chroniqueur, il est une « anguille humaine », selon la vision de l’auteur, plus pragmatique que métaphorique, la vision on s’entend. C’est réel. Je ne trouvais pas l’angle, car Martineau n’a pas d’aspérités, malgré le raboteux de sa gueule rose et grise de boxeur qui n’a jamais sué de son sang sur le ring. Même dans le ring mental, il est comme un clown ovoïde gonflé, qui se relève toujours souriant avec l’aide de son poids à sa base : c’est une belle image quand même, un gros objet imposant, mais seulement rempli d’air… Depuis quelque temps j’entends un silement, depuis hier il a décuplé en décibels grâce à Mistral.

Pour ma déveine, j’ai seulement réussi à écrire sur lui une chanson d’un ridicule qui tue, virtuellement. Mais pas assez pour me rendre jusqu’à le nommer dedans Tartineau… Je vais donc me garder une petite gêne, même s’il y a réellement une chanson assassine qui existe, elle existait dans l’intention, elle est même audible. J’aime la redite, j’aimerais même qu’il la désire cette chanson autant que je la garderai pour moi tout seul. Oui, en effet, c’est très canin de ma part…

Pour y aller franchement, puisque je me sens en train, cet homme est pour moi un pont-levis payant (avec une petite fente, qui prend les deux dollars…) et qui ne mène nulle part, en tout cas nulle part où s’installer pour réfléchir. Richard, adjectivement, il accumule comme un enfant numismate des formules prudentes qui pourtant paraissent prête à mordre, mais c’est un mouton déguisé en loup, rien de moins. Il semble insaisissable et même flou au premier abord, cependant, il n’est à lui tout seul qu’une entreprise de charme, qu’une synthèse opinant de la tête aux dictats du lectorat oscillant.

Je lui donne ça, il a surtout compris comment donner l’effet de rendre le lecteur plus intelligent que lui, ce qui par la sympathie que cela entraîne la lui redonne au centuple par la magie médiatique; toutefois, cette intelligence retournée se compare facilement aux calories vides : et il les a vomies voluptueusement au 3950, à la tablée de notre chance, en tout cas pour ceux qui s’y sont vautrés de leurs yeux et de leurs oreilles affamées, devant le palpable et goûteux de sa déroute, de sa déconfiture indigne à garnir mon pain grillé ce matin.

Merci Christian d’avoir, par ton texte, tiré la corde du démarreur de mon ressentiment, ça fait tellement de bien.

Ça devrait même être le nouveau sport national!

Le cas Marcia Baila

Le copain Y-Man a blogué récemment sur la mort de Fred Chichin, du duo Rita Mitsouko, et je n’ai pas pu m’empêcher, malgré le fait que j’aime beaucoup de chansons de ce groupe et que je devrais donc conserver une petite gêne due au deuil, de dévoiler que j’ai un problème, en tant que DJ, avec la chanson Marcia Baila. Comme on dit : pu capable! (Mais le pire, ça va me faire plaisir de la mettre ce soir, étant donné la situation : et je suis immunisé contre l’écoeurement vis-à-vis les classiques, ce sont de bonnes cartes dans mon jeu!)

Il m’a demandé pourquoi, je lui ai répondu rapidement, mais ça m’a donné le gout d’élaborer un peu plus ici.

Il y a plein de classiques que je joue depuis 18 ans, mais celui-là est dans une classe à part. Comme je l’expliquais sur ledit blogue, cette demande spéciale vient très souvent de filles qui, en plus de scraper le titre de la chanson, viennent en même temps se plaindre qu’elles n’aiment pas la musique que je joue, parce que c’est de la musique récente, qu’elles ne connaissent donc pas puisqu’elles sortent une fois par année, sinon moins… En plus, même si je vois au même moment derrière leur dos que les gens sur la piste de danse sont en feu, les bras dans les airs, et que ça crie presque au meurtre. Non, pour elles, tant que je n’ai pas mis Marcia Baila, la soirée est merdique. Quand ça m’arrive, je me dis qu’elles ont un grave déficit cognitif ou mieux, aucun sens de la relativisation… En passant, il y a des gars comme ça aussi.

Il faut regarder la situation froidement. Dans une soirée, je joue environ 60 chansons de danse, réparties sur environ 4 heures. Est-ce qu’une chanson dans le lot fait tant de différence? Ça me rappelle un temps où j’étais pratiquement obligé de la jouer à chaque soir pour calmer la quantité de filles qui se pressaient à ma porte pour que je la joue. Je leur faisais plaisir, mais en même temps les employés voulaient me trucider à chaque fois et les clients réguliers de même… C’est ce qu’on appelle se retrouver entre deux feux!

Et en plus, c’est que cette chanson-là est considérée par les néophytes comme étant une toune alternative… Le pire, simplement parce que c’est Français, étant donné que la musique pop est majoritairement anglo-saxonne! Bon sang! écoutez! c’est de la grosse pop eighties fortement garnie en sucre! malgré les paroles morbides et le contraste chaud-froid qui l’anime! Alors oui j’en ai eu des taouins qui venaient me la demander en relevant le menton, pour me signifier leur supériorité gustative. Bravo!

Objectivement, j’avoue que c’est une chanson foutrement bien montée, je la chante toutes les fois que je la mets, elle est entraînante et tout et tout. Mais à chaque fois que quelqu’un vient me la demander, même si la personne est gentille comme tout, j’ai un petit haut-le-coeur…

Suis-je dogmatique?

Je me confesse, j’ai un ami qui se tient avec la droite… hé hé!

Philippe David est opposé à moi sur beaucoup de sujets, mais il est très respectueux quand il argumente; et il y a certaines choses avec lesquelles nous sommes même d’accord. Il vient ici de temps en temps, je vais le lire aussi.

Justement, son dernier texte m’a beaucoup provoqué puisque je m’apprêtais à écrire quelque chose sur la position de Stephen Harper par rapport à Kyoto, l’environnement, et ce blogueur affirme haut et fort que le réchauffement n’a aucun lien avec les activités humaines, et à coups de vidéos, ce que je me suis bien gardé d’écouter, et même de commenter (j’avoue, un peu par provocation, mais amicale quand même!). Je le lui en ai fait part et il m’a répondu comme suit :

« Dogme

Du grec δόγμα (dogma), « opinion », un dogme est une affirmation considérée comme fondamentale, incontestable et intangible par une autorité politique, philosophique ou religieuse qui emploiera dans certains cas la force pour l’imposer. Historiquement, le dogme a été une formulation d’un article de foi, utilisée lorsque le critère de conformité à la foi[non neutre] devait être utilisé par le pouvoir judiciaire, lorsque le pouvoir temporel (historiquement, l’empire romain d’orient) sanctionnait pénalement les déviations par rapport à l’orthodoxie. »

Le mythe de notre responsabilité du réchauffement climatique serait-il devenu un dogme pour toi Renart, que tu ne puisse même pas écouter quoi que ce soit qui pourrait l’ébranler?

Le film ne nie pas la réalité qu’il y a un réchauffment, seulement que nous en sommes responsables.

Voilà ma réponse :

Philippe,

nous pouvons croire en deux choses diamétralement opposées, parce qu’il n’y a pas de certitude, ç’a l’air (même si la position de l’ONU à ce sujet est respectable et imposante à mon avis). Moi, je n’arrive pas à croire que ce phénomène climatique arrive alors que le monde, après avoir de plus en plus gaspillé et brûlé ses ressources, est en pleine puissance de production de pollution et qu’il n’y a donc pas de causalité. C’est trop gros pour ne pas être vrai à mon sens, alors l’accusation dogmatique se sépare en deux et fait un rebond vers toi ici…

Je vois ce nihilisme comme une manière de justifier la poursuite de cette course folle, et surtout, au niveau canadien, la continuité du fleurissement de notre belle économie basé ces dernières années sur les sables bitumineux albertains, ce qui me rend hautement honteux d’être canadien, officiellement.

Et même si tu réussissais à me convaincre du contraire, je continuerais de prôner une réduction de notre empreinte sur Terre parce qu’il est évident que la pollution nous enveloppe tous de son sale manteau : alors, la question de la responsabilité est secondaire. Il serait pas mal temps de faire le ménage, même si pour cela nous devons ralentir l’économie dramatiquement jusqu’à ce que la technologie globale soit à point.

La discussion se continuera peut-être ici ou là-bas, peut-être pas, qui sait?

(La photo vient d’ici)

Questions de positionnements…

J’ajoute ici un texte, paru avant hier sur UHEC, qui concerne le libertarianisme, du moins la vision obtuse qu’ils ont de la gauche. (J’ai aussi publié d’autres textes sur cette question du libertarianisme, ici, ici et ici.) À ce jour, il y a eu 67 commentaires, et c’est assez intéressant, bien libre à vous d’aller les lire et même de poursuivre la discussion si cela vous chante. Il y a des argumentations idéologiques assez tranchées, mais c’est toujours dans le respect, j’aime ça de même! Le voici :nullDeux billets, « Les subventions aux entreprises, symbole d’une banqueroute morale et intellectuelle » et « Pour la fin des subventions à l’entreprise privée » parus le 22 novembre sur Le blogue du QL m’ont beaucoup questionnés.Dans le troisième paragraphe du premier article, l’auteur émet un jugement sur la gauche, et je ne m’y reconnais pas, mais pas du tout :

Si votre amie est du type gauchiste qui croit qu’il faut imposer davantage les méchants capitalistes qui font du profit pour redistribuer cet argent aux plus pauvres, demandez-lui si elle serait d’accord pour abolir tous ces programmes étatiques d’aide aux entreprises qui redistribuent la richesse des citoyens ordinaires aux capitalistes, pour mettre à pied tous les fonctionnaires qui s’en occupent, et pour réduire de façon correspondante les impôts des particuliers. Et observez-là faire du patinage de fantaisie intellectuel pour justifier l’intervention de l’État dans l’économie et l’existence de ces programmes, même s’ils vont à l’encontre de ses prétendues «valeurs citoyennes».

En fait, ce que je comprends, c’est que les libertariens croient que tous les gauchistes sans exception sont étatistes, mais il n’en est rien. Mais, je comprends aussi et surtout que la logique libertarienne justifierait alors un retrait total de l’État partout à la suite d’un retrait au niveau des subventions aux entreprises.Pour ma part, je suis tout à fait en accord avec l’idée de couper les subventions étatiques aux entreprises, même s’il doit bien y avoir quelques entreprises qui en ont été vraiment aidées. Mais je ne vois pas pourquoi le monde des affaires ne pourrait pas se constituer par eux-mêmes un fond d’aide au démarrage de nouvelles entreprises, par exemple. La majorité des moyens financiers sont entre leurs mains et je ne m’inquiéterais pas outre mesure pour eux.Alors, je vous demande, est-ce qu’un gauchiste peut être en accord avec des idées que beaucoup considèrent comme étant de droite?Je crois que nous avons ici la preuve qu’il faut se positionner aussi au niveau étatique, les positions gauche-droite étant clairement insuffisantes pour nous sortir de cette impasse idéologique.(La photo provient d’ici.)

Aventure abitibienne (entrevue radio et retour)

Donc, voilà, je continue mon récit.Après avoir fait ma conférence, je me sentais beaucoup plus en confiance pour l’entrevue à la radio de Radio-Canada le lendemain matin. On a même fêté un peu la veille, moi, Benoit Duverneuil et Pierre Sauvé (le président du festival), qui nous hébergeait (merci beaucoup!). Malgré le peu de sommeil, ça s’est assez bien passé pour l’entrevue, avec le très sympathique Frédéric Laflamme, mon hôte m’a chaudement félicité, mais vous pouvez en juger par vous-même ici (c’est le lien en date du 23 novembre). (J’ajoute le lien direct aussi, au cas.)

Comme vous pouvez l’entendre, il est clair que le phénomène des blogues intrigue et questionne (peut-être encore trop négativement) le milieu du journalisme. Avant ce jour, je le pressentais, mais là, je m’en suis vraiment rendu compte. Et c’est compréhensible, car c’est tout le lien de confiance qui est encore à bâtir du côté de la blogosphère, même s’il semble que le lien de confiance au niveau des médias traditionnels soit aussi en péril. D’où mon optimisme par rapport au fait que l’ajout des citoyens dans la formule pourra faire évoluer tout ce qui touche l’information, mais dans un sens de plus en plus critique. Il est terminé le temps où on se faisait bourrer comme des cruches!

Nous avons rencontré après l’entrevue un homme, un employé de Radio-Canada, et il nous a parlé de sa méfiance envers la blogosphère, pour toutes les raisons négatives à laquelle nous pouvons penser. Après avoir discuté quelques minutes, il m’a avoué avoir maintenant confiance en ma bonne foi et qu’il pourrait bien venir faire un tour ici. Je le salue s’il y a lieu! Je vois dans cette anecdote la démonstration qu’il faut bien faire ses preuves pour penser être pris au sérieux. Je ne pourrai pas rencontrer comme ça tout mon lectorat potentiel, il faut donc par ricochet que la blogosphère politique (et même son entièreté, des blogueurs aux commentateurs) s’organise autour d’un projet de justification par le raisonnable de nos interventions.

Alors, maintenant, il faut vraiment que les internautes se responsabilisent. Comme le dit bien Patrick Lagacé dans un de ses derniers billets, par rapport aux commentaires gratuits et irrespectueux des internautes qui profitent de l’anonymat que procure les pseudonymes :

Des fois, je lis les commentaires et je me sens comme un gars qui invite des amis à souper et qui, au milieu de la soirée, se retrouve avec des convives encagoulés, qui n’avaient pas été invités, et qui écoeurent les autres, en vomissant au passage dans ma salle de bain.

Donc, si vous voulez intervenir où que ce soit, faites-le avec intelligence, ça vous profitera, et à tout le monde!

Pour terminer, le retour s’est bien passé, il y a juste que tout ça m’a bien vidé de mon jus, en plus du spleen automnal. Mais je sens que ça revient…

Il fait beau dans l’métro!

En regardant ça, on se demande presque pourquoi il y a si peu de gens qui prennent les transports en commun…

Ajout :

Ça, c’est du bon incitatif!

Ma plogue du jour

Bonne petite découverte sur le blogue Sans Tergiversation. Vous souvenez-vous de l’émission Black-Out à TQS en 1998?

Le blogueur a merveilleusement bien fait ses devoirs et il nous en raconte le court historique. Il est même possible d’en regarder une au complet, dont le thème était : « Êtes-vous fiers d’être Québécois? » Je viens de me la taper et ça vole assez de travers!

À noter, la présence « undercover » de l’incroyable Jean-François Mercier en faux-spectateurs qui, entre autres, prend la défense de Celine Dion (est-ce qu’elle avait un accent aigu sur son e dans ce temps-là?). Et bien sûr, mes grands amis Gilles Proulx, Benoit Dutrizac et un autre, dont j’ai aussi le grand plaisir de ne pas avoir connu avant : Richard Desmarais (un ex-rédacteur en chef d’Allo-Police, wow!). En somme, du bon humour de bas étage!

En tout cas, presque dix ans plus tard, je me demande bien s’il y a eu une évolution…

Ajout :

Comme toujours, après quelques heures je relis mes billets pour y trouver des erreurs ou des incongruités; et là, je me rends compte qu’il est plein à ras bord de sarcasme et d’ironie. Je voulais simplement le spécifier…

Ajout (mercredi 17h10) :

Le blogueur Jean-Benoit Pouliot du blogue Sans Tergiversation m’a indiqué un lien vers une émission du réseau TQS, L’Avocat et le Diable, avec Stéphane Gendron et Richard Desmarais, qui a dû paraitre l’année passé : ils parlent du flop financier (et d’affluence) des Outgames. De toute beauté, je n’ai pas été capable d’en écouter plus qu’environ 3 minutes, et vous?

Aventure abitibienne (conférence)


Et je continue mon récit.

Sous le signe de la nervosité, j’ai quand même remarqué la différence de température entre Montréal et Rouyn… température hivernale qui s’est installée entre temps à Montréal, je l’ai bien vu en revenant!

Entre autres choses, j’ai rencontré l’incontournable François Charron, très efficace vulgarisateur techno à la télé et sur le web, qui a été nommé Président d’honneur pour le Festival de Webdesign 2007. C’est un homme très sympathique et j’ai pu échanger avec lui à quelques reprises pendant mon séjour, et bien sûr au sujet de l’exercice des conférences : nous allions partager l’après-midi du jeudi, sa conférence étant avant la mienne. Le meilleur conseil qu’il m’a donné a été de me dire d’être moi-même. Ce que j’ai tenté de faire, mais un moi-même magnifié, quand même : la pression était donc assez forte dans ma tête!

J’ai rencontré aussi Benoit Duverneuil, un expert des usages web, aussi consultant, entrepreneur, et bien sûr conférencier. Par malchance, devant partir vendredi matin, j’ai manqué sa conférence. Mais nous avons tellement discuté du web, il m’a donné tellement de bons conseils et tout et tout, que je peux attendre tranquillement de recevoir une copie de sa captation.

Après avoir revisé quelques trucs en fin d’avant-midi, nous avons dîné et puis c’était la première conférence : celle de François Charron. Je me suis assis en avant, et une dame est venue me saluer avant que ça commence : c’était Zoreilles (j’avais invité cette blogueuse abitibienne à venir me rencontrer et elle est venue)!

François nous a parlé dès le départ du problème environnemental qui vient avec les gadgets rapidement désuets, d’où l’importance de ne pas les jeter à la poubelle, mais bien de les donner à des organismes capables de les recycler et surtout de disposer du plomb qu’ils contiennent. Ensuite, il a fait le tour de l’évolution technologique du travail. Un bon tour d’horizon de la nouvelle manière d’envisager la collaboration au sein des entreprises. Une image qu’il utilisait souvent : l’aplanissement de la pyramide classique. Beaucoup de points de sa conférence rejoignaient la mienne, puisque oui, la révolution du web 2.0 transforme toute la société.

Quand il eut terminé, je me suis dirigé rapidement sur la scène pour terminer de m’installer sur l’ordinateur qui servait de rétroprojecteur : je voulais montrer quelques exemples de blogues. Quand tout fut enfin prêt, il restait 10 minutes avant le début de ma conférence et je me suis dirigé vers Zoreilles.

C’est une femme vraiment très sympathique. Et elle a contribué à faire baisser un peu ma pression par ses bons conseils. À 3 heures, je me suis dirigé sur la scène, me suis présenté et me suis lancé.

J’ai expliqué sommairement le concept du blogue et puis j’ai fait un tour d’horizon des blogues selon 6 catégories (qui regroupent des sous-catégories, prises sur les sites de référencement Tout le monde en blogue et Top Blogues) : Perso (Personnel, Femmes/Famille, Photo blogues, Podcast/Video blogue), Divertissement (Adultes, Animaux, Cinéma/Télévision, Cuisine/Gastronomie, Érotisme/Sexy, Humour, Monde/Voyages, Sports), Éducation (Cuisine/Gastronomie, Éducation, Informatique/Internet, Science/Nature, Philosophie/Religion, Santé, Technologie), Culture (Arts/Culture, Culture web, Littérature, Design, Musique), Société (Actualité, Opinion, Politique, Société/Vie courante) et Divers (Autres/Divers, Affaires/Entreprises, Mode/Beauté). Et, pour chaque catégorie, j’ai donné quelques exemples : 1000 et 1 Petits Rien, Un taxi la nuit et Zoreilles pour la catégorie Perso; Le Loft Blogue et Les amateurs de Stars pour la catégorie Divertissement; Mario tout de go, Nouvelles non censurées, Mazzaroth et Le professeur Masqué pour la catégorie Éducation; P45 et La plus jolie fin du monde pour la catégorie Culture; Un homme en colère et Antagoniste.net pour la catégorie Société; Blogosphère et le Blog du paranormal et de l’insolite pour la catégorie Divers.

Pour le reste, j’ai exposé mon idée de la psychologie en lien avec la pratique du blogue, les perspectives au niveau de la démocratie, de l’éducation, du journalisme citoyen, de la philosophie (je reviendrai certainement là-dessus plus en détail). J’ai répondu à quelques questions intéressantes qui sont venues m’obliger à clarifier certains points assurément nébuleux, et j’ai commencé à me sentir de mieux en mieux.

Au final, je peux vous avouer avoir beaucoup appris de cette expérience, même si tout au long de ma conférence je me suis senti réellement comme un imposteur. Le langage parlé n’étant pas pour moi aussi facile que l’écrit, je reste quand même avec la satisfaction d’avoir réussi à élever mon niveau de langage à l’oral. Peut-être que je vais déchanter quand je vais visionner le document filmé…

Je vous reviens avec la suite, mon entrevue radio le lendemain matin.

Tout Le Monde Est Kétaine?

Je viens comme plusieurs de terminer d’écouter (ouch!) et de regarder l’émission Tout le monde en parle.

Je ne sais pas pour vous, mais n’est-il pas un peu « too much » d’avoir à se taper la famille Dion presque au grand complet depuis des décennies, surtout quand il est évident à l’oreille que toute la majorité du talent s’est concentrée dans Celine? Je les regarde aller et il y a le mot « opportunisme » qui résonne dans ma tête. Ce qui m’empêche de les trouver sympathiques. Peut-être un peu, je l’avoue, celle avec les cheveux bouclés noirs.

À voir leur succès, je dois bien faire partie d’une minorité. Et quand t’as le gourou Guy A. de ton bord…

Avec en plus un petit bout de toune de Marie-Mai au retour des pubs, et Danny Turcotte qui s’armait de tout son humour gras pour ridiculiser Paul Piché et son essai — soit dit en passant, le seul bout de l’émission qui volait un peu du côté des idées (ne me parlez pas du passage de Jean Chrétien!) —, ne trouvez-vous pas que TLMEP s’enkétainise de plus en plus?

Entrevue avec Hervé Kempf

Aventure abitibienne (départ)


Un petit retour sur mon séjour à Rouyn. Je dis petit, mais non, ça ne se pourra pas, y’en a trop à dire… Même mon départ en taxi est intéressant à raconter.

Donc, sur la route j’écoutais, en compagnie du chauffeur, sans dire mot, les inepties de Gilles Proulx à la radio et je riais à travers moi, en silence. À un moment, alors qu’il répondait à la question d’un amérindien, l’animateur a bifurqué joyeusement sur la beauté de sa réserve, sans doute pour occulter la question, c’était d’un chic fou. J’ai laissé échapper quelques gloussements. À un moment, le sujet a tourné du côté de la dernière lettre de déculpabilisation du caporal, oups! du cardinal Marc Ouellet, et ce gentleman a traité de tarlas la totalité des dénigreurs de l’Église… Je n’en pouvais plus, j’ai ri de bon coeur, et le chauffeur de même.

Il m’a raconté qu’il écoutait Gilles Proulx pour rire et ensuite, il a quand même pris la défense de l’Église catholique d’un côté historique, ce qui était assez surprenant venant d’un immigrant avec un accent arabe. Il continua en me racontant un peu sa vie : marocain musulman pas du tout pratiquant qui est parti de son pays parce qu’il avait peur pour sa peau face aux intégristes. Il se trouve bien ici parce que la place de la religion est secondaire.

Je lui ai rétorqué que c’était un peu plus difficile pour les immigrants depuis quelque temps… et il m’a dit que cela ne le dérangeait pas du tout. Comme je lui ai raconté, à ce sujet, j’avais encore de pris au travers de la gorge le dernier reportage au Téléjournal où, comme exemple d’interventions à la commission, deux immigrants ont axé leurs propos sur la difficulté de se sentir bien ici. Mon échange avec ce chauffeur a donc été des plus positif, j’aurais pris un trajet beaucoup plus long en sa compagnie.

C’est comme dans tout, il n’y a pas moyen de généraliser.

Étant donné que je vous écris, il va sans dire que le vol s’est bien passé. Je continue mon récit dans un autre billet, ou plusieurs.

(Les photos proviennent d’ici et d’ici.)

L’Agora

À l’invitation de Sur le Web, je viens de m’inscrire à l’Agora du site de Radio-Canada. À la question, « Que pensez-vous des excuses présentées par le cardinal Marc Ouellet aux Québécois pour certaines erreurs passées de l’Église? », j’ai répondu :

Je perçois cette sortie comme étant stratégique. Hypothétiquement, cela lavera un peu le dogme, mais lavera surtout l’homme.

Car, il est bien là le problème de l’Église : cette entité est perçue comme un tout, alors si elle est mal perçue, chacun de ses éléments l’est tout autant.

Reste à savoir si cela impressionnera le public. Pour ma part, pas du tout puisque dans ce cas précis, ma capacité à pardonner est handicapée par ma raison. Et elle est impitoyable!

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez?

Ma plogue du jour

Mon ami AlainB., du blogue Le Petit Émerillon, a été livrer un beau message hier à la commission Bouchard-Taylor. Suivez le guide!

Ajout :

Ou plutôt Mes plogues du jour! Je ne pouvais pas vous quitter sans vous proposer ce texte pince-sans-rire de mon autre ami Ce bref réveil, et en plus c’est dans le thème!

La prédiction

14 h

J’ai encore un peu de difficulté à faire le focus, mes neurones ne semblent pas encore synchronisés, mais je vous écris un petit quelque chose pendant que je reprends du poil de la bête. C’est que j’ai dormi 14 heures d’affilée…

Oui, oui, 14 heures! Ç’a donné du bon, car je ne me sens plus malade, en espérant que ce n’est pas une illusion due au brouhaha de ma tête engourdie qui n’arrive plus à faire la différence… Sauf que là je me demande bien quand je pourrai enfin arriver à me mettre au travail. Ma concentration est au plus bas niveau.

Des nouvelles de moi…

Aaaa… je suis pas mal grippé… est solide la pas fine!

Alors, je vais réduire pas mal ma contribution blogosphérique à vous lire, confrères blogueurs, pour avoir le pouls, pendant les deux prochains jours, mais rien personnellement comme travail de fond.

C’est qu’il faut que je sois en forme au début de la semaine, j’ai à travailler ma conférence, sur la blogosphère, qui s’en vient à grands pas, donc jeudi prochain.

Je songe à vous gratifier de mon travail de recherche, en une série de petits articles sur les sujets que je vais aborder. Ça serait une bonne idée?

(J’ai piqué l’image ici.)

Encore pour vos yeux!

Dans « Je sens vos yeux écarquillés », j’ai mis en exemple un tableau trouvé chez Martin Beaudin-Lecours qui a causé beaucoup d’émoi ici et je vais faire le suivi, car un nouveau tableau, celui-là corrigé, vient d’apparaître encore chez lui, gracieuseté de Gérald Fillion, journaliste à la SRC (qui lui a écrit personnellement pour lui suggérer). Le voilà, pour vos yeux :Vous ne pourrez pas dire que je ne m’occupe pas de vous…

La mort s’approche de moi

La mort s’approche de moi.

Voilà pas très longtemps, j’ai appris que la mère de trois amis à moi, mon frère et ma soeur, est morte. La semaine dernière, ma mère m’a appelé pour m’annoncer qu’un de mes oncles, que je n’avais pas vu depuis très longtemps, est mort. Je viens d’apprendre par ma soeur qu’une de mes tantes, celle qui a été la plus proche de nous, de ma mère, est morte d’une crise cardiaque à 55 ans. Et elle laisse surtout en deuil une jeune fille, adolescente, qui devra partir vivre avec son père. Problématique.

Trois événements, et de plus en plus douloureux pour moi. J’ai de la difficulté à ne pas y voir une escalade. Ma raison sait que c’est une coïncidence. Mais.

Tout ça pour dire que je suis sans mots. La mort est indescriptible, quoi qu’on en dise.

L’inutile réserve des restaurateurs

Devant les “réserves” qu’ont les restaurateurs du Québec à propos du projet de loi qui va modifier le Code de la sécurité routière en abaissant le taux maximum d’alcool permis dans le sang à 0,05, j’ai moi aussi une réserve, et une grande, mais au niveau éthique. Comment peuvent-ils justifier une position qui met en avant-plan leur futur et hypothétique problème de baisse de profits alors qu’il s’agit, à la base, de protéger la vie humaine?

Au-delà de la peur, ce qui est compréhensible et même logique, il semble que ce regroupement n’a pas fait ses devoirs avant de lâcher sa petite bombe. Il aurait été mieux avisé que l’Association des restaurateurs apporte quelques arguments arguant que ce changement serait inutile, ou du moins mitigé, au lieu de faire paraître tous ses membres comme des bébés gâtés par cette sortie hâtive. Mais, pour ma part, je pense que cette loi donnera de bons résultats, et que les automobilistes se responsabiliseront d’autant.

En Ontario, c’est déjà la norme depuis longtemps et il semble que ce soit pour le mieux : « Selon les estimations, l’instauration d’une limite légale de 0,05 % aurait permis de prévenir entre 185 et 555 décès sur les routes […] en 1996 seulement. » Cette information trouvée au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM), établi en Ontario, illustre bien le choix entre la préservation possible de vies humaines et la sauvegarde de l’économie, ce qui est assez symptomatique du dilemme global actuel : tous les hypothétiques dangers envers la population sont malheureusement redevables de la bonne marche de l’économie. Aussi, penser à tout ce qui est dangereux et qui n’est pas encore banni est étourdissant. Mais bon, passons…

Mais, il faut aussi se rappeler comment on est monté aux barricades lorsque la loi antitabac arrivait aux portes des bars et comment la situation n’a pas été aussi catastrophique que ce qui était annoncé à grands cris. Il y a peut-être eu quelques fermetures, mais c’est peu cher payer pour l’amélioration des conditions des employés de bar en général et de l’influence que cela a eue sur l’abandon du tabac. Sans blague, est-ce que la situation économique des bars et des restaurants va si mal aujourd’hui? Non, bien sûr. Ça sera la même chose après l’adoption de cette dernière loi, même si, j’en conviens, il va y avoir assurément une période d’adaptation des consommateurs et des restaurateurs qui sera sûrement difficile pour certains de ces derniers.

Mais il est clair que la société pleure déjà et pleurera plus ses morts sur les routes qu’elle pleurera les restaurateurs qui feront faillite, s’il y a lieu…

(La photo provient d’ici.)

Ajout :

Tiens, je vais ajouter une lettre ouverte que je viens de lire à l’instant sur le site du journal Le Devoir, car j’aurais aimé l’écrire :

Le porte-parole de l’ADQ en matière de transports, Pierre Gingras, s’insurge déjà contre le nouveau projet de loi du gouvernement Charest visant à diminuer le nombre d’accidents sur nos routes. Pour lui, la ministre Boulet s’attaque aux honnêtes gens plutôt qu’aux criminels récidivistes. Or, nous tous, les «honnêtes gens», avons un sérieux penchant à la conduite risquée ou pour le moins discutable. Combien parmi nous conduisent le cellulaire à la main, ne respectent d’aucune façon la priorité des piétons, se foutent royalement des limites de vitesse, conduisent avec un verre de trop dans le nez ou accélèrent pour éviter de s’arrêter au feu de circulation?

Nous, les «honnêtes citoyens», sommes plus que mûrs pour les mesures que le gouvernement du Québec se propose de mettre en place. Il est d’une certaine façon bien tard pour le faire, mais un gouvernement responsable n’a plus le choix. Nous sommes souvent des inconscients et des indisciplinés sur les routes, et à elle seule une augmentation substantielle du nombre de policiers à l’affût ne suffirait pas. Oui, aussi, aux radars photo et aux caméras aux feux rouges. Jouer dans le trafic a plus que fait son temps.

Jacques Léger, Montréal.

Martine à la carte

Trouvé via le blogue d’Y-Man, un site où on peut s’éclater à composer des titres d’album de Martine en lien avec une multitude d’images. Comme vous pouvez le voir, j’en ai commis une, comme ça… Celles d’Y-Man sont rigolotes à souhait, et il y en a aussi de très bonnes sur le site, on peut même voter pour nos préférées!

Ajout :

Et pis tiens une autre avant d’aller me coucher!

La pub va-t-elle trop loin?


En fin de semaine dernière, je me dirigeais vers le bar où je travaille et, quelques mètres avant d’arriver, je remarque quelques photographes, environ quatre, qui mitraillent de flashs un couple d’inconnu, stationné à côté de la porte d’entrée. Je me disais que c’était peut-être des vedettes d’une télé-réalité, donc que c’était normal que je ne les reconnaisse pas…

Un peu plus tard, alors que j’exécutais en me dodelinant un tour rapide pour vérifier la force du son dans le bar, je remarque le couple et les photographes, ainsi qu’un groupe de personne, presque une dizaine, installé à peu près au centre, pas très loin de mon aire de travail.

Environ quinze minutes plus tard, le groupe se lève et se met à applaudir et à crier, les photographes illuminent la place par à-coups répétés de blanc et je me retourne, regarde vers l’avant, reconnais de loin le personnage, l’homme-lion, aux gros cheveux blonds, la vedette d’une pub de voiture qui vient d’apparaître dernièrement à la télé, entres autres. Celle-là qui repose sur le concept absurde de la découverte d’un homme sauvage qui, après avoir aperçu l’automobile annoncée et s’être enfui à ses commandes, fait une remarquable avancé sociale en capturant, grâce à son bolide, pitons et pitounes. Il va sans dire que mon humeur a baissé d’un cran.

J’apprends aussitôt de mes patrons, loin d’être des fiers-à-bras, dans tous les sens du terme, qu’ils n’ont pas donné leur assentiment à cette démonstration et qu’ils sont même un peu fâchés de ce qui se passe. Ce groupe publicitaire avait tenté de les approcher pour faire leur truc dans l’autre bar qu’ils possèdent, mais ils avaient refusé. Alors, ils ont appelé au bar où je travaille pour seulement réserver une table sans annoncer leurs couleurs. Et, quand un de mes patrons s’est rendu compte de la mise en scène devant le bar, avec les photographes et le couple, l’organisatrice et lui avaient convenu que ça se passerait dehors et pas plus. Mais visiblement, elle n’a pas tenu promesse.

J’étais outré de les voir ainsi chahuter pour se faire remarquer, et encore plus quand je me suis rendu compte qu’une jeune fille distribuait des sous-verres à l’effigie de la campagne publicitaire sur les bars et les tables. Je suis allé en chercher un pour le montrer à un de mes patrons et là, ç’a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Pendant un bon quinze minutes, mon autre patron s’est entretenu avec l’organisatrice et elle ne semblait pas aimer ce qu’il lui disait. À la fin de l’entrevue, elle est partie voir le groupe et elle est revenue pour lui annoncer qu’ils se calmeraient. Et, effectivement, ils se sont calmés, du moins un peu.

Après ça, j’ai discuté avec lui. Il me disait qu’ils se faisaient tout le temps importuner par des compagnies pour de la pub de toute sorte, mais qu’eux ne voulaient pratiquement jamais. Et c’est bien vrai, la seule chose qu’il y a de temps en temps, c’est de la promotion de produit, surtout de bière en bouteille, mais assez subtilement, pas de grosses affiches, ni rien du genre, juste des spéciaux que les gens au service promeuvent. Parfois, des compagnies envoient des personnes offrir à la clientèle de nouveaux produits pour les faire goûter, c’est tout. La philosophie de mes patrons est très axée sur le long terme, alors ils ne veulent pas embarquer dans le cirque commercial, et ça marche : le bar est encore très populaire après plus de cinq ans! J’ai dit sincèrement à mon patron, qui est aussi un ami de longue date, que j’étais fier de travailler pour eux. Et c’est bien vrai!

Mais, dégoûté, je regardais cette bande de faux-amis qui gagnaient leur pitance en se jouant d’eux-mêmes et des autres, et je me demandais s’ils avaient ou pas un peu honte. Ça m’a même rendu un peu triste, et ils sont partis, pour sûrement tenter leur malchance ailleurs…

Non, mais sérieusement, ne trouvez-vous pas que c’est un peu exagéré comme manière de s’insérer dans la vie sociale pour vendre un produit, surtout quand c’est forcé de la sorte? Aujourd’hui, la publicité est pratiquement partout et elle tente même maintenant de s’immiscer dans la vie de tous les jours! J’ai donc décidé d’écrire ce texte pour justement tenter de mettre un holà à ce phénomène qui nous polluera la vie si nous n’y prenons pas garde. Je ne sais pas comment les gens autour ont pris la chose, mais moi j’ai adopté une attitude négative, et j’espère qu’ils l’ont senti. Je sais que ce n’est pas bien d’être méchant, mais pour une fois que j’avais l’occasion de faire sentir mon désaccord à la publicité, je ne me suis pas gêné!

Et j’espère que si vous en rencontrez un jour, vous vous ne gênerez pas non plus pour leur faire savoir qu’ils ne sont pas la bienvenue.

(La photo provient d’ici.)

Le sérieux des OVNIS

Un article paru récemment sur le très sérieux site web du Nouvel Observateur expose tout aussi sérieusement des témoignages de pilotes militaires et civils ayant vu de leurs yeux vus des OVNIS.

J’espère que Douce n’aura pas le temps de lire ce billet, car elle a une peur bleu des extraterrestres… Sauf qu’il faudra bien qu’elle s’habitue, car, à mon avis et celui de plusieurs, nous allons faire collectivement la rencontre du troisième type dans un avenir très rapproché.

Avec la lecture d’un article de la sorte, ce qu’il reste de mon scepticisme commence vraiment à se désagréger…

(La photo provient d’ici)

Ma plogue du jour

Je viens de lire un très bon texte de ND qui explique à merveille « être écolo ». Je vous le conseille fortement, car il elle dédramatise les changements d’habitudes que nous devons collectivement prendre afin d’amoindrir notre trace sur cette Terre.

Les Russes et les États-Uniens contre la force nucléaire

Selon un sondage récent, une très forte majorité des États-Uniens et des Russes souhaitent l’abandon des armes nucléaires.

C’est une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne est simple : il y a un constat clair dans les populations de ces deux pays face à cette menace dont elles n’ont pas le contrôle. Donc, que l’impossibilité de pouvoir attaquer avec ces armes est préférable à profiter de la force persuasive, ce qui n’est pas rien!

La mauvaise, c’est bien sûr qu’un processus d’armement ne s’arrête pas comme ça parce que la population n’en veut plus; je serais utopiste et même naïf de même le penser… Le poids de la population sur les politiques, et encore plus sur l’armement, donc la militarisation, est faible, surtout quand il s’agit de superpuissances. Comme quoi le poids du nombre semble exponentiellement et inversement proportionnel plus ce nombre est grand. Voilà le drame, mais j’espère me tromper.

Pulp Fiction : Fuckin’ short version

Plus porcine qu’on le croit…


Très bonne émission de Tout le monde en parle hier, j’avais bien hâte d’en voir une comme ça…

Le moment fort : quand Mia Farrow a traité de porcs les dirigeants de nos sociétés.

Avec des cotes d’écoute de près de 2 millions, et en espérant que tous ceux-là ont bien compris le message, il faudrait que tout ce beau monde réussisse à convaincre un peu plus de deux personnes qu’il y a vraiment un problème avec notre espèce…

Son problème à notre espèce, c’est qu’elle s’en lave trop les mains des problèmes; serait-ce pour tenter de se sortir inconsciemment de son état métaphorique de porc?

(Cette photographie intitulée « Signe intérieur de richesse » de Mister Y provient de Flickr.)

Ajout (13h35) :

Je viens de lire un excellent texte de l’ami Capitaine Virgil sur notre déficit démocratique. Et Bibco a écrit un très bon commentaire sur l’émission TLMEP, mais celui-là en lien avec la portion « qualité du français ». C’était effectivement assez jouissif de voir Fred Pellerin gagner le petit concours de dictée!

Ma plogue du jour

Je viens d’ajouter à ma blogoliste ce nouveau blogue de haute voltige littéraire ainsi nommé : Extravagances Épistolaires.

Ce carnet, qui se déploie pour l’instant sous la forme de lettres ouvertes à deux politiciens, Pauline Marois et Mario Dumont, ne manque pas de les écorcher de la plus élégante manière. Un plaisir sophistiqué qui a des dents, assurément, et de l’esprit!

Je sens vos yeux écarquillés…

Après avoir lu sur le blogue La Commune qu’ « Une étude du Canadian Centre for Policy Alternatives (CCPA), nous rapporte que les diminutions d’impôts depuis 1990, ont grandement favorisées les plus riches au Canada. », j’ai vu cette image sur le blogue de Martin Beaudin-Lecours.

Est-ce que j’ai vraiment besoin d’en rajouter?

Péter la baloune…

Je n’ai pas le choix de me rétracter; on vient de péter la bulle de l’éducation-du-français-qui-serait-en-danger-parce-que-nos-jeunes-ont-de-mauvais-résultats. C’est que dans mon texte « Trop de raccourcis », je me sers de cette problématique comme exemple pour illustrer mon propos, mais il semble que ce soit encore une enflure médiatique.

Premièrement, un texte de Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow, les auteurs de « La Grande aventure de la langue française (Québec Amérique) », paru sur cyberpresse hier remet les pendules à l’heure.

Et je les cite :

Par exemple, après avoir déterré des archives un examen de français donné à 3000 élèves d’un beau quartier parisien en 1850, des linguistes français l’ont fait passer 150 ans plus tard dans le même quartier à 3000 élèves appartenant au même groupe socio-économique. Surprise: ils ont constaté très peu d’écart dans la maîtrise générale de l’écrit entre maintenant et «le bon vieux temps». Les linguistes québécois qui ont étudié de près cette question en se fondant sur des documents plutôt que leurs souvenirs arrivent habituellement aux mêmes conclusions.

Deuxièmement, j’ai lu, sur le blogue « Geek curious » un billet très intéressant sur cette question. Ce paragraphe est éloquent :

C’est très drôle ces histoires sur la mauvaise orthographe de nos élèves, car elles reviennent en moyenne à chaque 10 ans dans les journaux francophones. Ça fait 200 ans qu’on reproche aux jeunes générations que leur français est bâclé. En effet, si on fouille dans les archives de journaux, on voit la même « crise » se répéter à chaque dizaine d’années environs, et à chaque fois on dit que c’est pire que précédemment.

Comme quoi il est de plus en plus clair pour moi que la blogosphère est très très utile!

Ajout (14h50) :

Justement, je viens de lire un très bon texte de ND sur cette question, c’est ici.

Le pétard mouillé de Mario Dumont

La longue mèche de la motion mariodumontesque s’est consumée assez longtemps pour catapulter sous le feu des projecteurs médiatiques son désir de débureaucratisation par raccourci, mais ne restera qu’un pétard mouillé pour la démocratie.

Il était clair que ce coup était pipé et qu’un appui du côté péquiste était un fantasme malavisé, de la manigance à peine voilée. Mais la grande question : comment les fervents mariodumontistes peuvent-ils se regarder dans le miroir aujourd’hui alors que leur Grand Manitou handicape ainsi l’Assemblée Nationale pour démontrer sa position divergente?

Pourtant, tout le monde la connaissait déjà sa position : il n’en veut plus des commissions scolaires, mais encore! N’importe quel citoyen peut ne plus en vouloir, comme lui, mais il faudrait bien qu’il aille plus loin que la simple position d’un citoyen. Ce citoyen qui peut, s’il le désire, puisqu’il n’a pas été élu pour travailler dans notre intérêt à tous, choisir entre le noir ou le blanc. Peut-être qu’un projet de loi aurait été plus constructif? Par contre, on voit bien où ça peut mener…

Pour un homme ouvertement populiste qui prétend vouloir brasser du concret, il encourage ici la politicaillerie, bien assis dans son carré de sable personnel, en lançant cette flèche avec son arc-jouet, ce qui est très éloigné de l’action. Alors, avec « action » et « démocratique » dans sa dénomination, il serait aisé d’accuser ce parti mégalomaniaque d’avoir perverti ces termes hautement positifs dans un but de mise en marché. Bon, j’admets que ce choix date de plusieurs années et qu’il peut difficilement être mis à jour…

Voilà bien le problème : on accapare la démocratie, qui devrait être bien avisée, pour la réduire à un rapport unilatéral entre un roi et ses ouailles. On se targue de l’action, qui devrait faire avancer les choses, mais on fait de plus en plus souvent le « moonwalk »!

Pourquoi pas alors « L’Option Autocratique du Québec », ça serait un peu plus clair!

Sans blague et sans sarcasme, ne serait-il pas temps de débarrasser l’Assemblée Nationale de la partisanerie? Donc d’enlever le plus possible le petit côté stratégique des travaux de nos élus? En tant que néophyte de la mécanique parlementaire, je me demande s’il n’y aurait pas moyen de rejeter à la base ce genre de tactique qui est clairement improductive.

Le seul moyen que je verrais serait d’ajouter un jugement direct, externe et impartial à ce qui se passe à l’Assemblée : un genre de comité moral qui veillerait à proscrire des démarches de la sorte. Car, à la base, je ne suis pas contre l’idée de pouvoir faire une motion de confiance, mais c’est la préparation qui manquait, et surtout un appui assez solide pour justifier cette démarche. Mais tant que nos élus défendront autant, sinon plus, leur parti que les électeurs, la joute politique paraîtra truquée pour la majeure partie de la population. Ce n’est donc pas si surprenant de voir la population se rabattre alors sur le culte de la personnalité.

(La photo provient d’ici.)


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  • Sur la liberté de surconsommer et la culture qui la soutient
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l’humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique, estime le Worldwatch Institute de Washington, dans son «état […]
  • Sur l’évolution et le changement
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Du changement. Fascinant à quel point le changement est devenu un phénomène positif… Avant, c’était risqué… aujourd’hui, c’est en certitude d’un changement pour le mieux. […] Le changement est devenu la nourrice de notre lassitude… c’est charmant comme évolution. Plus les changements sont possibles […]
  • Un dinosaure dans la blogosphère
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Dans ce monde virtuel, malgré une veille assez large, malgré des alertes Google, malgré la technologie de notification des liens entrants, l’humain est toujours utile. C’est qu’à la suite de mon premier billet en lien avec le suicide de Nelly Arcan, quelqu’un est venu m’indiquer qu’un autre comment […]
  • Sur le nationalisme
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ Je regrette qu’il n’existe pas en français de mot pour désigner l’attachement que l’on peut ressentir pour le lieu où nous vivons notre enfance, entouré de gens qui nous aiment et qu’on aime — et pourvu que notre enfance ait été heureuse. Mais si vous retirez du nationalisme cet […] […]
  • Ne bouge surtout pas!
    Visitez mon nouveau blogue :  http://www.renartleveille.com/ (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Je suis tombé sur cette photo la semaine dernière. Elle m’a troublé. Au-delà de la confiance aveugle, j’y vois une allégorie de notre condition sociétale. Les […]