Quelques vérités sur le processus de sélection des maisons d’édition

Samedi dernier, un compagnon de travail, portier, m’a présenté une amie à lui, écrivaine, qui a déjà publié deux romans. Je ne la nommerai pas, n’ayant pas les moyens de lui demander rapidement la permission. (Mais bon, il me disait à un moment donné dans la soirée qu’il essayait de lui « vendre » mon blogue, alors peut-être qu’elle viendra elle-même ici se nommer…) Et je sais bien que cela pourra intéresser quelques membres de la blogosphère (et aussi quelques lecteurs intéressés par la pratique littéraire), puisque je sais pertinemment que nous avons tous ce rêve de nous faire remarquer par une maison d’édition établie et reconnue.

J’ai eu quelques minutes pour discuter avec elle du monde de l’édition et de l’écriture, elle m’a donné de bons conseils, et surtout, expliqué une vérité que je vais vous exposer ici. Elle me racontait une anecdote, dont je ne me souviens plus exactement les tenants et aboutissants, mais qui a eu pour résultat de lui faire savoir qu’un refus d’une maison d’édition ne veut pas nécessairement dire que l’oeuvre soumise a été lue (du moins dans sa totalité)…

Alors, ce que j’ai compris, c’est que certaines maisons d’éditions (peut-être même toutes), vu la quantité phénoménale de manuscrits qu’ils reçoivent, font une première sélection en se basant seulement sur le titre de l’oeuvre — c’est le conseil qu’elle m’a donné (en la paraphrasant) : « Donne un titre qui fesse, tu pourras de toute façon le changer au besoin après coup, si tu es publié. » — et qu’il est donc possible qu’un refus se base seulement sur cette donnée.

Mais là l’anecdote me revient : le roman de l’écrivaine en question avait été accepté pour publication et elle était allée chercher une copie de son manuscrit dans une autre maison d’édition (sûrement pour avoir une copie de travail). Après quelques recherches, on lui a remis son manuscrit qui se trouvait dans la liste des non lus. Le préposé lui a spécifié qu’on s’apprêtait justement à lui envoyer une lettre de refus.

Je parlais de ça à Douce et elle m’a rétorqué du tac au tac qu’elle a entendu quelque part, il y a longtemps de cela, qu’il y a une pratique des maisons édition qui consiste à ne lire seulement que quelques pages au début, quelques pages au milieu et quelques pages à la fin. C’est légitime, mais avouez qu’il y a quelque chose d’assez injuste là-dedans, surtout quand les auteurs refusés croient qu’un couperet subjectif est tombé sur leurs oeuvres en bonne et due forme alors que le manuscrit n’a même pas été ouvert, ou si peu, dans ce dernier cas.

Ça me fait penser au passage de Raphaële Germain à Tout Le Monde En Parle, alors qu’elle parlait de sa chance d’avoir une bonne partie de la communauté artistique dans sa famille versus le nombre de manuscrits d’écrivains de talent qui se perdent dans les méandres de la malchance éditoriale. Cela soulève une super question : objectivement, aurions-nous un paysage artistique hautement hasardeux et mené en majorité par le bal des relations privilégiées?

Je ne connais pas cette auteure, mis à part pour l’avoir vu quelques fois à la télé. Je n’ai jamais lu un de ses romans, ni rien lu d’elle, mais je me demande quand même (assez gratuitement) si la place qu’elle prend dans l’espace médiatique n’empêche pas quelqu’un ou quelqu’une de nous éblouir encore plus qu’elle peu le faire, sans vouloir lui enlever son talent, si talent il y a (restons suspicieux). Et c’est certain que je me le demande tout autant pour les autres qui ont eu leur chemin tracé d’une manière royale, comme elle. Admettons qu’il y a pour ceux-là plus de droits à l’erreur, et parfois même, plus d’acharnement à les faire parader malgré le fait que ça ne lève pas…

Bon, je déroge un peu, mais au moins je n’ai pas nommé personne : ça se serait éternisé encore plus. Concision, quand tu nous glisses entre les doigts…

J’aimerais conclure en vous faisant remarquer la perte de temps, d’argent et le gaspillage de papier dans le processus de sélection des manuscrits chez les maisons d’édition. Selon la quantité de pages, ça coûte pratiquement aussi cher qu’un roman sur les tablettes des librairies pour l’impression d’un manuscrit, il faut se déplacer pour l’imprimer, retourner chercher la copie dans le cas d’un refus, et tout le gaspillage qui compte puisque ces copies se retrouveront aux poubelles, et dans le meilleur des cas au recyclage. Heureusement, quelques maisons d’édition acceptent les copies digitales : à mon souvenir, Les Intouchables est une de celle-là.

J’espère par ce texte vous avoir insufflé un peu d’espoir, et surtout de confiance en soi. Pour ma part, ça fonctionne, même si je ne crois pas recommencer tout le processus. Qui vivra verra.

(Photo : mentzel63)

27 Réponses vers “Quelques vérités sur le processus de sélection des maisons d’édition”


  1. 1 charity bernhard avril 1, 2008 à 0:01

    La morale de cette histoire: pour vendre 50 000 copies d’un bien culturel vaut mieux l’écrire en Chick lit que de le chanter avec ses tripes Jacques Villeneuve (Official)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chick_lit
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Rafa%C3%ABle_Germain

  2. 2 Patrick Dion avril 1, 2008 à 6:48

    Tu amènes un point important. L’adage “it’s not what you know it’s who you know” est aussi applicable dans le domaine littéraire. D’ailleurs, combien de navets ont été publiés sous le couvercle du vedettariat? Je pourrais t’en nommer plusieurs dizaines drette-là! Le monde de l’édition n’en sort pas.

    Dans le cas de Raphaëlle Germain, je ne l’ai pas lue non plus. À mon avis, la jeune dame est passée à l’écran parce que c’est une rutilante blonde modèle récent. Combien d’autres auteurs auraient pu avoir l’exposure qu’elle a eu dimanche? Des tonnes. On publie plus de 500 romans au Québec dans une année. De ceux-là, moins d’une dizaine se verront octroyer une chaise à TLMEP dans une année. De ce nombre, combien d’auteurs de très grand talent s’y verront invités? Bravo quand même à Guy A. Lepage de laisser une place, si petite soit-elle, à la littérature d’ici. Et bravo aussi à Raphaëlle Germain d’être consciente de la chance qu’elle a.

    Pour ce qui est du fait que les directeurs littéraires ne lisent au hasard que quelques pages d’une oeuvre, je déplore ce phénomène. Mais ont-ils d’autres choix? Quand on sait qu’une maison d’édition comme Québec Amérique reçoit pas loin de 1000 manuscrits par année, combien de lecteurs devraient-ils embaucher pour passer au travers de toute cette paperasserie? Du tas, combien valent la peine d’être lus au complet? J’imagine que lorsque ces derniers tombent sur une oeuvre qui vaut le détour, ils finissent par la lire du début à la fin. C’est sûr que ça m’insulterait de savoir que mon manuscrit ait été épié, le nez haut et les lunettes basses. Mais je suis aussi conscient de ne pas être ni une vedette, ni une blonde rutilante.

    Alors, de notre côté, on se croise les doigts en se faisant des plogues…

  3. 3 yeza avril 1, 2008 à 7:22

    “Je ne connais pas cette auteure, mis à part pour l’avoir vu quelques fois à la télé. Je n’ai jamais lu un de ses romans, ni rien lu d’elle, mais je me demande quand même (assez gratuitement) si la place qu’elle prend dans l’espace médiatique n’empêche pas quelqu’un ou quelqu’une de nous éblouir encore plus qu’elle peu le faire, sans vouloir lui enlever son talent, si talent il y a (restons suspicieux).”
    C’est assez ordinaire comme commentaire.
    Besoin d’abaisser pour se sécuriser?

  4. 4 MFL avril 1, 2008 à 7:36

    Ici rien ne m’étonne non plus, et je dois dire que c’est loin d’être la première fois que j’entends parler de ce processus de sélection.

    On sait déjà que c’est le “nom” qui se trouve sur le livre qui fait vendre le livre et non “un contenu pertinent”…

    Pour ce qui est du précédent livre de Raphaëlle Germain, que j’ai lu et outre le fait que ça m’a fait perdre quelques heures de ma vie, je dirais que en ce qui concerne la qualité (fiction versus style) que c’est une coche en “dessous” des romans Arlequin… Ce qui n’est pas peu dire! Par contre, j’ai souvent entendu mademoiselle dire qu’elle réalisait qu’il y avait pas mal de monde qui avait pas mal plus de talent qu’elle au Québec et qu’elle réalisait la chance qu’elle avait. Déjà elle remonte dans mon estime!

  5. 5 Eric Bondo avril 1, 2008 à 8:17

    Dommage, en effet. Ce qui était intéressant de voir, c’est le nombre de “fils de” et de “filles de” qu’on retrouve chez les gens connus. Même le père de Patrick Roy, on l’a appris dimanche, n’était pas né du dernier venu.

    J’aimerais voir qui sont les “vedettes”, tout domaine confondu, qui n’avaient aucune “plug”. Disons que l’égalité des chances de notre société relève plus du mythe que d’autre chose.

    C’est la même chose chez les avocats, les députés, les chefs d’entreprise, les médecins. Les “fils de”/”filles de” ont toujours eu et auront probablement toujours une méga longueur d’avance sur les autres pour maintenir leur caste en haut de l’échelle. Je sais de source sûre qu’un fils d’avocat/médecin aura un passe-droit à l’admission d’une université, comme les fils de juge ne paient pas leurs contraventions. C’est plate, mais c’est leur société, pas celle de la masse.

    Quelques rares élus arriveront à percer, histoire de maintenir le mythe en place, mais ils ont besoin de s’attacher comme il faut.

    Alors au lieu d’essayer de péter des scores à l’école, on devrait apprendre aux enfants à se faire des amis “importants” ou à se marier en bonne famille. Sinon, les mouvements d’une classe sociale à l’autre sont extrêmement rares.

  6. 6 Sylvain avril 1, 2008 à 8:26

    Je le répète: Même la couleur du manuscrit peut être importante!

  7. 7 Plotin avril 1, 2008 à 9:09

    Bonjour Renart,

    Quant à moi, je publie un blogue justement pour ne pas être publié ailleurs. J’ai eu la chance de publier des centaines d’articles étant plus jeune dans Le Devoir où je faisais partie de la première équipe du cahier Le Plaisir des livres. À l’époque, je côtoyais Jacques Godbout, Pascal Assatyanni, Jacques Fortin, Jacques Lanctôt, Pierre Filion, etc., bref tous les éditeurs québécois qui m’ont raconté de bien pires histoires de manuscrits rejetés que ce que tu révèles dans ton billet. Heureusement, je n’ai pas cette ambition. D’ailleurs, le fait de diffuser des billets sur Internet par l’intermédiaire d’un blogue me suffit amplement. J’ai d’ailleurs cessé d’écrire pour les quotidiens depuis que je suis devenu blogueur.
    Par ailleurs, je comprends ceux qui veulent être publiés par les voies traditionnelles, surtout ceux qui comme toi ont une oeuvre plus soigneusement travaillée à diffuser.

    Ne désespère pas, la plupart des auteurs, sauf exception, ont tous essuyé des refus à leurs premières tentatives de publication. Les aléas et les impératifs du monde de l’édition ne rendent pas toujours justice aux oeuvres écrites par de véritables auteurs.
    GF

  8. 8 Anarcho-pragmatiste avril 1, 2008 à 10:38

    Cela soulève une super question : objectivement, aurions-nous un paysage artistique hautement hasardeux et mené en majorité par le bal des relations privilégiées?

    Absolument, et ce népotisme est encore pire quand l’État y prend une place démesurée.

  9. 9 renartleveille avril 1, 2008 à 11:03

    Charity Bernhard,

    hé hé! J’avoue que le parallèle est savoureux, et surtout la preuve que le public n’est pas si dupe…

    Patrick Dion,

    « Des tonnes. » Hein?

    « Quand on sait qu’une maison d’édition comme Québec Amérique reçoit pas loin de 1000 manuscrits par année, combien de lecteurs devraient-ils embaucher pour passer au travers de toute cette paperasserie? »

    Mais j’ai une idée pour eux : ils devraient engager des gens ordinaires (pas dans le milieu de l’édition) pour lire les manuscrits avec une minime rétribution (ou même rien : un roman à lire gratuitement pour quelqu’un qui aime lire, c’est déjà bien).

    yeza,

    Raphaëlle???

    MFL,

    « c’est une coche en “dessous” des romans Arlequin… »

    ouf! tu n’y vas pas avec le dos de la cuillère…

    Personnellement, je l’ai trouvé vraiment sympathique comme fille, pas pédante pour deux cents, et ça m’a même donné un préjugé favorable à son endroit. Mais bon, je ne crois pas que sa littérature m’aille bien, surtout si elle s’adresse aux jeunes femmes qui veulent lire léger…

    Eric Bondo,

    « on devrait apprendre aux enfants à se faire des amis “importants” ou à se marier en bonne famille. »

    j’aurais presque aimé me faire apprendre ça…

    Et merci d’ajouter encore plus à mon réalisme.

    Sylvain,

    quelle couleur proposes-tu?

    Plotin,

    merci pour ce témoignage, très utile!

    Anarcho-pragmatiste,

    hé hé! tu trouves toujours le moyen de faire entrer la politique, très à propos, en effet, surtout quand on sait que les artistes déjà reconnus sont très subventionnés… et qu’il reste seulement des miettes pour les nouveaux talents.

  10. 10 lewannabe avril 1, 2008 à 11:51

    “objectivement, aurions-nous un paysage artistique hautement hasardeux et mené en majorité par le bal des relations privilégiées?”

    Sans aucun doute. Peu importe de quel art on parle, tout est question de contact. N’empêche, le talent finit toujours par percer, il doit simplement travailler 10 fois plus fort que ceux possédant plus de contacts.

  11. 11 yeza avril 1, 2008 à 13:19

    @renartleveille : “yeza, Raphaëlle???”
    ?
    Est bonne!
    Non!

  12. 12 Renart L'éveillé avril 1, 2008 à 13:48

    Le wannabe,

    les contacts, les liens, les hyperliens, tout est relié…

    yeza,

    bon, quoi dire de plus que la citation en question n’est qu’un questionnement. Le talent et la place qu’elle occupe comme auteur ne pourraient donc pas être remis en question, même dans un sens objectif, enfin, le plus possible?

    Et j’appuie sur l’objectivité, car j’ai bien spécifié que je ne l’ai jamais lu, et que je désire rester suspicieux, ce qui est pour moi une bonne manière de regarder un phénomène de l’extérieur. Si je me fiais seulement sur sa popularité, et le fait qu’elle est passée à TLMEP, je pourrais préjuger qu’elle est hautement talentueuse, mais ce serait trop facile. L’idée c’est de remettre en question ce qui ressort, ce qu’on nous présente dans les médias, et d’essayer de voir poindre les mécanismes sous-jacents…

    Justement, on avait sous les yeux, en même temps qu’elle, enfin je crois, un exemple d’un « nobody » qui a percé : Guy A. Lepage!

  13. 13 Stephane avril 1, 2008 à 15:54

    La leçon est simpliste, mais sera probablement (et malheureusement) toujours vrai.

    Il faut coucher et s’acoquiner avec les bonnes personnes.

    Autrement, on maudit le monde en silence en croyant détenir ‘la révolution’ au bout de ses doigts maudits par la malchance (ou le manque d’opportunisme).

  14. 14 Safwan avril 1, 2008 à 16:55

    Ce que tu décris dans ton billet reflète assez bien ce que je sais du milieu littéraire (pour ce que ça vaut…lol). Michel Brûlé peut donc bien faire. Disons que ce n’est pas le cas avec son album.

  15. 15 Y-man avril 1, 2008 à 18:09

    Pour avoir lu un roman de Raphaelle Germain je peux dire que c’est très accrocheur comme thématique (célibataire dans la trentaine) mais que comme oeuvre littéraire j’ai déjà vu mieux, beaucoup mieux. Quand je vois les mêmes thèmes revenir dans les livres je me demande toujours est-ce que c’est la seule chose que l’on peut écrire ou s’il existe uen forme de censure imposer par les ventes de livres si le th`me n’Est pas accrocheur, ce ne sera pas publier

  16. 16 renartleveille avril 1, 2008 à 19:30

    Stéphane,

    merci pour ce commentaire et la visite ici.

    Je suis assez d’accord avec le constat, mais je crois bien sûr que le monde virtuel viendra rebrasser les cartes, enfin j’espère…

    Safwan,

    ah! non, pas encore lui… hé hé! ;)

    Y-Man,

    je me demande bien c’est quoi la définition de ce qui est accrocheur pour les maisons d’édition. Le dénominateur le plus bas (enfin, l’ensemble de ce qui est…)?

  17. 17 Safwan avril 1, 2008 à 20:07

    C’est toi qui parles des Intouchables ;o)

  18. 19 Guy avril 1, 2008 à 21:45

    Pour moi, la chick lit c’est du pelletage de vide.

    Les femmes lisent plus que les hommes. Mais je me demande s’il y a pas l’effet Hygrade (plus on en mange et plus on aime ça) mais inversé : moins il y a d’offre littéraire pour les hommes, et moins les hommes lisent. C’est un cercle vicieux.

    Ça peut en partie expliquer pourquoi le fantastique, les polars, les thrilles etc. sont tellement populaires. Pour la SF, une autre littérature plus masculine, c’est pas tout le monde qui bande fusées et gadgets techno.

    Je suis pour une émancipation de l’homme!(j’espère que ça fait pas trop gai ça loll).

    je conseille fortement la consultation des données suivantes pour ceux qui s’intéressent à la demande et à l’offre en littérature:

    La pratique culturelle au Québec en 2004 – recueil statistique

    http://publications.mcc.gouv.qc.ca/applicat/ClinStat.nsf/b1fd69fb4323604485256b8200763006/24118d9d6197d284852570af005cd8df?OpenDocument

    On y parle de ce qui fait acheter un livre, le % de lecture par région, par sexe, les genres préférés etc.

    Un autre problème de la littérature au Québec est le système de subventions. Par exemple une maison d’édition aura plus de “pointage” pour publier une oeuvre de poésie qu’un thriller. Pourtant le thriller aura un succès populaire.

    Je crois aussi que l’opposition “oeuvre d’auteur” et “succès populaire” est un faux dualisme. Un bon exemple est le cinéma des frères Cohen.

    Sommme tout je crois qu’on nous remplit la tête de conneries et il faut se réveiller bordel.

  19. 20 Zoreilles avril 2, 2008 à 7:04

    N’oublions jamais que les maisons d’édition sont d’abord et avant tout des entreprises à but lucratif, des « business ». Leur objectif premier, c’est de « vendre » des livres, l’émergence de nouveaux talents arrive très loin dans leurs priorités. C’est bête de même. J’ai bien connu un éditeur qui considérait qu’il avait une mission sociale de débusquer les écrivains de la relève. Un gars formidable, ouvert, amoureux des mots et de ceux qui les écrivent… qui n’est plus éditeur.

    Avoir un nom, ou se faire un prénom dans le cas de Raphaëlle Germain, surtout à cause d’une présence régulière dans les médias, ça assure déjà une puissante mise en marché de l’oeuvre qui sera largement médiatisée, donc, sur la route du succès… et de la rentabilité.

    Le talent finit toujours par se tailler une place, même si c’est long et qu’il faille essuyer plusieurs refus. Ça prend souvent du courage et de l’acharnement. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Un auteur, un vrai, de toute manière, a besoin d’écrire, d’abord, d’être lu ensuite. Être publié, pour la plupart, c’est la consécration!

    Là-dessus, je suis à l’envers du reste du monde, je ne voudrais jamais être publiée. D’ailleurs, je n’ai jamais fait parvenir aucun manuscrit à aucune maison d’édition. Pourquoi? J’ai vu trop de mes amis(es) faire la plante verte derrière leur pile de livres dans les kiosques des Salons du livre ou les librairies, alors que les gens du public les ignoraient complètement pour aller vers les « vedettes » de l’heure, ceux et celles qui ont des visages connus, des voix familières, des tribunes régulières dans les médias et qui n’avaient jamais écrit une seule ligne avant! Ce ne sont pas des écrivains(es) même s’ils publient. La littérature ne fait pas vendre. La télé, la radio, oui.

    Je gagne ma vie avec ce que j’écris (comme consultante en communication) et je me considère comme privilégiée. Sur mon blogue, j’ai pleine et entière liberté, aucun directeur littéraire ne viendra me bousiller des chapitres complets, me faire insérer dans mes histoires les 3 S (sang, sexe, scandale) m’obliger à répondre à des contraintes qui ne sont pas les miennes, des impératifs qui sont de l’ordre du marketing plus que de la littérature. J’ai l’impression d’avoir le meilleur des deux mondes…

    Désolée d’être aussi réaliste. Il y a tant de mythes à défaire dans ce monde de l’édition.

  20. 21 renartleveille avril 2, 2008 à 11:58

    Guy,

    j’ai regardé un peu les statistiques par rapport à la lecture de livres et j’ai été surpris de voir qu’à la base le pourcentage entre les hommes et les femmes qui aiment lire n’est pas si énorme, du moins pas comme je le pensais.

    50,1% hommes disent lire très souvent ou assez souvent tandis que le pourcentage au niveau des femmes est de 77,4% : j’aurais pensé que les femmes lisent doublement des livres que les hommes.

    Zoreilles,

    tu as une très bonne attitude et ça t’honore!

    Pour ma part, je trouve juste qu’il manque de transparence pour ce qui est de ceux qui espèrent se faire remarquer, étant donné que les refus sont durs à prendre, à la base. Et de savoir que la chance, les relations privilégiées et le hasard jouent beaucoup plus dans le processus qu’on le pense est un baume que je veux partager avec le plus grand nombre!

  21. 22 Morgane avril 11, 2008 à 10:24

    Je pense, seigneur Goupil, qu’il faut d’abord écrire pour soi, parce qu’on y prend plaisir, ou à la limite, pour nos proches.

    Si ça se publie, tant mieux ! Mais si ça ne se publie pas, on n’est pas déçu.

    Par exemple, bien que j’ai tiré, il est vrai, quelque joie d’avoir publié ici et là quelques nouvelles et essais dans des revues littéraires, je n’ai jamais été aussi motivée que maintenant, alors que j’écris pour le bébé que j’ai à l’intérieur de moi.

    Je tiens pour lui un journal et je lui invente aussi des contes, tout comme Oscar Wilde faisait pour ses propres enfants.

    Tu as une plume superbe ! Personnellement, je suis plutôt paresseuse : je ne me force pas tout le temps. Toi, oui. Ça, c’est génial !

    Il faut te dmeandr pourquoi tu voudrais être publié. Si c’est pour être connu ou faire de l’argent, tu sais où te diriger. Si c’est pour contribuer à l’art littéraire, alors il faut chercher les maisons d’éditions en conséquence !

    Ce que tu dis dans ton texte est très vrai. Alors le sachant, je crois que l’idéal pour toi serait d’imprimer sur du papier recyclé quelques pages du début, quelques pages du milieu et quelques pages de la fin de ton manuscrit. Ça incitera probablement le comité de lecture à faire passer ton oeuvre avant une autre.

    Je te souhaite de tout coeur de réussir ! Vraiment, tu le mérites (et plus que Raphaelle Germain, à mon humble avis !)

    P.S. As-tu essayé de percer en France ? En Belgique ? En Ontario françcais ?

  22. 23 Morgane avril 11, 2008 à 10:30

    (Ceci dit, je ne me compare pas à Wilde ! Loin s’en faut ! Je suis bien meilleure que lui)

    Hihihi !
    :p

  23. 24 renartleveille avril 11, 2008 à 12:13

    Merci Morgane pour ces encouragements, conseils et compliments!

    Pour ce qui est de l’international, j’ai seulement envoyé un manuscrit en France au éditions Galimard qui m’est revenu tellement rapidement qu’il est certain qu’il ont seulement jeté un coup d’oeil au titre…

  24. 25 renartleveille mai 21, 2008 à 16:14

    Chantal,

    désolé, j’ai effacé ton commentaire par erreur…

  25. 26 chantal juin 5, 2008 à 19:28

    ouais ouais c’est surement une erreur … ta lair d’un gars honnete toi!! ben quoi je dis pas la vérité comme toi ! :P

  26. 27 Marja septembre 27, 2008 à 22:13

    “Je ne connais pas cette auteure, mis à part pour l’avoir vu quelques fois à la télé. Je n’ai jamais lu un de ses romans, ni rien lu d’elle, mais je me demande quand même (assez gratuitement) si la place qu’elle prend dans l’espace médiatique n’empêche pas quelqu’un ou quelqu’une de nous éblouir encore plus qu’elle peu le faire, sans vouloir lui enlever son talent, si talent il y a (restons suspicieux). Et c’est certain que je me le demande tout autant pour les autres qui ont eu leur chemin tracé d’une manière royale, comme elle. Admettons qu’il y a pour ceux-là plus de droits à l’erreur, et parfois même, plus d’acharnement à les faire parader malgré le fait que ça ne lève pas…”

    “Dans le cas de Raphaëlle Germain, je ne l’ai pas lue non plus. À mon avis, la jeune dame est passée à l’écran parce que c’est une rutilante blonde modèle récent”

    Moi, c’est quand je lis des commentaires comme ça que j’ai la vive impression de perdre mon temps. Pour deux personnes qui n’ont pas lu le livre de Raphaëlle Germain, je trouve vos commentaires plutôt déplacés. Vous vous prenez pour qui, vous ne l’a connaissez même pas. Moi non plus je ne la connais pas, mais il me reste assez d’humanité pour être “vraiment objective” face à son oeuvre et sa personne. Je suis décue quand je sens que certains rabaissent les autre justes pour se sentir moins “no name”.
    C’est si difficile d’être simplement juste content pour l’autre?

    Elle a peut-être eu du pushing, mais je préfère me dire qu’elle le méritait surement. Tout nous reviens toujours, le bien comme le mal.

    Marja


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    Voici une autre chronique de Mike Bross, chanteur de DOH. *** Ce matin, dans le Journal de Montréal, il y avait un reportage traitant que la SAQ continue de distribuer sa circulaire dans le Publisac, malgré qu’elle ait retiré de ses magasins les sacs de plastique pour une raison écologique. Je trouve toujours ça drôle que le Journal de Montréal puisse trait […]
    Mike Ward
  • Assez! L’ère du «trop» ou Pour en finir avec Michael Jackson
    Encore quelques heures et ce tapage médiatique ridicule prendra fin. Encore quelques heures et on passera enfin à autre chose. Je ne veux plus lire les mots «Michael Jackson» pour les 100 prochaines années. Je ne veux plus rien entendre au sujet de sa fortune, de ses dettes, de son domaine, de ses ardeurs pédophiles, de son visage de plâtre, de son maudit mo […]
    mathieuc
  • The Girlfriend Experience : le visionnement
    Résumé rapide : Un film fucké... représentant du monde fucké dans un monde de fucké!!! Ce film expose un monde capitaliste foutu selon les visions particulières de chacun des personnages. Le modèle capitaliste foutu? Tout le monde sait que c'est un peu vrai, mais comment mettre cela à l’écran? Malgré le fait que Chelsea soit une escorte professionne […]
    François
  • Le voleur professionnel
    Vincent Lacroix, ex-PDG de Norbourg et voleur professionnel, et je suis polie...accédera à une remise en liberté sous-conditions en attendant la tenue de son procès au criminel pour fraude et fabrication de faux ! Retenez bien le nom du juge: RICHARD WAGNER ! Il faudra tout simplement un petit dépôt de $5,000 et un engagement de $50,000 mais... bonjour lib […]
    nicole
  • Une discussion inévitable
    Lieu: Un souper quelconqueTemps: Cette semaineLes noms ont été changés car, euh, la discussion n'a pas encore eu lieu. Mais elle aura lieu. Elle a eu lieu après Bon Cop, Bad Cop donc c'est inévitable.Chose: Heille, as tu été voir De père en flic?Machinchouette: Ouais, c't'ait écoeurant!Chose: Super drôle hein!?Machinchouette: Louis-José H […]
    David Corleone
  • Pas à une incongruité près
    Le pape Benoît XVI a publié une encyclique sociale, Caritas in veritate (l’amour dans la vérité) dans laquelle il prône que les valeurs chrétiennes de justice, de charité et de vérité soient appliquées aux principes économiques régissant le monde. On y fait l’apologie, entre autres, de la gratuité, du don et de la charité: La cité de l’homme n’est pas unique […]
    S.Martel
  • L’erreur boréale, 10 ans plus tard, Partie 1
    Source: Radio-Canada Richard Desjardins L’erreur Boréale 10 ans plus tard… Richard Desjardins Lettre au Devoir, 12 Juin, Partie 1 En 2004, Thomas Mulcair, alors ministre libéral de l’Environnement, est venu à Rouyn-Noranda pour annoncer la mise sous protection de quelques grenailles de territoire régional. À la fin de sa conférence, je lui demande: «Le gouve […]
    gaetanpelletier
  • Le Web entre adultes consentants
    Philippe Martin (@philippemartin) m’a fait découvrir un article d’Hamilton Nolan portant sur la décision controversée du juge américain Richard Posner. En résumé, le juge Posner propose qu’il soit non seulement interdit de mettre un extrait d’un contenu protégé par droit d’auteur sur notre blogue ou autre moyen de diffusion Web, mais même de lier vers un con […]
    Michel Monette
  • Pitié bien ordonnée
    Si tu te fais volontairement traîner sur le toit d’un véhicule en marche, tu ne fais pas pitié quand ton crâne s’ouvre en frappant l’asphalte. Pas plus que tu ne fais pitié quand un ours dans un zoo abandonné t’arrache le doigt alors que tu es entré par infraction pour aller faire le smatte devant leur cage. Tu ne fais pas pitié non plus si tu meurs sous les […]
    S.Martel

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RSS Art

  • [Une] monoparentalité
    Posted in art Tagged: détresse, enfant, Femme, Fille, monoparentalité, tourbillon
  • Me, Myself & Jorge Colombo
    Je me suis acheté un programme de lettrage qui s’appelle Art Text. En le survolant pour la première fois, j’ai remarqué qu’on pouvait charger des images. J’ai essayé avec une de mes photos. Ça donne ça. Bizarroïde. Ce qui suit, je l’ai réalisé après avoir eu un flash à la vue d’une photo d’une utilisatrice Twitter. […]
  • Barack W. Obama
    Je me suis amusé à mélanger les photos officielles de Barack Obama et de Georges W. Bush pour donner à Obama un petit air de famille avec Bush… Et ce n’est même pas du dénigrement. Juste représenter une certaine peur. Une peur qu’on dirait contradictoire à l’espoir. Posted in art, politique Tagged: air de famille, Barack Obama, contradicto […]
  • Déphasage
    Hier soir, après avoir passé au travers de mon agrégateur, j’avais le goût de vraiment décrocher, et le résultat trône juste en haut. J’ai commencé avec l’idée de travailler avec l’outil de dégradé sur Photoshop et, au fil des manipulations, un essai avec le filtre « Plastic Wrap » m’a fait bifurquer dans cette direction. C […]
  • Texture 3
    Ça, c’est une autre, avec la même technique que la précédente. Faite à partir d’une photo que j’ai trouvée naguère. Une photo d’une tasse brisée, je crois. Plus décorative, je l’ajoute ici parce qu’elle caresse bien l’oeil, justement. Ça ne m’inspire pas un poème, non plus. Elle a un petit côté « fond d’ […]

RSS Critiques

  • Mauvais Oeil
    La poussière est retombée, on respire par le nez, je vais donc pouvoir revenir sur le cas Pascal-Pierre Fradette. Hier, mon sixième sens me disait qu’il fallait que je google son nom et je suis tombé sur son nouveau projet : Mauvais Oeil. Je me souvenais d’un de ses billets où il demandait aux gens [...]
  • Home : impressions
    Je viens de terminer le visionnement du film « Home », de Yann Arthus-Bertrand. Seulement pour la grande qualité des images, époustouflantes, ça vaut la peine d’être vu. Comment montrer des tristes réalités et en même temps titiller l’oeil. Je retiens un passage qui présentait l’érosion du sol, comme une plaie à vif, rouge sang. Je retiens […]
  • Un foutu beau débordement de singularité
    Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite l’esprit pendant que j’expirais. Désolé, mais […]
  • Tout sur moi : douche froide…
    J’ai bien aimé la saison de l’émission Tout sur moi, l’année passée, et l’autre avant aussi. J’ai moins aimé l’exagération facebookienne quand Radio-Canada voulait fermer la shop… même si ç’a mené au retour des trois personnages, finalement. Grosse déception de mon côté. J’ai même été surpris de lire Epi […]
  • Une chance que JF était là…
    PHOTO DE LA CICATRICE DE JF MERCIER PAR LÀ : ICI! J’étais bien content d’avoir enregistré le Bye-Bye. J’aurais vraiment été de mauvaise humeur de me taper la première partie musicale sans pouvoir appuyer sur la touche disponible pour faire une ellipse dans le temps, non sans avoir aperçu à la va-vite ce que Douce m’avait [...] […]

RSS Culture

  • Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!
    Il va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hier. (Pour continuer votre lecture […]
  • Robert Lepage à TLMEP, Québec, radio-poubelles, etc.
    C’était bien intéressant d’entendre Robert Lepage, un artisse de Québec, expliquer le pouvoir des animateurs des radio-poubelles dans cette ville. Si vous ne l’avez pas entendu, il expliquait que ce phénomène ne pourrait pas avoir prise à Montréal puisqu’il y a des gens avec de la notoriété pour se lever et les affronter. Si je compre […]
  • Bernard Lachance : de zéro à héros
    La blogueuse Elaine revient sur le cas de Bernard Lachance, « ce chanteur artistiquement discutable qui a été catapulté en accéléré au premier rang du monde du showbusiness. » Elle soulève le fait que son plus grand talent est sa persévérance dans « une société qui manque de modèles non imposés par les médias (Céline, Marie-Hélène Thibert, Loft [...] […]
  • Rigolo ricochet de Zhom à Valium!
    Oh! les amis, je viens de me taper une séance de rire à ne plus savoir comment m’arrêter… Ça faisait longtemps que je n’avais pas éventé autant mon cerveau! La cause : un billet de Zhom, la bébitte derrière Le jour des vidanges. Où j’ai écrit presque sans m’en rendre compte : J’en pleut au point de ne [...]
  • Pierre Foglia en rajoute une couche…
    Ouin, il se prend pas pour de la marde le Foglia : Je pourrais aussi écrire toutes le (sic) chansons du prochain CD de Daniel Boucher, mais je n’ai pas vraiment le temps: je vais mourir bientôt Le pire, c’est que je hais Daniel Boucher (son personnage : pour m’être pogné avec lui à l’époque de son [...]

RSS Humanisme

  • Ce n’est pas la nature qu’il faut sauver, c’est nous!
    Après tout ce bleu, étourdissant pour certains, sombre pour d’autres, en attendant le rouge noyé sous la pizza et la bière des déménagements, il serait bon de retourner à la réalité. Une de celles-là, c’est que les contaminants qui nous entourent diminuent « l’écart de poids à la naissance entre les garçons et les filles. [...] […]
  • Né pour un grand pain (les osties, c’est pas assez…)
    Vous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter et profitez de la vie. En faisant un [.. […]
  • De l’indignation en vrac
    Voilà, en vrac, quelques sujets à pointer, à pétage de coche, à graver au fer rouge pour faire monter la sauce. Choisissez la sauce à quoi, de quoi. L’allumeur, c’est Le Crachoir : Deux juges américains ont admis avoir touché plus de 2,6 millions de dollars de la part de prisons privées en envoyant pendant des années [...]
  • BurKhadr
    Petite discussion  intéressante entre Belz et moi à la suite d’un billet de Patrick Lagacé au sujet d’Omar Khadr. Je vais m’en servir comme introduction pour ce billet. Belz : Peut-être aussi que si sa soeur ne se mettait pas un drap sur le corps avec seulement un trou pour les yeux, on serait plus sympathique à [...]
  • Nouveau sport : le lancer des médailles de l’Ordre du Canada
    À cause d’un monsieur Morgentaler, les denteliers de la religiosité chrétienne se font aller depuis quelque temps, peut-être est-ce une manière de faire compétition aux explosifs adeptes d’Allah? mais à coups de médailles de l’ordre retournées… Ça ne tue pas, mais ça tape tellement sur les nerfs! Donc, la barbe du dernier nommé à l’Ordre [...] […]

RSS Littérature

  • Un foutu beau débordement de singularité
    Ç’a été long, mais chose due, chose faite, je l’ai lu ton Vamp. Et je m’incline bien bas, mon cher Christian. Comme un chocolat pur cacao à 99%, je l’ai grignoté à petite dose ta brique, m’explosant les papilles, humant ton mistral a plein poumon, pour en épuiser ensuite l’esprit pendant que j’expirais. Désolé, mais […]
  • Le luxe du temps
    Bon, voilà, j’ai publié aujourd’hui mon dernier billet sur Blogosphère. Cette collaboration me grugeait du temps comme c’est pas possible! Je pouvais passer trois heures par jour à scruter mon agrégateur pour suivre ce qui se passait dans la blogosphère; et trois heures, c’est conservateur comme chiffre… Et on rajoute à ça le t […]
  • Encore de la couleur (et un peu de sombre)
    Encore un autre traficotage coloré! Celui-là, je l’ai réalisée avec en tête la main du peintre, son oeil qui cherche le détail, son sens de l’aplat, de la texture, de la transparence, de la forme, sa recherche de la vibration. Mon fantasme de devenir un grand artiste reconnu n’était pas bien loin, même s’il s’était tari [...] […]
  • Un ici et des ailleurs
    J'ai décidé d'ajouter à droite les hyperliens vers là-bas, si vous désirez me suivre à la trace... J'ajoute aussi une section avec le fil RSS de l'apparition des chapitres de mon roman (le premier chapitre devrait y figurer sous peu). Tous les commentaires, critiques, idées, corrections seront les bienvenus, mis à part les tentatives de d […]
  • Un nouveau départ
    Voilà, c’est fait. Je redémarre tranquillement mon projet de roman. Pour commencer, je viens de constituer une nouvelle niche. J’ai changé le titre aussi : Auréole instantanée pour Le roman de Renard. Après un commentaire très constructif de Sophie-Anne, voilà assez longtemps, qui me proposait de changer mes temps de verbe pour le présent au lie […]

RSS Musique

  • Michael Jackson : le dernier repos? Pas de tout repos!
    Il va sans dire que l’hommage à Michael Jackson a été le « premier événement culturel multiplateforme d’importance ». D’un autre côté, les réactions à cet événement ont été nombreuses et variées sur le web. Permettez-moi de vous présenter quelques morceaux choisis, et ce, seulement pour la journée d’hier. (Pour continuer votre lecture […]
  • C’est Ma Toune!
    J’en ai parlé dans ma chronique Blogosphère du jour, mais je tiens quand même à le rapporter ici, parce que c’est très intéressant comme projet. Donc, voilà, Il Blogue a démarré un projet de musique en collaboration, Ma Toune, question de bâtir une chanson avec l’aide des internautes. Personnellement, j’aimerais bien m’investir […]
  • Quelqu’un n’a pas encore vu cette photo-là!
    Le blogueur Éric de Scotch et sloche pose une foutue bonne question par rapport à cette photo-là : Info ou vidange? Pour ceux qui ne la reconnaissent pas, c’est Rihanna qui venait tout juste de se faire battre par son amoureux Chris Brown. Pour ceux qui ne la connaissent pas, c’est une chanteuse pop, originaire [...]
  • Malajube suce?
    J’ai rarement lu quelque chose de plus chien… «Malajube, c’est tout juste le niveau au-dessus des Trois Accords, mais avec la prétention en plus. De la poésie d’illettrés.» – Sylvain Cormier à l’émission Fréquence libre. Trouvé sur P45. Posted in musique Tagged: critique, Fréquence libre, illettré, Malajube, musique, P45, poésie, sévère, Sylvain […]
  • Loin du silence…
    Après tant d’émotion, retour au travail ce matin (j’ai pas chômé non plus en fin de semaine avec mon emploi de DJ…) avec une autre semaine de remplacement chez BRANCHEZ-VOUS! Le sujet du jour : l’aide de 4 milliards du gouvernement Harper pour l’industrie automobile, où je plogue les billets de Patrick Dion et de [...]

RSS Philosophie

  • L’éducation comme arme contre le capitalisme sauvage
    (Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.) Sur le blogue de David Gendron, je suis tombé sur le terme « PARECON », via un commentaire de François Tremblay. J’ai cherché un peu et j’ai trouvé un texte sur Zombie qui [...]
  • Questions d’éthique (pour en finir avec les…)
    Je voulais continuer sur l’éthique, mais ça commence vraiment à déraper solide un peu partout… Je viens d’effacer le premier paragraphe d’un billet au sujet de la confidentialité identitaire sur les blogues. C’est comme si le fait de même seulement relater l’éthique est mal. On n’est plus à une contradiction près, […]
  • Patch contre l’électrosmog
    C’est un sujet dont on ne parle pas vraiment dans les médias, la pollution électromagnétique. Pourtant, une entreprise française vient de lancer au Canada, sous le nom de D’Faz, « un patch protecteur à coller au dos de son téléphone portable. » Ce bidule « neutralise en déphasant les ondes à haute fréquence qui nous agressent ». Le deuxième para […]
  • 243 entorses à la liberté
    Ce billet vient de paraître parallèlement sur le blogue « Les 7 du Québec ». Les commentaires seront ici fermés, alors si vous désirez en laisser un ou bien les lire, suivre l’hyperlien précédent. Trouvé via l’Agence Science Presse, publié sur le site de l’Université Montréal, l’article nommé « Docteur, j’ai 243 produits chimiques dans mon […]
  • Un pacte manqué
    C’est marcher sur des oeufs que de se positionner par rapport à la survivante du pacte de suicide saguenéen Cathie Gauthier-Lachance. J’ai laissé quelques autres le faire chez BRANCHEZ-VOUS!, ce matin. Hier soir, ça m’a fait tout drôle d’entendre au Téléjournal des citoyennes s’avouer solidaires de cette femme. Cette femme qui, […]