Je crache je crache je crache
si loin ou si proche cela n’amène que le lierre
le lien ténu au bord de l’abysse
des additions qui me soulèvent
me prouvent que je ne suis pas que le tapis de quelqu’un d’autre
l’épouvantable
parfois
que mon individe ne se vide pas que pour le néant
la hantise
ne se rempli pas non plus que pour l’innocent plaisir de rire
J’avale j’avale j’avale
cette pâte analysée de toute part
ce bloc aussi gros qu’une montagne
j’avale aussi la cendre des morts
la mémoire et l’histoire




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