Je viens de terminer un texte pour le proposer au site Les impromptus littéraires et, avant de le poster, je suis allé sur la page où le thème est décrit (j’avais seulement lu le titre des textes publiés…) et je me suis rendu compte de ma bévue :
Une histoire coquine, c’est à dire amusante ou à caractère érotique ayant pour thème Comme un murmure sur l’oreiller.
Mon texte ne cadre pas, mais alors pas du tout! Je ne l’enverrai pas, mais je vais quand même le publier ici, tant qu’à l’avoir écrit…
Il y a comme un murmure sur mon oreiller parce que je ne dors plus sur mes deux oreilles. À l’affût, je fais crisser tendrement le tissu. Je ne suis plus bien même quand je dors. Mon armure en est réduite à mes couvertures. Tout ce qui est loin est mieux pour moi. J’ai peur que le filtre, ma connexion au monde, me trahisse comme je me suis fait trahir souvent dans la réalité par mon visage expressif qui est comme un livre tellement ouvert qu’il est défait en morceaux. Je me cache derrière la ruse et l’éveil, mais je ne suis pas réellement celui-là ou un autre plus spécial encore. Quand je me cache le visage dans mon oreiller, je ne suis plus que celui du miroir, même pas déformé, celui qui vieillit à la même vitesse que tous, qui compte ses cheveux gris comme on compte des billets de banque, qui n’ont vraiment pas d’importance. Je ne suis pas cet autre que vous imaginez, cet autre à abattre, à écraser, comme une mouche grasse et veule, sous le doigt. Je ne suis surtout pas celui qui croit mordicus à la véracité de ce qu’il écrit quand ça semble le concerner en propre. Surtout quand c’est fraichement lavé et blanc comme une feuille. Je m’en veux parfois de montrer la vraie couleur du sale réel. Il le faut bien, sinon, qui le fera?




C’est vrai l’éveillé, ç an’a rien d’érotique mais toujours la trempe philosophique de celui qui veut ici règler ’ses comptes’. A+
À une prochaine fois alors!