Avec les histoires récentes de tricherie sportive, dont celle hypermédiatisée de Genevieve Janson, qui font ressortir un côté peu reluisant de l’humain, il reste qu’il y a de ces histoires qui sont tordantes. En voilà une, piquée ici :

En 1980, Rosie Ruiz a remporté le marathon de Boston en 2 heures, 31 minutes et 56 secondes, soit à l’époque, le 3e meilleur chrono de l’histoire. Seul problème, elle arrive sur la ligne d’arrivée sans se souvenir du parcours et sans même avoir transpiré ! Sur les vidéos, elle n’apparaît nulle part et aucun concurrent ne se souvient l’avoir vue. Par ailleurs, son temps est de 25 minutes meilleur que celui qu’elle a réalisé au marathon de New York l’année passée. En fait, Rosie Ruiz n’aurait couru que le dernier kilomètre du marathon de Boston, alors qu’à New York, elle aurait tout simplement utilisé le métro pendant le parcours… Et c’est pourquoi, malgré ses dénégations – aujourd’hui encore -, près de 30 ans après les faits, sa victoire lui fût « logiquement » retirée !




Ouais des histoires de tricherie ça existe depuis longtemps. C’est le reflet de notre société: la performance coûte que coûte. Souvent au détriment de l’individu et pour une question d’argent. Je sais que tu n’aimeras ce que je vais écrire mais je crois qu’il n’y a que la religion pour contrebalancer les valeurs destructrices que suscite le nouveau dieu-argent. À cause de l’argent les valeurs véhiculées (le dépassement de soi, la tenacité,l’humilité etc) par autre chose que l’église, ici le sport, sont remplacées par d’autres valeurs (la fin justifie les moyens). Bon j’aurais peut-être dû débordé de ton billet en parlant de l’utilité du métro dans un marathon plutôt que de religion…
Au contraire, subtilement cet apparté religion éclaire une réalité subtile : les valeurs morales sportives (la gauche) sont remplacées par les valeurs morales traditionnelles (la droite) de nos jours dans un système conservateur. Le problème de tout système de valeurs toutefois, est qu’il peut protéger un système de rétribution financière (dans le cas de la gauche, le political correctness).
Gaétan,
je ne suis bien sûr pas d’accord avec ce que tu avances puisque que je ne crois pas que la religion est égale à de bonnes valeurs et la non-religion à de mauvaises valeurs. Je me considère une assez bonne personne avec de très belles valeurs et pourtant je ne crois pas en Dieu. Je crois que le problème réside plus dans l’éducation et les prédispositions génétiques que de toute autre chose.
Guy,
je ne suis pas certain de te suivre… surtout avec le lien entre le « political correctness » et « système de rétribution financière ».
@Gaétan,
Je suis athée et je suis loin d’être soumis à l’argent. Je possède aussi une bonne conscience social et est aussi bon qu’un religieux. Je dirais plus que c’est une question de valeurs inculqué tout le long de notre croissance.
Excusez mais je ne voulais pas porter de jugement sur ceux qui ne croit pas en la religion je voulais dire qu’en tant qu’institution la religion pouvait être un rempart pour défendre des belles valeurs. Oui je sais les bonnes valeurs ne sont pas l’exclusivité de l’église et oui je crois qu’elles peuvent être transmises par les parents, les éducateurs, etc. L’église pourrait être un complément. L’église en tant que système pour contrebalancer le capitalisme en tant que système. Est ce mieux dit?
Bien que je ne sois pas nécessairement d’accord, le tir est effectivement corrigé. Je n’ai rien contre les enseignement de valeur sociales qu’elles soient enseigné par la religion ou non. J’ai, toutefois, une certaine haine envers l’église elle-même, l’entité, pour des raisons dont je ne nommerai pas puisque je ne désire pas partir un débat religieux sur ce blogue. Si Renart désire le faire libre à lui, mais ce n’est pas mon blogue.
Je termine en vous remerciant, Gaétan, pour cette justification.
Ma préférée est celle du coureur cycliste masculin qui s’était fait dire après un test d’urine lors d’une compétition qu’il était enceinte. Il prenait l’urine de sa femme qu’il cachait dans son cuissard et qu’il vidait dans les fioles pour les tests d’urine. À cette époque les athlètes n’urinaient pas devant le commissaire mais seul dans une toilette. On parle ici des années soixante. Je ne suis pas certain du nom du coureur mais je pense qu’il s’agit du belge Rick Van Looy
Aujourdh’hui c’est surtout le cyclisme professionnel qui est montrer du doigt mais j’aimerais bien ça qu’on explique comment les joueurs de hockey font pour performer pendant toutes une saison.On serait peut-être surpris des substances ingérées par nos dieux du hockey. Je ne parle pas des canadiens bien sûr….. avec leur contre-performance récente ils doivent tous patinés à l’eau claire…
Félix,
ça ne me dérange pas du tout qu’on fasse bifurquer ici le débat sur la question religieuse… surtout quand le sujet du billet est « ma foi », assez humoristique!
Mais je comprends tout à fait ta « certaine » haine envers l’Église, puisque je la ressens aussi. Et l’Église n’a jamais autant été sur la sellette depuis qu’elle a perdu son pouvoir social, il faut bien en profiter, et surtout ne pas la laisser reprendre le terrain perdu…
Y-Man,
je me souviens avoir entendu cette histoire, c’est presque trop gros pour être vrai!
Gaétan,
pour ce qui est du hockey, je ne sais pas trop, n’étant pas un amateur. Pour la religion, je ne sais pas trop si je verrais d’un bon oeil un retour de l’Église pour contrebalancer le capitalisme, car pour moi ça serait remplacer un pouvoir par un autre… Je préfère la responsabilisation des individus conscients de vivre dans une société où chacun a un rôle à jouer, et tout est interdépendant, où la priorité réside dans une harmonie qui va plus loin que la façade, le conformisme qu’on tente de nous imposer. Et pour moi ce conformisme se retrouve autant dans le capitalisme que dans la religion (dans son sens le plus doctrinal, au contraire du théisme).