Archive pour mai 2007

Jouons à la tague!

Ah la la… Je me suis fait taguer par La Plume Souverainiste hier, et aujourd’hui par P’tit rien!

ON M’ATTAQUE!!!

Hé hé!

Le règlement

Chaque personne décrit sept choses à propos d’elle-même. Ceux qui ont été «tagués» doivent écrire sur leurs blogues ces sept choses ainsi que ce règlement. Vous devez «taguer» sept autres personnes et les énumérer sur votre blogue. Vous laissez alors sur les blogues de ceux que vous souhaitez «taguer» un commentaire leur indiquant qu’ils ont été «tagués» et les intimant à lire votre blogue.

1- Mon vrai nom de famille est Léveillé. Hé hé!

2- À 36 ans, je commence à avoir pas mal de cheveux gris, alors je peux dire que, depuis cette année, je commence à me sentir comme un adulte et non plus comme un adolescent attardé…

3- J’ai une collection de figurines et d’objets à l’effigie d’Elmo, de Sesame Street. Une copine, dans le temps où le toutou parlant et vibrant est sorti, m’en a donné un pour Noël, alors que tout le monde se l’arrachait! Quand je l’ai reçu, je ne savais pas c’était quoi (ça me faisait penser à Sesame Street pour être tombé quelquefois là-dessus), elle m’a expliqué, et j’ai tellement trouvé ça drôle que j’ai décidé que ça serait mon nom de DJ (je mixais pas mal techno dans ce temps-là). Alors, plein de gens m’ont donné des trucs d’Elmo à cause de tout ça. Aussi, quand je compose des tounes techno, j’utilise encore ElmoLeBouddha comme pseudo (Bouddha veut dire L’éveillé).

4- Je tripe fort sur le tennis (je suis de niveau intermédiaire, peut-être un peu avancé, pas certain…). Alors si quelqu’un habitant Montréal veut m’affronter, je suis disponible!

5- C’est vraiment pathétique comment j’oublie plein de trucs, je suis vraiment lunatique (mon ancien pseudo était justement Lunatique, mais y’a un rappeur qui l’utilisait déjà depuis longtemps, alors j’ai changé pour Renart L’éveillé). Alors, pour retenir les noms des nouvelles personnes que je rencontre, ça me prend au moins trois fois. J’arrête pas de manquer ou d’arriver en retard à mes cours de conduite. Ma copine passe son temps à me dire que j’ai oublié-ci, oublié çà, elle est la patience incarnée! Et, surtout, depuis que j’ai commencé ce blogue, mon lunatisme a empiré…

6- Je suis un fan de François Pérusse (moins maintenant, je me suis tanné, vous comprendrez pourquoi à l’instant). J’avais l’habitude de mettre un CD de ce boute-en-train pour m’endormir…

7- Ç’a vraiment été difficile pour moi d’écrire 7 choses à propos de moi étant donné que j’écris en partie sur moi ici.

Qui je tague maintenant?

1- Steven Painchaud du blogue Pourquoi moi?

2- Chronique de Gradlon

3- Regard Urbain

4- Manx de Le blog avec la prétention de n’en avoir aucune

5- Averlok

Et il ne faut que j’oublie mes deux comparses :

6- Louis de Un homme en colère

7- Jimmy St-Gelais de Pour que demain soit

La haine

Vu tantôt au Téléjournal : l’histoire de Ryan Smale.

J’en suis assez surpris. Qu’est-ce que vous en pensez? Je reviens là-dessus plus tard… Faut bien manger ses émotions.

Ajout (23h22) : si ça vous tente, je continue ma réflexion sur le sujet à UHEC, mon organe d’obstination préféré!

Optchon Caanda : la pointe de l’iceberg

Quel beau cirque que l’arène politique aujourd’hui! D’un côté, certains veulent laisser croire qu’Option Canada et le Conseil de l’unité canadienne sont blancs comme neige, nonobstant ce petit accroc de 539 000 $. Charest qualifiait le tout de « pétard mouillé » tandis qu’aujourd’hui il « déplore du bout des lèvres » . De l’autre côté, le mien, j’y vois la simple pointe de l’iceberg de la tricherie propagandiste fédéraliste dans laquelle les Québécois se complaisent, tant bien que mal, depuis ce temps. Il y a eu cet article de Vincent Marissal qui dressait un portrait assez virulent sur nos rapports canadiens. Et je crois que j’ai bien illustré son propos sur UHEC avec ces phrases simples : « Main dans la main par devant, couteau dans le dos par derrière… J’ai besoin de dire qui tient le couteau? » Et la relecture sur Wikipédia de l’histoire du scandale des commandites a terminé de sceller le cercueil de ma fierté canadienne.

Est-ce qu’il y a un fédéraliste dans la salle?

SuperÉnergex

Pour répondre à P’tit Rien, du blogue « 1000 & 1 petits riens« , qui me demande des détails sur ma mésaventure avec SuperÉnergex (ou Énergex, je ne me rappelle plus…), je lui réponds ici.

Cette anecdote s’est passée à la fin des années 90. J’avais eu un contrat de DJ dans un rave et j’étais très très nerveux. Alors, la veille, et je ne sais pas pourquoi j’ai eu cette idée, j’ai pris quelques capsules d’Énergex, afin d’avoir de l’énergie le lendemain (j’allais mixer vers 6 heures du matin). Le problème, c’est qu’en avalant la dernière capsule, elle est restée prise dans mon oesophage…

J’ai passé une bonne partie de la nuit à essayer de la faire sortir en forçant mon estomac comme si je voulais vomir. Pour ce faire, j’avais mis une chaudière sur le bord de mon lit. Et je n’ai pas beaucoup dormi…

Il faut que je dise aussi que cette année-là, a été ma dernière de fumeux de pot, je commençais à être vraiment paranoïaque. Alors le soir, quand je me suis retrouvé avec un groupe d’ami avant de se rendre au rave en question, après avoir fumé un peu de pot, j’ai commencé à me sentir très mal, je me suis rendu à la salle de bain, j’ai essayé de vomir, mais sans succès. J’avais tellement mal au coeur que je me suis rendu à l’hôpital.

Là-bas, ils m’ont branché par intraveineuse à du Gravol. J’étais censé dormir, mais j’étais tellement énervé par mon contrat de DJ que le sommeil ne venait pas… Vers 5 heures, je suis parti pour aller mixer. Arrivé là-bas, l’organisateur m’a dit que je ne mixerais pas, car il ne restait pas assez de gens, et qu’il voulait fermer la salle techno. Vous comprendrez qu’après avoir été si nerveux pour ce contrat, j’ai insisté pour au moins mixer un peu. Le DJ avant moi, Yaz, a été assez gentil pour me laisser mixer la dernière demi-heure. Je me suis bien défoulé malgré le peu de gens présent.

Pour clore la boucle, je peux vous dire que ma consommation de marijuana me donnait toujours mal au coeur et qu’il a fallu que je prenne des médicaments parce que j’en ai fait des ulcères d’estomac. Parmi les effets secondaires, il pouvait se produire de l’arythmie cardiaque, ce que j’ai subi quelques fois, surtout à des moments où j’étais drogué. J’ai arrêté ma carrière de fumeux de pot quelques mois plus tard et je n’y ai jamais retouché depuis.

Trop banane…

J’ai fait ma B.A. : j’ai acheté le dernier Omnikrom… Je l’écoute en ce moment. C’est du bon divertissement. Bien fait, kitsch à souhait! Y’a un côté de moi qui aime bien, car ça me fait sourire. Mais, d’un autre côté, ça me déprime parce que ça représente à mon avis une certaine faillite idéologique (de l’artiste comme vecteur de changement autre que stylistique). Par contre, j’avoue que je suis assez idéaliste.

Mais je dois avouer aussi qu’ils ont la généralisation drôle et surtout baveuse : « les vieux sont bornés », « j’ai des relations sexuelles, et je crois qu’eux ils n’en ont vraiment pas beaucoup », etc. Surtout que pour eux, je suis tellement vieux, j’ai deux fois 18 ans (sûrement la moyenne d’âge de leurs admirateurs). Donc, j’embarque pas aveuglément dans leur trip, quoique j’embarque beaucoup plus dans le leur que dans celui de Les Trois Accords ou Les Cowboys Fringants, par exemple… Au moins, Omnikrom ne sonne pas folklorique comme la majorité des groupes du Québec. Mais je ne serai pas complaisant avec eux pour autant, même si j’aime leurs beats!

Mais les paroles sont tout sauf subtiles… C’est de la grosse tartinade grasse et calorifiquement vide, de l’auto congratulation qui leurs procurera pour sûr ce qu’ils désirent : de l’argent, de la gloire et surtout des femmes. Et ça les rend pour moi (presque) sympathiques, leur stratégie fonctionne, même s’ils en ont beurré un peu trop à mon goût leurs chansons. Et j’ai contribué par mon achat : alors, le vieux a bien le droit de chialer un tout petit peu!

La mort d’un président

J’ai visionné hier soir, dans le confort de mon foyer, le faux-documentaire du cinéaste britannique Gabriel Range : « Death of a president ». En voilà le synopsis, selon allocine.com : « Le 19 octobre 2007, le Président George W. Bush se fait assassiner sous les yeux effarés de la foule. Le film retrace l’horreur de cette situation fictive et la traque du meurtrier par le FBI à la manière d’un document TV. »

Avant sa sortie en salle, ce film avait fait couler beaucoup d’encre et on comprend pourquoi. Aux yeux de certains états-uniens, mettre en scène l’assassinat d’un président de leur pays constitue une offense grave. Sauf que tout l’intérêt ce cette oeuvre repose sur l’extrémisme de cette proposition, car sans elle, il n’y a rien qui tienne. Entre autres, elle illustre bien que cette guerre au terrorisme est risquée, même pour le président lui-même. Et surtout que les ennemis sont maintenant partout.

Mis à part que ce faux-documentaire est très bien fait visuellement, on sent toute la complexité de la politique américaine, tant au niveau de son protectionnisme que dans ses moyens propagandistes. Il est clair que le cinéaste a un parti-pris contre ces politiques et son oeuvre est très réaliste dans ce sens, sans non plus s’abandonner à trop occulter l’autre côté de la médaille, enfin je crois. Mais, n’étant pas moi-même très sympathique à la cause de Georges W. Bush (remarquez la distinction entre le président et le peuple), j’ai eu beaucoup de difficulté à lui trouver des points positifs, même après sa mort symbolique…

Alors, si vous vous intéressez à la politique et au documentaire, vous allez sûrement trouver quelque intérêt à voir ce film. Son montage est dynamique, le propos est captivant, plein de retournements. À voir.

Une simple roue de vélo

Hier soir, je prends mon vélo pour revenir chez moi après le travail. La roue d’en avant fait des sons en frottant sur les freins : un deux de pique a sacré un coup de pied dedans! Il y a vraiment des claques qui se perdent… Malgré l’effort de plus que ça me demande, je décide de continuer. Sauf qu’après 2 minutes, c’est la chambre à air qui explose et mon pneu dégonfle.

En vain, j’essaye d’arrêter un taxi pour me faire embarquer, mon casque sur la tête et mon vélo à côté de moi ne me rendent pas très alléchant pour eux… ou peut-être trop contradictoire? Je me rends comme ça en pestant jusqu’au coin St-Denis et Rachel.

En battant les bras comme un nageur de style papillon, un chauffeur de taxi décide de m’aider. La gentillesse est parfois payante : une course de 25$ pour lui et un baume sur mon coeur!

Je lui raconte ma mésaventure et son empathie est flagrante. Nous échangeons sur l’idiotie de certaines gens, je lui raconte que je vois parfois des jeunes crétins faire du vandalisme gratuit dans les rues à la sortie des bars. Le reste du trajet se passe dans un silence fulminatoire, pour ma part en tout cas…

On arrive à destination, je lui donne un bon pourboire, il me remercie grandement. Alors que je pars clopin-clopant vers chez moi, il me dit quelque chose qui revient à dire que la société est vraiment malade pour qu’il se passe des niaiseries de la sorte.

Il faut que j’aille faire réparer ma roue cette après-midi.

Fashionable? Part 2


J’ai eu ce flash hier pour un complet-veston-cravate de style camouflage. Quel meilleur ambassadeur que Stephen Harper pour cette nouvelle mode qui devrait, pour sûr, faire fureur auprès de l’élite politique et économique!

Le peuple veut de la transparence, en voilà!

La STM à rabais

Je me sens vraiment ambivalent par rapport à cette grève de la STM. D’un côté, je crois au droit des travailleurs, au syndicalisme et de l’autre, je vois l’illogisme de certaines revendications, le bien-fondé de d’autres, et surtout la problématique que soulève cette grève, même au-delà de la grogne des usagés, dont je suis un des laissés pour comptes. Étant dans la tranche des gens qui sont vraiment pénalisés, je pourrais monter aux barricades, mais je ne le ferai pas, car ce n’est pas ma petite personne qui est importante (je ne veux pas faire la morale à personne, mais c’est comme ça que je le vois).

Le sujet a été beaucoup discuté sur UHEC et un des commentateurs, Frank a amené une bonne idée, qui va comme suit : si les employés de la STM veulent faire suer leurs employeurs, pourquoi alors ils font suer les usagers? Il propose alors que les employés de la STM offrent le service de transport en commun gratuitement à la population. Et, moi, étant donné que je vois une possibilité de problèmes pour eux de faire ça, possibilité d’accusations de vol des deniers publics, et j’ajoute aussi une congestion des transports en commun par une augmentation accrue des usagés (gratuité oblige!), j’ai proposé de donner plutôt un rabais substantiel aux usagés : ce qui ne changerais rien aux gens qui ont déjà la CAM et ferait plaisir aux autres. Donc, une pierre deux coups!

Ajout (24 mai) :

Je viens de tomber sur ce blogue où est très bien expliqué la situation des travailleurs de la STM. Et je joint ici une copie d’un tableau trouvé sur ce blogue, qui illustre bien la différence de salaire avec les autres travailleurs dans le même domaine :


Et, en passant, j’ai envoyé un courriel à la CSN pour qu’ils prennent en considération cette idée de gratuité (ou de rabais). En espérant qu’ils la mettront en pratique. Ils n’ont vraiment pas les moyens de se mettre la population à dos (qui trouve, à tord ou à raison, qu’elle a le dos déjà assez large…).

Inland Empire : poésie audio-visuelle

Inland Empire. Hier. Un moment passé avec la liberté d’expression pure. Celle à laquelle tout artiste fantasme, incroyablement laide et belle à la fois dans ce cas-ci, nous déjouant d’autant plus, ou moins, selon son degré de liberté qui atteint une quintessence inégalée en bout de course. (Le générique est un chef-d’oeuvre en soi!)

Comme tous les films de David Lynch, j’attendais cette dernière livrée avec une impatience tranquille depuis Mulholland Drive : qui pourrait servir d’introduction à Inland Empire, pour quiconque ne connaîtrait pas ce réalisateur. Mais je voudrais rajouter pour ceux-là que son oeuvre est de moins en moins accessible, donc que ce dernier est très très loin de ce qu’on nous sert habituellement en salle et en boutique de location : c’est plus un délire visuel que du cinéma, comme on l’entend du côté d’Hollywood (le fait que l’« action » se passe à Hollywood, justement, n’est sûrement pas étranger à ça…). Alors, je fais cet avertissement pour ne pas recevoir de commentaires de bêtises plus tard…

Avant de louanger cette oeuvre plus en détail, j’aimerais ajouter un bémol (celui de la longueur du film en est un autre, mais ce n’est que mon corps qui en a souffert…). Et il s’agit du choix de l’image numérique (bien qu’il soit moins coûteux et plus facile à travailler et à retravailler, selon l’avis de Lynch). Quand le film (que je ne devrais pas appeler ainsi, car ce n’est pas du film), quand la présentation a commencé, j’avais presque l’impression de regarder un vidéo sur YouTube sur écran géant. Le même effet de contraste pas très subtil, la même espèce de pixelisation aléatoire, donc, une texture assez agressive qui contraste avec le support sur pellicule qui sert à la projection en salle, avec la poussière et les saletés en prime. (Cet effet devrait être moins évident en DVD, les écrans maison étant beaucoup plus petits.) Et, tout au long du visionnement, étant donné que la facture numérique et sa qualité étaient plus ou moins évidentes, je me suis demandé si Lynch a varié cette qualité pour servir son propos. Il faudrait que je le revoie avec cette optique, ou que je fouille un peu sur cette question sur le web. Peut-être…

Mis à part ça, je me suis régalé. Ce maître de l’autoréférencement a joué cette carte à fond, ce qui amène un côté presque humoristique à cette oeuvre, assez sombre et cauchemardesque à la base. Il se joue de nous en nous faisant basculer d’une émotion à son contraire pour nous déstabiliser. Et c’est bien là l’intérêt de voir cette oeuvre cinématographique. L’histoire du remake d’un ancien film inachevé où les deux vedettes auraient été tuées ne sert qu’à nous asseoir pour mieux nous faire décoller vers « Là-haut dans les lendemains bleus (On High in Blue Tomorrows) », titre du scénario dudit film.

L’autre force de cette oeuvre est l’utilisation des acteurs pour différents rôles, procédé qu’il utilise aussi dans Mulholland Drive d’une manière plus floue. Mais ici, ce procédé est encore plus probant et presque plus « logique », car tout le scénario est construit autour de l’acteur versus son personnage, et de ce qui peut en découler comme questionnements et parallèles. Donc, le point de vue se promène d’un à l’autre, et où se greffe aussi d’autres points de vue métaphoriques, un peu comme dans le classique de la vidéo où la caméra filme l’écran, qui se retrouve à l’infini reproduite : j’utilise cet exemple, car justement, il y a une très belle scène où Lynch s’en inspire.

J’ai lu quelques critiques de ce film (je vais quand même utiliser ce terme, à défaut d’un meilleur, plus à jour…). La comparaison avec le rêve revient souvent et c’est bien vrai : au premier abord certains éléments semblent absurdes, tant dans les liens que dans la pertinence, mais il y a moyen d’en faire une interprétation, et, comme le dit lui-même le réalisateur dans d’autres mots, ce n’est pas tant de trouver celle de David Lynch que celle que le spectateur se forgera par lui-même. Pour ma part, je compare encore plus ce film à la poésie : une oeuvre poétique qui se sert des moyens cinématographiques. Le lien avec l’image, la métaphore, le rythme est assez éloquent. Quel art est plus pur et libre que la poésie?

En somme, si la création et la liberté vous intéressent, courrez voir ce film.

Les Immigrants Rejettent les Séparatistes Québécois


Ceci est un texte déjà publié chez Louis voilà quelques jours :

Pour continuer dans la lignée de la votation des groupes ethniques et de leur position en bloc (voir le texte Le vote juif de Louis), j’aimerais revenir sur un texte que j’ai lu sur le blogue de Richard Hétu sur Cyberpresse, paru le 12 mai qui relate un autre article paru sur le site internet du New York Times. Pour citer les paroles traduites d’Aymar Missakila, un Congolais d’origine (agent des plaintes du CRARR : centre de recherche-action sur les relations raciales — notez le poste qu’il a, c’est assez important, je crois…): «Je comprends la lutte pour un plus grand rôle du Québec, mais je ne crois pas que la souveraineté soit la solution. Plusieurs immigrants pensent qu’un Québec souverain ne serait pas bon pour l’économie, la santé et les questions touchant à l’immigration.»

Donc, il reste à savoir si, comme l’article du journal états-unien le préconise, d’où son titre : « Immigrants Reject Quebec’s Separatists », que le vote des immigrants constitue vraiment un bloc ou non. Le point de vue du journaliste Christopher Mason va dans ce sens, tandis que le propos de Aymar Missakila est plus dosé : « Plusieurs immigrants pensent »… Et, comme vous avez pu le lire (après vous être abonné à l’édition électronique du NY Times), l’article met en lien la situation politique québécoise dans une optique où les « non-souverainistes » détiennent le pouvoir, et de la déconfiture du PQ comme preuve que le mouvement souverainiste serait un mal de moins en moins nécessaire… Heureusement, nous savons tous que les États-Uniens sont les alliés naturels des fédéralistes et Canadians de tout acabit dans la lutte contre les discours qui pourraient aller à l’encontre de leur hégémonie internationaliste, comme si un Québec souverain allait se replier sur lui-même jusqu’à imploser. Laissez-moi rire!

Qu’il y ait une crainte de la part des néo-québécois par rapport à une possible souveraineté du Québec, soit! Il y en a aussi de toute façon du côté des « pure-laines » francophones, et elle est bien palpable, et surtout influençable selon les conjonctures, on l’a bien vu. Mais que le fait, pour les immigrants de fraîche date, d’être nouveau ici ne soit pas l’argument clé, la peur de l’inconnu, celui qui soutient tous les autres. Il faut convenir que cela manque un peu de profondeur et de discernement, comme dans toute réaction à chaud. Car je pense que l’avis des néo-Québécois, de deuxième génération et plus, rejoint en proportion celle de la totalité des Québécois de souche française sur cette question, donc assez partagée. Pourquoi est-ce que c’est différent pour eux? Poser la question c’est y répondre. Pour ce qui est des anglophones, la question ne se pose même pas…

Ainsi donc, les immigrants devront bien faire leur devoir et un effort de s’intégrer à la société d’accueil et de se faire ensuite une opinion qui puisse prendre en considération l’histoire et le contexte dans lequel vit le peuple qui les a accueillis. Et ce premier effort serait d’apprendre, pour ceux qui ne la maîtrisent pas, la langue commune : c’est à dire le français. Et que la problématique du choix linguistique des immigrants soit un des enjeux de la souveraineté est tout à fait dans le ton!

Si, après que le premier ministre du Canada nous a fait l’honneur de nous affubler du titre de nation, les immigrants ne peuvent nous reconnaître comme tel et comprendre le point de vue des souverainistes (je ne dis pas d’être d’accord, mais au moins d’être empathique à notre vision des choses), cette position monolithique est irrecevable à mon sens, voire même insultante, et c’est presque ce discours que je m’imagine entendre : vous êtes canadiens, vous devriez être content, car il y a le bilinguisme pour vous protéger, votre nationalisme est inconséquent, car nous sommes sur la même planète, etc.

Par contre, je crois avec optimisme que tous les néo-québécois, et même les anglophones, feront preuve d’un peu plus d’ouverture d’esprit sur cette question quand nous frapperons le mur constitutionnel, incessamment.

Avant de terminer, est-ce que j’ai besoin de spécifier que je ne suis pas raciste du tout? Donc, l’utilisation des termes « groupes ethniques », « immigrant », « néo-Québécois », ou même « pure-laines » et « Québécois de souche française » ne doit pas être lu péjorativement.

Fashionable?

Hé hé!

Il y a une discussion qui a bifurqué vers mon utilisation du « hé hé! » et j’aimerais en faire un sujet principal. Je le trouve très intéressant, car il concerne la culture web et l’utilisation (que je trouve parfois abusive, et même inélégante) de l’acronymie. Donc, vous ne me verrez jamais utiliser quelques contractions d’expression telle que « lol » ou « mdr » (si je le fais, tapez-moi sur les doigts!), car il y a, dans la langue française, manière d’exprimer le rire ou tout autre sentiment de façon assez juste.

Pour le rire, voilà un petit glossaire :

Hi hi! : petit rire espiègle ou gêné selon la situation (fait un peu féminin).
Hé hé! : rire moyen, assez ambigu, car il peut parfois paraître baveux (fait office de sourire).
Ha ha! : rire gras, de bon coeur!
Ho ho! : rire du Père Noël…
Pouah! : se tordre de rire! se frapper dans le ventre tellement c’est drôle!

J’aime mieux ça que des suites de lettres disparates, ça humanise un peu cet univers virtuel.

En tout cas, si vous avez d’autres idées, j’aimerais les savoir!

Souverain!

Voici voilà! Mon blogue est maintenant souverain!

(Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, je me suis affilié aux « Blogues Souverains », regroupement de blogues qui ont en commun l’option souverainiste des blogueurs, qu’ils en parle ou non dans leurs textes — c’est libre à chacun, donc ça ne changera rien pour ma part non plus…)

Alors, j’aimerais grandement remercier La Plume souverainiste pour tout le travail qu’elle fait afin de mettre de la cohésion dans ce mouvement.

Longue vie à ce regroupement et surtout, qu’il grandisse toujours!

Le vide de Patrick Senécal

Pour rester dans la littérature, je viens de terminer la lecture du thriller « Le vide », de Patrick Senécal. Je ne suis pas un fan de ce genre-là, mais les propos de l’auteur pendant les quelques interviews que j’ai pu voir à la télé mon convaincu de l’acheter quand même. Et je n’ai pas été déçu, loin de là, même s’il a fallu que je m’habitue au style d’écriture assez impersonnel. Ce qui s’est avéré comme une qualité après-coup : cette brique de 642 pages ne s’en alourdissait pas, et je l’ai lu en un temps record!

Le sujet principal, une sorte de « reality show », ne pouvait que me plaire de prime abord. Le point de vue de l’auteur est affirmativement contre ces émissions et surtout, contre notre société qui permet la popularité de telles émissions. Donc, son ton est assez critique, il tire sur tout ce qui bouge : par des paraboles assez imagées, il nous explique certaines choses parfois dures à prendre. Si vous êtes incapables de vous faire dire vos quatre vérités, n’achetez pas ce livre. Mais je vous mets quand même au défi!

Je peux vous avouer que, pendant ma lecture, j’ai un peu, comme on dit, halluciné! Si j’étais un tant soit peu dérangé du coco, je pourrais croire à un complot : qu’un de mes lecteurs aurait pu vendre voilà cinq ans mon roman à cet auteur tellement il y a des concordances thématiques et même anecdotiques. Qu’il aurait transformé mon histoire à son compte en l’adaptant pour que ça ne paraisse pas, en tout cas assez pour ne pas se faire accuser de plagiat! Je ne pourrais malheureusement pas exposer ici ces ressemblances, car j’en dévoilerais trop, sur son roman comme sur le mien…

Heureusement que je ne suis pas fou : par contre, cela ne fait que confirmer les étranges coïncidences artistiques, l’espèce de subconscience collective que les artistes attrapent au passage, sujet que j’ai déjà traité dans mon billet « Parallèles ».

Cette vie est parfois si étrange!

Petit rappel…

J’aimerais vous rappeler que mon premier roman « Auréole instantanée » est toujours disponible gratuitement pour la lecture à cette adresse :

http://aureoleinstantanee.blogspot.com/

Et, si vous voulez m’aider à le faire connaître, ça serait grandement apprécié : un petit lien sur votre site personnel pourrait se rendre jusqu’à un éditeur intéressé, qui sait?

Qui n’essaye rien n’a rien!

Le sang bleu

C’est quand même incroyable! Le PQ était mort, tombait dans la désuétude, plus personne ne croyait à la souveraineté, les militants tombaient dans la dépression… Et là le prévisible arriva, le Grand Coupable fut débusqué par la foule armée de fourches et de bâtons. Cette même foule qui l’avait nommé Grand Sauveur même si tout portait à croire qu’il ne serait qu’un pétard mouillé.

Et quand tout indique qu’il faut une transfusion de sang neuf, et profiter de la manne qu’est le championnat perpétuel de potinage québécois qui ramène encore le PQ sur la sellette, ce sont les deux qui sont le plus de sang bleu, enfin les plus rigides, qui briguent le poste de Grand Inquisiteur. Et je qualifie le poste de chef de cette manière, car il est fort probable, avec ces deux candidatures, que le changement tant désiré par les militants ne se produise pas, du moins pas en surface. Et je crois que les électeurs veulent voir le changement.

Alors, j’espère que le nombre de coureurs augmentera. Je serais vraiment embêté de choisir entre ces deux-là…

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Et si j’avais à choisir absolument entre ces deux-là, ce serait Duceppe, par dépit. Car avant la dernière course à la chefferie, je n’avais pas en tête le problème que pourrait occasionner le fait qu’un homosexuel ou une femme soit chef du parti québécois. Maintenant c’est différent, le conservatisme est palpable dans la population. Les preuves ne manquent pas, admettons-le. Le foutu homme blanc hétérosexuel a toujours la cote… Il faut composer avec ça. Malheureusement.

Ajout (15h) :

Avec Pauline Marois, « le PQ remporterait facilement le pouvoir sur l’Action démocratique, selon un sondage CROP réalisé pour La Presse. »

Quelqu’un est capable d’avoir des certitudes dans la vie?

Hé hé!

Ajout (18h) :

Duceppe se retire.

Hé hé (bis)!

Ajout (lundi 14 mai) :

Et je m’incline devant ce plus que possible couronnement. J’espère qu’il y aura un fort ralliement derrière elle, simplement pour que la discorde s’amenuise.

Les douze travaux des Québécois

Je publie ici un texte originalement paru sur UHEC, pour ceux qui ne l’auraient pas lu :

Selon une étude de l’institut de recherche sur le Québec menée par le chercheur Patrick Taillon, de nouveaux obstacles rendraient beaucoup plus difficile, voire impossible, tout changement à la Constitution du Canada, 25 ans après le rapatriement unilatéral de 1982.

Même en ajoutant l’initiative (électoraliste?) de Mario Dumont, la prudence stratégique de Jean Charest qui juge que « le fruit n’est pas encore suffisamment mûr », « l’ouverture d’esprit » de Stephen Harper et une hypothétique indulgence du Canada Anglais, « c’est d’abord pour des raisons juridiques et structurelles que toute réforme allant dans le sens des intérêts du Québec est, à l’avance, condamnée à l’échec ».

Donc, même avec toute cette bonne volonté, le bateau constitutionnel restera pris dans la glace législative selon les incontournables processus ajoutés qui se solderaient obligatoirement par des référendums pancanadiens, que l’on peut déjà annoncer perdants. C’est que l’auteur, avec raison, affirme que le mode référendaire favorise le statu quo, étant donné la binarité du choix proposé aux électeurs : des études étrangères le confirment. Même sans études, il est facile d’arriver à la conclusion que les avis des gens sont majoritairement divergents, sur n’importe quel sujet. Et, comme il le spécifie : « le peuple n’étant pas toujours prêt à faire les mêmes compromis que les élites politiques ».

Et il ne faut pas oublier les Premières Nations, qui ne pourraient être mises en reste dans toutes prises de décision, et c’est bien normal. Ce qui, en ajoutant le poids des lobbys divers qui pourraient diriger l’opinion publique (dont des groupes qui réclament l’abandon de la dualité canadienne – le concept des deux nations fondatrices – au profit du multiculturalisme – comme on le sait le plus bel héritage de Pierre Elliot Trudeau, mis à part son fils…), me rappelle drôlement l’étape de la « maison qui rend fou » dans Les douze travaux d’Astérix.

Est-ce qu’il est possible de penser que les Québécois, à l’instar des héros du film d’animation, pourraient obtenir le formulaire A-38, donc ce qu’ils désirent, de la manière détournée que l’on connaît?

La seule manière d’avancer, à mon humble avis, serait de quitter le bateau le plus rapidement possible.

Ajout (16 mai) :

Si le sujet vous intéresse, je vous suggère un autre texte, très complet et qui amène quelques éléments historiques : « Constitution, l’impasse absolue ».

Changer Boisclair contre Curzi?


André Boisclair se retire, le trône est vide et chambranlant. Je verrais bien Pierre Curzi le solidifier en y apposant son postérieur, sans offense pour le père d’un ami que j’ai perdu de vue, en fait un de mes anciens batteurs! (Que, malheureusement, je n’ai jamais rencontré…)

Ce choix est aussi bon qu’un autre, selon les qualités que l’on recherche pour un possible chef dans la conjoncture qui nous concerne. Je pense à Pierre Curzi en premier lieu parce qu’il est très connu du « public » et, malgré sa quasi-inexpérience en politique provinciale, il a quand même une bonne expérience de chef avec l’UDA.

Pour moi, ça serait un choix stratégique plus que raisonné (même si je le trouve raisonnable) : il n’est pas trop jeune ni trop vieux, beaucoup (beaucoup) plus de gens pourraient se reconnaître en lui que dans son prédécesseur, et c’est bien lui le plus « charismatique » de tous les autres possibles candidats, à mon humble avis. L’importance de l’image. Et ça n’enlève surtout rien à cet homme : je le crois sincère et posé, prêt à écouter et à synthétiser les aspirations des Québécois vers un plus grand consensus.

Le marketing et le spectaculaire sont roi aujourd’hui en politique et partout ailleurs, alors un ancien acteur pourrait bien faire avancer la cause souverainiste jusqu’à son accomplissement ultime!

(Et en plus, il a la même date de fête que moi! Hé hé!)

La flèche au coeur

Je me lance chaque jour
Parfois je tombe avant d’arriver jusqu’à elle
Et quand elle a perdu la corde
Elle m’en veut de ne pas assez l’aider à la trouver
Et je lui en veux de ne pas me laisser tomber en paix

Après avoir perdu assez de temps en enfantillages
On se rattache assez rapidement avec de la réglisse
En se disant le mot amour

Quelques complaintes autochtones

Voilà quelques jours j’ai pris l’autobus de nuit. En entrant, j’ai remarqué deux femmes autochtones assises au fond. Dès que je me suis installé, plus vers l’avant, je me suis rendu compte qu’une des deux femmes engueulait quelqu’un, avec une voix traînante qui sentait la robine. Elle le traitait de fucking rat, de looser et de quelque chose qui ressemblait à cob lober

Je regardais les quelques personnes présentes dans l’autobus et tous semblaient mal à l’aise. À un moment donné, je me suis retourné et j’ai vu qu’elle engueulait un homme, qui restait là, crispé, sans rien dire. Quelques secondes plus tard, le chauffeur a crié, en français :

— Vas-tu arrêter de crier? Sinon, j’appelle la police!

Elle a arrêté de crier pendant qu’il disait ça et elle a repris de plus belle une seconde ou deux après.

À quatre heure et vingt du matin, j’étais vraiment tanné de l’entendre et je me retenais de ne pas lui crier un shut the fuck up! bien senti.

À un moment, elle a cessé sa rengaine et les deux femmes se sont misent à chanter une petite ritournelle dans leur langue. C’était presque agréable, n’eût été de la voix de celle qui nous avait tant embêtés auparavant…

Et, on ne sait pas trop pourquoi, le chant a cessé, et la pénible boucle sonore est repartie de plus belle!

fucking rat… …you’re a fucking loser… …you’re a cob lober

Un peu plus tard, le chauffeur a arrêté l’autobus sur le coin d’un boulevard et la femme a demandé si nous étions sur le coin d’Atwater. Il a répondu que oui même si ce n’était pas vrai, nous étions même assez loin (à environ 20 minutes de marche). Elles sont sorties en remerciant le chauffeur (ce qui était assez surprenant!).

Quand il a fermé la porte, les gens se sont mis à ricaner, quelques petits applaudissements se sont même fait entendre. On pouvait voir les deux femmes regarder le nom des rues et, quand elles se sont rendu compte de l’arnaque, elles sont revenues vers l’autobus pour tenter de rembarquer. Mais le chauffeur n’a pas ouvert la porte et il est même reparti, brûlant un feu rouge pour s’éloigner au plus vite.

(Encore quelques ricanements et applaudissement)

En sortant de l’autobus, j’ai remercié le chauffeur, et doublement, en le lui spécifiant par un pouce en l’air et un sourire.

*

Après coup, je me demande encore comment je me place par rapport à cette histoire, étant donné qu’il y a une partie de ma blanchitude qui se sent toujours coupable quand elle voit des autochtones à Montréal dans cet état de décrépitude. Est-ce que le problème social autochtone serait le reflet amplifié de notre propre échec social?

Mis à part la déception…

Je viens d’apprendre la victoire de Sarkozy et vous ne serez pas surpris d’apprendre que ça me déçoit un peu. Mais là n’est pas le sujet de mon billet. J’ai encore juste eue une impression de manipulation médiatique en lisant la nouvelle sur cyberpresse.

Je m’explique. Voilà la première phrase de l’article, en gras :

« Les Français ont élu président Nicolas Sarkozy, lui offrant dimanche une large victoire face à la socialiste Ségolène Royal et portant ainsi au pouvoir pour cinq ans le candidat de droite qui leur a promis de changer le pays en profondeur. »

Quelle n’a pas été ma surprise de lire ensuite :

« M. Sarkozy a obtenu entre 53% et 53,2% des voix, selon les premières estimations des instituts de sondage diffusés à 20H00 (18H00 GMT). »

Non, mais, est-ce que je suis stupide ou quoi? 53% n’est PAS une « large victoire ». C’est assez serré même! Non?

Je gage fort que si Royal avait gagné à 53%, La Presse aurait utilisé l’adjectif « serré » pour qualifier cette victoire.

Ajout (9 mai) :

Bon, je l’avoue. J’ai peut-être dégainé un peu trop vite là-dessus…

Pourquoi police égale poulet?

Un ami vient de m’envoyer ça :

Le merveilleux monde des blogues : moi, vous et la néthique

Le merveilleux monde des blogues! Ça me passionne depuis que j’y ai mis le pied (tandis que l’autre est bien ancré dans la réalité). Un peu comme quand je jouais à World of Warcraft pour relaxer, pour ne plus penser au monde réel, au plancher des vaches, pour décrocher. Sauf qu’ici, au contraire, j’accroche au monde réel puisqu’il devient le centre de mon « jeu », de mes préoccupations, même si ça se passe principalement dans un monde virtuel où les poignées de main et les bisous laissent la place aux liens hypertextes.

J’ai trouvé très difficile (et je le trouve encore) d’avoir à marquer une frontière entre la virtualité et la réalité, juste pour gérer mes émotions devant ceux qui sont tellement loin (idéologiquement et physiquement) qu’ils ne pourraient statistiquement pas se retrouver dans ma vie sensible si ce n’était de ce monde informatique. C’est compréhensible et normal, ces fantassins viennent vraiment piquer au coeur de mes valeurs et, dans ma vie, il a été très rare que quelqu’un puisse le faire à ce point : je pense à une ancienne amie en particulier qui, à chaque fois que je l’ai croisée depuis plus de dix ans, en fait depuis l’incident, a été volontairement transparente à mes yeux parce que les paroles qu’elle avait dites ne peuvent à mon sens être pardonnées. J’ai le souvenir d’une transparence noircie au charbon, comme entourée d’une volée de moustiques en forme de cocon. Une espèce d’amertume que je n’ai pas ressentie souvent.

Je vois aussi dans ce système interactif des possibilités dues au côtoiement de la virtualité et des hypothétiques répercussions dans le monde concret. De la propension à la propagande politique masquée sous le couvert des identités interchangeables. De la manipulation-spectacle portée à son paroxysme jusqu’à l’apparition rédemptrice de règles communes.

J’en suis arrivé à des questionnements du genre, entre autres, grâce à l’anecdote du seul utilisateur anonyme à avoir laissé des commentaires sur mon jeune blogue. J’ai commencé alors à me poser la question à savoir si ça me semblait éthique de le faire. Le geste d’écrire son avis quelque part, même si ce quelque part n’existe pas réellement, devrait au moins demander le courage de se dévoiler minimalement, surtout si le propos est offensant ou porte à conséquence. Dans ce cas précis, pour moi, le problème était que l’anonymat de l’utilisateur me laissait sans repères, pratiquement nu comme un ver devant les probabilités d’analyses du sens et du pourquoi de cette intrusion dans mon univers. Au moins, devant un commentaire signé d’un surnom ou d’un nom, avec idéalement un blogue rattaché en lien à la signature, il y a moyen d’avoir des indices sur une personnalité, même si elle peut être fausse au bout de la ligne. Néanmoins, il y a quelque chose de plus confortant.

Ceci m’amène donc par ricochet à un plus large raisonnement sur une envisageable utilisation du net à des fins opportunistes. Alors, il y aurait, selon la liberté nominative, la possibilité de créer une multitude d’avatars qui pourraient devenir, à partir d’un seul utilisateur, un regroupement fictionnel, plausible et influent. Quelqu’un, avec beaucoup de temps, pourrait très bien le faire : ça serait comme la version web d’un psychopathe avec un trouble de multiples personnalités. C’est dans le domaine du possible. Mais, juste à y penser, j’en ai des frissons. La seule façon de contrer ce genre de phénomène serait que tout le monde puisse avoir accès aux adresses IP de tous les commentateurs (auquel serait lié un nom immuable), ce qui n’est pas le cas encore. Ou, également, la possibilité d’inclure sur le web des hyper modérateurs, vivants ou programmés, pour veiller à contrer ce genre d’abus d’influence, de marketing virtuel.

Tenez, encore plus tordu, imaginez un membre d’un parti politique, n’importe lequel des trois principaux au Québec, qui créerait deux personnalités soi-disant membres des partis adverses avec leurs blogues respectifs, avec toute la vie participative que cela comporte. Mais le but recherché par cette personne serait évidemment de déprécier les options adverses par la négative, c’est à dire en exposant ainsi de crédibles imbéciles à la lecture de tous, pour donner ces mauvais exemples comme preuve de la supériorité de son option. Ça serait assez machiavélique comme plan, et surtout, réalisable.

En fin de compte, je prône ici la néthique, et même plus : un système fiable pour être visible tout en étant protégé sur le réseau. Imaginez ce qui se passerait si une potion d’invisibilité était disponible pour tout le monde?

Freedom Writers

Avez-vous vu « Freedom Writers« , avec Hilary Swank? Je viens de le voir à l’instant.

Ça fait un peu film pour la télé, mais c’est intéressant, car c’est basé sur une histoire vraie. C’est aussi un peu larmoyant, mais ça démontre bien l’ambiance des milieux défavorisés aux États-Unis dans le début des années 90 (toutes les cliques se haïssent et se canardent à qui mieux mieux; enfin, je me demande vraiment si ça va mieux aujourd’hui… je n’ai pas l’impression).

Ce film montre les efforts d’un professeur pour rapprocher les étudiants d’une classe de différentes origines et leur donner le goût d’étudier. Pour se faire, et déclencher un rapprochement, elle leur explique l’Holocauste en faisant le lien avec les gangs de rue : si les Autres n’étaient pas là, ça irait mieux, si on les élimine c’est pas bien grave, ils sont inférieurs, etc. (C’est drôle, mais ce raisonnement peu, en plus de s’appliquer aux races et aux religions, s’appliquer aussi aux classes sociales… et j’inscris ici un MESSAGE en néon sur fond noir qui clignote pour ceux qui ont la fâcheuse habitude d’avoir un sentiment de haine envers les pauvres.) C’est un beau message et c’est très touchant : ça fait presque office de documentaire (sûrement un peu romancé) pour la réelle expérience pédagogique de cette femme.

Et je ne peux finir cette critique sans vous donner la réflexion qu’a provoquée ce film : on est quand même chanceux d’être ici où le phénomène des gangs de rue est encore très marginal. Donc, il ne faut pas suivre les États-Unis vers le gouffre d’inégalité dans lequel ils se trouvent déjà empêtrés. Par contre, il ne faut pas baisser les bras parce que le nôtre est moins profond. Et ce que cette femme a accompli est la preuve que l’on peut améliorer le sort de quiconque sur cette Terre, si on y met de la volonté, et c’est bien le but du film de nous le montrer. Alors, il faut convaincre le plus de gens possible à l’entraide, la compassion, la tolérance, donc de la possibilité de bonheur pour tous.

L’égocentrisme est la cible à abattre! Si on peut aimer notre famille et nos amis, on peut aussi aimer virtuellement le reste de la planète, ça serait un bon début, déjà de la bonne énergie lancée en l’air! Finalement, l’athéiste en moi vous dit : aimez-vous les uns les autres, en tout cas le plus possible, ça serait déjà ça!


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