Archive pour juin 2007

Bien que l’hygiène féminine


Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006)

Bien que l’hygiène féminine soit d’une grande importance, votre mari fatigué ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait à la faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d’être à votre meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d’avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez appliquer de la crème pour le visage ou des bigoudis, attendez son sommeil, car cela pourrait le choquer de s’endormir devant un tel spectacle.

La crise d’angoisse

J’ai relaté voilà quelque temps sur un blogue un problème que j’ai déjà eu, c’est-à-dire une crise de panique. Le thème de cette semaine, « La crise d’angoisse », sur le site littéraire « Les Impromptus Littéraires / Coitus impromptus V.3.0 » m’a donné l’idée de décrire mon expérience de manière poétique. Je l’ajoute ici pour vous :

Ceci ne sera pas de la fiction. Pas même un grossissement à la loupe. Pas celle du scientifique en tout cas.

L’obscurité qui m’a enveloppé est plus ténébreuse que de se fermer les yeux. Du noir, parfaitement sans lumière. La mort serait la plus parente comparaison.

Après coup, c’est comme un deuil de soi-même. La respiration courte comme un fil blanc, pour observer cette vie qui entre et sort en soi — un miracle incessant — pour recoudre le redressement, à coup de pioche sur l’optimisme : c’est une montagne bien dure à percer lorsque l’angoisse a malmené, comprimé comme une éponge son propre coeur.

Je le disais sans trop de pudeur, je l’ai vécu véritablement. La distance temporelle m’est serviable puisque je peux sourire pendant la description.

Cette panique est un mystère contemporain. Je ne pourrais pas être plus flou sur cette crise qui m’a laissé pantelant. Mais c’était une sorte de folie qui poussait comme un plan d’herbe à puce, chatouillait ma confiance en cavalcade. Précurseurs d’un drame, des mois de tiraillements m’annonçaient quelque chose, mais sans le pointer ni l’annoncer. Je me suis retrouvé par terre — black-out — alors que je me devais d’être plus vivant que d’ordinaire : mon pain et mon beurre me le demandaient.

Quand j’y repense, c’est presque drôle, dans la mesure où il n’y avait pas de monstre ni de fantôme pour m’apeurer. Quelque chose en moi a déglingué mes mécanismes de défense. La source du pourquoi a toujours été perdue et je ne saurai jamais comment la reconnaître. À la place, j’ai composé un nouvel être qui contient encore celui d’avant la chute. Ce n’est pas du tout original : personne n’est à l’abri des malheurs ni des bonheurs qui tissent cette épopée anecdotique qu’est la vie dans sa durée.

Sinon, je n’y pense plus, sinon rarement, c’est de l’histoire ancienne. J’ai délibérément évacué le plus possible la description réaliste pour mettre l’emphase sur les images, pour ne pas réactiver l’empreinte, cette clé que j’ai avalée. La peur que ça me reprenne est toujours tapie quelque part. Quand je sens l’odeur du vide, j’en ai des sueurs froides.

L’accord tacite #3

Pour plus d’information quant au sujet de cette publication, consultez L’accord tacite #1.

3) J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites,

Ce point m’interpelle beaucoup puisque je me considère assez marginal. Pour faire un parallèle, cette marginalité a parfois été problématique dans ma famille, mais en gros, ç’a quand même bien été, car les membres de ma famille sont assez ouverts d’esprit pour accepter ma différence même si elles les heurtaient quelquefois.

L’acceptation, ou plutôt la tolérance envers les différentes races, religions et orientations sexuelles, qui semble fonctionner de plus en plus, est bien la preuve que l’inclusion de tous les citoyens dans leurs différences est un but noble à atteindre. Pour fuir la conformité, comme agent de stagnation sociale, il faut une ouverture de plus en plus grande envers les regards et interprétations autres.

Même que je crois que l’individu moyen, conformiste par défaut, devrait cultiver son originalité : ce qui lui permettrait de comprendre que son individualisme le ramène, par un jeu de tiraillement entre les extrêmes, toujours à la société et aux compromis qu’elle sous-entend. Un humaniste va au-delà de ses premières impressions, ce qu’un animal ne pourrait faire…

(L’accord tacite #4, c’est par ici.)

À la fin de la soirée


Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006)

À la fin de la soirée, rangez la maison afin qu’elle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l’avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s’il doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.

L’acharnement des sondages

Pour ceux que la politique intéresse, je viens de publier sur « Un homme en colère » une analyse du dernier sondage CROP pour La Presse concernant le climat politique au Québec. Bien à vous de venir la lire et la commenter!

Lorsqu’il a fini de dîner, débarassez la table et faites rapidement la vaisselle


Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006

Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n’a nul besoin de travail supplémentaire. Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d’intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l’impression d’empiéter sur son domaine. Si vous-même avez des petits passe-temps, faites en sorte de ne pas l’ennuyer en lui parlant, car les centres d’intérêt des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.

J’ai un secret pour vous (bis)

J’ai écrit voilà quelque temps un texte critique sur le phénomène « Le Secret ». Voilà environ une semaine, un de mes très bons amis me parle de ça et il est très enthousiaste, presque trop. Il me conseille de lire le livre et finit par me le prêter. Je l’accepte en lui disant que je vais essayer de m’ouvrir à ça même si je suis vraiment sceptique.

Le soir même je vois au travail un compagnon de travail et ami commun et, après lui avoir dit en blague qu’il faisait partie de la secte du Secret, il m’indique que c’est lui qui a initié l’autre au Secret. Il m’explique aussi qu’il est tombé là-dessus dans un moment où, après avoir fait un récapitulatif de sa vie, avec l’apport de certaines lectures qu’il avait faites et qui allaient dans ce sens, ce livre venait confirmer pour lui le pouvoir du positivisme sur la destinée. Il m’a avoué aussi trouver l’esthétique de ce phénomène assez rebutante, et même la manière dont le propos est amené. Ça m’a un peu rassuré.

Ma copine me disait que ça devait être un ramassis d’évidences et effectivement, c’en est un! Par contre, cela a du bon : le fait de lire ces truismes permet au moins de les assimiler et d’amorcer un changement de la pensée. À ce jour (j’en suis au tiers), j’ai pu comprendre d’une manière imagée que je suis comme une antenne qui diffuse des pensées positives ou négatives qui changeront le cours des événements de ma vie dans ce même sens. Et que l’Univers répond aux demandes d’une manière ou d’une autre. Si je me sens heureux, tout arrivera pour me rendre heureux. Si je me sens riche, la richesse viendra. Ça me fait sourire, car tous les livres de croissance personnelle disent à peu près ça, en d’autres mots…

Mais je vais jouer le jeu. Le livre demande d’écrire un texte où je vais étaler mes désirs, donc, je le ferai ici, à la vue de tous. Vous faites partie aussi de l’Univers! Alors, voici ce que je veux :

Je veux devenir milliardaire pour pouvoir le redistribuer à bon escient. Je veux devenir le plus grand philanthrope, le plus grand régleur de problèmes. Je veux donner l’exemple aux riches par ma créativité et ma bonté.

Ne l’accueillez pas avec vos plaintes et vos problèmes

Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006

Ne vous plaignez pas s’il est en retard à la maison pour le dîner ou même s’il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur comparé à ce qu’il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement. Proposez lui de se détendre dans une chaise confortable ou d’aller s’étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l’oreiller et proposez-lui d’enlever ses chaussures. Parlez d’une voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui poser pas de questions sur ce qu’il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu’il est maître du foyer et qu’en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.

St-Jean pas très bonne…

Ce n’est pas une fête de la St-Jean Baptiste pour me réjouir… J’ai été coupé au bar à 2 h parce qu’il n’y avait plus grand monde (je ne travaille pas aux 2 Pierrot…). Pas subtil pour deux cennes, Cyberpresse fait paraitre une analyse d’un sondage très mal foutu avec un titre coup-de-poing, juste avant les festivités : L’option souverainiste serait en régression.

Pendant que je suis en train de peaufiner un texte à paraitre cette nuit sur Un homme en colère, dont le sujet est le boycott des fêtes de la St-Jean Baptiste, parce que justement je trouve que cette fête est une mascarade, qu’elle ne fait qu’endormir notre fierté pour le reste de l’année, je regarde un reportage au Téléjournal sur la St-Jean et une femme clame haut et fort qu’elle voudrait en plus que cette fête soit dépolitisée… Et pis quoi encore?

Ajout (17h) :

Et là le rat de service veut plus de clarté pour s’assurer que le « cadeau » de Harper (la nation) ne restera que symbolique, au mieux sociologique…

Ajout (17h01) :

Ah… j’allais oublier… Bonne St-Jean!?

L’accord tacite #2

Pour plus d’information quant au sujet de cette publication, consultez L’accord tacite #1.

2) J’accepte d’être humilié ou exploité a condition qu’on me permette a mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale,

Ce deuxième point me rend tellement triste. Il m’aspire vers ce qu’il y a de plus vil en l’humain. Le pire, c’est que ça m’est déjà arrivé et que ça m’arrivera sûrement encore de dénigrer un autre individu parce que je trouve qu’il est moins « quelque chose » que moi… Je me hais quand ça m’arrive. Ma mère me disait : « Ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse » Merci maman! Mais j’ai encore du chemin à faire avant d’être parfait…

Et de se faire regarder de haut par quelqu’un d’autre est aussi très blessant. Que ce soit un ou l’autre, c’est un des pires défauts, car il actualise les rôles déjà présents et leur donne un sens encore plus injuste.

La condition humaine est déjà assez difficile. On n’a pas besoin en plus de se piller sur la tête.

Ces deux phrases sont comme des mantras à répéter le plus possible…

(L’accord tacite #3, c’est ici.)

Ne vous plaignez jamais s’il rentre tard à la maison


Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006)

Ne vous plaignez jamais s’il rentre tard à la maison ou sort pour aller dîner ou pour aller dans d’autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d’ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.

Le vent dans les dents

J’ai découvert récemment un blogue au nom très imagé : Le vent dans les dents. Et là, en retournant sur la page pour copier le lien, je lis la description du blogue :

« Foui de la foui! Bienvenue sur mon blog, le vent dans les dents…J’aurais pu intituler la chose, le vent dans le toupet, mais depuis une tragique expérience chez la coiffeuse, ce qu’il me reste désormais dans le visage sont mes dents! »

J’ai des larmes aux yeux encore… Faut aimer ce genre d’humour là, un peu grinçant et misérabiliste (son dernier billet parle de vomi). En tout cas, moi j’aime et je le communique!

Lettre ouverte à Patrick Lagacé

Pat, malgré que j’apprécie beaucoup ta plume et ton travail, je dois te dire que tu ne fais pas partie prenante de la blogosphère. Je m’explique. J’ai écrit un commentaire en rapport à ton excellent texte « Couper les plus pauvres » et j’y avais ajouté un lien vers un de mes textes, que je trouvais très à propos. C’est plutôt rare que j’inscrive des liens dans mes commentaires sur ton blogue, car je sais que la censure est souvent de mise (pour l’avoir souvent expérimenté et tu le sais déjà…), mais j’en vois quelquefois qui ont passé la modération avec succès.

Donc, après vérification, je me suis rendu compte que la partie de mon commentaire qui présentait le lien a été coupé, ne laissant que le début. Je comprendrais tout à fait si j’étais un spammeur, mais ce n’est pas du tout le cas, je n’ai même pas de pub sur mon blogue…

Je sais bien que ce n’est pas toi le patron de Gesca, mais je me demande si tu trouves cette situation injuste dans le sens où le choix et le partage des informations est bloqué de votre côté (je suis quasiment surpris de voir que tu as encore la liberté de mettre des liens vers des blogues et sites externes…). Pourtant, pratiquement tous les blogues que je fréquente ajoutent des liens vers les blogues ou les articles de cyberpresse. N’est-ce pas une manière insidieuse de garder le plus possible les lecteurs captifs au lieu d’ouvrir le flux de la communication?

Avec Quebecor, le problème est encore plus flagrant, car la modération est automatique et bloque toute tentative d’ajouter des codes ou des liens. J’en avais fait part à Dominique Arpin et il est d’accord avec moi (et j’espère que c’était vrai…). Donc, quand je peux, et le plus possible, je n’inscris pas les liens vers les sites et blogues de Quebecor. Est-ce que je devrai faire ça aussi pour ceux de Gesca? Je me pose la question vraiment sérieusement et songe même à organiser un boycott tellement je trouve cela inacceptable. En fait, cette lettre ouverte est un premier pas dans cette direction.

Ajout (Mercredi 20 Juin) :

La plume souverainiste a écrit un très bon texte en référence au sujet que je soulève ici, je tenais à ajouter le lien : elle ajoute des informations qui sont très pertinentes, comme toujours!

Écoutez-le


Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006)

Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n’est pas le moment opportun. Laissez-le parler d’abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtre. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.

Le "gros bon sens" de Jesse Ventura


Voilà quelques citations que je viens de voir sur antagoniste.net, organe préféré des propagandistes de la droite, tiré de l’autobiographie de Jesse Ventura, gouverneur du Minnesota de 1999 à 2003. L’auteur du site a ajouté « Des propos que les états providences devraient méditer… ». Je vais tenter de les décortiquer à ma manière, même si je ne suis pas un « état providence »… Mais qui donc pourrait se targuer d’en être un? C’est comme demander à une chaise de se défendre…

#1 : La défense d’une juste cause ne donne pas droit à l’argent public. Il existe beaucoup de causes excellentes, et l’État est incapable de les prendre toutes en charges.

Si l’État peut investir dans l’économie, pourquoi pas dans les justes causes? L’existence de l’État devrait garantir une tentative de régulation des problèmes, parce qu’il est et surtout devrait être, à la base, une sorte de syndicat global qui régirait les rapports de force dans la société, puisque l’égalité des chances n’existe pas. Donc, la pensée de cet homme est réductrice et négative quant aux possibilités d’une société plus juste, occultant ainsi les moyens réels et les possibilités de régler les problèmes puisque ces moyens monétaires sont pris en otage par les nouveaux rois du corporatisme et leurs groupuscules de pression.

#2 : Je crois qu’au fond, la plupart des citoyens comprennent que l’État ne peut pas fonctionner quand il se transforme en organisme caritatif.

Je détournerais cette phrase vers l’idée de prévention et non de charité, qui, cette dernière, tente de régler les problèmes à la sauvette, sans jamais les régler (donc, mon opinion sur la charité personnelle est assez négative — puisqu’elle est aux prises avec le « bon vouloir » de chacun, le hasard des causes à la mode — et mon opinion sur la charité étatique est qu’elle n’agit seulement que comme un pansement sur la bactérie mangeuse de chair…). Si je comprends bien, cet homme croit que l’État n’a pas d’emprise sur la réalité, qu’il ne pourrait influer sur autre chose que la bonne marche de l’économie, comme si elle était séparée du reste…

#3 : La Constitution garantit le droit à la vie, la liberté et la recherche du bonheur – un point c’est tout. Il ne garantit pas le droit à la charité…

Cette citation expose bien tout le mépris de cet homme envers le bien commun, comme source de changement positif. Le droit à la vie, la liberté et la recherche du bonheur ne sont pas seulement des recherches égoïstes, qui ne concernerait seulement que le bonheur de sa famille et ses amis. La liberté de celui qui exploite ceux qui sont en dessous n’est pas protégée nécessairement de l’autre qui se trouve libre de se venger de la manière qui lui conviendra. Une société qui n’a plus comme base le bonheur de tous peut bien se protéger par les armes et la peine de mort : c’est le chemin le plus court, penser à des solutions positives n’est pas le propre de la pensée sociale économique à courte vue.

#4 : Il ne faut jamais oublier que l’État ne gagne pas un seul dollar qu’il dépense. L’argent qu’il vous donne doit être pris à quelqu’un d’autre.

Voilà qui représente bien la cupidité extrême. Cet homme a vraiment été gouverneur pendant quatre ans? C’est une vraie honte pour l’Humanité.

#5 : Quand quelqu’un veut aller à la fac sans payer ses études, décide d’avoir des enfants sans s’y être préparé financièrement, ou a fait des mauvaises affaires, il est injuste que cette personne prenne l’argent des autres.

Si une société décide d’un commun accord que le bonheur et la richesse de tous ses enfants passent par une éducation gratuite de qualité (qui entre autres cultive le sens critique), il y a de fortes chances que les mauvaises décisions que cet homme à la vue basse nous expose soient moins courantes.

#6 : D’autant plus que dans de nombreux cas, le dindon de la farce est quelqu’un qui a fait des choix plus sensés. Veut-on pénaliser ceux qui mènent leur vie de façon responsable?

Pénaliser de quoi? De s’acheter un deuxième Hummer? La valorisation des gens plus apte à se débrouiller dans la vie à ses limites. La dévalorisation des perdants est déjà assez honteuse comme ça. Les gens ne sont pas du bétail, même s’ils ont, pour certains, des capacités réduites : pourtant, leurs contributions à la société sont importantes et mériteraient un salaire et une considération plus importante.

#7 : Veut-on faire comprendre aux citoyens qu’une conduite financièrement irresponsable n’entraîne aucune conséquence, et que l’État sera toujours là pour les tirer d’affaire?

Un pas de plus et on croirait qu’il prône la peine de mort pour les pauvres et les gens qui ont fait faillite…

Un peu de mesquinerie pour finir : regardez cet homme; ne trouvez-vous pas qu’il a l’air d’un escroc? Je n’en voudrais surtout pas comme président, ou pire, premier ministre…

Réduisez tous les bruits au minimum


Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006)

Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayer d’encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.

Beaucoup d’eau a passé sous les ponts

On vient de publier un de mes textes sur un blogue littéraire très intéressant, « Les Impromptus Littéraires / Coitus impromptus V.3.0« , où différents auteurs écrivent sur un thème à chaque semaine. Le thème de cette semaine était le début de phrase par lequel débute le texte, le voilà, reproduit ici aussi :

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que je suis né, hagard, au centre du monde. Mon allergie aux énergies fades et aux ressassements continuels ne paraissait pas trop : je souris toujours sur mes photos de bébé.

Beaucoup de larmes ont coulé sous l’insouciance de ma jeunesse myope, brûlée vive par l’apprentissage de la conformité, mais ne sachant pas encore que mon fétichisme futur pour le crayon et les mots sur les pages me vaudraient tant de railleries sourdes dans cette contrée de muscles, de bouts de bois et de glace. Soit! il existe des moustiques plus énervants que d’autres…

Beaucoup de sens a germé sous le jour, dans la chaleur suffocante de cette pièce d’une blancheur délavée, ma vie changeant au rythme de la plume de Réjean Ducharme, avec son Hiver de force, pour ne nommer que ce monument-là. Loin du purisme, il y avait aussi des bandes dessinées en masse, le dos des boîtes de céréales et, en dernier recours, la bouteille de shampoing pour calmer ma soif de mots.

Beaucoup de sang a coulé dans mes veines. Et elles en sont maintenant lisses. Lisses et fidèles à mes soubresauts, aux lenteurs des repos comme aux vitesses de l’urgence. Il y en a qui les coupent pour détourner le regard à jamais, moi je les masse plutôt comme je caresserais un chien debout et accaparant, aux grandes oreilles pendantes.

Beaucoup d’Ô ont parsemés mes premiers poèmes, moi qui rêvait d’une cave humide et d’un poêle à bois dans la noirceur épicée des chandelles. Ces Ô me consolent encore malgré moi, comme des fantômes. Ils vont et viennent comme bon leur semble.

Beaucoup de choses me sont arrivées, mais les plus importantes sont celles qui s’en viennent : mes doigts qui me piquent d’appuyer sur les bonnes touches, cette phrase qui n’en finit plus de vouloir finir, me creuser la tête sans que ça saigne.

Beaucoup de possibilités se côtoient à l’arrivée. Enjamber les ponts qu’il y a entre les mots. Se baigner à en jouir entre les lignes. S’imprégner de l’effet domino. Penser à autre chose tout en sachant que la mémoire existe. Malgré tout, croire en l’immuabilité du mouvement de l’eau sous les ponts.

Pendant les mois les plus froids de l’année

Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006)

Pendant les mois les plus froids de l’année, il vous faudra préparer et allumer un feu dans la cheminée auprès duquel il pourra se détendre. Votre mari aura le sentiment d’avoir atteint un havre de repos et d’ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive, veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.

Ranger le désordre

Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006)

Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers, etc., et passez ensuite un coup de chiffon à poussière sur les tables.

Soyez prête

Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006)


Prenez 15 minutes pour vous reposer afin d’être détendue lorsqu’il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa journée a besoin d’être égayée; c’est un de vos devoirs de faire en sorte qu’elle le soit.

L’accord tacite #1

Un commentateur (Christian) a laissé sur UHEC voilà quelque temps une liste de points d’un contrat implicite que nous acceptons, d’une manière ou d’une autre, en vivant notre vie sur cette Terre. C’est un procédé assez ironique qui a au moins le mérite de nous montrer les problèmes de ce monde directement, comme un mur qui nous casserait le nez. C’est aussi une bonne manière de nous montrer que l’indignation est en attente d’action.

Donc, je vais les exposer un à un, et je vais les commenter, en espérant que cela provoquera quelques bonnes discussions. Je mettrai les références vers le texte original seulement au dernier point (il y en a 33 — c’est un site spirituel…), question de garder un certain momentum (donc, ceux qui ont déjà lu cette liste se garderont de la communiquer en entier explicitement, s.v.p., merci!).

Voilà la première :

1) J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants,

La compétition. C’est un sujet assez vaste et surtout représentatif de notre société, oui. Je crois que la compétition est essentielle à sa dynamique : le besoin humain de se dépasser soi-même et les autres a contribué à l’évolution technologique, il faut en convenir. Mais le niveau de conscience que l’on serait en droit de demander à cette entité, cette collectivité, cette addition d’individualité devrait tenir compte de ses individus moins performants au niveau concurrentiel.

Vous trouverez cette manière de décrire la situation assez rigide et technique, c’est voulu. Et c’est là le noeud du problème : on pointe les perdants alors que la crise vient du fait que les gagnants forment un surgroupe technocratique, pratiquement détaché du reste, et qui ne pense qu’à détrousser encore plus les perdants alors qu’il devrait tenter de les hisser jusqu’à eux. Pourtant, c’est une solidarité inscrite dans les gênes de nos gouvernements depuis longtemps, mais qui malheureusement s’effrite, au nom des lois du marché. À mon avis, c’est le plus grand des mensonges.

(Pour L’accord tacite #2, c’est ici.)

Faites en sorte que le dîner soit prêt

Extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec… (source : Le Point en administration scolaire – Été 2006)

Préparez les choses à l’avance, le soir précédent, s’il le faut, afin qu’un délicieux repas l’attende à son retour du travail. C’est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu’ils rentrent à la maison et la perspective d’un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d’un accueil.

D’autres suivront…

Des armes sur quatres roues

Je suis vraiment fâché. Je me promenais en vélo tantôt avec ma copine et, arrivé au coin Champlain et Dollar, à Ville Lasalle, nous attendions tranquillement que le petit bonhomme s’allume pour qu’on s’engage, moi devant, pour aller rejoindre la piste cyclable afin de se rendre chez nous. Je venais d’avoir une petite prise de bec, donc je n’étais pas très pimpant ni joyeux… Donc, le petit bonhomme vert s’allume pour m’indiquer que c’est mon tour, mais, dès que je donne un premier coup de pédale, une voiture me klaxonne. J’entends le conducteur baragouiner quelque chose en freinant et moi je ne me gêne pas pour crier :

– Regarde où tu vas, cal…!

Il m’a contourné et n’a pas demandé son reste, une chance pour lui! J’étais bleu! Rouge comme une tomate, la vapeur me sortait par les oreilles! Je me suis senti un tout petit peu mal parce qu’il y avait un enfant assis sur le siège arrière. Mais je vous jure qu’il n’aurait pas fallu que le conducteur s’arrête et sorte, parce qu’il aurait payé pour tous les autres qui m’ont fait suer depuis belle lurette! Habituellement, je suis doux comme un lapin (ma copine m’appelle souvent comme ça, ou chaton…), mais là je me sentais comme un prédateur, sans pitié et sans merci. Grrr!

Voilà pour l’anecdote. Le comportement de ce crétin est bien représentatif de beaucoup de conducteurs qui pensent que la route leur appartient et qui oublient aussi que les piétons et les cyclistes n’ont pas une cage d’acier autour d’eux, et surtout, que ces derniers ont pratiquement toujours priorité. Je suis bien placé pour le savoir, car je suis justement mes cours de conduite en ce moment même.

Je crois que tout conducteur se doit d’avoir constamment en tête qu’ils peuvent tuer et se tuer avec leurs bolides. Vivement des tests de conduite cyclique pour tous! À tous les cinq ans, ça ne serait pas de trop, question de rappeler à tous les règles de base. Est-ce que vous laisseriez une arme dans les mains de n’importe qui?

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Et là, en cherchant des images, je suis tombé sur une belle image d’un artiste (Benjamin Maloway) qui se trouvait sur un blogue anti-voiture. Je peux vous avouer que j’ai bien aimé cette lecture…

In Memoriam (bis)

Dimanche dernier, je suis allé aux obsèques de Sylvain Cardinal (j’en profite pour vous présenter Eric et son texte Lagrimea, mon ami qui m’a accompagné là-bas, nouveau blogueur qui deviendra grand, je l’espère). Il y a eu beaucoup de monde, plus d’amis que de membres de sa famille. Cet homme savait s’agglutiner beaucoup des gens autour de lui. Il gravitait autour de plein de monde.

En arrivant au salon, j’ai parlé à Martine, une de ses ex. Elle m’a raconté en détail ce qui est arrivé. À vous faire dresser les poils partout sur le corps. Sylvain travaillait beaucoup, il a passé une nuit blanche, s’est endormi assis sur son divan au début de l’après-midi, avec une cigarette allumée. Les pompiers l’ont retrouvé dans le couloir, sans connaissance. Il est mort de ses multiples brûlures le lendemain, si je me souviens bien de ce qu’elle m’a dit.

Après la cérémonie (et la qualifier de triste est insuffisant), à cheval entre le religieux et l’athéisme, j’ai parlé avec beaucoup de monde, dont François, un ancien compagnon de travail. Il m’a dit que cette mort l’a fait beaucoup réfléchir, étant donné qu’il a le même genre de train de vie. Il m’a avoué qu’il considérait travailler trop, et qu’il s’en ressentait physiquement et psychologiquement. Je lui ai dit simplement qu’il fallait écouter son corps. Je me suis dit que j’avais de la difficulté à suivre moi-même ce conseil…

En retournant ça d’un bord et de l’autre, je ne pense qu’aux Lulucides qui trouvent que l’on ne travaille pas assez. Combien d’accidents comme celui-là, de dépressions, de problèmes psychologiques est-ce qu’il va leur falloir pour comprendre que la vie des individus qui composent cette société vaut plus que son économie?

Tout faire pour ne rien valoir

Je me suis remis à la peinture (virtuelle) et, comble de malheur, d’après Gilles Brown, propriétaire-fondateur de la galerie Clarence-Gagnon à Outremont, vice-président de l’Association des galeries d’art professionnelles du Québec : «Un peintre vivant qui peint des carrioles ne vaut rien»

Pauvre de moi… et surtout pauvre Jocelyn Bolduc, j’espère qu’il ne tombera pas sur cet article… Quoiqu’il doit bien vendre plus que les artistes représentés par cette galerie-là.

Non, mais sans blague, la situation des artistes est assez problématique au Québec. La preuve, je préfère bloguer que de peindre, même si je me suis endetté pour l’apprendre (mais surtout pour aller plus loin que la peinture). Je trouve les artistes qui s’acharnent très courageux : tout est plus payant qu’être artiste en art visuel… Et dire qu’une partie de la droite prône à tour de bras de couper toutes les subventions, autant ceux qui ne font que survivre (les B.S.), que ceux qui se battent pour faire avancer la culture avec un grand C.

Il faudrait que les amants du « gros bon sens » primaire se rendent compte que tout ce que les artistes créent se retrouvera plus tard sous une forme ou une autre dans des oeuvres commerciales ou pire, de la pub, et tout le monde criera au génie. Souvent, les vrais génies ont des petites jobines…

Une Cène comme une autre…

Je viens de voir ça sur le blogue à Patrick Lagacé, son billet en rapport à cette photo est pas mal du tout, comme souvent!

Moi, tout ce que je trouve à dire c’est : c’é ti-bô d’voir ça!

Et Pierre-Jean-Jacques dirait : au moins y’a une femme pour ramasser après le party…

(Je ne suis pas responsable de ce que Pierre, Jean, ni Jacques pensent ou disent.)

Fashionable? Part 3


Après Stephen Harper, voilà le deuxième modèle : Georges W. Bush!

Que pensez-vous de ce beau modèle « environne-mental » à texture de feuilles? À mon humble avis, il ne manque qu’une cagoule assortie…

Est-ce qu’il est sur le point de comprendre que l’environnement ne sert pas seulement à « faire beau »?

In Memoriam


Je viens d’apprendre la mort d’un ami. Sylvain Cardinal. Un incendie. Je vous l’apprends à mon tour parce que ça me fait du bien. Même si ça peut paraitre… peu importe. C’est dur même s’il n’était pas un ami proche, même si ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu.

Miguel, un ami commun, a envoyé par courriel quelques photos de Sylvain à tous ses contacts, ceux qui le connaissaient, avec le titre : In Memoriam – Salut Cardinal… Rien d’autre. Je lui ai répondu à l’instant : j’ai bien compris? Il ma téléphoné en retour. Malgré les belles photos insérées dans le courriel, la voix de Miguel était nécessaire. Merci Miguel!

Sylvain, comme vous pouvez le voir sur les photos était un gars très jovial, un verbomoteur qui, contrairement à d’autres, était très agréable à suivre. J’ai trop de souvenirs de lui, de bribes éparses de rires en sa compagnie pour pouvoir bien les communiquer en détail. De toute manière, cela ne concerne que ses amis et sa famille, qui, tous ensemble, referont le puzzle de sa vie dimanche prochain.

Ma tête est pleine de sa personnalité enjouée tandis que ma peine tire de l’autre côté, comme si je ne voulais pas y croire. Je connais le deuil pour l’avoir déjà vécu sans vraiment le comprendre. Voudrais-je le comprendre un jour? Non. La rationalité est inopportune pour l’instant. Ce texte est un premier pas. La preuve que la vie continue…

B.L.O.G.U.E.? : Blogues libres ou gains usuels enjôlés?


Quel plaisir de voguer de blogue en blogue! Tantôt, je suis tombé sur un texte du blogue de Dominic Arpin (1*) où il discute d’une histoire mettant en vedette le blogue Le Gros Bon Sens (Gros BS pour les intimes…) et une compagnie que je ne nommerai pas, vous comprendrez pourquoi plus tard. Le topo : S.Martel, le blogueur dudit blogue, reçoit par courriel une demande de cette compagnie pour qu’il parle de leur nouvelle campagne de sensibilisation environnementale dont le but évident est de vendre leurs produits. Bref, le blogueur a refusé d’en parler ouvertement dans son blogue, mais en parle quand même, sous l’angle que cette compagnie l’a placé dans une situation dilemmatique, voire presque philosophique en lui demandant ce service gratuitement.

La chose qui me vient en tête après avoir lu ce texte, c’est le temps accumulé, volontaire et gratuit que le blogueur a mis dans son blogue : ce temps-là est pour lui profitable, car, par la fidélisation d’un lectorat grandissant, il peut choisir et diriger ces propos en accord avec son système de valeurs, d’où l’effronterie d’une compagnie commerciale de tenter de s’y immiscer gratuitement. Je crois que la raison d’être d’un blogue repose sur l’initiative personnelle premièrement, et la cyberamitié deuxièmement, qui se base sur un lien de confiance. Donc, il est normal que le blogueur ait refusé l’offre de cette compagnie, car elle n’a pas respecté ces deux points essentiels, faisant pencher sa décision du côté négatif (bien que l’aspect monétaire semble avoir joué un rôle assez important).

Justement, pour ce qui est de la question monétaire, et par ricochet de la publicité, elle se serait posée même si la compagnie en question avait offert au blogueur une rémunération substantielle. La rétribution par la publicité constitue pour moi, et pour ce blogueur aussi je crois, une question de morale. Donc, la question principale est : est-ce que l’apparition de publicité sur un blogue corrompt de facto le message, surtout si celui-ci est progressiste? Si on me la posait aujourd’hui, je répondrais par un oui clair et net. Sauf que si on m’offrait de me payer pour écrire ce que je veux dans un cadre où il y aurait de la publicité, je ne suis pas certain que je refuserais à la seconde…

J’ai remarqué que, du côté des blogues de droite, il y a plus souvent de la publicité que sur ceux de gauche (même que je n’arrive pas à me souvenir d’un seul blogue de gauche avec de la pub…). Cela est logique. En général, les blogueurs de droite décident d’insérer de la publicité, ceux de gauche préfèrent suggérer aux lecteurs de faire un don. Lequel est plus payant? Est-ce qu’il y a, parmi les blogueurs (mis à part les blogueurs-journalistes rémunérés par les médias corporatistes), un seul qui réussi à en vivre sans travailler ailleurs ou être sur l’assistance sociale? Je ne crois pas…

1* Je n’ai pas ajouté le lien vers son blogue, car Quebecor, son patron, se croit comme un réseau fermé en interdisant les liens dans les commentaires. Si ça vous chante, vous pourrez vous y rendre par vos propres moyens…

Entendu à Montréal


Après de la poésie, voilà un peu d’humour. De l’humour hyperréaliste…

Miroir concave

Mes genoux sont rouges d’être à la base de leur mépris
ma bouche se voit fermée de force
muselée par la langue humide des champions mondiaux

ce combat épique rend mes joues musclées

C’est la honte en prescription qui me meut
jusqu’à la retourner jusqu’à la fierté sans compromis

serait-ce si demandant?

ce n’est pas une fuite
ni la redondance morne qui rend les doigts noircis comme des racines
ce n’est même pas non plus de se draper de bleu
car mon amour est multiple

mais s’aimer soi-même est la prémisse
le premier point

Je me sens comme un demi-moi aux yeux des demi-rois
un mal pour un bien
un en attendant

que la Terre ne soit qu’une boule d’asservissement

Mais
toujours de gros mais

ils ont leurs armes leurs pouces comme des marteaux-piqueurs
leurs gros mots ventilateurs qui assèchent les larmes
entretiennent l’oubli des blâmes
l’amnésie

Je me souviens est la gymnastique à répéter
ad vitam aeternam est pour moi le chant bouddhique


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