Le sujet de Steve Proulx aujourd’hui sur le blogue Opinion de Branchez-vous est vraiment intéressant. Il discute de la démographie québécoise pour qui, même en regard du mini baby-boom actuel, « le taux de natalité n’est qu’à 1,6 enfant par Québécoise. » Donc, « En 2100, on ne trouvera plus que trois ou quatre millions de Québécois de souche. » L’article se réfère aux propos du démographe Jacques Henripin, parus dans le journal Le Devoir. (Le lien ne se rend pas à l’article en question, il n’est pas disponible sur le web…)
À mon avis, le gros du problème est le fait de ne pas avoir assez de moyens pour arriver avec seulement une personne du couple au travail, surtout si on pense que les parents doivent prendre en charge l’éducation le plus longtemps possible à la petite enfance.
Pourquoi il y a 25 ans le chum de ma mère réussissait à tous nous faire vivre (nous étions 7 dans la maison) avec environ 50 000 $ et que de plus en plus, à mesure que nous partions de la maison, son train de vie baissait même s’il gardait le même emploi et que son salaire augmentait selon sa convention collective? Vous me répondrez l’inflation, je sais. Mais nous devons constater qu’il y a maintenant un déséquilibre entre les profits des entreprises (et le prix de leurs produits et services) et les salaires des travailleurs.
Aussi, dans le contexte où le travail semble nuire à la quantité d’enfants et la qualité de leur éducation parentale, je constate que la bande des Lulucides est complètement dans les patates! Quel est le but ultime de l’humanité sinon de se reproduire! Quel est le but ultime des entreprises : faire le plus de profits possible en augmentant les prix et en baissant les salaires! Il y a contradiction. D’où l’obligation pour les deux personnes du couple de travailler pour arriver. (Et même avec le nombre de burn-out et de problèmes psychologiques liés au travail, nous nous faisons répéter comme une litanie que nous ne sommes pas assez productifs…)
Alors, si avoir un enfant est trop contraignant financièrement, qui se lancera dans l’aventure une deuxième fois, et une troisième fois? Il faut quand même ne pas oublier que c’est à partir du troisième enfant qu’il y a augmentation…
Et en même temps, en se plaçant dans le contexte mondial, vouloir faire augmenter la démographie du Québec par la hausse de la natalité est presque absurde. Je serais plus d’accord avec la prise en charge de l’immigration pour bâtir un Québec de plus en plus francophone : la culture et la langue sont des vues de l’esprit et s’incarnent dans qui veut bien les endosser.




Par contre on sait bien que la majorité des immigrants vont à Montréal et apprenne l’anglais ce qui fait très peur lorsqu’on imagine le Québec de 2100.
Je ne sais pas trop par qu’elle mesure mais ce serait bien que le gouvernement prenne diverses mesures pour inciter les familles à grandir au-delà de “Papa, maman et L’enfant”. Mais bon… à voir la société d’aujourd’hui je me demande encore si j’en veux et je ne sais pas si me donner un bébé-boni ou n’importe qu’elle autre mesure farfelue me ferais changer d’idée. Les jobs sont si stressantes qu’on préfére prendre nos soirées et nos fins de semaine pour se reposer et non élever un enfant! J’ai assez écrit pour aujourd’hui mais l’avenir fait plutôt peur…